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érotisme

Le pilote à l’Edelweiss: pilotage et troussage de jupons

Par srosenfeld dans action, Aventure, érotisme, graphisme, Historique , le 14 janvier 2014 14h13 | Ajouter un commentaire

Fin de la trilogie, « le pilote à l’Edelweiss » consacrée à l’aviation durant la Première Guerre Mondiale. Un final en apothéose qui permet de dénouer les fils d’une intrigue qui met en scène deux jumeaux aviateurs. « Dès le départ, avec Romain, nous avons choisi un récit en forme de puzzle où deux frères aux physiques identiques mais aux caractères opposés échangent leur identité » m’explique le scénariste Yann.

Une déconstruction risquée mais qui s’avère payante pour éviter une histoire trop linéaire. Surtout, Yann et Romain, le dessinateur,  partagent le même goût pour les belles « carrosseries« , que ce soient les avions, les voitures ou les femmes. De quoi offrir des pages aussi spectaculaires que sensuelles.

Nous sommes en 1918. Depuis plus de quatre ans, la grande boucherie poursuit ses ravages dans les tranchées et dans les combats aériens. Henri Castillac n’est pas épargné. A l’hôpital, bloqué dans son lit, il commence à regretter la substitution d’identité qu’il a effectuée avec son frère jumeau.

Redevenu, grâce à ce subterfuge, pilote au sein des Cigognes, Alphonse aligne victoire sur victoire. Malheureusement, à cause de cette substitution, il ne peut reconquérir le cœur de Valentine sans dévoiler la supercherie. Alors qu’il s’apprête à affronter son plus impitoyable adversaire, Erik,  « le Pilote à l’Edelweiss », dans un duel à très haute altitude, une autre femme le hante, l’énigmatique Walburga !

« Mon père est un ancien pilote de l’armée et je suis moi-même pilote à mes heures perdues » me confie Romain Hugault. Le dessinateur maîtrise à la perfection cet univers. Son soucis du détail lui permet d’évoquer, par exemple, les inventions durant les années 1916-1918 : une bombonne d’oxygène pour respirer en haute altitude ou une combinaison chauffante.

« Ce n’est qu’une évocation sans explication pesante car l’objectif reste l’action et le divertissement » précise Romain. « Un vrai plaisir pour un scénariste »  ajoute avec malice Yann car « Romain se tape tout le boulot, je n’écris presque rien! ». Avec ses personnages attachants et son graphisme impressionnant de justesse, cette trilogie est une réussite qui plaira à tous, fan d’avion ou pas.

Le pilote à l’Edelweiss, t1,2 et 3 aux éditions Paquet.

Scénario: Yann.

Dessin: Romain Hugault.

 

Histoires inavouables: porno chic par Ovidie

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, érotisme, plus de 16 ans, sexe , le 21 décembre 2013 15h48 | Ajouter un commentaire

« Je ne me suis pas levé un matin en pensant que j’allais révolutionner le bd érotique » me lance Ovidie. L’ancienne actrice porno aime depuis longtemps jouer sur des registres différents pour explorer sa vision de la sexualité. Après plusieurs livres et films (dont certains encore pornographiques), l’auteur propose donc une bd. Plusieurs histoire sexuelles de quelques pages chacune qui se veulent le reflet de la société d’aujourd’hui.

Masturbation féminine, adultère impromptue, drague en boîte qui tourne à la leçon de choses, pulsion sexuelle malgré l’écart d’une génération, ou échangisme avec jalousie interruptive. Ces scènettes se veulent réalistes et drôles loin des clichés de l’industrie du X. « Ce n’est pas comme dans un film avec ses obligations où on fait le tour du propriétaire avec fellation vaginale, éjaculation faciale etc… » précise la scénariste. Celle-ci veut rompre avec la vision machiste d’une pornographie où les femmes sont sous domination.

Ovidie est aidée par le dessinateur Jérôme d’Aviau dont le trait en noir et blanc illustre la volonté d’éviter les artifices inutiles. Une collaboration respectueuse et ludique dont les auteurs parlent plus bas lors de notre rencontre en studio. L’ancienne actrice X ne souhaite pas obligatoirement arrêter de parler de sexe. « Cet univers me plaît » dit-elle « et c’est d’abord à travers les femmes et le féminisme qu’il m’intéresse ». « Ces histoires inavouables » n’ont rien de choquantes. Cette bd illustre une tendance de plus en plus forte chez les éditeurs grand public de ne plus hésiter à se lancer dans des collections adultes comme ici avec Erotix.

Histoires inavouables aux éditions Delcourt.

Scénario: Ovidie.

Dessin: Jérôme d’Aviau.

 

Hôtel particulier: érotique et fantastique

Par srosenfeld dans conte, contemporain, érotisme, graphisme , le 28 mai 2013 18h09 | Ajouter un commentaire

« Hôtel particulier » n’est pas un album comme les autres. Pour son auteur, Sorel, il s’agit d’un projet très personnel, resté longtemps dans les tiroirs de sa mémoire. Et voilà qu’enfin après 20 ans de gestation, celui éclot.

Ce récit est en une succession de petites histoires avec, comme fil conducteur, un fantôme très sensuelle. Il s’agit d’une jeune femme qui, par dépit amoureux, m’est fin à ses jours au cœur de l’hiver.

Mais l’auteur ne s’appesantit pas. Ce qui l’intéresse, ce sont les habitants de l’immeuble: un artiste sans le sou qui trompe son monde grâce à son armoire magique, un ermite qui multiplie les festins érotiques en faisant apparaître les femmes des livres de sa bibliothèque, une enfant qui se retrouve prisonnière ou une vieille dame acariâtre à la fin tragique. Au milieu de ce monde, un chat noir, véritable maitre des lieux, fait le relais entre le réel et l’irréel.

« Je me suis aperçu à la fin qu’il y avait beaucoup de moi dans cette bd » me confie Sorel. « Une part, sont des souvenirs d’enfance, d’autres des moments de ma vie » ajoute-t-il. Des confidences que je vous invite à découvrir plus bas.

Loin d’être pesant, cet album contient une véritable légèreté. Même dans les moments les plus durs, le graphisme de Sorel apporte une douceur qui désamorce l’horreur. Et puis, il y a ce plaisir coquin d’apprécier de belles scènes érotiques, bien loin des caricatures. « On est passé tout près du projet pornographique «  me dit Sorel avec malice. Une belle découverte.

Hôtel particulier aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Sorel.

 

 

Le pilote à l’Edelweiss: des as de l’aviation aux bordels parisiens …

Par srosenfeld dans action, érotisme, Historique , le 5 février 2012 10h27 | Ajouter un commentaire

piloteedelweisst1Après la trilogie du « Grand Duc », Yann et Romain Hugault continuent d’explorer les différentes facettes de l’histoire de l’aviation avec une obsession: se démarquer de leurs ainés. Fini les Buck Danny avec son héros caricatural qui ne vit l’aventure qu’à travers les combats. Cette fois-ci les deux compères veulent donner du corps à leur récit. « Tous les héros peuvent avoir des côtés sombres » m’explique Romain dans mon studio BD. « Nous avions envie avec Yann de raconter la vie de l’époque de façon réaliste » ajoute-t-il.

Les premières pages débutent sur un affrontement. Nous sommes en 1917 sur le front Ouest dans l’enfer boueux des tranchées. Au-dessus de la tête des poilus deux pilotes s’engagent dans un duel sans pitié : Henri Castillac, pilote  de l’escadrille des Cygognes et un as teuton dont l’appareil est orné d’un Edelweiss géant. Étrangement, et sans raison, le Français rompt le combat… Est-il un lâche? Quel lien existe-t-il avec un tragique accident survenu sur le pont de l’Alma en janvier 1910. Et pourquoi, le frère jumeaux d’Henri est-il dans un char blindé et pas dans les airs?

Le récit de Yann emmène le lecteur dans un monde de faux-semblants. « Comme dans tout premier tome » me dit Romain, « il y a plus de questions que de réponses ». Avec ses flashs blacks réguliers, l’histoire gagne en épaisseur et donne de l’intérêt à une histoire qui pourrait être monolithique.   La maîtrise technique du dessinateur trouve, non seulement toute sa force dans les scènes de batailles, mais aussi dans les moments plus intimistes. « Nous voulons décrire une époque, avec ses as qui peuvent mourir demain mais aussi le Paris des nuits chaudes et de l’absinthe » précise Romain. Du cockpit des appareils aux soldats, en passant par l’inondation de Paris de 1910, le graphisme est d’une redoutable efficacité. Cette BD  sort des sentiers battus et tente de séduire un public  plus large que les fans d’aviation. Pari réussi. A découvrir.

Le pilote à l’Edelweiss, t1 aux éditions Paquet.

Scénario: Yann.      Dessin: Romain Hugault.


Muraqqa’: une séduisante dessinatrice au coeur d’un harem

Par srosenfeld dans action, Aventure, érotisme, Historique , le 19 décembre 2011 15h17 | Ajouter un commentaire

muraqqa-1Comment attirer le regard en 2 pages. L’album Muraqqa’ commence par une introduction pour le moins sensuel. Imaginer  l’Inde au début du XVIIè siècle, une prairie et au milieu des bêtes sauvages, une femme nue, « vêtue par le ciel «  qui  cherche l’inspiration. Mais ce n’est pas sa beauté qui va changer le destin de Priti mais son incroyable talent pour le dessin. Repérée par les émissaires de l’impératrice, elle se rend au gynécée de la Reine pour une mission aussi délicate que mystérieuse: enluminer un manuscrit, un Muraqqa’ à la gloire de l’Empereur Moghol à travers les femmes de son harem….

« Cette histoire est née après la découverte d’une exposition à Barcelone » me confie Ana Miralles. A l’époque la dessinatrice travaille sur la série Djinn qui évoque aussi le monde des harems. Elle apprend alors l’existence de « Muraqqa’  » qui signifie littéralement « patchwork ». Il désigne un album pouvant réunir des miniatures, des dessins et des calligraphies, composé à l’intention d’un personnage de haut rang. De là est venu l’idée de créer un livre qui s’inspire du monde des harems. « Nous n’avons que très peu d’information sur ce sujet » explique le scénariste Emilio Ruiz.  Les deux complices à la ville comme en BD décident donc d’inventer leur« Muraqqa ».

Ce récit conçu en 4 tomes nous entraine donc dans le monde secret des femmes. Comme Priti, nous découvrons cet univers au fil des pages. Le rythme est volontairement lent car les auteurs souhaitent initier les lecteurs en douceur par petites touches. Un choix qui pourra rebuter certains mais qui au final fonctionne grâce au graphisme pointilleux d’Ana Miralles. Son sens du détail et sa finesse de trait sont aussi séduisants que la courbe de ses héroïnes. Emilio Ruiz  promet que la suite va être bien plus agitée avec des rebondissements. A suivre…

Muraqqa’, t1 chez 12 bis

Scénario: Emilio Ruiz.

Dessin: Ana Miralles.

Le bois des vierges: la belle et la belle revisité

Par srosenfeld dans Aventure, conte, érotisme, fantastique , le 11 décembre 2010 13h07 | Ajouter un commentaire

viergesAprès presque 3 ans d’attente, la suite du « Bois des vierges » débarque dans les librairies pour cette fin d’année. Quel plaisir de retrouver cette saga de « poils et de peaux » qui s’inspire du conte de la « belle et la bête ». Après l’affrontement épique entre les êtres humains et les animaux, Jean Dufaux resserre son récit sur ses deux personnages principaux, Aube (celle qui a tué le jour de ses noces Loup-de-Feu par dégout du poil) et le seigneur Clam (mi-homme, mi-bête).

L’auteur nous plonge au cœur du « Bois des vierges » peuplé de faunes, de centaures et de harpies. L’arrivée de Aube annonce le basculement des équilibres anciens. La révolte gronde alors que le loup-garou rode à la recherche de son amour perdu…

« Ce qui est passionnant, c’est de se saisir d’un mythe et de l’univers graphique d’une dessinatrice » lance Jean Dufaux dans Studio Bd. Avec Béatrice Tillier, l’auteur trouve une complice idéale pour créer une passionnante fable fantastique et onirique. Dialogues percutants, sens du rythme et du suspens, mélange de violence et de douceur, le cocktail est loin d’être sage. « Il y a un loup dans chaque homme et un homme dans chaque loup » précise le scénariste. Ici, les plus sauvages ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

La dessinatrice développe toute la palette de son talent: décors détaillés, cadrages cinématographiques, héroïne sensuelle. « Pour le loup garou, j’ai inventé un être avec des poils blancs pour donner un côté propre et attractif » me dit-elle. Une façon de s’assurer de la crédibilité d’une histoire d’amour qui brise les codes et les tabous. Hymne à la tolérance, à la différence et à la liberté, cet album est une réussite.

Le Bois des vierges, T2 aux éditions Delcourt.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Béatrice Tillier.

Djinn: l’érotisme au coeur du pouvoir

Par srosenfeld dans Aventure, érotisme, ésotérisme, fantastique, Historique, plus de 16 ans , le 29 novembre 2010 14h06 | Ajouter un commentaire

couv_1159531Après le harem ottoman et la magie de l’Afrique noire, « Djinn » nous donne rendez -vous en Inde dans un nouveau lieu interdit, le « pavillon des plaisirs ». Il s’agit du troisième cycle de cette magnifique série érotico historique dont on ne se lasse pas. Une fois encore Jean Dufaux et sa complice dessinatrice Ana Mirallès nous offre une histoire haute en couleurs et en chaleurs…

Jade est invitée par la mère du Maharadjah pour une mission délicate. Elle souhaite que celle-ci déploie tout son talent de « Djinn » pour s’occuper de la future femme de son fils, fille d’un chef rebelle opposé à la domination britannique et au pouvoir en place. Jade reçoit alors la clé du « Pavillon des plaisirs » où se trouve un harem avec des femmes expertes dans l’art de donner du… plaisir. Mais une étrange malédiction semble habiter le lieu.

Les auteurs tissent une nouvelle intrigue passionnante avec en toile de fond, la naissance des premiers mouvements de résistance contre l’Empire des Indes britanniques. Gandhi et d’autres commencent à faire parler d’eux. Mais ici, comme me l’explique Jean Dufaux dans Studio Bd « tout se passe par les corps, sur les peaux ». A travers des scènes sensuelles mais jamais gratuites, il crée un récit sophistiqué. Le dessin d’Ana Mirallès est une merveille de délicatesse et d’érotisme assumé. Les décors sont minutieux, remplis de détails mais sans surcharge. Les couleurs sont parfaitement choisies. « Les situations érotiques ne sont jamais dominées par Jean Dufaux ou Ana Mirallès » m’avoue le scénariste. L’esprit du « Djinn » semble dominer le duo qui nous offre ici encore une belle et intense expérience.

Djinn, t10, nouveau cycle, aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Ana Mirallès.