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fantastique

Thorgal: la série mythique relancée

Par srosenfeld dans action, Aventure, BD, fantastique, Historique , le 13 décembre 2016 16h13 | Ajouter un commentaire

thorgal-tome-35-feu-ecarlatePas facile de reprendre la série mythique Thorgal surtout quand le dessinateur historique a ses exigences. Grzegorz Rosinski est très clair: « Je ne travaille qu’avec les meilleurs mais ils ne pas souvent libres ».

Malgré un emploi du temps chargé, Xavier Dorison accepte de relever le défi. Il prend le relais d’Yves Sente qui avait remplacé Jean Van Hamme en 2007. « Je compte garder l’identité de la bd en y ajoutant une touche plus adulte » m’explique le scénariste du « Troisième testament » et de « Long John Silver ». N’en doutons pas, il a le profil idéal pour redonner un second souffle à la saga.

Les deux artistes mettent donc un point final au « cycle des mages rouges ». Une façon de s’ouvrir de nouveaux horizons. « Nous sommes en train de nous apprivoiser » lance malicieusement Grzegorz Rosinski dans mon studio bd. A 75 ans, le dessinateur, longtemps affaibli par une maladie, signe son retour en force.

Dans « le feu écarlate » Thorgal retrouve son fils Aniel, enlevé par des sorciers. Son objectif est simple: sortir l’adolescent des griffes des mages rouges. Une mission suicide dans une Bag Dadh assiégée. L’album baigne dans la couleur rouge. « Cela est surtout lié au contexte » précise le scénariste.

« Je suis un non-violent mais Xavier m’a convaincu que cette fois, cela se justifiait » lance Grzegorz Rosinski. Une fois encore, notre héros démontre ses qualités guerrières pour sauver sa famille, thème central de la série.

Les valeurs morales sont essentielles pour le dessinateur. « Je suis ancien » dit-il. L’auteur polonais observe avec tristesse et inquiétude  « la montée du populisme en Europe ». Cette 35 ème aventure est une réussite avec son rythme enlevé et son graphisme puissant. Le duo a toutes les cartes en main pour faire des étincelles…

Thorgal, t35, aux éditions Le Lombard

Scénariste: Xavier Dorison

Dessinateur: Grzegorz Rosinski

Le château des étoiles: l’aventure réinventée

Par srosenfeld dans Aventure, fantastique, Historique, voyage , le 1 décembre 2015 16h20 | Ajouter un commentaire

étoilesComment faire revivre l’extrême inventivité et la poésie du XIXème siècle? Comment renouveler avec l’émotion d’un roman de Jules Verne (De la terre à la Lune) pour tenir en haleine petits et grands?

Alex Alice est un rêveur passionné qui aime les défis. Son histoire s’inscrit dans l’esprit des romans feuilletons, d’ailleurs une partie  a été pré-publié sous forme de journal. Le Château des étoiles est donc un diptyque  ambitieux et passionnant avec en ligne de mire, la découverte de la Lune!

Tout commence en 1868 par l’obsession d’une aventurière, Claire Dulac, qui s’envole à bord de son ballon pour prouver l’existence de l’éther : une source d’énergie capable de partir dans les étoiles.

Sa disparition soudaine met son fils Séraphin et son mari Archibald dans le plus grand désarroi. Et alors qu’ils tentent de se reconstruire, ils reçoivent une missive du roi Louis II de Bavière qui a découvert le carnet de l’exploratrice.

Fou ou visionnaire, celui-ci finance les recherches sur l’éther et la construction d’un vaisseau: l’éthernef .

Poursuivi par Bismark, contraint à la fuite, Séraphin, accompagnés de ses jeunes compagnons et de son père, fuit vers le ciel, puis l’espace. La lune, cette inconnue, se dévoile. Nos chevaliers de l’éther vont s’y poser…

Après Le Troisième Testament et Siegfried, Alex Alice réalise son projet le plus personnel et le plus ambitieux.

Son univers graphique mélange la beauté subtile d’un Hayao Miyazaki aux arts graphiques du XIXème siècle.

« J’ai été visité très jeune les châteaux de Bavière et cela m’a fasciné » m’explique Alex Alice dans mon Studio Bd.

Avec ce récit, le scénariste et dessinateur réunit deux passions: son amour du romantisme Allemand et sa fascination pour Jules Verne. Une très bonne idée de bd à mettre sous le sapin dès l’âge de 8-10 ans.

Le Château des Etoiles, t1 et 2 aux éditions Rue de Sèvre. Scénario et dessin: Alex Alice.

Les Mille et autres nuits: une quête exotique et érotique

Par srosenfeld dans action, Aventure, conte, érotisme, fantastique, Historique , le 21 mai 2015 16h24 | Ajouter un commentaire

mille-et-autres-nuits-tome-1-jaisalmerStephen Desberg aime jongler avec les univers. De la finance avec IRS à l’histoire avec Scorpion, le scénariste est un touche à tout… Et comment ne pas être touchée, envoutée, inspirée par le plus célèbres des contes persans: « Les Mille et Une Nuits« .  Dans cette nouvelle série se retrouve ainsi les accents de ce Moyen-Orient des lumières.

Tout commence par une histoire d’amour et de mort. Un griffon, jadis, tomba amoureux d’une jeune fille qui hélas refusa ses avances. Dans un accès de colère, le monstre tua la belle. Horifié par son geste malheureux le griffon fit appel à une djinn maléfique qui créa un collier capable de transformer n’importe quel femme en la plus merveilleuse de toute. Le collier disparut, volé, ses pierres dispersées aux quatre vents.

Et voilà soudain nos compagnons d’aventure: une Shéhérazade répudiée, un Ali Baba ruiné ou encore un magicien prisonnier d’une djinn…Tous rêvent de trouver le collier. Mais ces « anciennes gloires déchues » vont faire face à une créature sans pitié…

En vieux routier de la bd, l’auteur montre toute sa maîtrise dans un récit rythmé et divertissant. Le dessin élégant d’Henri Reculé s’adapte parfaitement au propos. Une relecture ludique d’une époque où la civilisation brillait par ses penseurs. « Quand on lit la littérature de l’époque, il y a des choses assez étonnantes, assez érotique mais tout en finesse » explique avec malice Stephen Desberg.

L’érotisme et les femmes sont d’ailleurs souvent au cœur de sa création comme le montre un deuxième titre sorti récemment, H.ELL. Cette fois, le scénariste prend le contrepied des « mille et autres nuits » en plongeant le lecteur dans un univers médiéval sombre et brutal.

Inspiré par la saga Game of Thrones, H.ELL dont le tome 2 est en librairie, nous fait découvrir un chevalier déchu: Harmond Ellander. Banni par le Roi et condamné à servir comme questeur au sein de la police de la ville, celui-ci se retrouve au cœur des pires crimes.  Notre héros fait alors la connaissance d’un créature humanoïde, conçue pour revêtir n’importe quelle apparence issue du désir de ses clients.

Le dessinateur d’IR$, Bernard Vrancken, bouscule ses habitudes pour proposer un graphisme somptueux qui rend parfaitement l’atmosphère poisseuse imaginée par son complice Stephen Desberg.

Deux belles séries et une interview à découvrir plus bas. Bonne lecture.

Les mille et autres nuits aux éditions Lombard      Scénario: Desberg          Dessin: Reculé

H.ELL aux éditions Lombard                                       Scénario: Desberg           Dessin: Vrancken 

 

Petit: conte gothique sensuel

Par srosenfeld dans conte, fantastique, gothique, graphisme , le 31 mars 2015 17h05 | Ajouter un commentaire

imagesKD6JCAOZ« J’avais envie de travailler sur la question du déterminisme familiale » me lance Hubert.  Qui suis-je? D’où je viens? De quelle famille et avec quelles conséquences? Autant de réflexions qui touchent chacun d’entre nous. Mais pas question ici de proposer une bd version psychanalyse, bien au contraire. Le scénariste invite le lecteur dans un conte gothique fascinant au cœur d’une famille d’ogres mangeurs d’hommes…

Voici donc, Petit, notre héros qui n’est autre que le fils du Roi-Ogre. Pour son malheur, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Petit est donc à peine plus grand qu’un être humain. Aussitôt sorti du ventre de mère, son avenir est déjà compromis: son père et le reste de sa famille veut le dévorer.

Heureusement, sa mère le sauve inextremis et décide de le protéger. Elle le cache chez Desdée, sa tante qui vit recluse dans une partie cachée de l’immense château, déshonorée en raison de son amour pour les humains. Tiraillé entre ses pulsions violentes héritées génétiquement et l’éducation qu’il reçoit de cette sa tante humaniste, Petit va devoir trouver sa place dans ce monde sans pitié…

Dès les premières cases, cette bd de 150 pages, vous happe pour ne plus vous lâcher. Un pouvoir d’attraction qui tient à la puissance graphique de « Petit ». Venu de l’animation, le dessinateur Bertrand Gatignol montre l’étendue de son talent. Celui-ci entend « créer une dimension qui manque à la bd, l’odeur! ». Gros plan sur les bouches, bruits de sussions, visages monstrueux… « petit » se lit autant qu’il se vit.

De son côté, Hubert, construit un univers inspiré des classiques de la littérature gothique en ajoutant des textes courts (historique de chaque personnage) qui s’interposent harmonieusement entre les séquences bd. Une véritable alchimie anime ce duo qui propose l’un des titres phares de cette année 2015. A ne pas manquer !

Petit aux éditions Soleil.

Scénario: Hubert         Dessin: Bertrand Gatignol      

 

Sortilèges: une reine sensuelle et rebelle

Par srosenfeld dans action, Aventure, conte, fantastique, Humour , le 9 octobre 2014 17h27 | Ajouter un commentaire

« Je suis un dessinateur un peu loufoque » loin de l’univers du scénariste Jean Dufaux m’avoue Munuera. Et c’est justement, cette touche de modernité et de folie qui donne envie au scénariste de s’associer avec le dessinateur espagnol. Un nouveau duo pour créer un univers proche des contes classiques des frères Grimm mais aussi de Disney.

Au départ « Sortilèges » est un projet qui se veut un diptyque. Mais le succès et, comme souvent, l’envie de Dufaux de poursuivre une aventure avec un de ses dessinateurs, aboutit aujourd’hui à un deuxième cycle.

Au début de cette histoire, le lecteur découvre une adolescente, Blanche. Une jeune fille innocente qui à la mort de son père devient la reine d’Entremonde. Sa mère et son frère cherchent à la tuer mais un étrange amoureux vient à son secours, le prince du monde d’En Bas, Maldoror. S’en suit une guerre, une vengeance, un assassinat. Blanche n’est désormais plus une enfant, elle devient femme et son destin comme les batailles s’enchaînent. Ce troisième tome est ainsi l’apothéose d’une bataille épique entre monstres inspiré du « Seigneur des anneaux ». Du grand spectacle…

Munuera et Dufaux jouent à fond la carte du divertissement. Le scénariste s’amuse à alterner l’intime et le grandiose pour permettre au dessinateur d’exprimer tout son talent. Son graphisme est sans conteste le point fort de cette bd. « J’aime laisserdes espaces vides, mettre mes personnages baignés dans de brouillard pour permettre aux lecteurs de jouer avec son imagination » m’explique Munuera. « Il m’évite du travail » dit-il avec ironie.

Sortilèges, t3, cycle 2 aux éditions Dargaud.

Scénario: Dufaux

Dessin: Munuera

 

Survivants: la belle Manon va-t-elle s’en sortir?

Par srosenfeld dans action, anticipation, fantastique, graphisme, science fiction, voyage , le 6 octobre 2014 12h29 | Ajouter un commentaire

« C’est le bonheur » me lance Léo en souriant. L’auteur des Mondes d’Aldébaran, série écolo-fantastique à succès, s’amuse à créer encore et toujours. A 70 ans, il se donne un nouveau défi avec cette nouvelle série ou presque car nous en sommes déjà au tome 3.  Son histoire se  concentre plus sur les personnes que sur les créatures qui ont fait sa notoriété.

Pour nous guider sur une planète hostile, une jeune femme, Manon, 18 ans, libre , belle et frondeuse. Elle fait partie d’un  groupe de colons partis au départ pour Aldébaran qui se retrouve rescapé dans une terre inconnue. Heureusement, l’air y est respirable mais le danger est partout.

Des sauts dans le  temps se produisent de façon inexpliqués. En une journée, Manon, se retrouve 6 ans plus tard, mais avec le même âge alors que d’autres de son groupe ont vieilli!  Avec  l’aide de l’extraterrestre Antac, elle tente de comprendre ces perturbations…

« J’avais envie d’écrire et de dessiner cette histoire car elle m’est très personnelle » me raconte Léo. Manon, son héroïne, biberonnée par un père, militant écolo radical qui lui a appris à vivre en milieu hostile, renvoi peut-être l’auteur à son passé ( en 1971, Leo, militant de gauche, doit fuir le Brésil avec l’arrivée de la dictature militaire).

Mais l’essentiel n’est pas. Ce qui l’intéresse, Léo, c’est inventer des mondes et des êtres étranges. Avec « Survivants », il crée des territoires peuplés d’êtres extraterrestres mi-homme mi-animal. Des villes étranges se révèlent aux héros qui eux-mêmes vivent des histoires d’amour complexes.

Il y a un côté telenovela que reconnaît avec amusement le dessinateur. Léo avoue qu’il déteste les bd avec des héros masculins caricaturaux. Il préfère donner aux femmes le beau rôle comme avec Manon. Le scénariste défend un monde ouvert à l’inverse des esprits étroits. Les « Survivants » en sont l’illustration.

Survivants aux éditions Dargaud.

Scénario et dessin: Leo.

 

Le Horla: la peur au corps

Par srosenfeld dans conte, fantastique, graphisme, Historique, Non classé , le 7 mai 2014 13h11 | Ajouter un commentaire

« J’ai lu la nouvelle de Maupassant lorsque j’avais 12 ans, je vivais sur le lieu de la nouvelle, à quelques centaines de mètres de la forêt dont il est question » m’explique Guillaume Sorel. Autant dire que l’histoire du romancier est un récit ancré dans l’imaginaire de l’auteur. En l’adaptant, le scénariste et dessinateur, réalise un vieux projet qui lui tient à cœur. L’occasion de s’aventurer dans l’univers de l’épouvante.

Le récit débute avec le narrateur qui mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine. Il raconte que soudain d’étranges phénomènes commencent à se produire. Des objets  disparaissent ou se brisent, une fleur s’envole cueillie par une main invisible, une carafe d’eau se vide … Pour notre homme, peu à peu une certitude se fait jour: un être surnaturel et immatériel vit chez lui et se nourrit de ses provisions. Il le baptise le Horla….

Ce conte fantastique de Maupassant invite le lecteur dans  un monde surnaturel. A l’époque, le romancier sombre lui aussi peu à peu dans la folie.  Guillaume Sorel en donne toute la puissance grâce à une économie de mots et une maîtrise graphique impressionnante. « La créature est née par hasard au fur et à mesure de mon dessin lors des différentes étapes du passage à la couleur, dans un intermédiaire, une semi-transparence » me raconte l’artiste.  Au final cette adaptation rend parfaitement l’ambiance de la nouvelle. La bd joue avec nos nerfs tout en traitant de la solitude, du suicide et de la peur de l’invisible. Une réussite.

D’autres révélations dans son interview ci-dessous.

Le Horla aux éditions Rue de Sèvres

Scénario et dessin: Guillaume Sorel.

 

Kraa: le chamanisme plane

Par srosenfeld dans Aventure, ésotérisme, fantastique , le 3 mars 2014 15h45 | Ajouter un commentaire

Sokal, l’auteur de « Canardo » n’aime pas rester dans les sentiers battus.  Le succès de sa série phare ne l’empêche pas d’explorer des ailleurs. Scénariste et dessinateur, il est un touche à tout. Avec « Kraa », il s’intéresse à la relation particulière qui lie l’homme à la nature. Un rapport souvent conflictuel.

A travers le destin tragique d’un indien qui voit sa famille massacrée au nom de la modernité, il crée un récit hypnotique en emmenant le lecteur dans l’esprit d’un aigle géant. Yuma et le roi des montagnes vont s’unir par l’esprit pour ne faire qu’un et se venger d’un monde qui détruit les équilibres anciens.

Le jeune Emily va tenter de ramener Yuma sur le chemin de la raison mais l’amour a quelque fois ses limites face au surnaturel.

« Je suis fasciné par le chamanisme et ce que cela implique » me raconte Benoît Sokal. L’auteur, grand voyageur, a étudié différents peuples où la transe fait partie d’une culture ancestrale.

« J’aime l’idée d’une perméabilité totale entre la vie et la mort » m’explique l’auteur. Avec cette trilogie, il réussit à évoquer le sujet sans tomber dans l’excès, toujours collé à ses personnages, dans une farandole macabre. Son dessin est magnifique. Chaque case est un plaisir des yeux. De la grande bd.

Kraa, t3 aux éditions Casterman

Scénario et dessin: Benoît Sokal.

 

Zombillénium: liquidation monstre

Par srosenfeld dans action, fantastique, graphisme, science fiction, vampire , le 22 décembre 2013 19h00 | Ajouter un commentaire

Arthur De Pins continue avec délice à dénoncer les ravages du capitalisme financier version zombie. Son terrain de jeux est un parc d’attraction pas comme les autres, qui sous couvert de faire peur aux humains, abritent de véritables monstres. Jusque là, le patron, le vampire bienveillant Francis, évitait que soit versé la moindre goutte des sang… Erreur.

Le directeur ne remplit plus les objectifs de ses actionnaires. Ils lui envoient Bohémond Jaggar de Rochambeau, chargé de mettre de l’ordre.

Behemoth  attend son comptant d’âmes. Francis, obligé de courber l’échine devant ce consultant tout-puissant se retrouve en burn out.

« Cette bd illustre ce qu’a vécu mon père, un directeur plutôt paternaliste, qui s’est retrouvé licencié du jour au lendemain pour ne pas avoir été assez offensif » m’explique Arthur De Pins.

L’auteur n’hésite pas à critiquer les dérives de l’économie actuelle qui jette les employés comme des mouchoirs. Une critique mais pas une leçon de morale. L’humour et la légèreté sont toujours là pour illustrer le propos. Cet album reste un divertissement.

La technique de dessin d’Arthur De Pins (sorte de patchwork sur ordinateur) permet de créer des scènes spectaculaires et décalées. « Il y a un côté intellectuel mais c’est quelque chose que je fais avec les tripes plutôt qu’avec le cerveau » précise le scénariste. Et le résultat ne déçoit pas. A suivre.

Zombillénium t3 aux éditions Dupuis.

Scénario et dessin: Arthur De Pins.

 

 

Elric: un anti-héros aux sources du genre fantasy

Par srosenfeld dans anticipation, Aventure, fantastique, Heroïc Fantasy, Historique, Non classé , le 5 juillet 2013 09h14 | Ajouter un commentaire

Elric est une adaptation bd d’un des plus grands classiques de la fantasy écrite par le britannique Michael Moorcock en 1972. L’auteur invente alors un personnage étonnant très éloigné des standards des héros calqués sur les dieux antiques. Elric est albinos qui souffre d’un sang malade, un être à l’apparence faible et mélancolique. Il est le dernier empereur de Melniboné, un royaume décadent, à la fois sanguinaire et esthète.

Le lecteur plonge dans ce premier tome au milieu d’un coup de force.  Elric, roi souffrant, combattant au passé héroïque, ne quitte presque plus son trône de rubis. Il a fait le choix de la paix pour son peuple et profite comme il peut du temps qui passe avec sa compagne. Son cousin Yyrkoon, prince jaloux évincé du pouvoir, en profite pour contester avec brutalité son autorité alors qu’un nouvel ennemi est aux portes de la cité…

« Je voulais créer un personnage qui ne soit pas noir et blanc, un être ambigu » m’explique Michael Moorcock dans mon studio. L’auteur britannique fait la promotion de cette nouvelle adaptation de son œuvre en BD. Un véritable travail collectif avec à la baguette de chef d’orchestre  Julien Blondel, fan de la première heure.

Le scénariste intègre des éléments supplémentaires à l’histoire originale avec la bénédiction de l’écrivain afin de renforcer son récit. « Ce qu’à fait Julien est formidable, il a ajouté des détails auxquels je n’avais jamais pensé qui améliore encore l’histoire » explique enthousiaste Michael Moorcock. Un récit aux dialogues ciselées mis en valeur par une superproduction graphique digne d’un  film hollywoodien: trois dessinateurs!

Elric a tout du grand succès public. A ne pas manquer l’interview exclusive de Michael Moorcock!!!

Elric, le trône de rubis, t1 aux éditions Delcourt.

Scénario: Julien Blondel.

Dessin: Poli, Recht, Batide.