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Perico: du polar comme on aime signé Berthet

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, Historique, mafia, polar, policier, thriller , le 27 mars 2014 18h03 | Ajouter un commentaire

Le dessinateur de Pin Up se lance dans un véritable défi. Devenir le chef d’orchestre d’une nouvelle collection de bd dédiée au polar avec une seule signature graphique, la sienne. « Jusqu’ici, c’étaient les scénaristes  qui écrivaient des histoires différentes avec plusieurs dessinateurs, là c’est l’inverse, et je crois que je suis le premier » m’avoue Philippe Berthet.

Avec ses couleurs jaune et noire en référence aux  livres de la « série noire« ,  voici donc Perico, premier album de la Ligne Noire dédiée au polar.

Le récit s’ouvre sur le meurtre d’un Américain à la sortie d’un casino de La Havane, à Cuba.  Un meurtre lié aux affaires du chef de la pègre locale, Santo Trafficante et du président Batista.  De quoi agiter l’île. Sans le savoir, en aidant son frère en cavale, le jeune Joaquin, va se retrouver dans les pires ennuis.

Avec une valise de billets et un flingue, le serveur naïf rêve d’une autre vie. Pourquoi pas avec l’envoutante  Livia, propriété de Santo Trafficante? L’improbable duo s’enfuit alors aux États-Unis avec à leurs trousses des truands sans pitié.

Ce premier volet du diptyque Perico  scénarisé par Régis Hautière comporte tous les ingrédients du polar : corruption, mafia, jolies filles et suspense. Une belle entrée en matière qui se déguste avec avidité tant le graphisme de Philippe Berthet est travaillé. Couleurs chaudes, cadrages efficaces, jeux d’ombres et ligne claire: du très beau dessin. « Vous allez voir ce que vous allez voir » me lance amusé l’auteur qui sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur. Bravo. Jusqu’ici, c’est un sans faute.

Perico, t1 aux éditions Dargaud.

Scénario: Régis Hautière

Dessin: Philippe Berthet.

 

Tyler Cross: un anti-héros sans état d’âme

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, mafia, polar, policier, thriller, western , le 31 août 2013 14h50 | Ajouter un commentaire

C’est la sensation de cette rentrée BD. Un polar comme on les aime, un album dense, intense avec tous les ingrédients des grands films noirs et des westerns. Bienvenu à « Tyler Cross ». Un anti-héros sans état d’âme qui sait séduire les dames comme tous les mauvais garçons.

Tyler Cross est un spécialiste des coups délicats. Un indépendant qui vend ses services à la mafia tout en évitant de trop s’attacher. Il accepte de braquer le filleul du vieux caïd Di Pietro . Objectifs:  supprimer l’impétueux et récupérer les vingt kilos de mexicaine brune. Mais la mission tourne à l’affrontement sanglant avec des policiers véreux. Tyler Cross s’en sort mais se retrouve avec 17 kilos de came, sans voiture, avec à peine 21 dollars en poche. Et ce n’est que le début….sur sa route il va croiser la ville de Black Rock qui appartient à la famille Pragg.

Après une première collaboration réussie, Atar Gull,  Nury et Brüno remettent le couvert.  Et cette fois, les compères quittent l’Afrique pour venir aux cœurs des racines de l’Amérique. Cet album condense l’imagerie des États-Unis d’après-guerre : tueur solitaire, mafia, ville perdue aux mains d’un gros propriétaire terriens, enfants dégénérés et femme fatale. Le scénariste Fabien Nury s’amuse à multiplier les références aux livres ( Jim Thompson, Dashiell Hammett, Richard Stark, James Ellroy…) et aux films (Sam Peckinpah, Humphrey Bogart, Lee Marvinetc…) dans son récit. Une histoire en trois parties avec des ruptures de rythme parfaitement maîtrisées.

Sur le plan graphique, Brüno, fait preuve d’un art de la mise en scène époustouflant. Des cadrages très cinématographiques qui magnifient les dialogues de son complice. La lisibilité est maximale et le lecteur se sent comme happé par les images. Les scènes d’action sont des modèles du genre comme un Tarantino à son meilleur niveau. Seul bémol, les visages des personnages, notamment féminins, qui manquent de finesses. Dommage, car sans cela, la BD, aurait presque fait office de chef d’œuvre du genre. Un regret qui n’enlève rien à la réussite complète d’un album généreux de près de 100 pages. Et bonne nouvelle. Une suite est en cours.

Tyler Cross aux éditions Dargaud.

Scénario: Fabien Nury.

Dessin: Brüno.

 

Juarez: dans la cité mexicaine, les femmes sont des cibles

Par srosenfeld dans action, Aventure, policier, thriller , le 8 décembre 2012 14h14 | Ajouter un commentaire

« Au moment de l’écriture, j’allais régulièrement prendre des nouvelles de la ville et j’étais à chaque fois en deçà de la réalité »  m’explique Nathalie Sergeef.  Les meurtres de femmes à Ciudad Juárez sont régulier depuis 1993.  Les chiffres font froid dans le dos. Plus de 1653 cadavres ont été trouvés. Selon les sources 2000 à 2500 femmes sont considérées comme disparues. La plupart des victimes sont âgées de 13 à 25 ans.

Dans ce lieu de perdition où les gangs font la loi et où la police est impuissante ou corrompue, « l’impunité est la règle  » dit la scénariste. Le déclic me dit-elle « est venu d’une interview radio de deux journalistes d’investigations qui venaient de publier un livre sur leur enquête sur place« .

Mais Juarez n’est pas simplement une description de la cité et de ses dérives. Le cœur du récit se centre sur une enquête marquée par de nombreux rebondissements.

Gaël débarque dans la ville-frontière avec la ferme intention de découvrir où sa sœur a disparu et pourquoi les autorités ne font rien. Au même moment, 5 corps de femmes se retrouvent aux portes de la cité dans le désert. Un nouveau massacre qui s’ajoute à tant d’autre.

Nathalie Sergeeff construit un thriller efficace qui utilise Ciudad Juarez comme un personnage à part entière. A travers l’enquête de Gaël, le lecteur se déplace dans la ville et découvre ses vices. La scénariste évite de rester seulement collé à son héros pour créer une histoire avec plusieurs ramifications jusqu’au dénouement final.

Pour illustrer cela, il fallait un grand dessinateur qui sache distiller l’atmosphère adéquate. Corentin Rouge (un jeune artiste prometteur) réalise un travail superbe avec un sacré coup de crayon . Sensible à la lumière, il porte une grande attention à la couleur: « pour donner au lecteur l’impression que le temps passe » précise-t-il. Fasciné par l’Amérique Latine, Corentin Rouge me dit dans mon studio qu’il y a, là-bas,  « une liberté dans la sauvagerie » qui interpelle. Juarez est un excellent one shot. Une belle surprise.

Juarez aux éditions Glénat.

Scénario: Nathalie Sergeef.

Dessin: Corentin Rouge.

 

XIII Mystery, Steve Rowland: retour aux sources

Par srosenfeld dans action, Aventure, polar, policier, thriller , le 17 octobre 2012 08h51 | Ajouter un commentaire

 J’avais le choix lorsque l’on m’a proposé de participer à ce projet, alors je me suis dit, quoi de mieux que le personnage principal, XIII!  m’explique avec enthousiasme Richard Guérineau. Le dessinateur du Chant des Stryges reconnaît avoir été marqué par la puissance de cette série qui introduisait à l’époque le thriller politique dans la BD.  Cerise sur le gâteau, Fabien Nury est à la baguette. Le scénariste d’Il était une fois en France sait parfaitement synthétiser une matière particulièrement dense. Voici donc un duo de choc pour ce 5ème numéro qui raconte le passé de Steve Rowland, assassin du président de Etats-Unis.

Qui est donc ce Steve Rowland, brillante recrue des SPADS, une unité militaire d’élite?  Comment a-t-il reçu ce fameux numéro XIII symbole de treizième homme d’une conspiration politique aux objectifs terrifiants. Comment expliquer son geste? Pour cela, il faut  plonger dans son passé, celui d’un petit garçon qui, entre un père violent et raciste et une mère perdue et alcoolique, devient un homme impitoyable. Et Kim, sa femme rencontrée à l’université… qui est-elle vraiment? Agent double, triple…

Cet album est une véritable réussite. Fabien Nury rend cohérent le passé de Steve Rowland. « Un fasciste en herbe, un peu benêt »  précise Richard Guérineau. Le récit s’appuie sur une série de flash-back. Comme les balles qui frappent le président des Etats-Unis, chaque moment de la vie du personnage de la série, frappe le lecteur en quelques cases. Tout est là, réinventé et totalement crédible.

Richard Guérineau propose un dessin dans l’esprit de Wance mais avec toute la modernité de la BD actuelle. Précis et efficace, il renforce la tension par des cadrages intelligents qui alternent les points de vue. Il m’avoue que l’une des pages les plus magiques de cet album fut celle où il inscrit le fameux XIII. Je vous propose à ce sujet d’écouter son interview dans mon studio ci-dessous. Les deux compères signent ici, une BD sans faute qui ravira les amateurs d’action et les nostalgiques de la série mythique. Bravo.

XIII Mystery, t5, Steve Rowland aux éditions Dargaud.

Scénario: Fabien Nury.

Dessin: Richard Guérineau.


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