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Golden Dogs: l’esprit rock version voleurs

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, Historique, musique , le 15 février 2014 17h34 | Ajouter un commentaire

Étrange bd que « Golden Dogs ». Cette nouvelle série se veut la transposition au XIXème à travers la vie d’un groupe de voleurs à Londres des célèbres musiciens de Led Zepellin. « Je me suis inspiré des personnalités du groupe britannique pour créer mes personnages, Jimmy Page est par exemple le leader du groupe, le cérébral féru d’ésotérisme, Fanny est Robert Plant, plus romantique. » explique Stephen Desberg. Fanny donne d’ailleurs le titre au premier chapitre d’un récit prévu en 4 parties.

Dès la première page,  le lecteur plonge dans les bas-fonds de Londres en 1820. Dans la ville, le pouvoir se partage alors entre deux forces opposées. D’un côté, le sévère et omnipotent juge Aaron qui pend haut et court les voleurs. De l’autre, la bande des “Black birds” des jumeaux Horlow qui viole et tue les nantis.

Mais de nouveaux visages vont faire basculer cet équilibre. James Orwood, un jeune et mystérieux dandy, va créer une nouvelle équipe composée de Fanny la prostituée, de Laria-Lario, le castra et de Lucrèce, ex-prisonnière en cavale. Les « Golden Dogs » sont nés….

Avec sa couverture et ses inscriptions qui rappellent les titres des disques de hard rock, cette série annonce ses intentions. Proposer un divertissement décalé. « Mon trait est ici plus libre » explique le dessinateur Griffo pour « retrouver la fraicheur de la musique de Led Zeppelin ». Les deux compères semblent beaucoup s’amuser.

Le graphisme dynamique de Griffo permet une entrée facile dans cet univers où chaque personnage cache une part d’ombre. Il s’agit là d’une introduction rythmée. Tout l’enjeu est de savoir si la composition finale sera aussi réussie que les tubes de Led Zeppelin…

Golden Dogs, t1 aux éditions du Lombard.

Scénariste: Stephen Desberg.

Dessin: Griffo.

 

Bourbon street: le come back des papys du jazz

Par srosenfeld dans Aventure, Historique, musique, polar , le 20 juillet 2011 15h37 | Ajouter un commentaire

bb1A la Nouvelle Orléans, Alvin, guitariste-chanteur sirote son bourbon en se demandant pourquoi il n’est pas en tête d’affiche des salles de concert. Nous sommes en 1997 et le bonhomme, dandy vieillissant, commence à en avoir marre de voir les papys cubains du Buena Vista Social Club, multiplier les tournées triomphales. Au fond, il y a peut-être un coup à jouer se dit Alvin. Avec ses potes Oscar et Darrol, d’autres anciens rois du swing, il compte bien reprendre la route. Mais pour réussir ce come-back, il faut 4ème larron, Cornelius, un prince de la trompette, disparu de la circulation depuis des lustres.

Bourbon Street nous replonge dans les années folles de la Nouvelle-Orléans. Nous retrouvons la grande époque du jazz  mais aussi celle de la discrimination. Cet album inventé par un véritable guitariste de jazz, le scénariste Philippe Charlot, est une réussite. Le graphisme réaliste et pointilleux d’Alexis Chabert se marie parfaitement avec un récit qui mélange habillement les périodes historiques sans tomber dans une poussive nostalgie. Il y a du rythme, il y a de l’émotion et l’ombre du fantôme de Louis Armstrong… J’ai beaucoup aimé et je vous invite à découvrir l’interview des deux complices dans mon Studio BD.

Bourbon Street aux éditions Grand Angle.

Scénario: Philippe Charlot.

Dessin: Alexis Chabert.