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Lady Elza: héroïne sexy et so british

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, Humour, polar, sexe , le 19 mars 2014 15h57 | Ajouter un commentaire

Si vous aimez le dessin Edgar P. Jacobs, les films d’Audrey Hepburn et l’humour anglais, « Lady Elza » vous tend ses bras. Mais attention, son pouvoir risque de vous ensorceler pour longtemps! L’héroïne a tout pour emporter l’adhésion du lecteur à travers une récréation policière du meilleur goût.

Cheveux court, jupe courte et esprit libre, Lady Elza, est une femme contemporaine  qui joue avec les hommes tout en gardant son indépendance. Mais cette séductrice née a aussi l’art d’attirer à elle les pires ennuis.

Alors qu’elle cherche désespérément un appartement pouvant loger ses 400 paires de chaussures, la voilà qui  tombe sur une affaire en or. Un magnifique flat ayant appartenu à Coco Brown : un journaliste chasseur de scoop très controversé que l’on a retrouvé assassiné le corps criblé de balles. De quoi piquer la curiosité de la belle qui tente de retrouver un carnet secret…

Humour léger, personnages décalés, action débridée mais sans brutalité, « Lady Elza » est une friandise. Un maître-mot peut décrire cette série attachante: l’élégance.

Les dialogues ciselées de Jean Dufaux s’inscrivent dans un décor travaillé avec soin par Philippe Wurm. Le dessinateur très inspiré par Edgar P. Jacobs arrive à construire sa vision de Londres tout en y ajoutant une touche de modernité. « J’aime me déplacer à vélo dans cette ville pour en tirer des images à 360° » me dit-il. Mais pas seulement, en écoutant son interview vous verrez qu’il aime aussi « exploiter ses étudiants« …

Le duo invente ici un style qui emprunte à beaucoup tout en devenant unique. Un peu comme le réalisateur Tarantino qui réinvente certains styles de cinéma, Dufaux et Wurm réinvente la bd à l’anglaise pour l’adapter à nos codes actuels. A chaque tome (déjà deux sortis) , l’héroïne vit une aventure aussi croustillante qu’amusante, pour notre plus grand plaisir. Idéal pour se changer les idées.

Lady Elza t1 et 2 aux éditions Glénat

Scénario: Jean Dufaux

Dessin: Philippe Wurm

 

Histoires inavouables: porno chic par Ovidie

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, érotisme, plus de 16 ans, sexe , le 21 décembre 2013 15h48 | Ajouter un commentaire

« Je ne me suis pas levé un matin en pensant que j’allais révolutionner le bd érotique » me lance Ovidie. L’ancienne actrice porno aime depuis longtemps jouer sur des registres différents pour explorer sa vision de la sexualité. Après plusieurs livres et films (dont certains encore pornographiques), l’auteur propose donc une bd. Plusieurs histoire sexuelles de quelques pages chacune qui se veulent le reflet de la société d’aujourd’hui.

Masturbation féminine, adultère impromptue, drague en boîte qui tourne à la leçon de choses, pulsion sexuelle malgré l’écart d’une génération, ou échangisme avec jalousie interruptive. Ces scènettes se veulent réalistes et drôles loin des clichés de l’industrie du X. « Ce n’est pas comme dans un film avec ses obligations où on fait le tour du propriétaire avec fellation vaginale, éjaculation faciale etc… » précise la scénariste. Celle-ci veut rompre avec la vision machiste d’une pornographie où les femmes sont sous domination.

Ovidie est aidée par le dessinateur Jérôme d’Aviau dont le trait en noir et blanc illustre la volonté d’éviter les artifices inutiles. Une collaboration respectueuse et ludique dont les auteurs parlent plus bas lors de notre rencontre en studio. L’ancienne actrice X ne souhaite pas obligatoirement arrêter de parler de sexe. « Cet univers me plaît » dit-elle « et c’est d’abord à travers les femmes et le féminisme qu’il m’intéresse ». « Ces histoires inavouables » n’ont rien de choquantes. Cette bd illustre une tendance de plus en plus forte chez les éditeurs grand public de ne plus hésiter à se lancer dans des collections adultes comme ici avec Erotix.

Histoires inavouables aux éditions Delcourt.

Scénario: Ovidie.

Dessin: Jérôme d’Aviau.

 

Le Dahlia noir: femmes fatales

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, mafia, polar, policier, sexe , le 5 décembre 2013 18h41 | Ajouter un commentaire

L’adaptation du célèbre roman noir de James Ellroy est un pari audacieux voir périlleux. Une inquiétude vite oubliée dès les premières pages tant le graphisme de Miles Hyman  ébloui par sa qualité et sa force d’attraction. Le dessinateur francophone d’origine américaine réussit avec  le scénariste Matz (aidé par le cinéaste David Fincher) une plongée envoutante dans le Los Angeles de l’après-guerre avec ses flics à moitié ripoux, ses femmes fatales, le tout sous une épaisse fumée de cigarettes parfumée au whisky.

Commençons par le début, l’histoire. Nous sommes le 15 janvier 1947, les journaux font leur Une sur une macabre découverte: un cadavre atrocement mutilé, celui de Betty short, surnommée le Dahlia noir. Deux anciens boxeurs devenus flics à la crime, Dwight Bleichert dit « Bucky », et Leland Blanchard surnommé « Lee », tentent de retrouver l’assassin.

Une quête qui vire à l’obsession nourrissant une fascination morbide pour la jeune Betty Short. Une investigation qui les plonge dans un monde faux-semblants. « Tous les personnages se mentent du début à la fin » m’explique Miles Hyman.

Le duo réussit à rendre lisible et haletant la puissance de ce roman noir. Le scénariste Matz arrive à intégrer l’essentiel de l’écriture de l’écrivain en y ajoutant des éléments pour mieux lier l’ensemble et en garder sa force brute.  Miles Hyman, adoubé par James Ellroy, construit chaque page comme des tableaux vivants. « J’ai élargi la gamme des couleurs pour que l’on soit ébloui et  que cela soit aussi menaçant que les ombres » me dit-il.

Son travail qui a duré deux ans retranscrit parfaitement l’ambiance de cette époque. « C’est bien d’avoir ce fond d’images presque inconscientes lorsque l’on aborde un tel projet » m’avoue le dessinateur qui a longtemps vécu à Los Angeles. Une réinterprétation magistrale. Sans nul doute, une des très grandes BD de l’année. Ne pas rater l’exposition à la galerie Champaka à Bruxelles jusqu’au 9 décembre.

Le Dalhia noir aux éditions Casterman

Scénario: Matz

Dessin: Miles Hyman.

 

Les guerrières de Troy: filles sexy et mercenaires

Par srosenfeld dans action, ados, Heroïc Fantasy, Humour, sexe , le 2 décembre 2013 19h00 | Ajouter un commentaire

Christophe Arleston, inventeur de la saga « Lanfeust de Troy » invite Dany à jouer avec ses filles dans son univers. Un cocktail détonnant qui aboutit à un diptyque au titre évocateur « Les guerrières de Troy ». Le lecteur peut compter sur le duo pour lui offrir une aventure aussi sexy que divertissante. « On a les mêmes goûts pour les bonnes choses de la vie » explique rieur Dany.

Le lecteur découvre donc Raya, la rousse flamboyante et naïve, Lynche, la blonde intrépide et physique et Issan, la mystérieuse asiatique. Des donzelles court vêtues qui virevoltent au gré de leur destin qui croise un trésor amassé par des bonimenteurs. Trahies, elles doivent affronter Myrgl, un monstrueux homme-serpent. Elles parviennent à s’échapper de son emprise et compte bien prendre leur revanche et devenir riches.

Comme un bon film de série B, Arleston et Dany s’amusent dans ce récit trépidant à la limite de la caricature. Un délire presque d’ados qui fait passer un bon moment pour peu que l’on joue le jeu.

Dany montre qu’il a toujours un grand coup de crayon lorsqu’il s’agit de dessiner les demoiselles. « J’ai essayer d’éviter de répéter la même fille, ce que l’on me reproche souvent, avec raison d’ailleurs » m’avoue-t-il. Le dessinateur se lance même dans les dragons. Les compères envisagent déjà une suite aux aventures de leurs guerrières, histoire de prolonger le plaisir.

Les guerrières de Troy aux éditions Soleil.

Scénario: Arleston.

Dessin: Dany.

 

François Villon: un poète « maudit » adepte de la fornication

Par srosenfeld dans graphisme, Historique, Humour, sexe , le 19 décembre 2011 16h08 | Ajouter un commentaire

je-francois-villon-1En l’an de mon trentïesme aage, Que toutes mes hontes j’euz beues, Ne du tout fol, ne du tout saige…

Non, je ne suis pas fou. Ces vers sont de François Villon, le poète le plus connu du Moyen Age mais qui aujourd’hui est tombé dans l’oubli. Tiré du Testament, ces lignes semblent obscures car en vieux français et pourtant elles révolutionnent à l’époque la littérature. L’écrivain Jean Teulé décide en 2006 de rendre hommage au premier « poète maudit » avec son livre « Je, François Villon » . Il faut dire que l’homme mort à 30 ans est un personnage hors norme. Un  être excessif qui possède à la fois la rébellion et la grâce des fous. Tout naturellement, il devient aujourd’hui un héros de BD haut en couleur!

Ce premier tome débute par la naissance de François Villon et déjà cela commence très mal. Un père pendu, une mère enterrée vivante, le garçon connaît les pires atrocités de la vie dès son plus jeune âge. Recueilli par le chanoine de Saint-Benoît, il est envoyé dans le meilleur collège de Paris. Mais à ses études, il préfère la poésie, l’hypocras et la fornication. Poète et ribaud à la fois, il commet tous les actes possibles, des plus sublimes aux plus abominables.

« J’ai voulu transcrire à travers mon dessin mes impressions sur cet homme au destin terrible » me raconte Luigi Critone. Dessinateur et scénariste italien, il se lance dans cette adaptation en BD du livre de Jean Teulé avec tous les risques que cela supposent. Et le résultat est tout à fait convainquant. Le lecteur se retrouve plongé dans un Moyen Age réaliste où la violence est partout. Sans portrait existant du poète, Luigi Critone invente son visage qui n’est autre que lui. « Je n’ai réalisé qu’il me ressemblait qu’au moment de voir la couverture » avoue-t-il. Avec son graphisme original qui multiplie les audaces, cette BD réussit à susciter des impressions multiples: dégoût, admiration, curiosité… A découvrir pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus.

Je, François Villon, t1 aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Luigi Critone.

Dracula, l’Immortel: tueurs de vampires et nymphomanes

Par srosenfeld dans action, fantastique, plus de 16 ans, sexe, vampire , le 16 octobre 2011 17h21 | Ajouter un commentaire

album-cover-large-13503Et revoilà, une nouvelle Bd sur Dracula me direz-vous. Oui et non.  S’il s’agit bien d’une adaptation d’un livre, ce n’est pas celui de Bram Stocker dont nous parlons mais de sa suite, romancée en 2009 par l’arrière-petit neveu de l’écrivain, Dacre Stocker épaulé par Ian Holt.

Nous sommes en1912. Vingt-cinq ans après avoir détruit le vampire en Transylvanie, ceux qui ont mis un terme à son sanglant parcours sont dispersés de par le monde, et souvent perturbés par l’aventure hors du commun qu’ils ont vécue et partagée. Or voilà qu’une mort inexpliquée devant un théâtre parisien, puis un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres semblent tout remettre en cause. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre du prince des ténèbres semble à nouveau planer…

Cette suite inventée par Dacre Stoker s’appuie sur des notes retrouvées par la famille. Comme me l’explique dans Studio BD le scénariste Michel Dufranne, « le succès du roman a dépassé les Stoker qui avaient envie de reprendre la main sur l’héritage de cette œuvre majeure de la littérature fantastique « . Nous retrouvons une nouvelle génération de chasseur de vampires chargée de procéder à un nouveau nettoyage en règle. Un récit dense et graphiquement spectaculaire. Pour cette plongée horrifique, Michel Dufranne s’associe à Piotre Kowalski, dessinateur polonais qui réalise ici sa première expérience en BD.

Ces créatures, jeunes femmes sexy et nymphomanes font froid dans le dos. Les encrages qui jouent sur les scènes semi-obscures proposent un opposition rouge sang et noir efficaces. Il faut néanmoins s’accrocher car les informations sont nombreuses. « Je pari sur l’intelligence du lecteur » me dit Michel Dufranne et « le fait qu’il connaisse déjà le livre de Bram Stoker ». Ce premier tome d’une trilogie constitue une bonne surprise au milieu des nombreuses productions qui sortent sur ce thème actuellement. A découvrir.

Dracula, l’Immortel, aux éditions Casterman.

Scénario: Michel Dufranne.    Dessin: Piotre Kowalski

Une vidéo à découvrir sur www.rtl.be

Fluide.G: sexe, humour et bd au féminin

Par srosenfeld dans action, Aventure, plus de 16 ans, sexe , le 19 février 2011 15h23 | Ajouter un commentaire

fluide-g-saint-valentin1Ce hors sery édité par Fluide Glacial est à son deuxième numéro. A l’intérieur des extraits de BD, des dessins, des articles décalés et provocateurs. L’idée est de bousculer un peu les magazines féminins actuels en proposant un regard décalé.  L’occasion de découvrir les planches d’un album comme « Pêché Mignons » par exemple d’Arthur de Pins et Maia Mazaurette qui raconte les déboires amoureux et sexuelles d’une bande de copains.

Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres. La Saint Valentin fait bien sûr la Une de Fluide G avec en couverture une femme dévêtue version fétichiste qui se demande si on l’a reconnait ou non. Mais attention, mesdames, ici pas question de blagues machistes, le magazine est dirigée par une femme, Anaïs Vanel. Et justement, la rédactrice en chef est en ligne avec nous. Extrait de ma chronique BD sur Bel RTL.

Fluide.G aux éditions Fluide Glacial.

Péchés Mignons,t4 aux éditions Fluide Glacial.

Scénario: Maïa Mazaurette et Arthur De Pins.

Dessin: Arthur De Pins.