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science fiction

Survivants: la belle Manon va-t-elle s’en sortir?

Par srosenfeld dans action, anticipation, fantastique, graphisme, science fiction, voyage , le 6 octobre 2014 12h29 | Ajouter un commentaire

« C’est le bonheur » me lance Léo en souriant. L’auteur des Mondes d’Aldébaran, série écolo-fantastique à succès, s’amuse à créer encore et toujours. A 70 ans, il se donne un nouveau défi avec cette nouvelle série ou presque car nous en sommes déjà au tome 3.  Son histoire se  concentre plus sur les personnes que sur les créatures qui ont fait sa notoriété.

Pour nous guider sur une planète hostile, une jeune femme, Manon, 18 ans, libre , belle et frondeuse. Elle fait partie d’un  groupe de colons partis au départ pour Aldébaran qui se retrouve rescapé dans une terre inconnue. Heureusement, l’air y est respirable mais le danger est partout.

Des sauts dans le  temps se produisent de façon inexpliqués. En une journée, Manon, se retrouve 6 ans plus tard, mais avec le même âge alors que d’autres de son groupe ont vieilli!  Avec  l’aide de l’extraterrestre Antac, elle tente de comprendre ces perturbations…

« J’avais envie d’écrire et de dessiner cette histoire car elle m’est très personnelle » me raconte Léo. Manon, son héroïne, biberonnée par un père, militant écolo radical qui lui a appris à vivre en milieu hostile, renvoi peut-être l’auteur à son passé ( en 1971, Leo, militant de gauche, doit fuir le Brésil avec l’arrivée de la dictature militaire).

Mais l’essentiel n’est pas. Ce qui l’intéresse, Léo, c’est inventer des mondes et des êtres étranges. Avec « Survivants », il crée des territoires peuplés d’êtres extraterrestres mi-homme mi-animal. Des villes étranges se révèlent aux héros qui eux-mêmes vivent des histoires d’amour complexes.

Il y a un côté telenovela que reconnaît avec amusement le dessinateur. Léo avoue qu’il déteste les bd avec des héros masculins caricaturaux. Il préfère donner aux femmes le beau rôle comme avec Manon. Le scénariste défend un monde ouvert à l’inverse des esprits étroits. Les « Survivants » en sont l’illustration.

Survivants aux éditions Dargaud.

Scénario et dessin: Leo.

 

Zombillénium: liquidation monstre

Par srosenfeld dans action, fantastique, graphisme, science fiction, vampire , le 22 décembre 2013 19h00 | Ajouter un commentaire

Arthur De Pins continue avec délice à dénoncer les ravages du capitalisme financier version zombie. Son terrain de jeux est un parc d’attraction pas comme les autres, qui sous couvert de faire peur aux humains, abritent de véritables monstres. Jusque là, le patron, le vampire bienveillant Francis, évitait que soit versé la moindre goutte des sang… Erreur.

Le directeur ne remplit plus les objectifs de ses actionnaires. Ils lui envoient Bohémond Jaggar de Rochambeau, chargé de mettre de l’ordre.

Behemoth  attend son comptant d’âmes. Francis, obligé de courber l’échine devant ce consultant tout-puissant se retrouve en burn out.

« Cette bd illustre ce qu’a vécu mon père, un directeur plutôt paternaliste, qui s’est retrouvé licencié du jour au lendemain pour ne pas avoir été assez offensif » m’explique Arthur De Pins.

L’auteur n’hésite pas à critiquer les dérives de l’économie actuelle qui jette les employés comme des mouchoirs. Une critique mais pas une leçon de morale. L’humour et la légèreté sont toujours là pour illustrer le propos. Cet album reste un divertissement.

La technique de dessin d’Arthur De Pins (sorte de patchwork sur ordinateur) permet de créer des scènes spectaculaires et décalées. « Il y a un côté intellectuel mais c’est quelque chose que je fais avec les tripes plutôt qu’avec le cerveau » précise le scénariste. Et le résultat ne déçoit pas. A suivre.

Zombillénium t3 aux éditions Dupuis.

Scénario et dessin: Arthur De Pins.

 

 

U-Boot: aux origines d’une tueuse

Par srosenfeld dans action, anticipation, Aventure, policier, science fiction , le 1 janvier 2013 18h19 | Ajouter un commentaire

La série « U-Boot » joue les prolongations. Jean-Yves Delitte propose un troisième tome à son  diptyque sortie en 2011. Il faut dire que l’auteur avait largement la matière pour aller plus loin. « Je me suis engouffré dans les petits trous du scénario » m’explique le dessinateur.

Un nouveau récit qui s’attache à comprendre qui est « Jude », la fameuse tueuse qui met fin aux agissements de son employeur: la multinationale Maher crée par un ancien savant nazi capable de régénérer ses cellules. Meurtres, sauts dans le temps, le lecteur tente de replacer les pièces d’un puzzle complexe.

Jean-Yves Delitte m’explique qu’en montrant l’évolution d’une société toujours plus technologique où le « fichage » est constant, il affiche ses propres peurs. Celles d’une « perte de la créativité, de la folie qui faisait le propre de l’homme » me dit-il. Mais au-delà de ces réflexions, cette bd est un  vrai divertissement où la multiplication des lieux et des époques permet un voyage graphique enthousiasmant: du fleuve Amazone à New-York,  des U-Boot aux avions futuristes.

Bien connu pour son œuvre maritime le « Bélem », Jean-Yves Delitte m’avoue que déjà enfant il dessinait de la science-fiction. Avec ces albums, il montre son envie d’éclectisme et l’étendue de son talent.

U-Boot, t3 aux éditions 12 bis.

Scénario et dessin: Jean-Yves Delitte.

 

 

Les couloirs de l’Entretemps: Cyann revient séduire les lecteurs

Par srosenfeld dans action, anticipation, graphisme, science fiction , le 10 novembre 2012 09h28 | Ajouter un commentaire

  »Javais besoin de cette coupure » m’explique François Bourgeon. Une façon pour l’auteur de retrouver avec son complice Claude Lacroix, un nouveau souffle me confie le créateur des Passagers du vent. 5 ans après la sortie du tome 4 du « Cycle de Cyann », les fans peuvent enfin retrouver leur héroïne. Et le résultat est à la hauteur de l’attente comme en atteste le succès immédiat de l’album « Les couloirs de l’Entretemps » dans les librairies. François Bourgeon leur en est reconnaissant car comme il me le confie « le succès me permet d’être libre et de prendre le temps ce que ne peuvent s’offrir d’autres auteurs, malheureusement ».

L’Entretemps est le nom du vaisseau spatial dans lequel Cyann s’est embarquée après avoir fui Marcade. La belle rebelle ne rêve plus maintenant que de retrouver sa planète Olh. De retour sur sa planète natale, elle retrouve sa jeune sœur Azurée qui est alors en prison. Après l’avoir libérée, Cyann réalise que sa destinée reste encore bien aléatoire. Elle doit regagner la sinistre Marcade pour y tenir une promesse…Et se confronter à son pire ennemi.

Pas de désillusion, ce nouvel opus continue de faire de cette saga une référence. Le dessin est superbe. Soucis du détail, cadrage intelligents et lisibles, tout est harmonieux. Un beau travail d’orfèvre. Les deux compères n’ont pas perdu la main. « Des maquettes avaient déjà été faites lors des précédents albums pour les planètes ce qui nous a aidé pour la mise en image et les éclairages, il a par contre fallu construire le vaisseau » précise François Bourgeon. Dès la première planche, le lecteur se retrouve embarqué dans l’aventure sur les pas de l’héroïne. Voyages à travers le temps, créatures étranges (l’animal bizarre de l’Entretemps), soldats, robots et décors féeriques, la richesse de cet album donne le tournis. De la grande BD!

Le Cycle de Cyann, Les couloirs de l’Entretemps, t5 aux éditions 12 bis.

Scénario et dessin: Bourgeon/ Lacroix

 

Nu-Men: un super héros dans une Europe ultralibérale

Par srosenfeld dans action, fantastique, graphisme, policier, science fiction , le 30 mars 2012 15h21 | Ajouter un commentaire

album-cover-large-14974L’Europe de demain sera-t-elle celle de « Nu Men »?  Espérons que non mais le doute est là. Nous sommes au environ de 2050. Des bouleversements climatiques ont rayé de la carte l’Amérique du Nord et ont ravagé l’Afrique.  Le néolibéralisme s’est imposé comme la seule doctrine politique mondiale, creusant de façon démesuré l’écart entre riches et pauvres. La colère gronde et les manifestations de la population se multiplient. Appelée pour contenir une émeute urbaine, la brigade d’intervention du sergent Anton Csymanovic doit faire face à l’effondrement d’un immeuble vétuste.

Alors que le soldat de l’armée européenne sauve une jeune fille in extremis, un objet lumineux apparaît au-dessus des ruines. Tous ceux qui ont été irradié par les rayons sont enlevés par une officine gouvernementale et emmenés dans un bunker isolé. Anton Csymanovic devient une attraction médiatique. Il en vient à penser que cette effervescence politique et ces troubles sociaux masquent en fait une étrange affaire dans laquelle il est désormais directement impliqué…

« Le monde Nu-Men est simplement le monde que j’observe » m’explique Fabrice Néaud. Une façon de bien rappeler que cette BD, qui joue sur les registres classiques de la SF, du complot gouvernemental et des nouvelles technologies, est avant-tout une critique acerbe des dérives de notre quotidien. Un univers d’une grande densité où les références pullulent: des super héros aux séries télévisés anglo-saxonnes en passant par l’esthétique « queer ».

Mais l’auteur n’oublie pas que pour conquérir, il faut séduire. Son monde « barré » est amplifié par un graphisme puissant avec des scènes spectaculaires. Néaud s’amuse à faire de son héros une caricature. Look de  bodybuildeur et visage de nounours.  Il semble traduire physiquement l’impression de perte de sens qui existe aujourd’hui dans notre société.

« Je m’amuse en intérieur de couverture à donner le programme politique d’un parti qui ressemble à celui du FN » me dit Fabrice. Un choix pensé par l’auteur pour encadré son récit. Car au-delà de l’enquête sur la création de surhomme, Nu-Men parle de nationalisme, d’homophobie, de racisme, et de dérive sécuritaire. « L’idée d’une prédestination à la wasp à l’américaine me terrifie » ajoute le scénariste. Avec ses dialogues ciselés et son ton résolument offensif, Nu-Men est une BD qui séduit autant qu’elle dérange. Une seconde lecture est nécessaire pour bien maitriser les enjeux du premier tome de cette ambitieuse série.

Nu-Men aux éditions Soleil

Scénario et dessin: Fabrice Néaud.

Masqué: un super héros européen

4914_c« Le super héros européen existe, il a disparu durant la Seconde Guerre mondiale pour se créer aux États-Unis, il s’agit désormais de le réveiller » me lance Serge Lehman dans mon studio. Le scénariste de Masqué ne cache pas une certaine ambition. Plutôt que de recycler le mythe sous influence américaine, il utilise les racines de l’histoire européenne pour inventer son propre super héros. Inspiré par la noirceur du Fantomas original et non par la caricature cinéma des films de De Funès, l’auteur plonge le lecteur dans un Paris futuriste mais graphiquement encore proche de celui qui existe aujourd’hui. Au cœur de cette histoire, un soldat.

Blessé au cours d’une mission dans le Caucase, le sergent Frank Braffort regagne Paris après six ans d’absence. Il découvre une ville en pleine mutation orchestrée par le Préfet Beauregard : Paris-Métropole. Une ville où le gigantisme rétro fait fureur et où se multiplient les anomalies, évènements mystérieux que nul ne peut expliquer. Cela va de l’apparition du surfeur d’argent à la projection la nuit d’une image gigantesque d’un homme masqué habillé en dandy en passant par des êtres mécaniques… Des forces étranges semblent en action sans que personne ne comprenne leur objectif ni leur évolution. Braffort semble connecté à ces éléments  au point de le transformer…

« La puissance des Etats-Unis est née de l’aviation et naturellement ses super héros trouvent leur place dans les airs, la France, elle, trouve sa force dans son histoire, ses fondations, ses super héros ne peuvent naitre que du sous-sol » me raconte Serge Lehman. Et effectivement le récit nous entraine dans les égouts de Paris. Mais cela n’est qu’une étape. Le scénariste réussit dès les premières planches à susciter  la curiosité. Aidé par le graphisme très réaliste et précis de Stéphane Créty, il construit une histoire crédible. Cela va très vite. Les personnages, les situations, le mode de vie, les anomalies. De quoi demander une seconde lecture pour apprécier toute la richesse de l’univers qui se met en place. Ce premier tome d’une série qui doit en compter quatre est sans conteste à la hauteur des ambitions de ses auteurs. L’évènement de ce début d’année.

Masqué aux éditions Delcourt.

Scénario: Serge Lehman.

Dessin: Stéphane Créty.

Les naufragés d’Ythaq: le dénouement se rapproche

Par srosenfeld dans Aventure, fantastique, Heroïc Fantasy, Humour, science fiction , le 11 décembre 2010 14h30 | Ajouter un commentaire

ythaqL’épilogue se rapproche dans la saga d’héroic fantasy, « les naufragés d’Ythaq ». Après avoir survécu à de multiples dangers, nos 3 héros s’apprêtent à découvrir le secret de l’étrange planète sur laquelle ils se sont échoués. Granite, l’intrépide navigatrice, Narwath, le poète et la belle Callista ne sont plus traqués par d’impitoyables mercenaires mais par des soldats. Un croiseur interstellaire débarque dans le monde médiéval. Il transporte un commando surarmé de militaires dont le destin semble étroitement lié à celui de nos personnages principaux…

Ce huitième tome renoue avec  le côté SF du début. Arleston et Floch s’amusent à introduire « la modernité guerrière » au cœur de leur univers. L’occasion de combats épiques et de planches d’une grande puissance graphique. Le récit alterne humour potache (la capitaine du vaisseau donne des ordres alors qu’il est sur la cuvette des toilettes), action et  nouvelles informations sur Ythaq (la planète est scannée). Surtout Narwath prend une nouvelle dimension à mesure que ses pouvoirs augmentent. Il semble être la clé de l’énigme finale.

« On retrouve l’aspect futuriste et space opéra que nous voulions dès le début «  m’explique Adrien Floch dans Studio Bd. Le dessinateur montre une fois de plus tout son talent. Il va même pour la première fois jusqu’à oser le nu pour deux petites cases sensuelles avec Callista. Une parenthèse entre deux créatures.  « Je me suis beaucoup amusé avec les monstres qui sort des égouts » me dit-il.  Le plaisir reste intact pour cette série qui se démarque dans l’héroic fantasy.

Les naufragés d’Ythaq, t8 aux éditions Soleil.

Scénario: Christophe Arleston.

Dessin: Adrien Floch.

 

Medina: bienvenue dans un monde de frayeur

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, plus de 16 ans, science fiction , le 17 octobre 2010 15h24 | Ajouter un commentaire

medinaSi vous êtes amateur de films comme Starship Troppers ou Aliens, cette nouvelle série est faite pour vous. Medina est le dernier bastion de résistance de la race humaine. Dans un  futur post-apocalyptique, une ville fortifiée tente de survivre contre l’invasion de créatures venues de l’espace, les Drax. Le moindre contact  humain avec ces monstrueux extra-terrestres se solde par d’atroces mutations. Les survivants n’ont pas d’autre choix que d’éliminer les infectés. Mais un espoir se dessine lorsque le soldat Karlov réussit à enlever une jeune femme de 14 ans aux Drax. La prophétie veut qu’elle porte en elle la « Grande Rédemption« .

Yacine Elghorri m’explique dans studio Bd que sa collaboration avec le scénariste Jean Dufaux ( Djinn et de Murena) est née d’une passion commune pour les films de genre « à la John Carpenter » (The Thing). Très rapidement les deux compères s’entendent pour travailler sur une série qui comporte tous les ingrédients de ce type de production.

Dès la première page, ils nous plongent au coeur de l’action et annoncent leur intention de faire frémir au maximum le lecteur.  Le dessin de Yacine  Elghorri peut s’exprimer avec un maximum de liberté. Cela donne des cadrages spectaculaires très cinématographiques et des graphismes inspirés des effets spéciaux des séries B et des mangas. « Je veux que le public entre dans mon univers » m’explique-t-il. Ce premier tome constitue une introduction sans concession qui peut séduire ou repousser. A découvrir.

Medina, t1 aux éditions Le Lombard.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Yacine Elghorri.

Freak Angels: survivre dans un Londres post-apocalyptique

Par srosenfeld dans action, contemporain, fantastique, science fiction , le 31 juillet 2010 14h54 | Ajouter un commentaire

freakDans un monde post-apocalyptique, douze enfants présentent des pouvoirs surnaturels. Ils sont à l’origine du désastre. Dotés de capacités télépathiques exceptionnelles, ces êtres à part partagent leur vie avec les survivants de l’humanité. Dans un quartier de Londres, noyé sous des mètres d’eau, une communauté s’organise autour des Freak Angels. Ici, à Whitechapel tout est fait de récup’. La débrouille règne en maître.

Mais les rapports entre les Freak Angels qui semblent tous sortis du même moule sont complexes. Amour, ja­lou­sie, culpa­bi­li­té ou ven­geance, les tensions sont fortes. Surtout l’un d’eux, Mark, n’est plus là, banni après « avoir dépassé les limites ». Depuis il manipule des êtres pour provoquer l’anarchie dans la fragile communauté.

Dès les premières planches, le scénariste introduit le lecteur dans un univers post-apocalyptique très contemporain. Ses héros sont des êtres troublants. Si la ressemblance physique des personnages est un peu perturbante, elle est vite gommée par des traits de caractère propres à chacun. Loin de précipiter les évènements, le récit prend soin de développer la part de mystères de chaque Freak Angel.  

Plus l’his­toire avance, plus les questions se multiplient sur les évé­ne­ments pas­sés ou fu­turs. Le dessin privilégie la lumière aux zones d’ombre. Un choix qui oblige Paul Duffield à préciser chaque détail, chaque mouvement. Un travail d’orfèvre remarquable surtout dans les scènes de combat.  Une belle série commence. De la SF de qualité dans un format compact facile à lire. A suivre de très près.

Freak Angels,t1 aux éditions Le Lombard.

Scénario: Warren Ellis.

Dessin: Paul Duffield.

Fahrenheit 451: un acte de résistance contre la pensée unique

Par srosenfeld dans action, science fiction , le 11 juin 2010 07h45 | Ajouter un commentaire

farDans un monde qui pourrait bientôt être le nôtre, les pompiers n’éteignent plus les incendies, ils les provoquent. Lorsque la population entend les sirènes des camions rouges, elle sait qu’une maison va brûler et ses habitants « anarchistes » emprisonnés.  Ici, les hommes du feu sont un corps d’élite du pouvoir chargé de débusquer les derniers livres pour en faire des autodafés. Les livre sont interdits par la loi.  Pompier depuis 10 ans, Guy Montag rencontre une jeune fille aux goûts étranges qui va lui faire découvrir l’importance de la lecture en tant que liberté individuelle. Et soudain,tout bascule. Ses certitudes ne sont plus que des illusions…

La  pertinence des propos du roman de SF de Ray Bradbury, écrit en 1953 est plus que jamais d’actualité. En ce début de XXIème siècle, sa vision semble se rapprocher inexorablement de notre réalité. Des murs d’images comme seules références, des êtres « heureux » de ne plus penser pour « vivre  mieux« .  L’un des derniers grands maîtres de la science-fiction (encore en vie pour ceux qui en doutait…) signe  la préface de l’adaptation en BD. Une façon de revenir sur la genèse de son oeuvre.  Fahrenheit 451 qui fait référence à la température de combustion du papier est magistralement dessiné par l’artiste américain Tim Hamilton. Une composition graphique d’une densité et d’une qualité exceptionnelle. Du très grand art pour l’une des BD de la décennie.

Fahrenheit 451 aux éditions Casterman.

Scénario: Ray Bradbury.

Dessin: Tim Hamilton.