SiteSelector

graphisme

Kongo: plongée au coeur de Conrad

Par srosenfeld dans Aventure, Congo, graphisme, voyage , le 31 mars 2013 17h08 | Ajouter un commentaire

Un livre plus qu’une bd, un voyage plus qu’une lecture. Une expérience graphique. « Kongo » sort des sentiers battus à l’image de son héros, Joseph Conrad. Celui qui n’est pas encore écrivain va vivre une aventure extraordinaire au Congo alors propriété du Roi Léopold II.

Grâce à l’entremise d’un membre de sa famille, le jeune lieutenant de la marine marchande accepte un contrat pour diriger un bateau sur le fleuve Congo. Celui qui a connu l’Indochine découvre une réalité aussi surprenante que brutale. De cette expérience, il va en tirer son chef d’œuvre « Au cœur des ténébres » publié en 1899.

S’appuyant sur les lèvres envoyés par Joseph Conrad à sa famille, le scénariste Christian Perrissin nous emmène dans un récit d’aventure où le lecteur suit pas à pas le périple de l’ancien immigré Polonais. Une histoire qui prend son temps pour mieux appréhender le sentiment qu’a pu avoir Joseph Conrad au fur et à mesure de son voyage au coeur de la jungle.

Une atmosphère oppressante chère au dessinateur Tom Tirabosco qui opte pour un graphisme noir et blanc puissant. Le duo va mettre près de deux ans et demi pour accoucher de « Kongo ». Un très beau livre, sans concession, qui plaira aux amateurs de voyage et aux amoureux du continent africain.

Kongo aux éditions Futuropolis.

Scénario: Christian Perrissin.

Dessin: Tom Tirabosco.

 

 

Le décalage: le héros disparaît, les pages se déchirent…

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, graphisme , le 17 mars 2013 17h22 | Ajouter un commentaire

Marc-Antoine Mathieu est un auteur à part en BD. Scénariste et dessinateur, il invente constamment des formes de récit pour surprendre le lecteur. Et cette fois-ci, il a fait très fort. Très fort.

Il a déchiré volontairement des pages au milieu de son récit. Un acte volontaire, un cataclysme qui s’insère dans une histoire où le personnage principal a disparu. D’ailleurs, rien ne commence normalement puisque l’album débute page sept. La couverture n’est plus là où plutôt si,  plus loin, car tout est décalé dans ce « décalage ».

Cette sixième aventure de Juluius Corentin Acquefacques est une expérience visuelle réjouissante pour ceux qui veulent s’en donner la peine. Ici, tout est prétexte à jeux. Une vrai récréation, « un divertissement intelligent » comme dit son créateur. Chacun est invité à suivre l’errance du héros en quête de sa propre épaisseur, et les pérégrinations des personnages secondaires en quête de leur histoire…

Mais trêve de long discours, regardez l’interview ci-dessous et vous serez tout ou presque.

Le décalage aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Marc-Antoine Mathieu.

 

 

La Marque Jacobs: biographie d’un dessinateur à voix, inventeur de Blake et Mortimer

Par srosenfeld dans biographie, graphisme, Historique , le 5 décembre 2012 18h59 | Ajouter un commentaire

Edgar P. Jacobs fait partie des maîtres du 9ème art. Contemporain d’Hergé, dont il a été un collaborateur et un ami avant de devenir un concurrent avec la création des aventures de Blake et Mortimer, l’homme se révèle un touche-à-tout étonnant. « Un créateur » comme l’explique Rodolphe, avec de multiples talents. Dans La Marque Jacobs, le lecteur découvre un destin passionnant qui traverse le XXème siècle: les deux guerres mondiales, l’épuration, la société de consommation et les évolutions techniques. « Il a du connaitre les postes à galène et il termine avec la télévision qui vient le filmer chez lui » précise le scénariste.

Mais la grande révélation dans cette biographie à bulles est la voix du créateur de La Marque Jaune. Le grand public, sait-il que Edgard P. Jacobs est un chanteur d’opéra professionnel dont la carrière est fulgurante durant l’entre-deux-guerres. Son avenir bascule car il doit quitter Lille où il se produit régulièrement pour des questions de quota. Et de se retrouver à Bruxelles pour ensuite créer en 1946, le nouveau Journal de Tintin qui publie Le Secret de l’Espadon par planches hebdomadaires. De sa naissance à sa mort, ce génie amoureux (Ninie est la femme de sa vie), se révèle une personnalité d’une grande originalité.

Ce récit s’avère très plaisant à découvrir. Rodolphe réussit à synthétiser les grands moments de la vie de l’auteur. Le scénariste lui voue une véritable admiration et cela se sent. « Il avait l’art de créer des ambiances et des atmosphères qui prenaient le lecteur » me dit-il. Un élément, qui aujourd’hui encore, inspire le travail de Rodolphe dans la bd. Le dessinateur Alloing propose ici un graphisme dans l’esprit d’Edgar P. Jacobs. Une façon de saluer le maître sans le copier. Un album qui mérite de trouver sa place aux cotés de ceux de son inspirateur. Et pour aller plus loin, je vous invite à écouter notre duo dans mon studio ci-dessous.

 La Marque Jacobs aux éditions Delcourt.

Scénario: Rodolphe.

Dessin: Alloing.

 

 

Billy Brouillard: le héros qui résonne en nous

Par srosenfeld dans Aventure, Enfants, fantastique, graphisme, Humour , le 11 novembre 2012 15h10 | Ajouter un commentaire

« Billy Brouillard » est une série hors du commun qui invente un nouveau lexique graphique pour vous emporter dans son imaginaire. Guillaume Bianco, son auteur, cache, derrière sa nonchalance affichée, un esprit vif et un savoir encyclopédique qui trouve dans le 9ème art une nouvelle forme d’exutoire. Il faut avoir dans les mains un de ses « objets » (la bd fait près de 130 pages) pour comprendre que l’on a à faire à quelque chose de très spécial. « Il n’y rien de plus triste que de perdre son imaginaire » m’explique l’auteur. « La vie est faite d’expériences visibles ou invisibles » ajoute-t-il.

Billy Brouillard n’est pas un garçon comme les autres. Lorsqu’il enlève ses lunettes, il voit des choses extraordinaires que ne perçoivent pas les adultes, il a un don de « trouble vue ». Une faculté qui l’empêche quelque fois de vivre sa vie comme les autres, alors dans ce troisième opus, il préfère remettre ses lunettes.  L’occasion pour lui de profiter pleinement de ses vacances  au bord de la mer chez Mémé Sardine. Il fait une rencontre curieuse avec une fillette de son âge au caractère bien trempé qui se prétend une sirène! Elle s’appelle Prune et ne cesse de vouloir réveiller l’imaginaire de Billy, jusqu’ici en vain. Mais voilà que Prune est enlevée par des monstres aquatiques ! Retenue prisonnière dans les abysses infernaux, ses heures sont comptées… Billy commence à ressentir un « je ne sais quoi » pour la belle, un sentiment qui s’appelle l’amour. De quoi vous donner envie de redevenir un héros.

Le chant des sirènes se lit de plusieurs façons. Soit de la première à la dernière page, soit en le feuilletant au hasard, soit en choisissant des thèmes graphiques. Car cet album est aussi bien un conte illustré qu’une bd classique. Guillaume Bianco alterne les histoires courtes avec de petites anecdotes, des fiches pratiques, des extraits de journaux, diverses informations sous forme de planches explicatives (séduire une fille…) et des poèmes. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce mélange hétéroclite possède une véritable cohérence et a le mérite de faire fonctionner les méninges. « J’essaie de garder l’émerveillement de l’enfance dans mon quotidien ».  Billy Brouillard résonne comme le héros qui sommeille en vous (en nous), lointain (proche) souvenir de notre enfance.

 Billy Brouillard, t3 aux éditions Soleil.

Scénario et dessin: Guillaume Bianco.

Les couloirs de l’Entretemps: Cyann revient séduire les lecteurs

Par srosenfeld dans action, anticipation, graphisme, science fiction , le 10 novembre 2012 09h28 | Ajouter un commentaire

  »Javais besoin de cette coupure » m’explique François Bourgeon. Une façon pour l’auteur de retrouver avec son complice Claude Lacroix, un nouveau souffle me confie le créateur des Passagers du vent. 5 ans après la sortie du tome 4 du « Cycle de Cyann », les fans peuvent enfin retrouver leur héroïne. Et le résultat est à la hauteur de l’attente comme en atteste le succès immédiat de l’album « Les couloirs de l’Entretemps » dans les librairies. François Bourgeon leur en est reconnaissant car comme il me le confie « le succès me permet d’être libre et de prendre le temps ce que ne peuvent s’offrir d’autres auteurs, malheureusement ».

L’Entretemps est le nom du vaisseau spatial dans lequel Cyann s’est embarquée après avoir fui Marcade. La belle rebelle ne rêve plus maintenant que de retrouver sa planète Olh. De retour sur sa planète natale, elle retrouve sa jeune sœur Azurée qui est alors en prison. Après l’avoir libérée, Cyann réalise que sa destinée reste encore bien aléatoire. Elle doit regagner la sinistre Marcade pour y tenir une promesse…Et se confronter à son pire ennemi.

Pas de désillusion, ce nouvel opus continue de faire de cette saga une référence. Le dessin est superbe. Soucis du détail, cadrage intelligents et lisibles, tout est harmonieux. Un beau travail d’orfèvre. Les deux compères n’ont pas perdu la main. « Des maquettes avaient déjà été faites lors des précédents albums pour les planètes ce qui nous a aidé pour la mise en image et les éclairages, il a par contre fallu construire le vaisseau » précise François Bourgeon. Dès la première planche, le lecteur se retrouve embarqué dans l’aventure sur les pas de l’héroïne. Voyages à travers le temps, créatures étranges (l’animal bizarre de l’Entretemps), soldats, robots et décors féeriques, la richesse de cet album donne le tournis. De la grande BD!

Le Cycle de Cyann, Les couloirs de l’Entretemps, t5 aux éditions 12 bis.

Scénario et dessin: Bourgeon/ Lacroix

 

Du vent sous les pieds emporte mes pas: vivre sa vocation

Par srosenfeld dans Aventure, conte, graphisme, Historique , le 8 juillet 2012 09h10 | Ajouter un commentaire

5087_cLa vocation d’artiste naît souvent dans l’enfance. Cette histoire nous raconte ce cheminement en invitant les lecteurs à suivre les pas de Léon. Alors que la première guerre s’annonce, ce gamin qui préfère faire les quatre cents coups avec son pote Fernand qu’aller à l’école, découvre un étrange bateau échoué au milieu de nulle part. À son bord, un vieil homme, un peu bourru, qui va faire découvrir à Léon le plaisir du dessin et de la couleur.

Mais ce bonheur est de courte durée. La maman du garçon décède subitement. Perdu, se sentant de plus en plus en décalage avec le monde qui l’entoure, Léon va se réfugier dans le dessin et tomber amoureux de la plus belle fille du village. Mais le destin fait perdre sa muse  à notre héros emporté par la violence des hommes….

« Je porte cette histoire depuis des années » m’explique Gaëtan Brynaert.  Comme souvent, le projet reste dans les tiroirs jusqu’à sa rencontre avec le scénariste Frédéric Castadot.  Une solide amitié se créer entre les deux Bruxellois qui décident de concrétiser « Du vent sous les pieds emporte mes pas ». Le récit séduit d’emblée par son élégance. Les dialogues sont bien construits et les personnages attachants.

Le choix de la couleur directe est judicieux car il renvoie naturellement à l’initiation du héros au dessin. Au début prévu en deux tomes, la BD est finalement synthétisée en un one shot en cours de création ce qui se ressent un peu sur la fin. Cela ne gâche pourtant pas le plaisir de la lecture pour ces jeunes artistes en devenir. « Je ne sais si j’ai réussi », me dit Gaëtan Brynaert « mais je crois que j’ai accompli quelque chose ». Une belle découverte par de jeunes auteurs encore en devenir.

Du vent sous les pieds emporte mes pas aux éditions Quadrants.

Scénario: Frédéric Castadot.

Dessin: Gaëtan Brynaert.

La mort de Staline: les successeurs s’entretuent

Par srosenfeld dans action, graphisme, Historique , le 7 juillet 2012 17h54 | Ajouter un commentaire

couverture_bd_9782205068221Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l’homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fait une attaque cérébrale. Il est déclaré mort deux jours plus tard. Car durant ces deux jours, une lutte acharnée se joue en coulisse pour le pouvoir suprême. Autour de la table des êtres sans scrupules tentent de sonder leurs « camarades » pour savoir si leur nom n’est pas le prochain sur la listes des fusillées.

Après un premier acte (tome 1) où Béria semble prendre l’avantage sur Khrouchtchev, la suite s’annonce sanglante… Traîtrise, manipulation sur fond d’enterrement « grand guignolesque », les masques tombent peu à peu…

« J’ai toujours eu envie de faire quelque chose sur cette période » m’explique le dessinateur Thierry Robin « j’avais même commencer à écrire un livre dessus » et puis « Fabien est venu avec son projet et on s’est tout de suite trouvé ».  Il faut dire que le scénario de l’auteur d« Il était une fois en France » a l’art de transformer des faits réels en un récit haletant. Cette plongée dans la Russie stalinienne est particulièrement saisissante. La perversité des dirigeants et l’inhumanité du totalitarisme transpirent à chaque page.

Le graphisme qui passe de l’intime au grandiose dans une festival de rouge et de noir donne une dimension supplémentaire à ce diptyque d’une grande tenue. « Il fallait des visages à la fois proches des photos de l’époque et grotesques » me précise Thierry Robin pour « ne pas oublier que ces hommes ont tous du sang sur les mains« . Une BD de qualité à lire aussi bien pour les férus d’histoire que les fans de suspens.

La mort de Staline, t1 et 2 aux éditions Dargaud.

Scénario: Fabien Nury.

Dessin: Thierry Robin.

La Complainte des Landes Perdues: une réussite de la première à la dernière page

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, graphisme, Heroïc Fantasy, Historique , le 5 juillet 2012 15h26 | Ajouter un commentaire

9782505013877-couv-i400x523Cela fait 4 ans que les fans attendent avec impatience la suite du deuxième cycle de la « Complainte des Landes Perdues« . Et leur attente ne va pas être déçue. « C’était no limit au niveau de l’imagination » me raconte le dessinateur Philippe Delaby avec malice. De l’aventure donc avec un grand A.

Nous avions laissé notre héros, le jeune Seamus en pleine transformation, le novice était devenu par la grâce de la Fée Sanctus un Chevalier du Pardon. Mais cela avait conduit au sacrifice de celle-ci qui semble s’être réincarnée ailleurs mais où. La quête se poursuit donc pour Seamus alors que ses compagnons tentent de leur côté de comprendre quelles sont les forces du Mal qui tentent de reconquérir leurs territoires sauvages. L’un des plus dangers se nomme le Guinea Lord, un être sanguinaire et sans faille… La lutte prend désormais une dimension épique.

En reprenant la suite de son univers crée au départ avec Rosinski, Jean Dufaux tentait le pari de maintenir la qualité exceptionnelle qui avait fait le succès du premier cycle de la « Complainte des Landes Perdues » avec son héroïne Sioban. Un défi qu’il avait décidé de relever avec son complice Philippe Delaby, le dessinateur de Murena, son autre série phare. Plus riche, plus sombre, plus complexe, l’intrigue a gagné en intensité. Le graphisme est de toute beauté aussi bien dans les détails des visages des personnages (hommes, fées ou monstres) que dans la richesse des décors des nombreux paysages. Le rythme est intense et il est clair que des questions sont sans réponse même si des clés apparaissent peu à peu. « Nous sommes comme deux ados » m’avouent le dessinateur qui dit avoir eu un plaisir fou sur cet album. Un enthousiasme qui transparaît à chaque page de ce tome 3 qui est une réussite de la première à la dernière page.

La Complainte des Landes Perdues, t3, la Fée Sanctus aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Philippe Delaby.

Asgard: Moby Dick version viking

Par srosenfeld dans Aventure, graphisme, voyage , le 10 mai 2012 14h02 | Ajouter un commentaire

asgard« J’avais envie d’une histoire à la croisée de Moby dick et des Dents de la mer » me lance avec malice Xavier Dorison. Le scénariste s’allie donc au dessinateur Ralph Meyer pour nous offrir un récit haut couleur avec un héros hors norme au sens strict un terme. Nous partons à la rencontre d’un « skräeling ».

Dans le monde viking, ce nom désigne un infirme de naissance, autant dire une malédiction. Pourtant, Asgard, ancien guerrier de la Hilde, surnommé Pied-de-fer à cause de sa jambe d’acier, est le plus grand chasseur du Fjördland.

Embarqué sur un drakkar de fortune, il se lance à la poursuite d’un monstre marin mystérieux qui massacre les pêcheurs. Tandis qu’ils s’enfoncent dans les fjörds glacés, ses compagnons de voyage se persuadent que la créature qu’ils poursuivent est le serpent-monde, dont la venue annonce la fin du monde, Le Ragna Rök…

Après des séries comme WEST ou le one shot XIII Mystery, la mangouste, Xavier Dorison m’explique dans mon studio BD qu’il voulait « aller vers une histoire plus naturaliste dans l’esprit d’un film comme Jérémiah Johnson ». L’occasion pour son complice le dessinateur Ralph Meyer de « sortir des univers urbain pour un graphisme plus naturaliste ». Le duo nous propose un savant mélange d’action et de réflexion sur une civilisation en décrépitude.  Une vraie réussite.

Scénario: Xavier Dorison.

Dessin: Ralph Meyer.

Kiliana song: un esprit voyageur dans un archipel du Kenya

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, graphisme, voyage , le 15 avril 2012 16h44 | Ajouter un commentaire

resize_arr_bigimage_640kilianaNaïm, est un gamin dégourdi d’une dizaine d’années qui préfère aller chercher le qat (plante à effet euphorisant) pour un grand-père qui lui raconte de belles histoires que d’éplucher les crevettes d’un patron violent. Il passe une grande partie de son temps à courir dans les ruelles et sur les toits du petit port pour échapper à son frère qui désespère d’en faire un élève assidu de l’école coranique.

Il croise les expatriés blancs qui s’enrichissent grâce à différentes magouilles et profitent des femmes dans le besoin comme des drogues à bon marché. Un jour, il croise un gardien des secrets ancestraux. Le petit garçon curieux se retrouve embarquer dans une étrange aventure… une ballade initiatique, « Kiliana song »…

Benjamin Flao est un amoureux de ces contrées où la mer est source de vie. L’auteur a fait trois séjours au Kenya dans l’archipel de Lamu. Il m’explique dans mon studio qu’il avait l’habitude d’envoyer des dessins comme « carte postale » à ses amis pour leur raconter ce qu’il vivait. Et puis, un jour, il s’est dit qu’avec tout ce qu’il avait vécu peut-être qu’il était possible d’en faire une bd. Et voilà comment est né « Kiliana song ». En prenant comme fil conducteur, Naïm, Benjamin Flao nous entraîne à travers sa course dans le quotidien des habitants de cet archipel méconnu. Un récit captivant et très juste. Le dessin et les mots se marient avec intelligence dans ce bel album de voyage. Je vous invite à écouter l’interview de Benjamin Flao dans mon studio pour achever de vous convaincre d’acheter cet album coloré au goût de sable chaud…

Kiliana Song aux éditions Futuropolis

Scénario et dessin: Benjamin Flao.