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Non classé

Philippe Delaby est mort: une grande perte pour la BD

Par srosenfeld dans décès, Non classé , le 29 janvier 2014 15h22 | Ajouter un commentaire

Philippe Delaby, dessinateur de Murena et de La complainte des landes perdues est mort soudainement la nuit dernière.

« C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Philippe Delaby… Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses amis », indique l’éditeur.

Ce décès est une grande perte pour le 9ème art. J’ai rencontré Philippe à plusieurs reprises et je garde un souvenir ému de ces moments. Au delà de ses qualités exceptionnelles de dessinateur, Philippe avait une bonhommie et une joie qui ne laissaient jamais indifférent. Un véritable artiste toujours à la recherche du bon trait pour croquer des personnages inventés notamment par son ami le scénariste Jean Dufaux.

Né à Tournai en 1961, il entre à l’École des Beaux Arts à 14 ans où il fait du dessin académique. Fasciné par Ingres et les peintres flamands, il se lance dans la peinture à l’huile. Ses premières planches paraissent en 1987 dans le Journal Tintin. Depuis, l’homme n’a cessé de se perfectionner pour offrir de superbes pages à la bd. En 2013,  il avait reçu  un « Crayon d’Or » dans le cadre du 27e festival de la bande dessinée de Middelkerke.

A quelques jours du festival d’Angoulême, cette nouvelle est particulièrement triste, un choc.

En hommage, je vous propose de revoir sa dernière interview dans mon studio.

Toutes mes condoléances à sa famille.

Sébastien.

Elric: un anti-héros aux sources du genre fantasy

Par srosenfeld dans anticipation, Aventure, fantastique, Heroïc Fantasy, Historique, Non classé , le 5 juillet 2013 09h14 | Ajouter un commentaire

Elric est une adaptation bd d’un des plus grands classiques de la fantasy écrite par le britannique Michael Moorcock en 1972. L’auteur invente alors un personnage étonnant très éloigné des standards des héros calqués sur les dieux antiques. Elric est albinos qui souffre d’un sang malade, un être à l’apparence faible et mélancolique. Il est le dernier empereur de Melniboné, un royaume décadent, à la fois sanguinaire et esthète.

Le lecteur plonge dans ce premier tome au milieu d’un coup de force.  Elric, roi souffrant, combattant au passé héroïque, ne quitte presque plus son trône de rubis. Il a fait le choix de la paix pour son peuple et profite comme il peut du temps qui passe avec sa compagne. Son cousin Yyrkoon, prince jaloux évincé du pouvoir, en profite pour contester avec brutalité son autorité alors qu’un nouvel ennemi est aux portes de la cité…

« Je voulais créer un personnage qui ne soit pas noir et blanc, un être ambigu » m’explique Michael Moorcock dans mon studio. L’auteur britannique fait la promotion de cette nouvelle adaptation de son œuvre en BD. Un véritable travail collectif avec à la baguette de chef d’orchestre  Julien Blondel, fan de la première heure.

Le scénariste intègre des éléments supplémentaires à l’histoire originale avec la bénédiction de l’écrivain afin de renforcer son récit. « Ce qu’à fait Julien est formidable, il a ajouté des détails auxquels je n’avais jamais pensé qui améliore encore l’histoire » explique enthousiaste Michael Moorcock. Un récit aux dialogues ciselées mis en valeur par une superproduction graphique digne d’un  film hollywoodien: trois dessinateurs!

Elric a tout du grand succès public. A ne pas manquer l’interview exclusive de Michael Moorcock!!!

Elric, le trône de rubis, t1 aux éditions Delcourt.

Scénario: Julien Blondel.

Dessin: Poli, Recht, Batide.

 

Rider On The Storm: motards des seventies, à vos guidons!

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Non classé, policier , le 1 janvier 2013 15h19 | Ajouter un commentaire

La moto, la musique, les seventies, la mélodie du bonheur pour Baudouin Deville. Avec « Rider On The Storm« , le dessinateur avait envie de retrouver l’esprit libertaire de ces années de transition où la crise économique commençait à pointer le bout de son nez. Si aujourd’hui, il circule en scooter, ce passionné de moto se rappelle avec nostalgie de sa « suzuki GT 380″.

Dans ce récit, le héros enfourche une autre deux roues mythique, une suzuki GT 750, surnommée « la bouillotte ». Nous sommes en octobre 1974 et Gaspard Sarini, 20 ans, rêve de devenir pilote professionnel. Le garçon qui a vécu l’essentiel de son éducation en internat s’éloigne toujours plus de ses parents qui ne comprennent pas sa passion.

Mais voilà qu’au moment d’une nouvelle confrontation familiale, des tueurs abattent froidement les parents de Gaspard. Celui-ci échappe de justesse aux balles mortelles après une course poursuite épique. Le voilà réfugié  chez Jo,  garagiste au grand cœur, ancien pilote et Bruxellois pur jus. Godferdom !

Loin de se limiter à une bd moto, cette aventure fait revivre l’atmosphère des seventies à Bruxelles. « L’envie du scénariste était de mettre aussi en valeur le parler bruxellois » m’explique le dessinateur. D’où une belle succession de jurons pour « colorer » les dialogues.

Une façon aussi de ne pas trop se prendre au sérieux pour rester dans l’esprit de ces années où tout était possible. Cette nouvelle série joue donc sur plusieurs registres pour créer sa propre identité. Un bon début. Ne pas rater l’interview ci-dessous de Baudouin Deville pour achever de vous convaincre.

Rider On The Storm, t1 aux éditions Paquet.

Scénario: Giro

Dessin: Baudouin Deville.

 

Batchalo: le tragique destin des Roms

Par srosenfeld dans Historique, Non classé, policier , le 23 octobre 2012 14h31 | Ajouter un commentaire

« Les Roms sont les grands oubliés de l’Histoire » m’explique Michaël Balli, le scénariste de Batchalo. « Avec cet album je souhaite rétablir une injustice » me dit-il. Historien de formation, il va prendre plusieurs années pour aboutir à ce récit. Un récit qui raconte le destin tragique des Roms déportés par l’Allemagne nazie dans les camps d’extermination. Le sujet est grave mais fort intelligemment développé par l’auteur qui évite de tomber dans le coté « leçon d’histoire » pour proposer une aventure touchante.

1939, Europe de l’Est. Suite à l’enlèvement d’un groupe d’enfants, un clan tzigane, accompagné de Josef, un policier dont le fils est aussi porté disparu, organise une battue. Sur leurs traces, ils voyagent à travers la Bohême, jusqu’à être internés, puis déportés à Auschwitz. Parqués dans le camp de la mort, ils dépérissent, privés de ce qu’ils ont de plus cher : leurs enfants et la liberté.

« Nous avons voulu jouer avec les clichés comme celui du Rom voleur d’enfant » me précise Michaël Balli. Et de fait, Batchalo commence comme une enquête policière avant de se transformer en destin tragique. A travers cette quête de l’enfant perdu, le scénariste nous fait découvrir le peuple Rom, sa structure autour d’un chef mais aussi de sa guérisseuse, deux éléments clés de la communauté. L’histoire d’amour entre Josef le « gadjo » et la farouche gitane permet d’aborder avec subtilité la notion d’identité.

« Je me suis senti quelque fois très mal à l’aise en me demandant si j’étais légitime à raconter cette histoire » m’avoue le dessinateur Arnaud Bétend. Un soucis d’honnêteté qui se ressent dans son graphisme soigné rempli d’humanité. Même dans l’horreur,  il trouve la bonne distance pour illustrer ce drame. Le choix du sépia est particulièrement bien vu. Avec humilité, ce duo propose un album de grand qualité qui touche au cœur. A  ne pas manquer.

Batchalo aux éditions Delcourt.

Scénario: Michaël Galli.

Dessin: Arnaud Bétend.

Loup de pluie: un western moderne

Par srosenfeld dans Aventure, Non classé, western , le 23 octobre 2012 11h55 | Ajouter un commentaire

Cela commence par un duel. « Mais tout cela va très vite » explique le dessinateur  Ruben Pellejero. Car ce Loup de pluie n’est pas une succession d’affrontements mais une histoire construite autour d’une amitié impossible: celle d’un jeune indien fier et moderne et d’un des fils du plus grand propriétaire de la région.

Entre la famille Mc Dell qui tente d’établir des relations de respect mutuel avec la communauté indienne et le reste de la population, les tensions sont vives. Alors il suffit qu’un cow-boy mal luné Ingus débarque dans un saloon pour que tout dégénère …

Ce récit prévu en deux tomes se lit avec plaisir. Le scénariste Jean Dufaux sait trouver les mots justes pour économiser ses effets et rendre fluide les dialogues entre les protagonistes. Ses thèmes de prédilection,  l’amour et la différence, sont toujours aussi présents.

Le choix de Ruben Pellejero s’avère payant pour donner une dimension à la fois onirique et crépusculaire en fonction des moments. « Je suis un obsédé de la couleur «  me précise l’illustrateur originaire de Barcelone. Et cela se sent. Ce n’est pas le trait ici qui marque mais bien les impressions offertes par le travail subtil du dessinateur sur la lumière. Dans ce monde où la crasse se dispute à la pureté des sentiments, Loup de pluie est un album qui gagne à se lire plusieurs fois.

Loup de pluie aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Ruben Pellejero.

 

Les ignorants: de la bd à la vigne, une initiation croisée

Par srosenfeld dans Non classé , le 13 novembre 2011 16h37 | Ajouter un commentaire

ignorantsEtienne Davodeau, auteur de bd du genre « documentaire contemporain » aime raconter des histoires de vies. Et voilà qu’un jour, alors qu’il discute avec son pote vigneron Richard, il réalise soudain que leurs deux mondes ont beaucoup de choses en commun, notamment le culte du travail bien fait. Après quelques verres de rouge, le scénariste propose à son ami un pari. Il va le suivre dans ses vignes pour comprendre le processus de fabrication de son nectar et en échange, l’artiste lui propose de l’emmener à la découverte du 9ème art. Commence alors un voyage de plus d’un an entre deux ignorants.

Dans ce récit bourré d’humanisme, Etienne Davodeau, réussit à nous séduire et à ne pas nous ennuyer. Nous suivons un parcours initiatique passionnant autour de la création. « Je voulais vivre physiquement les choses » m’explique dans mon studio le scénariste. Une méthode qui donne tout sa crédibilité à cette aventure. « C’était d’ailleurs bien là mon inquiétude » me raconte Richard, « le fait qu’Étienne allait toucher mes vignes!« .

Avec ce récit, le lecteur apprend beaucoup sur la naissance d’un vin et le dur labeur qu’il implique. Et tout cela, de façon naturelle sans tomber dans un côté trop technique réservé aux seuls connaisseurs. Richard initie son ami à la « biodynamie » qui consiste à pulvériser de la « silice de corne » qui permet une meilleur relation avec le cosmos. De quoi intriguer Étienne mais aussi le fasciner. De son côté, le vigneron découvre « Gibrat » et « Mauss ». Grâce à son rythme qui alterne intelligemment les deux univers, viticole et bédéphile,  cet album de 270 pages se lit sans difficulté. Un de mes coups de cœur de cette année.

Les Ignorants aux éditions Futuropolis.

Scénario et dessin: Etienne Davodeau.

Une vidéo à découvrir sur www.rtl.be

Maudit Mardi! : Achille aux pieds de bois

Par srosenfeld dans Non classé , le 16 octobre 2011 17h23 | Ajouter un commentaire

preview_pagephp1Sandawe, vous connaissez?  Pas encore… Alors, petit récapitulatif. En janvier 2010, née une maison d’édition indépendante fondée sur le principe du crowdfunding bien connu aux États-Unis. Via le site de la société, les internautes sont invités à investir de l’argent sur des projets d’auteurs de BD en mal de financement. Une fois l’objectif financier atteint, environ 30 00 euros par album, le livre entre en production. Pour Maudit Mardi! , Nicolas Vadot a pu bénéficier du soutien de 179 édinautes. « L’un d’eux m’a donné 7000 euros » me dit-il dans Studio BD (voir ci-dessous), « c’est pratiquement un rôle de mécène comme au XIII ème siècle ».

Achille vit seul, sur une île, depuis la mort récente de ses parents, et il passe son temps à scruter l’océan. Cet homme étrange, dont les pieds sont enracinés, est persuadé qu’il va mourir un mardi : un mouette lui a prédit ! Après avoir échappé de justesse à la noyade, il décide de rejoindre son amour de jadis, à Hawkmoon, la mégapole. Un rendez-vous amoureux d’autant plus compliqué que les pieds en bois d’Achille ont tendance à perdre des vis !

Nicolas Vadot nous emmène dans un monde qui mêle imaginaire et réalisme. Un univers décalé et séduisant qui intrigue dès la première page d’une grande puissance graphique. Comme les vagues de l’océan, l’auteur nous fait chavirer pour mieux nous happer dans son histoire. Connu pour ses dessins de presse, Nicolas Vadot, change ici complètement de registre. « Dans une BD comme celle-ci, je n’ai pas besoin de réagir immédiatement à l’actualité, au contraire, j’ai besoin de suspendre le temps ». Maudit Mardi! est la preuve  qu’oser offre souvent de belles surprises.

Maudit Mardi!, t1, aux éditions Sandawe.

Scénario et dessin: Nicolas Vadot.


Une vidéo à découvrir sur www.rtl.be

Le numérique bouscule la BD

Par srosenfeld dans Non classé , le 6 février 2011 15h31 | Un commentaire>

numerique-au-salon-du-livreAvec l’explosion des ventes des tablettes tactiles (près de 17 millions d’exemplaires déjà vendus dans le monde), le monde de BD réfléchit à l’utilisation de ce nouveau support. Si pour l’instant, il n’existe pas d’album conçu directement pour les ordinateurs, des pistes commencent à être explorées. Les éditions Delcourt prévoit de sortir « la » première  BD réalisée directement pour les ordinateurs en septembre 2011.

En attendant, les principaux éditeurs proposent leur album papier via leur numérisation en location ou en téléchargement définitif depuis mars 2010. Il est possible de consulter ces titres sur une banque d’image appelée IZNEO. Cette démarche est aussi un moyen de lutter contre le piratage sur internet. La location coûte 1,99 euros pour 10 jours.

Cette façon de lire des BD est encore très marginale mais cela se développe. Les créateurs réfléchissent actuellement à des concepts qui mélangent bulles, son, images et vidéo. Pour beaucoup, 2011 est l’an un de l’ère du numérique dans ce secteur. Voici le sujet que j’ai réalisé à Angoulême et qui a été diffusé sur le JT d’RTL TVi.

Palmarès Angoulême et Art Spiegelman

Par srosenfeld dans Non classé , le 31 janvier 2011 11h36 | Ajouter un commentaire

art-spiegelman-comics-art-0011L’Américain Art Spiegelman a reçu le grand prix du 38e Festival d’Angoulême. Un bel hommage pour l’auteur engagé de « Maus », BD culte des années 1970. Comme le veut la tradition, il sera le prochain président du jury.  Voici le palmarès de cette édition 2011:

  •  1/Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2010 : Art Spiegelman
  • 2/Fauve d’or du meilleur album : Cinq mille kilomètres par seconde de Manuele Fior (Atrabile)
  • 3/Prix du jury : Asterios Polyp de David Mazzucchelli (Casterman)
  • 4/Prix de la série : Il était une fois en France de Fabien Nury et Sylvain Vallée (Glénat)
  • 5/Prix Révélation ex-aequo : La Parenthèse de Élodie Durand (Delcourt) et  Trop n’est pas assez de Ulli Lust (Çà et Là)
  • 6/Prix Regard sur le monde : Gaza 1956 - En marge de l’histoire de Joe Sacco (Futuropolis)
  • 7/Prix de l’Audace : Les Noceurs de Brecht Evens (Actes Sud BD) 
  • 8/Prix Intergénérations : Pluto de Naoki Urasawa et Osamu Tezeuka (Kana)
  •  9/Prix Jeunesse : Les Chronokids T.3 de Zep, Stan et Vince (Glénat)
  • 10/Prix du Patrimoine : Bab El Mandeb de Micheluzzi (Mosquito)
  • 11/Prix de la BD alternative : L’Arbitraire, périodique édité à Lyon
  • 12/Prix du public FNAC-SNCF : Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh (Glénat).

 

 

Vies tranchées: à poil au milieu des obus

Par srosenfeld dans Historique, Non classé , le 20 décembre 2010 15h43 | Ajouter un commentaire

trancheesLa Première Guerre mondiale comme vous ne l’avez jamais vu. Un regard décalé et original. Cet album est une bd et un témoignage pour ceux qui n’ont jamais parlé. Grâce à des dossiers médicaux d’époque, aujourd’hui interdits d’accès par l’armée, « Vies tranchées » expose une quinzaine de cas emblématiques de soldats internés durant 14/18. Aliénés au sens de la Loi de 1838, inoffensifs, fous dangereux, etc. L’histoire de ces soldats suscite de nombreuses questions éthiques, historiques ou médicales.

Comme me l’explique Jean David Morvan dans studio BD, il fallait « un fil conducteur pour lier ces histoires et rendre l’ensemble dynamique ». Ce sera Emile P., soldat rendu fou par les bombardements qui va faire des aller-retours  entre l’asile militaire et les tranchées. Un cas emblématique d’une réalité. A l’époque, il fallait de la « chair à canon » et tant pis si le gars est un peu timbré. « L’objectif des médecins est de ramener ces fous au combat » me précise Jean David Morvan.

Ce récit qui mélange différents portraits bénéficie d’un traitement graphique original. C’est donc un album collectif aussi bien sur les scénarios que pour les dessins sous la supervision de Jean david Morvan. Les textes sont judicieux. Le lecteur ne s’ennuie pas. Seul bémol, les dessins qui en fonction des auteurs sont plus ou moins agréables et cohérents. Un écueil typique de ce type de production. Mais l’ensemble se tient et reste passionnant pour les amateurs d’histoire. A découvrir.

Vies tranchées aux éditions Delcourt.

Scénario et supervision: Jean David Morvan

Dessin: Album collectif.