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contemporain

Largo Winch: complot, séduction et grand plongeon!

Par srosenfeld dans action, ados, Aventure, contemporain, graphisme, policier , le 19 novembre 2014 15h43 | Ajouter un commentaire

« Cela aurait été assez élémentaire, un complot, une bombe, comment aller la poser…. et bien ce n’est que pas vraiment ça, c’est le principe avec Largo Winch, derrière les apparences, il y a toujours une réalité que j’espère inattendue » me lance Jean Van Hamme.

En vieux routier de la bd, le scénariste de l’aventurier milliardaire, sait que son défi est de surprendre le lecteur. Créer de la nouveauté et du désir dans un univers déjà bien balisé.

Et ce 19ème album, « Chassé-Croisé » remplit parfaitement son contrat. Comme toujours, il s’agit de la première partie d’un diptyque dont l’action se déroule au cœur de la City.

Et dès les première pages se tisse la toile d’un intrigue où des personnages emblématiques comme, la  secrétaire du groupe W, Miss Pennywinkle ou  le numéro 2 Dwight Cochrane tombent dans les griffes de séducteurs professionnels.

Et notre Largo dans tout ça? Le voilà pris pour cible à cause de sa vision idéale d’un capitalisme à visage humain. Mais surtout, lui aussi, cède au coup de foudre. La belle Saïdée lui procure un sentiment oublié… un sentiment qui pourrait le conduire à sa fin…

« Sans femme, Largo Winch serait un récit de militaire » m’explique pince-sans-rire Jean Van Hamme. Celles-ci sont, une fois de plus, au cœur du récit.

Un récit qui bénéficie du graphisme méticuleux de Philippe Francq. Le dessinateur fait preuve d’une véritable maestria pour donner du rythme et de l’intensité dans chaque scène.

Le 18 novembre, je le retrouvais d’ailleurs sous l’eau à Némo 33 (la fosse la plus profonde du monde) pour découvrir les 33 planches de l’album à 10 mètres sous l’eau… Une expérience que je vous invite à découvrir plus bas.

Largo Winch, t19, chassé croisé

Scénario: Jean Van Hamme.

Dessin: Philippe Francq

La lune est blanche: une aventure humaine en Antarctique

Par srosenfeld dans Antarctique, autobiographie, Aventure, contemporain, graphisme , le 22 octobre 2014 08h04 | Ajouter un commentaire

« Nous ne parlions plus, tellement le spectacle, était inouï » raconte Emmanuel Lepage des images plein la tête. L’auteur explique qu’il a vécu une aventure incroyable et unique.

Lorsque je le rencontre dans mon studio BD, je réalise qu’il porte encore en lui toutes les sensations d’une expérience qui va le marquer à jamais.

L’auteur évoque notamment ces icebergs dont la couleur est impossible à reproduire en dessin. Un véritable défi graphique. Heureusement, il y a les clichés de François, le frère d’Emmanuel.

La lune est blanche est un récit qui mélange dessins et photos. Emmanuel Lepage se met en scène pour permettre aux lecteurs de le suivre pas à pas.

La bd mélange les grandes planches spectaculaire, l’intimité des frères Lepage et l’envers du décor d’une mission scientifique. Un récit de passion qui sait ménager le suspens.

Page après page, le défi du raid se dessine: 1200 km à parcourir de la base française antarctique Dumont d’Urville, en terre Adélie à celle de Concordia, isolée du monde.

Une plongée dans le continent blanc, dans un monde qui ne ressemble « a rien de terrestre » me dit Emmanuel Lepage.

Et de conclure, heureux, les yeux brillants: « on l’a fait ».

La lune est blanche aux éditions Futuropolis

Scénario et dessin: Emmanuel et François Lepage

 

Errance en mer Rouge

Par srosenfeld dans action, Aventure, biographie, contemporain, graphisme, Historique, peinture, voyage , le 10 mai 2014 09h57 | Ajouter un commentaire

« Il s’agit d’une bd en partie autobiographique » m’explique Joël Alessandra à propos d’Errance en mer Rouge. Le lecteur suit les pas d’un professeur à Djibouti (l’auteur, lui, travaillait pour l’Ambassade de France au centre culturel) qui fait la rencontre d’un baroudeur illuminé et trafiquant dans une zone où sévissent les pirates somaliens.

Alors que le héros imagine se retrouver dans une Afrique de savane avec des girafes, le voilà sur un caillou où la population tente de survivre entre pauvreté, corruption et conflits armés. Au côté de Fred, l’aventurier, l’enseignant en dessin quitte ses crayons pour s’engager dans une voie aussi dangereuse qu’enivrante.

« Fred, c’est Nicolas, une sorte d’Henry de Monfreid moderne » me lance Joël Alessandra. L’auteur fait référence à cet écrivain voyageur français dont les écrits sur la Corne de l’Afrique raconte sa vie de contrebandier (voir « Les secrets de la mer Rouge », « la croisière du hachich » etc…).

Cet bd est un hymne à l’aventure mais aussi une mine d’information pour comprendre la réalité de la Somalie avec ses pirates sanguinaires mais aussi ses pêcheurs victimes de forces qui les dépassent.

L’auteur utilise tout le matériel récolté durant ses différents séjours à Djibouti et ses expériences au côté de son ami pour créer un bd qui navigue entre le reportage de terrain et la fiction. L’intégration de ses dessins et photos à l’intérieur du récit apporte une vrai plus-value.

Sa maîtrise de l’aquarelle évoque les carnets de peintres comme Delacroix. Divertissante et enivrante, cet « Errance en mer Rouge » est un vrai coup de cœur.

Errance en mer Rouge aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Joël Alessandra.

 

Les mystères de la République: 3 flics, 3 époques

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, Historique, policier , le 2 avril 2014 15h24 | Ajouter un commentaire

 » Je suis Belge et je peux évoquer avec recul certaines pages  sombres de l’Histoire de France comme la guerre d’Algérie «  me lance Philippe Richelle. Le scénariste qui voue une passion aux petits et aux grands événements propose un projet longtemps mûri.

Sa série se construit sur plusieurs décennies avec comme marqueur de temps:  la IIIème, la IVème et la Vème République. A chaque fois, un dessinateur différent s’approprie sa période avec son univers personnel. Philippe Richelle orchestre le tout et donne à chacun un héros, une « gueule », un flic ordinaire mais tenace.

Que ce soit dans les années 30 au cœur des mouvements d’extrême droite ou à Marseille chez les dockers de la CGT en 1950 ou en 1959 sur fond de guerre d’Algérie, des policiers tentent de trouver des réponses à des morts violentes ou suspectes. Chaque enquête permet de plonger dans la société française de l’époque sur le plan social et politique.

« Ce qui m’intéresse c’est de restituer les enjeux, le climat » m’explique Philippe Richelle. L’auteur est sensible à l’atmosphère du moment. Ces récits policiers ne sont jamais les mêmes et utilisent plusieurs ressorts dramatiques pour varier les points de vue.

Un travail de précision qui donne toute sa force à cette série aussi audacieuse que séduisante. Si chaque dessinateur apporte sa touche, l’ensemble forme une famille graphique cohérente. Une bd incontournable pour les férus d’histoire.

Les mystères de la République, IIIème, IVème et Vème République.

Scénario: Philippe Richelle

Dessin: Wachs, Buscaglia,   Ravard.

 

Lady Elza: héroïne sexy et so british

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, Humour, polar, sexe , le 19 mars 2014 15h57 | Ajouter un commentaire

Si vous aimez le dessin Edgar P. Jacobs, les films d’Audrey Hepburn et l’humour anglais, « Lady Elza » vous tend ses bras. Mais attention, son pouvoir risque de vous ensorceler pour longtemps! L’héroïne a tout pour emporter l’adhésion du lecteur à travers une récréation policière du meilleur goût.

Cheveux court, jupe courte et esprit libre, Lady Elza, est une femme contemporaine  qui joue avec les hommes tout en gardant son indépendance. Mais cette séductrice née a aussi l’art d’attirer à elle les pires ennuis.

Alors qu’elle cherche désespérément un appartement pouvant loger ses 400 paires de chaussures, la voilà qui  tombe sur une affaire en or. Un magnifique flat ayant appartenu à Coco Brown : un journaliste chasseur de scoop très controversé que l’on a retrouvé assassiné le corps criblé de balles. De quoi piquer la curiosité de la belle qui tente de retrouver un carnet secret…

Humour léger, personnages décalés, action débridée mais sans brutalité, « Lady Elza » est une friandise. Un maître-mot peut décrire cette série attachante: l’élégance.

Les dialogues ciselées de Jean Dufaux s’inscrivent dans un décor travaillé avec soin par Philippe Wurm. Le dessinateur très inspiré par Edgar P. Jacobs arrive à construire sa vision de Londres tout en y ajoutant une touche de modernité. « J’aime me déplacer à vélo dans cette ville pour en tirer des images à 360° » me dit-il. Mais pas seulement, en écoutant son interview vous verrez qu’il aime aussi « exploiter ses étudiants« …

Le duo invente ici un style qui emprunte à beaucoup tout en devenant unique. Un peu comme le réalisateur Tarantino qui réinvente certains styles de cinéma, Dufaux et Wurm réinvente la bd à l’anglaise pour l’adapter à nos codes actuels. A chaque tome (déjà deux sortis) , l’héroïne vit une aventure aussi croustillante qu’amusante, pour notre plus grand plaisir. Idéal pour se changer les idées.

Lady Elza t1 et 2 aux éditions Glénat

Scénario: Jean Dufaux

Dessin: Philippe Wurm

 

Le Siècle d’Eva: l’Histoire revisitée par un ange

Par srosenfeld dans anticipation, contemporain, graphisme, Historique , le 19 janvier 2014 15h24 | Ajouter un commentaire

En 1997, Bernard Yslaire, alors en pleine gloire avec la série « Sambre » se lance dans un projet personnel d’avant-garde. Il imagine une bd dont le support est d’abord numérique à travers un internet balbutiant, pour relire le XXè siècle à sa façon. Un choix audacieux qui aboutit à 6 albums  qui marque les esprits par une présentation graphisme révolutionnaire pour l’époque. Une œuvre qui ressort aujourd’hui avec des ajouts pour mieux apprécier la portée du travail de l’auteur.

« J’ai essayé de trouver un lien à tous ces événements comme si on allait vers quelque chose de mieux » m’explique Bernard Yslaire.  L’artiste tente de trouver un fil rouge positif dans une période qui mêle horreurs guerrières et espoirs d’un monde plus humain et plus juste. Pour cela il s’appuie sur deux ressorts.

Le premier, son héroïne Eva, psychothérapeute qui a connu Freud, âgée de 97 ans et qui tente de reconstituer sa mémoire qui l’abandonne. De l’autre, les photographies les plus marquantes du XX ème siècle, qui constituent une lecture en images de l’Histoire et qui imprègnent toujours l’imaginaire collectif. Et cela se fait à travers l’envoi d’émails envoyés par @anonymous.

A l’époque le mouvement hacker « Anonymous » n’existe pas. Bernard Yslaire est le premier a déposer le nom sur internet. Confronté à la perte d’une partie de son travail suite à l’évolution des ordinateurs, le créateur du « XXème ciel.com » va donc récupérer un maximum d’éléments pour aboutir aujourd’hui à cette intégrale qui se lit dans les deux sens (double récit) avec des explications  sur sa genèse. Original, passionnant, novateur, visuellement magnifique, cette bd est incontournable.

Le Siècle d’Eva aux éditions Casterman

Scénario et dessin: Yslaire.

 

Histoires inavouables: porno chic par Ovidie

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, érotisme, plus de 16 ans, sexe , le 21 décembre 2013 15h48 | Ajouter un commentaire

« Je ne me suis pas levé un matin en pensant que j’allais révolutionner le bd érotique » me lance Ovidie. L’ancienne actrice porno aime depuis longtemps jouer sur des registres différents pour explorer sa vision de la sexualité. Après plusieurs livres et films (dont certains encore pornographiques), l’auteur propose donc une bd. Plusieurs histoire sexuelles de quelques pages chacune qui se veulent le reflet de la société d’aujourd’hui.

Masturbation féminine, adultère impromptue, drague en boîte qui tourne à la leçon de choses, pulsion sexuelle malgré l’écart d’une génération, ou échangisme avec jalousie interruptive. Ces scènettes se veulent réalistes et drôles loin des clichés de l’industrie du X. « Ce n’est pas comme dans un film avec ses obligations où on fait le tour du propriétaire avec fellation vaginale, éjaculation faciale etc… » précise la scénariste. Celle-ci veut rompre avec la vision machiste d’une pornographie où les femmes sont sous domination.

Ovidie est aidée par le dessinateur Jérôme d’Aviau dont le trait en noir et blanc illustre la volonté d’éviter les artifices inutiles. Une collaboration respectueuse et ludique dont les auteurs parlent plus bas lors de notre rencontre en studio. L’ancienne actrice X ne souhaite pas obligatoirement arrêter de parler de sexe. « Cet univers me plaît » dit-elle « et c’est d’abord à travers les femmes et le féminisme qu’il m’intéresse ». « Ces histoires inavouables » n’ont rien de choquantes. Cette bd illustre une tendance de plus en plus forte chez les éditeurs grand public de ne plus hésiter à se lancer dans des collections adultes comme ici avec Erotix.

Histoires inavouables aux éditions Delcourt.

Scénario: Ovidie.

Dessin: Jérôme d’Aviau.

 

Châteaux Bordeaux: le vin et ses secrets enfin dévoilés

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, policier, vin , le 2 décembre 2013 13h56 | Ajouter un commentaire

« Le lecteur peut s’identifier à l’héroïne qui ne connait rien au vin »  lance le dessinateur Espé. L’objectif de la série « Châteaux Bordeaux » est de transformer le lecteur en connaisseur tout en le plongeant dans une grande saga familiale. Du divertissement viticole en somme!  Et jusqu’ici, l’objectif est atteint avec la sortie de ce quatrième tome.

Nous retrouvons Alexandra, héritière du Chêne Courbe, qui veut redonner ses lettres de noblesse au vin familial. Alors que notre belle héroïne soupçonne un négociant d’être responsable de la mort de son père, celui-ci est victime d’un terrible accident de voiture et tombe dans le coma. Dans le même temps, l’un des principaux propriétaires du domaine veut récupérer ses terres. Pour Alexandra, désormais au pied du mur, la solution passe  par la reproduction d’une cuvée mythique…

Le titre de cet album ne s’appelle pas « millésimes » pour rien. Ce récit nous permet d’en savoir plus sur la fabrication du vin, ses assemblages, son vieillissement et ses ratés. Dans ce monde de passionnés, la concurrence est rude et, quelques fois, face à une mauvaise année, la tentation est forte de jouer avec le consommateur. « En fin de soirée, les langues se délient et la personne reconnaît que cette année là, son vin était vraiment dégueulasse » m’explique Espé. Tout le contraire de son graphisme élégant qui donne à cette bd une fraicheur agréable digne d’une bonne cuvée.

Le scénariste Corbeyran a récolté de nombreuses confidences et anecdotes pour rendre crédible cette saga. Un gage d’authenticité qui fait de cette série, un vrai plaisir pour les amateurs de divertissement intelligent.

Châteaux Bordeaux, t4 aux éditions Glénat.

Scénario: Corbeyran.

Dessin: Espé.

 

Come Prima: meilleur album du Festival d’Angoulême

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, voyage , le 12 novembre 2013 19h08 | Ajouter un commentaire

Voici le meilleur album du 41ème Festival d’Angoulême. Une consécration pour Alfred qui réalise ici un projet très personnel. « Cet album est l’aboutissement d’un récit qui s’est crée à un moment où je n’arrivais plus à dessiner » m’avoue  Alfred dans studio.

Comme un écrivain qui peine à aligner une phrase, l’auteur se retrouve à cet instant de sa vie incapable de tracer une seule esquisse. Un drame pour quelqu’un qui est d’abord un homme d’images. Mais en noircissant un carnet, avec le temps, une histoire est née, « Come Prima » avec comme fil rouge inconscient: la fratrie.

Fabio, boxeur sur le déclin, vit en France, loin de ses attaches familiales en Italie. Dans les années 30, au moment où le pouvoir fasciste s’imposait  il pensait que partir lui offrirait la liberté. Le résultat ne fut pas à la hauteur mais l’homme est devenu aussi dur que les coups qu’il encaisse sur le ring.

Giovanni, son frère, perdu de vue depuis 10 ans, le retrouve pour lui proposer de revenir au pays avec l’urne de leur père décédé.  Dès la montée dans la minuscule Fiat 500, une forme de dialogue s’établit entre eux. Les secrets gardés finissent par surgir au grand jour…

Avec ce roman graphique pour adulte, Alfred, propose un album d’une grande densité. Pour la première fois, il scénarise et dessine, pour proposer au lecteur un voyage envoûtant et nostalgique. Il sait varier les ambiances en jouant sur sa palette de couleurs et sa maîtrise des styles.

Au fil de plus de 200 pages qui se lisent avec plaisir, l’auteur nous emmène de l’autre côté des Alpes en dévoilant peu à peu la relation complexe qu’entretienne Fabio et Giovanni. « J’ai un amour énorme pour le cinéma italien des années 50-60 qui était capable de mélanger les rires et les larmes  » m’explique Alfred.

Inspiré sans être caricatural, ce récit, sincère, se révèle une très belle surprise.

Come Prima aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Alfred.

 

Couleur de peau Miel: parcours d’un adopté coréen entre sourires et larmes

Par srosenfeld dans autobiographie, contemporain, voyage , le 12 novembre 2013 18h02 | Ajouter un commentaire

Jung, d’origine coréenne, est adopté à l’âge de 5 ans par une famille belge. Perdu, au milieu de ses frères et sœurs, au cœur d’une ferme en Wallonie, il va mettre toute une vie à comprendre qui il est ou plus exactement, accepté son destin.

« Nous, adoptés, ne sommes jamais à notre place » m’avoue-t-il lors de notre rencontre. Preuve, malgré un énorme travail sur soi et une bb autobiographique que la quête d’un adopté reste un éternel recommencement.

A travers trois albums, Jung nous plonge au plus profond de son être. Son arrivée en Belgique, son enfance faite de questionnements et de révoltes, ses rapports à la Corée. « Je voulais être honnête et sans concession » me dit l’auteur.

Rien n’est donc oublié: ni les coups de fouet des parents adoptifs (« justes mais sévères » justifie Jung), ni les premières expériences sexuelles ou la recherche d’un autre pays adoptif, le Japon.

Et puis, il y a ce retour vers la Corée du Sud, que relate le dernier tome. Un voyage à 44 ans qui est à la fois un soulagement et une déception. « Certains Coréens m’ont dit que j’étais un étranger » raconte Jung qui effectue ce retour aux sources à l’occasion de la réalisation du film d’animation, « Couleur de peau: Miel « sorti en 2012.

Grâce à son dessin, à la fois élégant et sobre, Jung nous embarque avec lui sans jamais nous lâcher et nous refermons la dernière page ému. A découvrir.

Couleur de peau: Miel, t1,2 et 3 aux édtions Soleil.

Scénario et dessin: Jung.