SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

générationnel

Lucky Luke fait la nounou !

Par srosenfeld dans action, Aventure, Enfants, générationnel, Humour, western , le 12 novembre 2014 14h18 | Ajouter un commentaire

Un nouvel album de Lucky Luke reste toujours un évènement. Et heureusement, depuis la mort de Morris, ses plus grands fans (Achdé, Gerra et Pessis) perpétuent le mythe ancré dans nos souvenirs d’enfance. Le piège consiste à rester prisonnier d’un monde où les personnages et les décors sont gravés dans le marbre du 9ème art. Et miracle, la magie fonctionne avec « les tontons Dalton« . Comme le dit le dessinateur Achdé : « pire que les indiens, pire que les outlaws, un enfant! »

Tout commence avec nos Daltons préférés qui comme à leur habitude végètent en prison. Mais voilà que nos desperados apprennent qu’ils sont tontons d’un petit garçon dont ils doivent momentanément assurer l’éducation. A la clé peut-être un magot! Seul problème, Lucky Luke, qui, a son corps défendant doit devenir nounou!  Toute cette petite « famille » débarque à Rupin City où les habitants ne voient pas d’un bon œil ces étrangers…

« Cette histoire s’inspire du film les Tontons Flingueurs mais ce n’est pas un remake juste un emballage pour avoir un univers différent » explique le scénariste Jacques Pessis. Les auteurs, bien sûr, n’hésitent pas à remettre des répliques cultes (« Il connaît pas Raoul! ») et des scènes inoubliables comme celle de la cuisine avec une Ma Dalton d’anthologie. L’humour de Laurent Gerra transparait dans les dialogues. Drôle et tendre à la fois, cet album se lit comme une friandise. Ou à boire cul sec!

Pour tout comprendre, je vous invite à écouter et regarder Achdé et Pessis dans mon studio BD.

Lucky Luke, les Tontons Dalton aux éditions Lucky Comics

Scénario: Gerra, Plessis

Dessin: Achdé.

 

We are family: deux mamans racontent…

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Enfants, générationnel, Humour , le 17 juillet 2013 18h01 | Ajouter un commentaire

Du plaisir, de la détente, de l’humour, « We are family » a tout de la nouvelle série qui va séduire petits et grands. Leurs auteurs, Marie Pavlenko  et Teresa Valero, deux mamans, s’inspirent de leur vie quotidienne pour raconter à travers de multiples gags la réalité… les enfants on adore et on les déteste (parfois)! Toutes d’eux ont puisé dans leurs blogs respectifs, en France pour Marie et en Espagne pour Teresa. Mais l’essentiel du travail d’écriture vient de Marie, « We are family » est sa famille.

En tête d’affiche, vous avez deux garnements, Têtard et Mini Troll. L’un parle tout le temps, l’autre tape sur tout ce qui bouge avec sa hache en plastique en affrontant des ennemis imaginaires. Au cœur de ce tourbillon, les parents, plutôt cool et compréhensifs,tentent de mettre un semblant d’ordre en évitant de trop éclater de rire. La bonne humeur et la tendresse sont omniprésentes et chaque situation sent le vécu: médicament impossible à faire avaler, activité peinture sur tous les murs etc.. J’aime aussi ces remarques adorables: « maman, je t’aime, tu sens le fromage ».

Le graphisme de Teresa Valero entre réalisme et personnages de dessin animé fonctionne à merveille. Ce duo féminin réussit un beau pari en se trouvant une place de choix dans ce créneau bd très recherché. Bonne route.

We are family aux éditions Delcourt.

Scénariste: Marie Pavlenko.

Dessin: Teresa Valero.

 

 

La Dynastie Donald Duck: l’intégrale qui ne prend pas une ride !

Par srosenfeld dans Aventure, comics, Enfants, générationnel , le 10 mai 2012 15h07 | Ajouter un commentaire

9782723480185Donald est le canard le plus célèbre de notre imaginaire des deux côtés de l’Atlantique. Une icône à la fois proche de nous et en même temps d’un âge canonique!

A l’origine de Donald, de l’oncle Picsou et des terribles Rappetous, il y a un homme, Carl Barks. Ancien pote de Disney avant de prendre son indépendance, cet Américain au tempérament aussi colérique que son personnage fétiche est une légende du 9ème art. Grâce aux éditions Glénat, l’intégrale de son œuvre en 24 volumes sort depuis des mois régulièrement en librairie. Un vrai bonheur de collectionneur et une redécouverte pour les autres.

Mais à l’exemple des films classiques qui bénéficient d’une édition Blu Ray, cette collection est particulièrement soignée. A la direction, un autre créateur, Ulrich Schröder. Dessinateur d’origine Allemande, il perpétue la tradition de Donald à travers le monde. « Je dessine avec les propres plumes de Carl Barks «  m’explique ce passionné dans mon studio BD. Il me raconte que dès l’enfance, il invente des histoires inspirées de l’univers de Donald.  A l’heure des choix me dit-il, « j’ai décidé de ne pas faire un métier sérieux comme policier mais d’être dessinateur » me raconte-il non sans humour. Mais je vous laisse le plaisir de découvrir sa passionnante histoire ainsi que son travail après cet article.

Pour revenir à notre intégrale, il faut saluer la mise en couleur particulièrement réussie et surtout l’ajout régulier de textes pour contextualiser les histoires de Donald et consorts. Car les aventures de nos héros à becs jaunes sont loin d’être anodines. Carl Barks profite de sa liberté de ton pour dénoncer les travers de la société américaine mais aussi sa course à la modernisation sans perdre pour autant son esprit d’enfant. Avec son format pratique, ces bds s’emportent en vacances facilement pour un bon moment de détente en famille.

La Dynastie Donald Duck, l’intégrale

Scénario et dessin: Carl Barks.

Masqué: un super héros européen

4914_c« Le super héros européen existe, il a disparu durant la Seconde Guerre mondiale pour se créer aux États-Unis, il s’agit désormais de le réveiller » me lance Serge Lehman dans mon studio. Le scénariste de Masqué ne cache pas une certaine ambition. Plutôt que de recycler le mythe sous influence américaine, il utilise les racines de l’histoire européenne pour inventer son propre super héros. Inspiré par la noirceur du Fantomas original et non par la caricature cinéma des films de De Funès, l’auteur plonge le lecteur dans un Paris futuriste mais graphiquement encore proche de celui qui existe aujourd’hui. Au cœur de cette histoire, un soldat.

Blessé au cours d’une mission dans le Caucase, le sergent Frank Braffort regagne Paris après six ans d’absence. Il découvre une ville en pleine mutation orchestrée par le Préfet Beauregard : Paris-Métropole. Une ville où le gigantisme rétro fait fureur et où se multiplient les anomalies, évènements mystérieux que nul ne peut expliquer. Cela va de l’apparition du surfeur d’argent à la projection la nuit d’une image gigantesque d’un homme masqué habillé en dandy en passant par des êtres mécaniques… Des forces étranges semblent en action sans que personne ne comprenne leur objectif ni leur évolution. Braffort semble connecté à ces éléments  au point de le transformer…

« La puissance des Etats-Unis est née de l’aviation et naturellement ses super héros trouvent leur place dans les airs, la France, elle, trouve sa force dans son histoire, ses fondations, ses super héros ne peuvent naitre que du sous-sol » me raconte Serge Lehman. Et effectivement le récit nous entraine dans les égouts de Paris. Mais cela n’est qu’une étape. Le scénariste réussit dès les premières planches à susciter  la curiosité. Aidé par le graphisme très réaliste et précis de Stéphane Créty, il construit une histoire crédible. Cela va très vite. Les personnages, les situations, le mode de vie, les anomalies. De quoi demander une seconde lecture pour apprécier toute la richesse de l’univers qui se met en place. Ce premier tome d’une série qui doit en compter quatre est sans conteste à la hauteur des ambitions de ses auteurs. L’évènement de ce début d’année.

Masqué aux éditions Delcourt.

Scénario: Serge Lehman.

Dessin: Stéphane Créty.

Kid Paddle: ça va saigner!

Par srosenfeld dans générationnel, Humour , le 18 septembre 2011 13h48 | Ajouter un commentaire

kid-paddle-tome-12-panik-room-225719Après 4 ans d’absence et des fans impatients, Kid Paddle revient hanter les cours de récréation et les librairies. Midam, le créateur du gamin fan de jeux vidéo a mis le temps pour sortir ce douzième album intitulé « Panik Room ». Il faut dire que l’auteur était bien occupé en lançant sa propre maison d’édition MadFabrik. Tiré à 450 000 exemplaires  (ce qui est un sacré pari dans le monde de la bd), ce  Kid Paddle doit cartonner pour éviter à Midam de boire la tasse.

Bonne nouvelle, ce retour est réussi. L’univers décalé de Kid Paddle fonctionne toujours aussi bien. L’humour, à la fois corrosif et tendre de Midam, fait mouche.  Les rapports parents-enfants, l’école, l’amitié, sont au cœur de gags toujours aussi saignants. Les habitués du héros à la casquette retrouvent les tentatives désespérées du Kid pour aller voir des films gore comme « zombie baby ». Et notre « petit barbare » continue de tenter de trouver la sortie pour sauver la vie de sa princesse… sans succès.

Pour frapper fort, Midam, décide de nous mettre du rose plein les yeux. « Je voulais une couverture différente avec un Kid en très gros plan » me dit-il dans studio BD.  Exit le noir, le papier-peint rose de Carole sert de décor à ces nouvelles aventures. Et puis, il y a une nouvelle, une petite blonde amoureuse de notre garnement, qui fait son apparition. « Un amour à sens unique » précise Midam. Drôle et cohérent, cet album ne déçoit pas et risque de faire de nouveaux adeptes.

Kid Paddle, t12 aux éditions  MadFabrik

Scénario et dessin: Midam.

Elie Semoun dans « l’élève Ducobu »

Par srosenfeld dans action, Aventure, Enfants, générationnel , le 6 février 2011 11h28 | Ajouter un commentaire

l-eleve-ducobu-film-photo-elie-semoun-01Largo Winch II, Tintin, Titeuf… et l’élève Ducobu. Les sorties cinéma adapatées de BD n’ont jamais été aussi nombreuses qu’en 2011. Une évolution logique tant les deux arts se mélangent et s’influencent depuis plusieurs décennies. Reste à trouver le bon acteur pour incarner le personnage inventé sur le papier.

Elie Semoun se lance dans l’aventure en devenant le professeur Latouche qui passe son temps à donner des zéros pointés à Ducobu, le cancre le plus célèbre du 9ème art.

Godi, le dessinateur de la série m’avoue: « Elie Semoun est tellement crédible dans son rôle que désormais son image se juxtapose à celle du dessin de Latouche lorsque je travaille ». Le comique dit s’être amusé et passionné pour ce professeur qui lui rappelle de lointains souvenirs. Je l’ai rencontré au festival d’Angoulême ainsi que Jean Van Hamme qui évoque les adaptations de ses séries « Largo Winch, XII ou Rani ». Un sujet vu dans le JT d’RTL TVi.

 

Le bleu est une couleur chaude: l’amour au féminin

Par srosenfeld dans contemporain, générationnel , le 27 janvier 2011 11h19 | Ajouter un commentaire

bleu1Le bleu est une couleur chaude, est une histoire d’amour subtile et terrible. Comment accepter ce qui dit son coeur et son corps lorsque l’on a 16 ans … surtout si l’amour de sa vie est une fille.

Pour Clémentine, tout bascule après un simple regard pour une étudiante aux cheveaux bleus croisée dans la rue. Entre le dégoût d’être « différente« , la peur du regard de ses parents et la naissance d’un amour aussi violent que profond, Clémentine va devoir choisir. Un saut vers l’inconnu (e) et la fin de l’adolescence…

Ce récit très touchant de Julie Maroh est une réussite. Les dialogues et les dessins de cette jeune artiste se marient harmonieusement. Le bleu est presque tout le temps l’unique couleur présente au milieu d’un noir et blanc teinté de gris. Cela permet de donner du relief au graphisme et d’un coup d’oeil comprendre les sentiments de cette adolescente qui se découvre. Dès la première page, le lecteur est captivé par cette histoire qui loin des clichés raconte avec pudeur l’Amour. Bravo!

Le bleu est une couleur chaude aux éditions Glénat.

Scénario et dessin: Julie Maroh .

Spirou: le célèbre groom affronte des monstres sans cervelles

Par srosenfeld dans action, Aventure, Enfants, fantastique, générationnel, Humour , le 28 septembre 2010 17h27 | Ajouter un commentaire

spirouLe personnage emblématique des éditions Dupuis, Spirou renaît de ses cendres avec un nouveau duo. Vehlmann-Yoann doivent inscrire leurs pas dans ceux de leurs illustres prédécessseurs Rob-Vel et Franquin, entre autres. Si les deux compères reconnaissent dans Studio bd « s’être un peu mis la pression », ils ont surtout souhaiter garder l’esprit de la série tout en la modernisant.

Ce 51ème s’intitule « Alerte aux Zorkons » et plonge le lecteur dans une aventure semi-fantastique. Spirou qui,pour le coup, a retrouvé son costume de groom (cfr interview de Fabien Vehlmann à ce sujet dans le studio bd ci-dessous) doit affronter avec son ami Fantasio un village de Champignac envahi par une végétation énorme et des créatures bizarres. Zorglub est sur le coup, c’est sûr, mais qu’a-t-il bien pu se passer ? L’armée a bouclé le secteur.

Pari réussi pour cette résurrection. Fabien Vehlman construit un scénario très  malin qui permet de retrouver tous les personnages emblématiques de la série. L’action se passe à Champignac. « Pour éviter le côté plan plan du village bucolique » explique le scénariste « il fallait de l’exotisme d’où l’idée d’une jungle mutante ». Une aubaine pour le dessinateur Yoann qui tout en prenant comme référence Franquin trouve ici l’occasion de montrer tous ses talents. Son trait nerveux et son imagination apportent à l’album une dimension supplémentaire. « Les zorkons »dit-il « c’est un mélange entre un singe et mon chien ».

Alerte aux Zorkons, t51 aux éditions Dupuis.

Scénario: Fabien Velhman.

Dessin: Yoann.

7 jours pour une éternité: le démon aime l’ange à la beauté sulfureuse

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, fantastique, générationnel , le 28 septembre 2010 17h25 | Ajouter un commentaire

7-joursUn jour, le romancier Marc Levy rencontre le scénariste de bd Eric Corbeyran (créateur notamment du « Chant des Stryges« ) lors d’un salon. Celui-ci lui explique avoir adoré son livre « 7 jours pour une éternité » . Il rêve d’en faire une adaptation. Fan de bd, l’auteur qui admire le travail d’Eric Corbeyran lui répond aussitôt « oui« . « Je lui ai laissé les clés de mon univers » m’explique Marc Levy dans Studio bd « sans aucun contrôle« .

Tout commence donc par un pari. Prenant acte de leur incapacité mutuelle à se vaincre, Dieu et Diable conviennent ensemble d’une épreuve décisive : ils dépêcheront chacun sur Terre leur plus grand champion, qui disposera de sept jours pour entrainer définitivement l’humanité du côté du bien ou du mal. Dieu choisit son meilleur ange, Zofia, une jeune femme irrésistible. Lucifer choisit Lucas, un démon mâle à la beauté sulfureuse. Lieu de l’épreuve : San Francisco, de nos jours. Mais voilà les deux élus tombent amoureux. Comme l’explique Marc Levy: « pour rester ensemble, ils doivent se faire virer ».

Le scénario reproduit fidèlement le roman de Marc Lévy.  Conçue en deux tomes, cette histoire d’amour ne tombe pas dans les travers du « roman à l’eau de rose ». Le rythme est bon et les personnages crédibles. Graphiquement, Espé, crée un univers cohérent et des mouvements dynamiques. Dans Studio bd, Marc Levy explique le plaisir qu’il a eu à découvrir le travail de recherche du dessinateur (des exemples sont visibles à la fin de l’album). Ce grand collectionneur de bd (« plus de 1000″ dit-il) explique qu’il « n’a jamais décrit un personnage dans ses romans ». « La liberté ultime du roman », dit-il, « est de laisser la capacité au lecteur d’imaginer ce qu’il veut ». Au final, le duo Corbeyran-Espé invente un album d’une redoutable efficacité. Les fans vont adorer.

7 jours pour une éternité aux éditions Casterman.

Scénario: Eric Corbeyran.

Dessin: Espé.

Game over: ça va de nouveau saigner

Par srosenfeld dans action, contemporain, générationnel, Humour , le 19 septembre 2010 07h48 | 2 commentaires

gameLe petit barbare revient pour de nouvelles aventures désopilantes et saignantes! Game Over n’est pas qu’une simple expression politique(mot utilisé pour annoncer la fin des négociations gouvernementales), c’est surtout une série dérivée de Kid Paddle qui connaît un succès sans cesse grandissant.

Une fois encore ce 5ème album propose un cocktail toujours aussi savoureux. Un petit héros particulièrement maladroit, une princesse stupide et des Blorks laids et vicieux. Entre idées farfelues, sauvetages ratés et massacres jubilatoires, les héros de Game Over passent constamment de vie à trépas. Une succession de gags courts, efficaces qui fonctionnent à merveille.

Comme l’explique Midam dans Studio bd, Game Over est un vrai défi. « On est dans du muet » dit-il. « Cela doit fonctionner comme une équation avec des petits a et des petits b ».  Ce nouveau recueil d’histoires courtes fourmille d’inventivité. Les zygomatiques fonctionnent à plein régime de 7 à 77 ans.

Midam m’explique d’ailleurs qu’il a trouvé un truc pour garder un « standard de qualité » dans son travail. Il fait appel aux internautes. Si l’histoire est bonne, il la récupère et rémunère l’auteur. Une façon originale d’établir un lien très fort avec son public comme il me le confie ci-dessous dans Studio Bd. Ce tome 5 est un excellent cru à partager en famille avec une sauce épicée.

Game Over, vol 5 aux éditions Mad Fabrik.

Scénario et dessin: Midam et Adam.