SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

graphisme

Les Merveilles: l’Antiquité revisitée

Par srosenfeld dans Aventure, graphisme, Historique, policier , le 22 juillet 2014 10h54 | Ajouter un commentaire

 » En une semaine, j’avais tous les récits en tête » m’avoue Luca Blengino. Le scénariste féru d’histoire aime plus que tout se plonger dans sa passion.

Cette série concept autour des 7 merveilles du monde pendant l’Antiquité est partie d’une envie:  raconter les jardins suspendus de Babylone. « Pour moi, c’est l’occasion de faire jouer mon imagination, car nous n’avons pas de description de cette merveille » me précise l’Italien.

Un premier essai qui donne envie à l’éditeur d’élargir finalement la thématique pour le plus grand bonheur de l’auteur.

Le premier tome se concentre sur la statue de Zeus à Olympie. Son créateur, le sculpteur Phidias, cache à l’intérieur un secret. Mais lequel? Alors que les jeux commencent deux athlètes se retrouvent au cœur d’une mystérieuse intrigue: le noble Kionis et Aurelios de Mykonos, le guerrier qui pleure.

Dans le second tome nous suivons le destin  Hesediel, dont les exceptionnelles connaissances en botanique vont faire de lui le jardinier des jardins suspendus de Babylone en 585 avant JC.  Nabuchodonosor, le roi fou,  lui lance un défi mortel. Il a un an pour faire éclore une fleur légendaire. S’il échoue, lui et 99 autres esclaves seront tués.

Voici les deux premières évocations des Merveilles, les autres sortiront dans les prochains mois.  Avec la statue de Zeus, Luca Blengino démontre son savoir-faire en construisant un divertissement entre mythe et réalité. « Je voulais ancrer mes récits dans l’époque  » me dit-il.

Il faut imaginer ce que représentait le monument pour la population: un géant (un Zeus de plus de douze mètres fait d’un mélange d’or et d’ivoire). La sueur et le  sang à Olympie d’un côté, l’élégance des jardins de Babylone de l’autre, le lecteur voyage sans se lasser. Avec son graphisme classique et ses couleurs chaudes, cette plongée dans l’Antiquité séduira les amateurs de bd historique.

Les Merveilles, t1 et 2 aux éditions Delcourt.

Scénario: Luca Blengino.

Dessin: Stefano Andreucci, Roberto Ali.    

 

Errance en mer Rouge

Par srosenfeld dans action, Aventure, biographie, contemporain, graphisme, Historique, peinture, voyage , le 10 mai 2014 09h57 | Ajouter un commentaire

« Il s’agit d’une bd en partie autobiographique » m’explique Joël Alessandra à propos d’Errance en mer Rouge. Le lecteur suit les pas d’un professeur à Djibouti (l’auteur, lui, travaillait pour l’Ambassade de France au centre culturel) qui fait la rencontre d’un baroudeur illuminé et trafiquant dans une zone où sévissent les pirates somaliens.

Alors que le héros imagine se retrouver dans une Afrique de savane avec des girafes, le voilà sur un caillou où la population tente de survivre entre pauvreté, corruption et conflits armés. Au côté de Fred, l’aventurier, l’enseignant en dessin quitte ses crayons pour s’engager dans une voie aussi dangereuse qu’enivrante.

« Fred, c’est Nicolas, une sorte d’Henry de Monfreid moderne » me lance Joël Alessandra. L’auteur fait référence à cet écrivain voyageur français dont les écrits sur la Corne de l’Afrique raconte sa vie de contrebandier (voir « Les secrets de la mer Rouge », « la croisière du hachich » etc…).

Cet bd est un hymne à l’aventure mais aussi une mine d’information pour comprendre la réalité de la Somalie avec ses pirates sanguinaires mais aussi ses pêcheurs victimes de forces qui les dépassent.

L’auteur utilise tout le matériel récolté durant ses différents séjours à Djibouti et ses expériences au côté de son ami pour créer un bd qui navigue entre le reportage de terrain et la fiction. L’intégration de ses dessins et photos à l’intérieur du récit apporte une vrai plus-value.

Sa maîtrise de l’aquarelle évoque les carnets de peintres comme Delacroix. Divertissante et enivrante, cet « Errance en mer Rouge » est un vrai coup de cœur.

Errance en mer Rouge aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Joël Alessandra.

 

Le Horla: la peur au corps

Par srosenfeld dans conte, fantastique, graphisme, Historique, Non classé , le 7 mai 2014 13h11 | Ajouter un commentaire

« J’ai lu la nouvelle de Maupassant lorsque j’avais 12 ans, je vivais sur le lieu de la nouvelle, à quelques centaines de mètres de la forêt dont il est question » m’explique Guillaume Sorel. Autant dire que l’histoire du romancier est un récit ancré dans l’imaginaire de l’auteur. En l’adaptant, le scénariste et dessinateur, réalise un vieux projet qui lui tient à cœur. L’occasion de s’aventurer dans l’univers de l’épouvante.

Le récit débute avec le narrateur qui mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine. Il raconte que soudain d’étranges phénomènes commencent à se produire. Des objets  disparaissent ou se brisent, une fleur s’envole cueillie par une main invisible, une carafe d’eau se vide … Pour notre homme, peu à peu une certitude se fait jour: un être surnaturel et immatériel vit chez lui et se nourrit de ses provisions. Il le baptise le Horla….

Ce conte fantastique de Maupassant invite le lecteur dans  un monde surnaturel. A l’époque, le romancier sombre lui aussi peu à peu dans la folie.  Guillaume Sorel en donne toute la puissance grâce à une économie de mots et une maîtrise graphique impressionnante. « La créature est née par hasard au fur et à mesure de mon dessin lors des différentes étapes du passage à la couleur, dans un intermédiaire, une semi-transparence » me raconte l’artiste.  Au final cette adaptation rend parfaitement l’ambiance de la nouvelle. La bd joue avec nos nerfs tout en traitant de la solitude, du suicide et de la peur de l’invisible. Une réussite.

D’autres révélations dans son interview ci-dessous.

Le Horla aux éditions Rue de Sèvres

Scénario et dessin: Guillaume Sorel.

 

Perico: du polar comme on aime signé Berthet

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, Historique, mafia, polar, policier, thriller , le 27 mars 2014 18h03 | Ajouter un commentaire

Le dessinateur de Pin Up se lance dans un véritable défi. Devenir le chef d’orchestre d’une nouvelle collection de bd dédiée au polar avec une seule signature graphique, la sienne. « Jusqu’ici, c’étaient les scénaristes  qui écrivaient des histoires différentes avec plusieurs dessinateurs, là c’est l’inverse, et je crois que je suis le premier » m’avoue Philippe Berthet.

Avec ses couleurs jaune et noire en référence aux  livres de la « série noire« ,  voici donc Perico, premier album de la Ligne Noire dédiée au polar.

Le récit s’ouvre sur le meurtre d’un Américain à la sortie d’un casino de La Havane, à Cuba.  Un meurtre lié aux affaires du chef de la pègre locale, Santo Trafficante et du président Batista.  De quoi agiter l’île. Sans le savoir, en aidant son frère en cavale, le jeune Joaquin, va se retrouver dans les pires ennuis.

Avec une valise de billets et un flingue, le serveur naïf rêve d’une autre vie. Pourquoi pas avec l’envoutante  Livia, propriété de Santo Trafficante? L’improbable duo s’enfuit alors aux États-Unis avec à leurs trousses des truands sans pitié.

Ce premier volet du diptyque Perico  scénarisé par Régis Hautière comporte tous les ingrédients du polar : corruption, mafia, jolies filles et suspense. Une belle entrée en matière qui se déguste avec avidité tant le graphisme de Philippe Berthet est travaillé. Couleurs chaudes, cadrages efficaces, jeux d’ombres et ligne claire: du très beau dessin. « Vous allez voir ce que vous allez voir » me lance amusé l’auteur qui sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur. Bravo. Jusqu’ici, c’est un sans faute.

Perico, t1 aux éditions Dargaud.

Scénario: Régis Hautière

Dessin: Philippe Berthet.

 

Silas Corey: naissance d’un héros

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, Historique , le 19 mars 2014 14h25 | Ajouter un commentaire

« Ce n’est pas la fin de ses aventures, nous sommes en 1917 et Silas Corey a encore de longues années à vivre » me lance Fabien Nury. Et c’est tant mieux. Le scénariste vient d’inventer un des héros les plus emballant de ces dernières années. Comme le dit, le dos de couverture, sa devise est déjà tout un programme: détective, espion, tueur, héros ou escroc, ça dépend de l’employeur!

Le premier diptyque actuellement en librairie est salué par plusieurs prix du public, signe d’un engouement pour ce personnage haut en couleur. Cheveux blanc, tailleur élégant et canne-épée tranchante, Silas Corey navigue en eaux troubles comme un poisson dans l’eau. Alors que la guerre fait rage, Clemenceau l’engage pour retrouver un message codé.

Notre héros n’hésite pas à faire monter les enchères en se vendant aussi aux services secrets et à une riche industrielle en cheville avec les Allemands. Aidé de son fidèle serviteur Nam, Silas Corey entame une course contre la montre avec un ennemi redoutable, Aquila…

« L’efficacité prime, après si possible, on espère parvenir à une forme de mélancolie » m’explique Fabien Nury. Le scénariste d’ « Il était une fois en France » aime, plus que tout,  se plonger dans les méandres de l’Histoire. Mais il sait aussi que son objectif est d’abord de tenir en haleine son lecteur. Un exercice qu’il maîtrise parfaitement avec cette fiction historique.

A ses côtés, il bénéficie des talents graphiques de Pierre Alary qui se surpasse. Le dessinateur apporte au récit une véritable puissance grâce à un trait élégant et tranchant. Les décors sont magnifiques tout comme les choix des couleurs. « J’avais tendance à vouloir faire sourire Silas mais Fabien voulait un visage froid et distant, j’ai du m’adapter car ce n’est pas dans ma nature! » dit-il avec humour. Le duo réussit un divertissent de haute volée. Du plaisir de la première à la dernière page. Vivement la suite!

Silas Corey, t1 et 2 aux éditions Glénat.

Scénario:  Fabien Nury.

Dessin: Pierre Alary.

 

Golden Dogs: l’esprit rock version voleurs

Par srosenfeld dans action, Aventure, graphisme, Historique, musique , le 15 février 2014 17h34 | Ajouter un commentaire

Étrange bd que « Golden Dogs ». Cette nouvelle série se veut la transposition au XIXème à travers la vie d’un groupe de voleurs à Londres des célèbres musiciens de Led Zepellin. « Je me suis inspiré des personnalités du groupe britannique pour créer mes personnages, Jimmy Page est par exemple le leader du groupe, le cérébral féru d’ésotérisme, Fanny est Robert Plant, plus romantique. » explique Stephen Desberg. Fanny donne d’ailleurs le titre au premier chapitre d’un récit prévu en 4 parties.

Dès la première page,  le lecteur plonge dans les bas-fonds de Londres en 1820. Dans la ville, le pouvoir se partage alors entre deux forces opposées. D’un côté, le sévère et omnipotent juge Aaron qui pend haut et court les voleurs. De l’autre, la bande des “Black birds” des jumeaux Horlow qui viole et tue les nantis.

Mais de nouveaux visages vont faire basculer cet équilibre. James Orwood, un jeune et mystérieux dandy, va créer une nouvelle équipe composée de Fanny la prostituée, de Laria-Lario, le castra et de Lucrèce, ex-prisonnière en cavale. Les « Golden Dogs » sont nés….

Avec sa couverture et ses inscriptions qui rappellent les titres des disques de hard rock, cette série annonce ses intentions. Proposer un divertissement décalé. « Mon trait est ici plus libre » explique le dessinateur Griffo pour « retrouver la fraicheur de la musique de Led Zeppelin ». Les deux compères semblent beaucoup s’amuser.

Le graphisme dynamique de Griffo permet une entrée facile dans cet univers où chaque personnage cache une part d’ombre. Il s’agit là d’une introduction rythmée. Tout l’enjeu est de savoir si la composition finale sera aussi réussie que les tubes de Led Zeppelin…

Golden Dogs, t1 aux éditions du Lombard.

Scénariste: Stephen Desberg.

Dessin: Griffo.

 

Charly 9: roi bouffon et massacreur

Par srosenfeld dans graphisme, Historique, Humour, plus de 16 ans , le 10 février 2014 16h38 | Ajouter un commentaire

« Pour me lancer en solo, il me fallait quelque chose de fort comme adapter un livre de Jean Teulé »  me lance Richard Guérineau.

Le dessinateur du Chant des Stryges désormais aussi scénariste pense alors au roman Mangez-le si vous voulez mais son éditeur trouve cela trop « trash », ce sera donc Charly 9, le roi massacreur de la Saint-Barthélemy et son fameux « tuez-les tous! »

Le personnage est un être aussi excessif que fascinant. Manipulé par sa mère Catherine de Médicis et son frère  trop maquillé  Henri, Charles IX endosse la responsabilité du massacre qui va le ronger jusqu’à la mort.

Il a 22 ans, ne pense qu’à chasser et s’occuper de sa maîtresse (protestante!) lorsqu’il décide l’une des pires boucheries de l’Histoire. Rongé par la culpabilité, monarque aux manies étranges, il se fait dévorer par sa psychose.

Comme l’explique Richard Guérineau, « non content d’être fou, il n’a que de mauvaises idées: faire de la fausse monnaie, changer la date du début d’année du 1er avril au 1er janvier  avec comme conséquence de faire mourir de froid son peuple  car les paysans gardent la tradition de la fête originelle en s’habillant légèrement. »

Ses sujets se vengeront d’ailleurs en faisant du 1er avril un jour de moqueries avec un poisson dans le dos…

Cette bd retranscrit avec précision le ton moqueur de Jean Teulé. Un texte truculent qui trouve une place de choix dans un graphisme audacieux où se mélange plusieurs styles (portraits académiques, actions débridées et incursion dans le monde Peyo).

L’auteur retranscrit l’ambiance de l’époque en y  apportant une touche contemporaine. La Reine Margot est une gothique avant l’heure, Charly 9, un esprit punk, Henry ressemble à Marilyn Manson.

Un réussite qui méritait bien une sélection au Festival d’Angoulême.

Charly 9 aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Richard Guérineau.

 

Le Siècle d’Eva: l’Histoire revisitée par un ange

Par srosenfeld dans anticipation, contemporain, graphisme, Historique , le 19 janvier 2014 15h24 | Ajouter un commentaire

En 1997, Bernard Yslaire, alors en pleine gloire avec la série « Sambre » se lance dans un projet personnel d’avant-garde. Il imagine une bd dont le support est d’abord numérique à travers un internet balbutiant, pour relire le XXè siècle à sa façon. Un choix audacieux qui aboutit à 6 albums  qui marque les esprits par une présentation graphisme révolutionnaire pour l’époque. Une œuvre qui ressort aujourd’hui avec des ajouts pour mieux apprécier la portée du travail de l’auteur.

« J’ai essayé de trouver un lien à tous ces événements comme si on allait vers quelque chose de mieux » m’explique Bernard Yslaire.  L’artiste tente de trouver un fil rouge positif dans une période qui mêle horreurs guerrières et espoirs d’un monde plus humain et plus juste. Pour cela il s’appuie sur deux ressorts.

Le premier, son héroïne Eva, psychothérapeute qui a connu Freud, âgée de 97 ans et qui tente de reconstituer sa mémoire qui l’abandonne. De l’autre, les photographies les plus marquantes du XX ème siècle, qui constituent une lecture en images de l’Histoire et qui imprègnent toujours l’imaginaire collectif. Et cela se fait à travers l’envoi d’émails envoyés par @anonymous.

A l’époque le mouvement hacker « Anonymous » n’existe pas. Bernard Yslaire est le premier a déposer le nom sur internet. Confronté à la perte d’une partie de son travail suite à l’évolution des ordinateurs, le créateur du « XXème ciel.com » va donc récupérer un maximum d’éléments pour aboutir aujourd’hui à cette intégrale qui se lit dans les deux sens (double récit) avec des explications  sur sa genèse. Original, passionnant, novateur, visuellement magnifique, cette bd est incontournable.

Le Siècle d’Eva aux éditions Casterman

Scénario et dessin: Yslaire.

 

Le pilote à l’Edelweiss: pilotage et troussage de jupons

Par srosenfeld dans action, Aventure, érotisme, graphisme, Historique , le 14 janvier 2014 14h13 | Ajouter un commentaire

Fin de la trilogie, « le pilote à l’Edelweiss » consacrée à l’aviation durant la Première Guerre Mondiale. Un final en apothéose qui permet de dénouer les fils d’une intrigue qui met en scène deux jumeaux aviateurs. « Dès le départ, avec Romain, nous avons choisi un récit en forme de puzzle où deux frères aux physiques identiques mais aux caractères opposés échangent leur identité » m’explique le scénariste Yann.

Une déconstruction risquée mais qui s’avère payante pour éviter une histoire trop linéaire. Surtout, Yann et Romain, le dessinateur,  partagent le même goût pour les belles « carrosseries« , que ce soient les avions, les voitures ou les femmes. De quoi offrir des pages aussi spectaculaires que sensuelles.

Nous sommes en 1918. Depuis plus de quatre ans, la grande boucherie poursuit ses ravages dans les tranchées et dans les combats aériens. Henri Castillac n’est pas épargné. A l’hôpital, bloqué dans son lit, il commence à regretter la substitution d’identité qu’il a effectuée avec son frère jumeau.

Redevenu, grâce à ce subterfuge, pilote au sein des Cigognes, Alphonse aligne victoire sur victoire. Malheureusement, à cause de cette substitution, il ne peut reconquérir le cœur de Valentine sans dévoiler la supercherie. Alors qu’il s’apprête à affronter son plus impitoyable adversaire, Erik,  « le Pilote à l’Edelweiss », dans un duel à très haute altitude, une autre femme le hante, l’énigmatique Walburga !

« Mon père est un ancien pilote de l’armée et je suis moi-même pilote à mes heures perdues » me confie Romain Hugault. Le dessinateur maîtrise à la perfection cet univers. Son soucis du détail lui permet d’évoquer, par exemple, les inventions durant les années 1916-1918 : une bombonne d’oxygène pour respirer en haute altitude ou une combinaison chauffante.

« Ce n’est qu’une évocation sans explication pesante car l’objectif reste l’action et le divertissement » précise Romain. « Un vrai plaisir pour un scénariste »  ajoute avec malice Yann car « Romain se tape tout le boulot, je n’écris presque rien! ». Avec ses personnages attachants et son graphisme impressionnant de justesse, cette trilogie est une réussite qui plaira à tous, fan d’avion ou pas.

Le pilote à l’Edelweiss, t1,2 et 3 aux éditions Paquet.

Scénario: Yann.

Dessin: Romain Hugault.

 

Zombillénium: liquidation monstre

Par srosenfeld dans action, fantastique, graphisme, science fiction, vampire , le 22 décembre 2013 19h00 | Ajouter un commentaire

Arthur De Pins continue avec délice à dénoncer les ravages du capitalisme financier version zombie. Son terrain de jeux est un parc d’attraction pas comme les autres, qui sous couvert de faire peur aux humains, abritent de véritables monstres. Jusque là, le patron, le vampire bienveillant Francis, évitait que soit versé la moindre goutte des sang… Erreur.

Le directeur ne remplit plus les objectifs de ses actionnaires. Ils lui envoient Bohémond Jaggar de Rochambeau, chargé de mettre de l’ordre.

Behemoth  attend son comptant d’âmes. Francis, obligé de courber l’échine devant ce consultant tout-puissant se retrouve en burn out.

« Cette bd illustre ce qu’a vécu mon père, un directeur plutôt paternaliste, qui s’est retrouvé licencié du jour au lendemain pour ne pas avoir été assez offensif » m’explique Arthur De Pins.

L’auteur n’hésite pas à critiquer les dérives de l’économie actuelle qui jette les employés comme des mouchoirs. Une critique mais pas une leçon de morale. L’humour et la légèreté sont toujours là pour illustrer le propos. Cet album reste un divertissement.

La technique de dessin d’Arthur De Pins (sorte de patchwork sur ordinateur) permet de créer des scènes spectaculaires et décalées. « Il y a un côté intellectuel mais c’est quelque chose que je fais avec les tripes plutôt qu’avec le cerveau » précise le scénariste. Et le résultat ne déçoit pas. A suivre.

Zombillénium t3 aux éditions Dupuis.

Scénario et dessin: Arthur De Pins.