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Non classé

BD à mettre sous le sapin

Il est toujours difficile de faire une sélection de BD tant les titres sont nombreux.  Voici quelques idées. Ne pas hésiter à feuilleter d’autres découvertes en librairies. Bonnes fêtes à tous.

Pour ceux qui aiment le western…

undertaker-tome-4-l-ombre-d-hippocrateUndertaker aux éditions Dargaud

Difficile de passer à côte de cette série dont le 4ème tome vient de sortir et qui conclu un premier cycle de toute beauté. L’histoire d’un croquemort, ancien as de la gâchette, au prise avec les démons de son passé. Au programme: action, humour et graphisme spectaculaire. Une réussite. Une valeur sûre.

 

 

 

Pour ceux qui aiment l’aventure…

tango-tome-1-ocean-pierreTango aux éditions Le Lombard

Une nouvelle série avec un héros charismatique. John Tango tente d’oublier un passé trouble, planqué en Bolivie. Mais les cartels n’oublient jamais. Scénarisé par Matz (Le Tueur) et  dessiné par Philippe Xavier (Croisade, Conquistador), le premier album est un divertissement haut de gamme.  (cf article complet dans le blog Studio BD)

 

 

 

Pour ceux qui aiment l’histoire…

Couv_199950La guerre des Lulus,  t1 à 5 aux éditions Casterman

Un récit très attachant sur la Première Guerre Mondiale vue par les ados en 5 tomes (cycle complet). Suivez les pas de Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig, quatre pensionnaires d’un orphelinat, surnommés les Lulus. Oubliés lors de la débâcle, ils vont devoir survivre en territoire inconnu. Une belle façon d’aborder cette période sans caricature.

 

 

 

Pour ceux qui aiment la SF…

TerTER, t1 et 2 aux éditions Daniel Maghen

Une série de SF qui se démarque des autres. Un homme surgit de nulle part trouble les fondements d’une société à la dérive. Enfant puis homme, il apprend à parler et se révèle intelligent car si sa mémoire lui fait défaut, il est incroyablement doué pour réparer toutes les mécaniques fatiguées.  Les surprises ne font que commencer. Graphisme et scénario soigné.

 

 

 

Pour ceux qui aiment l’humour…

le-loup-en-slip-tome-2-le-loup-en-slip-se-les-gele-mechammentchatLe loup en slip, t2 aux éditions Dargaud

Un vrai délire qui plaira aux petits et aux grands. A la fois BD et livre, cet album se lit en famille car « on se les gèle! » .  C’est donc l’histoire d’un loup en slip mais pas que…

Chacun son chat, t21  aux éditions Casterman

Une fois encore Philippe Geluck ne perd pas son mordant. De l’humour corrosif et jouissif qui fait du bien.

 

Pour ceux qui aiment l’heroic fantasy…

indexSangre t1 et 2 aux éditions Soleil

Une belle surprise que cette nouvelle série. Le duo Arleston/Floch connait parfaitement les codes du genre.  Le lecteur se retrouve happé par le terrible destin de Sangre. Après l’enlèvement de sa mère par la compagnie des Sombres Écumeurs., elle va devenir une guerrière sans pitié. Graphisme spectaculaire pour un récit haletant.

 

 

 

Pour ceux qui aiment les intégrales…

9782344025130-X-768x1024Silas Corey, cycle 1 et 2 aux éditions Glénat

L’histoire d’un escroc qui vend ses services au plus offrant mais qui joue souvent l’espion au service de la France. Une sorte d’Arsène Lupin dandy qui navigue en eaux troubles après la Première Guerre Mondiale. Grand spectacle, action, humour: une série portée par des séquences d’une très grande puissance visuelle et des dialogues savoureux.

 

 

 

Pour ceux qui aiment les histoires de fesses….

2256_couvExtases aux éditions Casterman

Explorer l’intime sans tabou mais avec humour. L’auteur Jean Louis Tripp raconte sa sexualité de son adolescence à sa vie d’adulte avec sincérité. Du petit détail trivial à l’échangisme joyeux, tout y passe mais sans mauvais goût.

Gai Luron: un retour réussi

Par srosenfeld dans Aventure, BD, Humour, Non classé , le 17 octobre 2016 11h47 | Ajouter un commentaire

gai-luron_nouvelles_aventures« A l’âge de 7 ans, je lisais Pif gadget et déjà à cet époque là je flashait sur Gai luron » me lance enthousiaste Pixel Vengeur. Le dessinateur reprend le flambeau d’un des personnages les plus emblématiques de Gotlib. Pas facile de succéder au « patron » mais l’auteur en a sous le crayon et maîtrise parfaitement les courbes arrondies du chien le plus amorphe du 9ème art.

Aidé de Fabcao au scénario, Pixel Vengeur réveille ce personnage délirant qui sait mieux que personnage prendre du recul sur les agitations du monde. Dès sa naissance en 1964, Gai Luron a su imposer sa marque dans l’esprit des lecteurs. Au côté de son ami, le renard Jujube, il tente continuellement de séduire Belle-Lurette et fait éclater de rires des générations d’enfants et d’ados jusque dans les années 80.

Pour cette renaissance, toute la bande est là, notamment la petite souris qui sort des cases pour une seconde lecture décalée et ludique. « Ah la souris » me dit malicieusement Pixel Vengeur. Les deux compères nous livrent une version truffée de clins d’œil à l’œuvre originale. Le voyage dans le temps avec la DeLorean de Marty McFly fait partie des histoires les plus délirantes.

Avec des gags aussi désopilants que ceux de Gotlib sur fond de modernité (speed dating…), ce Gai Luron version XXIème siècle est une réussite. Pour en savoir plus, écoutez l’interview de Pixel Vengeur, il dit tout ou presque sur cette renaissance.

Les nouvelles aventures de Gai Luron t1

Dessin: Pixel Vengeur

Scénario: Fabcaro

 

Le Horla: la peur au corps

Par srosenfeld dans conte, fantastique, graphisme, Historique, Non classé , le 7 mai 2014 13h11 | Ajouter un commentaire

« J’ai lu la nouvelle de Maupassant lorsque j’avais 12 ans, je vivais sur le lieu de la nouvelle, à quelques centaines de mètres de la forêt dont il est question » m’explique Guillaume Sorel. Autant dire que l’histoire du romancier est un récit ancré dans l’imaginaire de l’auteur. En l’adaptant, le scénariste et dessinateur, réalise un vieux projet qui lui tient à cœur. L’occasion de s’aventurer dans l’univers de l’épouvante.

Le récit débute avec le narrateur qui mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine. Il raconte que soudain d’étranges phénomènes commencent à se produire. Des objets  disparaissent ou se brisent, une fleur s’envole cueillie par une main invisible, une carafe d’eau se vide … Pour notre homme, peu à peu une certitude se fait jour: un être surnaturel et immatériel vit chez lui et se nourrit de ses provisions. Il le baptise le Horla….

Ce conte fantastique de Maupassant invite le lecteur dans  un monde surnaturel. A l’époque, le romancier sombre lui aussi peu à peu dans la folie.  Guillaume Sorel en donne toute la puissance grâce à une économie de mots et une maîtrise graphique impressionnante. « La créature est née par hasard au fur et à mesure de mon dessin lors des différentes étapes du passage à la couleur, dans un intermédiaire, une semi-transparence » me raconte l’artiste.  Au final cette adaptation rend parfaitement l’ambiance de la nouvelle. La bd joue avec nos nerfs tout en traitant de la solitude, du suicide et de la peur de l’invisible. Une réussite.

D’autres révélations dans son interview ci-dessous.

Le Horla aux éditions Rue de Sèvres

Scénario et dessin: Guillaume Sorel.

 

Philippe Delaby est mort: une grande perte pour la BD

Par srosenfeld dans décès, Non classé , le 29 janvier 2014 15h22 | Ajouter un commentaire

Philippe Delaby, dessinateur de Murena et de La complainte des landes perdues est mort soudainement la nuit dernière.

« C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Philippe Delaby… Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses amis », indique l’éditeur.

Ce décès est une grande perte pour le 9ème art. J’ai rencontré Philippe à plusieurs reprises et je garde un souvenir ému de ces moments. Au delà de ses qualités exceptionnelles de dessinateur, Philippe avait une bonhommie et une joie qui ne laissaient jamais indifférent. Un véritable artiste toujours à la recherche du bon trait pour croquer des personnages inventés notamment par son ami le scénariste Jean Dufaux.

Né à Tournai en 1961, il entre à l’École des Beaux Arts à 14 ans où il fait du dessin académique. Fasciné par Ingres et les peintres flamands, il se lance dans la peinture à l’huile. Ses premières planches paraissent en 1987 dans le Journal Tintin. Depuis, l’homme n’a cessé de se perfectionner pour offrir de superbes pages à la bd. En 2013,  il avait reçu  un « Crayon d’Or » dans le cadre du 27e festival de la bande dessinée de Middelkerke.

A quelques jours du festival d’Angoulême, cette nouvelle est particulièrement triste, un choc.

En hommage, je vous propose de revoir sa dernière interview dans mon studio.

Toutes mes condoléances à sa famille.

Sébastien.

Elric: un anti-héros aux sources du genre fantasy

Par srosenfeld dans anticipation, Aventure, fantastique, Heroïc Fantasy, Historique, Non classé , le 5 juillet 2013 09h14 | Ajouter un commentaire

Elric est une adaptation bd d’un des plus grands classiques de la fantasy écrite par le britannique Michael Moorcock en 1972. L’auteur invente alors un personnage étonnant très éloigné des standards des héros calqués sur les dieux antiques. Elric est albinos qui souffre d’un sang malade, un être à l’apparence faible et mélancolique. Il est le dernier empereur de Melniboné, un royaume décadent, à la fois sanguinaire et esthète.

Le lecteur plonge dans ce premier tome au milieu d’un coup de force.  Elric, roi souffrant, combattant au passé héroïque, ne quitte presque plus son trône de rubis. Il a fait le choix de la paix pour son peuple et profite comme il peut du temps qui passe avec sa compagne. Son cousin Yyrkoon, prince jaloux évincé du pouvoir, en profite pour contester avec brutalité son autorité alors qu’un nouvel ennemi est aux portes de la cité…

« Je voulais créer un personnage qui ne soit pas noir et blanc, un être ambigu » m’explique Michael Moorcock dans mon studio. L’auteur britannique fait la promotion de cette nouvelle adaptation de son œuvre en BD. Un véritable travail collectif avec à la baguette de chef d’orchestre  Julien Blondel, fan de la première heure.

Le scénariste intègre des éléments supplémentaires à l’histoire originale avec la bénédiction de l’écrivain afin de renforcer son récit. « Ce qu’à fait Julien est formidable, il a ajouté des détails auxquels je n’avais jamais pensé qui améliore encore l’histoire » explique enthousiaste Michael Moorcock. Un récit aux dialogues ciselées mis en valeur par une superproduction graphique digne d’un  film hollywoodien: trois dessinateurs!

Elric a tout du grand succès public. A ne pas manquer l’interview exclusive de Michael Moorcock!!!

Elric, le trône de rubis, t1 aux éditions Delcourt.

Scénario: Julien Blondel.

Dessin: Poli, Recht, Batide.

 

Rider On The Storm: motards des seventies, à vos guidons!

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Non classé, policier , le 1 janvier 2013 15h19 | Ajouter un commentaire

La moto, la musique, les seventies, la mélodie du bonheur pour Baudouin Deville. Avec « Rider On The Storm« , le dessinateur avait envie de retrouver l’esprit libertaire de ces années de transition où la crise économique commençait à pointer le bout de son nez. Si aujourd’hui, il circule en scooter, ce passionné de moto se rappelle avec nostalgie de sa « suzuki GT 380 ».

Dans ce récit, le héros enfourche une autre deux roues mythique, une suzuki GT 750, surnommée « la bouillotte ». Nous sommes en octobre 1974 et Gaspard Sarini, 20 ans, rêve de devenir pilote professionnel. Le garçon qui a vécu l’essentiel de son éducation en internat s’éloigne toujours plus de ses parents qui ne comprennent pas sa passion.

Mais voilà qu’au moment d’une nouvelle confrontation familiale, des tueurs abattent froidement les parents de Gaspard. Celui-ci échappe de justesse aux balles mortelles après une course poursuite épique. Le voilà réfugié  chez Jo,  garagiste au grand cœur, ancien pilote et Bruxellois pur jus. Godferdom !

Loin de se limiter à une bd moto, cette aventure fait revivre l’atmosphère des seventies à Bruxelles. « L’envie du scénariste était de mettre aussi en valeur le parler bruxellois » m’explique le dessinateur. D’où une belle succession de jurons pour « colorer » les dialogues.

Une façon aussi de ne pas trop se prendre au sérieux pour rester dans l’esprit de ces années où tout était possible. Cette nouvelle série joue donc sur plusieurs registres pour créer sa propre identité. Un bon début. Ne pas rater l’interview ci-dessous de Baudouin Deville pour achever de vous convaincre.

Rider On The Storm, t1 aux éditions Paquet.

Scénario: Giro

Dessin: Baudouin Deville.

 

Batchalo: le tragique destin des Roms

Par srosenfeld dans Historique, Non classé, policier , le 23 octobre 2012 14h31 | Ajouter un commentaire

« Les Roms sont les grands oubliés de l’Histoire » m’explique Michaël Balli, le scénariste de Batchalo. « Avec cet album je souhaite rétablir une injustice » me dit-il. Historien de formation, il va prendre plusieurs années pour aboutir à ce récit. Un récit qui raconte le destin tragique des Roms déportés par l’Allemagne nazie dans les camps d’extermination. Le sujet est grave mais fort intelligemment développé par l’auteur qui évite de tomber dans le coté « leçon d’histoire » pour proposer une aventure touchante.

1939, Europe de l’Est. Suite à l’enlèvement d’un groupe d’enfants, un clan tzigane, accompagné de Josef, un policier dont le fils est aussi porté disparu, organise une battue. Sur leurs traces, ils voyagent à travers la Bohême, jusqu’à être internés, puis déportés à Auschwitz. Parqués dans le camp de la mort, ils dépérissent, privés de ce qu’ils ont de plus cher : leurs enfants et la liberté.

« Nous avons voulu jouer avec les clichés comme celui du Rom voleur d’enfant » me précise Michaël Balli. Et de fait, Batchalo commence comme une enquête policière avant de se transformer en destin tragique. A travers cette quête de l’enfant perdu, le scénariste nous fait découvrir le peuple Rom, sa structure autour d’un chef mais aussi de sa guérisseuse, deux éléments clés de la communauté. L’histoire d’amour entre Josef le « gadjo » et la farouche gitane permet d’aborder avec subtilité la notion d’identité.

« Je me suis senti quelque fois très mal à l’aise en me demandant si j’étais légitime à raconter cette histoire » m’avoue le dessinateur Arnaud Bétend. Un soucis d’honnêteté qui se ressent dans son graphisme soigné rempli d’humanité. Même dans l’horreur,  il trouve la bonne distance pour illustrer ce drame. Le choix du sépia est particulièrement bien vu. Avec humilité, ce duo propose un album de grand qualité qui touche au cœur. A  ne pas manquer.

Batchalo aux éditions Delcourt.

Scénario: Michaël Galli.

Dessin: Arnaud Bétend.

Loup de pluie: un western moderne

Par srosenfeld dans Aventure, Non classé, western , le 23 octobre 2012 11h55 | Ajouter un commentaire

Cela commence par un duel. « Mais tout cela va très vite » explique le dessinateur  Ruben Pellejero. Car ce Loup de pluie n’est pas une succession d’affrontements mais une histoire construite autour d’une amitié impossible: celle d’un jeune indien fier et moderne et d’un des fils du plus grand propriétaire de la région.

Entre la famille Mc Dell qui tente d’établir des relations de respect mutuel avec la communauté indienne et le reste de la population, les tensions sont vives. Alors il suffit qu’un cow-boy mal luné Ingus débarque dans un saloon pour que tout dégénère …

Ce récit prévu en deux tomes se lit avec plaisir. Le scénariste Jean Dufaux sait trouver les mots justes pour économiser ses effets et rendre fluide les dialogues entre les protagonistes. Ses thèmes de prédilection,  l’amour et la différence, sont toujours aussi présents.

Le choix de Ruben Pellejero s’avère payant pour donner une dimension à la fois onirique et crépusculaire en fonction des moments. « Je suis un obsédé de la couleur «  me précise l’illustrateur originaire de Barcelone. Et cela se sent. Ce n’est pas le trait ici qui marque mais bien les impressions offertes par le travail subtil du dessinateur sur la lumière. Dans ce monde où la crasse se dispute à la pureté des sentiments, Loup de pluie est un album qui gagne à se lire plusieurs fois.

Loup de pluie aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Ruben Pellejero.

 

Les ignorants: de la bd à la vigne, une initiation croisée

Par srosenfeld dans Non classé , le 13 novembre 2011 16h37 | Ajouter un commentaire

ignorantsEtienne Davodeau, auteur de bd du genre « documentaire contemporain » aime raconter des histoires de vies. Et voilà qu’un jour, alors qu’il discute avec son pote vigneron Richard, il réalise soudain que leurs deux mondes ont beaucoup de choses en commun, notamment le culte du travail bien fait. Après quelques verres de rouge, le scénariste propose à son ami un pari. Il va le suivre dans ses vignes pour comprendre le processus de fabrication de son nectar et en échange, l’artiste lui propose de l’emmener à la découverte du 9ème art. Commence alors un voyage de plus d’un an entre deux ignorants.

Dans ce récit bourré d’humanisme, Etienne Davodeau, réussit à nous séduire et à ne pas nous ennuyer. Nous suivons un parcours initiatique passionnant autour de la création. « Je voulais vivre physiquement les choses » m’explique dans mon studio le scénariste. Une méthode qui donne tout sa crédibilité à cette aventure. « C’était d’ailleurs bien là mon inquiétude » me raconte Richard, « le fait qu’Étienne allait toucher mes vignes!« .

Avec ce récit, le lecteur apprend beaucoup sur la naissance d’un vin et le dur labeur qu’il implique. Et tout cela, de façon naturelle sans tomber dans un côté trop technique réservé aux seuls connaisseurs. Richard initie son ami à la « biodynamie » qui consiste à pulvériser de la « silice de corne » qui permet une meilleur relation avec le cosmos. De quoi intriguer Étienne mais aussi le fasciner. De son côté, le vigneron découvre « Gibrat » et « Mauss ». Grâce à son rythme qui alterne intelligemment les deux univers, viticole et bédéphile,  cet album de 270 pages se lit sans difficulté. Un de mes coups de cœur de cette année.

Les Ignorants aux éditions Futuropolis.

Scénario et dessin: Etienne Davodeau.

Une vidéo à découvrir sur www.rtl.be

Maudit Mardi! : Achille aux pieds de bois

Par srosenfeld dans Non classé , le 16 octobre 2011 17h23 | Ajouter un commentaire

preview_pagephp1Sandawe, vous connaissez?  Pas encore… Alors, petit récapitulatif. En janvier 2010, née une maison d’édition indépendante fondée sur le principe du crowdfunding bien connu aux États-Unis. Via le site de la société, les internautes sont invités à investir de l’argent sur des projets d’auteurs de BD en mal de financement. Une fois l’objectif financier atteint, environ 30 00 euros par album, le livre entre en production. Pour Maudit Mardi! , Nicolas Vadot a pu bénéficier du soutien de 179 édinautes. « L’un d’eux m’a donné 7000 euros » me dit-il dans Studio BD (voir ci-dessous), « c’est pratiquement un rôle de mécène comme au XIII ème siècle ».

Achille vit seul, sur une île, depuis la mort récente de ses parents, et il passe son temps à scruter l’océan. Cet homme étrange, dont les pieds sont enracinés, est persuadé qu’il va mourir un mardi : un mouette lui a prédit ! Après avoir échappé de justesse à la noyade, il décide de rejoindre son amour de jadis, à Hawkmoon, la mégapole. Un rendez-vous amoureux d’autant plus compliqué que les pieds en bois d’Achille ont tendance à perdre des vis !

Nicolas Vadot nous emmène dans un monde qui mêle imaginaire et réalisme. Un univers décalé et séduisant qui intrigue dès la première page d’une grande puissance graphique. Comme les vagues de l’océan, l’auteur nous fait chavirer pour mieux nous happer dans son histoire. Connu pour ses dessins de presse, Nicolas Vadot, change ici complètement de registre. « Dans une BD comme celle-ci, je n’ai pas besoin de réagir immédiatement à l’actualité, au contraire, j’ai besoin de suspendre le temps ». Maudit Mardi! est la preuve  qu’oser offre souvent de belles surprises.

Maudit Mardi!, t1, aux éditions Sandawe.

Scénario et dessin: Nicolas Vadot.


Une vidéo à découvrir sur www.rtl.be