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conte

Sortilèges: une reine sensuelle et rebelle

Par srosenfeld dans action, Aventure, conte, fantastique, Humour , le 9 octobre 2014 17h27 | Ajouter un commentaire

« Je suis un dessinateur un peu loufoque » loin de l’univers du scénariste Jean Dufaux m’avoue Munuera. Et c’est justement, cette touche de modernité et de folie qui donne envie au scénariste de s’associer avec le dessinateur espagnol. Un nouveau duo pour créer un univers proche des contes classiques des frères Grimm mais aussi de Disney.

Au départ  »Sortilèges » est un projet qui se veut un diptyque. Mais le succès et, comme souvent, l’envie de Dufaux de poursuivre une aventure avec un de ses dessinateurs, aboutit aujourd’hui à un deuxième cycle.

Au début de cette histoire, le lecteur découvre une adolescente, Blanche. Une jeune fille innocente qui à la mort de son père devient la reine d’Entremonde. Sa mère et son frère cherchent à la tuer mais un étrange amoureux vient à son secours, le prince du monde d’En Bas, Maldoror. S’en suit une guerre, une vengeance, un assassinat. Blanche n’est désormais plus une enfant, elle devient femme et son destin comme les batailles s’enchaînent. Ce troisième tome est ainsi l’apothéose d’une bataille épique entre monstres inspiré du « Seigneur des anneaux ». Du grand spectacle…

Munuera et Dufaux jouent à fond la carte du divertissement. Le scénariste s’amuse à alterner l’intime et le grandiose pour permettre au dessinateur d’exprimer tout son talent. Son graphisme est sans conteste le point fort de cette bd. « J’aime laisserdes espaces vides, mettre mes personnages baignés dans de brouillard pour permettre aux lecteurs de jouer avec son imagination » m’explique Munuera. « Il m’évite du travail » dit-il avec ironie.

Sortilèges, t3, cycle 2 aux éditions Dargaud.

Scénario: Dufaux

Dessin: Munuera

 

Le Horla: la peur au corps

Par srosenfeld dans conte, fantastique, graphisme, Historique, Non classé , le 7 mai 2014 13h11 | Ajouter un commentaire

« J’ai lu la nouvelle de Maupassant lorsque j’avais 12 ans, je vivais sur le lieu de la nouvelle, à quelques centaines de mètres de la forêt dont il est question » m’explique Guillaume Sorel. Autant dire que l’histoire du romancier est un récit ancré dans l’imaginaire de l’auteur. En l’adaptant, le scénariste et dessinateur, réalise un vieux projet qui lui tient à cœur. L’occasion de s’aventurer dans l’univers de l’épouvante.

Le récit débute avec le narrateur qui mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine. Il raconte que soudain d’étranges phénomènes commencent à se produire. Des objets  disparaissent ou se brisent, une fleur s’envole cueillie par une main invisible, une carafe d’eau se vide … Pour notre homme, peu à peu une certitude se fait jour: un être surnaturel et immatériel vit chez lui et se nourrit de ses provisions. Il le baptise le Horla….

Ce conte fantastique de Maupassant invite le lecteur dans  un monde surnaturel. A l’époque, le romancier sombre lui aussi peu à peu dans la folie.  Guillaume Sorel en donne toute la puissance grâce à une économie de mots et une maîtrise graphique impressionnante. « La créature est née par hasard au fur et à mesure de mon dessin lors des différentes étapes du passage à la couleur, dans un intermédiaire, une semi-transparence » me raconte l’artiste.  Au final cette adaptation rend parfaitement l’ambiance de la nouvelle. La bd joue avec nos nerfs tout en traitant de la solitude, du suicide et de la peur de l’invisible. Une réussite.

D’autres révélations dans son interview ci-dessous.

Le Horla aux éditions Rue de Sèvres

Scénario et dessin: Guillaume Sorel.

 

Les aventures de Poussin 1er: derrière le duvet, un sacré tempérament !

Par srosenfeld dans Aventure, conte, Humour , le 18 septembre 2013 10h43 | Ajouter un commentaire

« Je suis né avec le journal Pilote » lance Eric-Emmanuel Schmitt, « autant dire que j’ai poussé avec la bd! ». Cet album est en fait l’aboutissement de 30 ans d’attente à la recherche du moment et du bon dessinateur pour mettre en image les petites histoires que l’écrivain invente pour sa famille et ses amis. « J’ai tout de suite choisi Janry, le dessinateur du Petit Spirou, car son dessin est toujours signifiant, dynamique et bourré d’humour » précise-t-il.

Et voilà, l’aventure qui commence. Le personnage principal est donc un poussin qui vient de naître. Contrairement aux autres animaux de la basse-cour, il se pose des questions, beaucoup de questions, dont la principale « Cui suis-je ».

Et attention à ceux qui lui donne des réponses idiotes car le garçon est un peu soupe au lait. Sa tante Gallina en sait quelque chose… poussin joue des poings!

Comme le dit son auteur, « c’est un poussin avant la culture! », sous-entendu avant de comprendre les règles de base qui régissent la société. Pour l’aider dans sa quête existentielle, il peut compter sur une souris qui adore dévorer, au sens propre, les livres de philosophie.

Eric-Emmanuel Schmitt s’amuse à nous divertir sans jamais jouer les professeurs. Naïf, drôle ou docte, les réflexions de Poussin sont celles qui nous animent tous dès l’enfance. « Souvent les enfants sont plus philosophes que les adultes car ils savent qu’ils ne savent pas comme Socrate alors que les adultes ne se posent plus de questions et croient qu’ils savent » explique le scénariste.

Cet album, très attachant, doit beaucoup à ses qualités graphiques. Janry invente un Poussin particulièrement expressif qui, de suite, emporte l’adhésion. Son découpage et son art de la synthèse font merveille. Comme toutes les bonnes bd d’humour, en quelques cases, le rire fuse et l’émotion frappe.

Bravo à ce nouveau duo du 9ème art. Je vous invite à découvrir ci-dessous mon interview avec Eric-Emmanuel Schmitt. L’occasion d’entendre une confidence sur « son premier meurtre »

Les aventures de Poussin 1er aux éditions Dupuis.

Scénario: Eric-Emmanuel Schmitt.

Dessin: Janry.

 

Hôtel particulier: érotique et fantastique

Par srosenfeld dans conte, contemporain, érotisme, graphisme , le 28 mai 2013 18h09 | Ajouter un commentaire

« Hôtel particulier » n’est pas un album comme les autres. Pour son auteur, Sorel, il s’agit d’un projet très personnel, resté longtemps dans les tiroirs de sa mémoire. Et voilà qu’enfin après 20 ans de gestation, celui éclot.

Ce récit est en une succession de petites histoires avec, comme fil conducteur, un fantôme très sensuelle. Il s’agit d’une jeune femme qui, par dépit amoureux, m’est fin à ses jours au cœur de l’hiver.

Mais l’auteur ne s’appesantit pas. Ce qui l’intéresse, ce sont les habitants de l’immeuble: un artiste sans le sou qui trompe son monde grâce à son armoire magique, un ermite qui multiplie les festins érotiques en faisant apparaître les femmes des livres de sa bibliothèque, une enfant qui se retrouve prisonnière ou une vieille dame acariâtre à la fin tragique. Au milieu de ce monde, un chat noir, véritable maitre des lieux, fait le relais entre le réel et l’irréel.

« Je me suis aperçu à la fin qu’il y avait beaucoup de moi dans cette bd » me confie Sorel. « Une part, sont des souvenirs d’enfance, d’autres des moments de ma vie » ajoute-t-il. Des confidences que je vous invite à découvrir plus bas.

Loin d’être pesant, cet album contient une véritable légèreté. Même dans les moments les plus durs, le graphisme de Sorel apporte une douceur qui désamorce l’horreur. Et puis, il y a ce plaisir coquin d’apprécier de belles scènes érotiques, bien loin des caricatures. « On est passé tout près du projet pornographique «  me dit Sorel avec malice. Une belle découverte.

Hôtel particulier aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Sorel.

 

 

Du vent sous les pieds emporte mes pas: vivre sa vocation

Par srosenfeld dans Aventure, conte, graphisme, Historique , le 8 juillet 2012 09h10 | Ajouter un commentaire

5087_cLa vocation d’artiste naît souvent dans l’enfance. Cette histoire nous raconte ce cheminement en invitant les lecteurs à suivre les pas de Léon. Alors que la première guerre s’annonce, ce gamin qui préfère faire les quatre cents coups avec son pote Fernand qu’aller à l’école, découvre un étrange bateau échoué au milieu de nulle part. À son bord, un vieil homme, un peu bourru, qui va faire découvrir à Léon le plaisir du dessin et de la couleur.

Mais ce bonheur est de courte durée. La maman du garçon décède subitement. Perdu, se sentant de plus en plus en décalage avec le monde qui l’entoure, Léon va se réfugier dans le dessin et tomber amoureux de la plus belle fille du village. Mais le destin fait perdre sa muse  à notre héros emporté par la violence des hommes….

« Je porte cette histoire depuis des années » m’explique Gaëtan Brynaert.  Comme souvent, le projet reste dans les tiroirs jusqu’à sa rencontre avec le scénariste Frédéric Castadot.  Une solide amitié se créer entre les deux Bruxellois qui décident de concrétiser « Du vent sous les pieds emporte mes pas ». Le récit séduit d’emblée par son élégance. Les dialogues sont bien construits et les personnages attachants.

Le choix de la couleur directe est judicieux car il renvoie naturellement à l’initiation du héros au dessin. Au début prévu en deux tomes, la BD est finalement synthétisée en un one shot en cours de création ce qui se ressent un peu sur la fin. Cela ne gâche pourtant pas le plaisir de la lecture pour ces jeunes artistes en devenir. « Je ne sais si j’ai réussi », me dit Gaëtan Brynaert « mais je crois que j’ai accompli quelque chose ». Une belle découverte par de jeunes auteurs encore en devenir.

Du vent sous les pieds emporte mes pas aux éditions Quadrants.

Scénario: Frédéric Castadot.

Dessin: Gaëtan Brynaert.

Abélard: des proverbes comme guide de voyage

Par srosenfeld dans Aventure, conte, contemporain , le 20 juillet 2011 16h41 | Ajouter un commentaire

abelardAbélard est un poussin qui vit dans les hortillonnages. Pour rappel, il s’agit de « petits jardins » dans des marais entrecoupés de canaux, où l’on pratique la culture maraîchère. Et notre héros doux rêveur qui vit avec ses amis sans se poser de question (bière et partie de carte à volonté…) va découvrir l’amour. La jolie Epilie le sort de sa torpeur. Elle disparaît. Il veut la retrouver. Direction l’Amérique, le pays qui a inventé les machines volantes. Armé de son banjo et de son chapeau à proverbes, Abélard se lance sur les routes de campagne…

Régis Hautière, amoureux de la région picarde, avait envie de faire découvrir les hortillonnages, ce paradis méconnu. Il m’explique dans Studio BD qu’au cours d’une ballade dans ces marais, il a l’idée d’Abélard. « A la fin de ma promenade, j’avais presque toute l’histoire » me dit-il.

Ce road-movie animalier est une pure merveille.  Un scénario poétique et subtil marié à un dessin aux cadrages étudiés. « J’ai mélangé la douceur des poils du pinceau avec la plume qui griffe pour illustrer les caractères contrastés des héros » me précise Renaud Dillies. Un bel album à découvrir en cette période de vacances. Les pieds dans l’eau, de préférence…

Abélard,t1 aux éditions Dargaud.

Scénario: Régis Hautière.

Dessin: Renaud Dillies

Le bois des vierges: la belle et la belle revisité

Par srosenfeld dans Aventure, conte, érotisme, fantastique , le 11 décembre 2010 13h07 | Ajouter un commentaire

viergesAprès presque 3 ans d’attente, la suite du « Bois des vierges » débarque dans les librairies pour cette fin d’année. Quel plaisir de retrouver cette saga de « poils et de peaux » qui s’inspire du conte de la « belle et la bête ». Après l’affrontement épique entre les êtres humains et les animaux, Jean Dufaux resserre son récit sur ses deux personnages principaux, Aube (celle qui a tué le jour de ses noces Loup-de-Feu par dégout du poil) et le seigneur Clam (mi-homme, mi-bête).

L’auteur nous plonge au cœur du « Bois des vierges » peuplé de faunes, de centaures et de harpies. L’arrivée de Aube annonce le basculement des équilibres anciens. La révolte gronde alors que le loup-garou rode à la recherche de son amour perdu…

« Ce qui est passionnant, c’est de se saisir d’un mythe et de l’univers graphique d’une dessinatrice » lance Jean Dufaux dans Studio Bd. Avec Béatrice Tillier, l’auteur trouve une complice idéale pour créer une passionnante fable fantastique et onirique. Dialogues percutants, sens du rythme et du suspens, mélange de violence et de douceur, le cocktail est loin d’être sage. « Il y a un loup dans chaque homme et un homme dans chaque loup » précise le scénariste. Ici, les plus sauvages ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

La dessinatrice développe toute la palette de son talent: décors détaillés, cadrages cinématographiques, héroïne sensuelle. « Pour le loup garou, j’ai inventé un être avec des poils blancs pour donner un côté propre et attractif » me dit-elle. Une façon de s’assurer de la crédibilité d’une histoire d’amour qui brise les codes et les tabous. Hymne à la tolérance, à la différence et à la liberté, cet album est une réussite.

Le Bois des vierges, T2 aux éditions Delcourt.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Béatrice Tillier.

Le Royaume: le bon roi est un usurpateur

Par srosenfeld dans Aventure, conte, Humour , le 14 octobre 2010 17h51 | Ajouter un commentaire

prinIl était une fois un royaume paisible oublié par ses puissants voisins et leurs guerres incessantes. Les habitants y vivaient heureux et chaque jouissaient de ce que leur offraient la terre et le ciel. Mais attention aux apparences. Benoit Féroumont s’amuse à jouer avec les codes des contes de fées et les clichés pour raconter une histoire bien moins innocente qu’elle n’y paraît.

Après un premier tome remarqué qui nous faisait découvrir des personnages hauts en couleurs, l’auteur décide d’accélérer la cadence. Il nous concocte une aventure trépidente ponctuée par les réflexions moqueuses d’oiseaux philosophes. Tout commence par un enlèvement. Le frère du roi (jusqu’ici enfermé dans une geôle du château) vient de kidnapper la princesse Cécile avec de biens mauvaises intentions. Il faut organiser le sauvetage de la dame. Voilà peut-être l’occasion pour François de marquer quelques précieux points auprès de la belle Anne, qui ne cesse de repousser ses avances ?

Benoît Féroumont continue avec intelligence à explorer les multiples façettes de son Royaume. De nouvelles têtes font leur apparition, notamment Jean-Michel, l’archétype du chevalier un peu trop beau et imbu de sa personne. L’auteur m’avoue dans Studio BD qu’il s’inspire souvent des membres de sa famille. « Jean-Michel, c’est un peu mon cousin » me dit-il avec malice. Au final, ce récit enlevé, baigné d’une tendre ironie, est un vrai plaisir de lecture. Une bonne bd à placer dans la bibliothèque familiale.

Le Royaume,t2 aux éditions Dupuis.

Scénario et dessin: Benoit Féroumont.

Chambres noires: un univers attachant à la Tim Burton

Par srosenfeld dans conte, fantastique, Historique, Humour , le 31 juillet 2010 11h14 | Ajouter un commentaire

chambresParis, 1877. Dans le studio de « photographie fluidique » de la famille Pénouquet, des bourgeois s’entretiennent avec leurs parents défunts puis posent en leur compagnie. Ce n’est bien sûr qu’un trucage : Louise et Tristan, les jumeaux adoptifs de la maison, se griment en spectres pour tromper les clients.

Mais un jour, le visage d’un vrai fantôme apparaît sur les clichés. Au même moment, les jumeaux sont enlevés par une obscure confrérie royaliste, la Salamandre. Quel lien établir entre cette disparition et l’intrus surnaturel sur les photos ? La famille Pénouquet mène l’enquête !

Ceux qui apprécient l’univers du réalisateur Tim Burton vont être comblés. Ce premier album des « Chambres noires » se distingue des autres productions avec son ton particulièrement décalé. Le scénario multiplie les rebondissements rocambolesques tout en rendant les personnages attachants.  Il y a un petit côté   »famile Adams »  chez les Pénouquet.

Loin des codes graphiques classiques, le dessin propose  des « gueules » comme les caricatures du XIXème et des décors très détaillés. Cette bd ne se dévore pas mais se déguste progressivement. Il faut rentrer dedans en douceur. Et comme dit le proverbe, l’appétit vient en mangeant.

Chambres Noires, t1 aux éditions Vents d’Ouest.

Scénario: Olivier Bleys.

Dessin: Yomgui Dumont.

Le Petit Poilu: les 400 coups à la ferme

Par srosenfeld dans Aventure, conte, Enfants, générationnel, Humour , le 27 juin 2010 16h13 | Ajouter un commentaire

poiluRetour du Petit Poilu, le héros des enfants de 3 ans! Je vous en ai déjà parlé. Il s’agit d’une bd géniale destinée aux enfants. Pas de dialogue, seulement des cases magnifiquement dessinées et un scénario toujours aussi malin.  

Le Petit Poilu est un bonhomme avec un nez rouge qui s’inspire d’un écolier. Comme chaque matin, il part avec son cartable. Mais sur le chemin de l’école, il se retrouve happé par un nouvelle aventure. En l’occurence une moissonneuse batteuse… Il rencontre kramik ( d’où le titre de cet album), le chat de la ferme qui l’emmène faire les 400 coups.

Avec intelligence,  Céline Fraipont et Pierre Bailly, signent à nouveau un épisode qui  fait mouche. Tendre, prévenant, honnête et curieux, leur personnage du Petit Poilu est toujours aussi attachant.

Cette histoire qui se passe dans l’univers agricole est à emporter sur la route des vacances. Loin d’être « gnan gnan », ce récit joue sur l’opposition entre un Petit Poilu un peu naïf et un chat antipathique qui cache pourtant une grande solitude. Les connaisseurs ne vont pas être déçus. Pour les autres, il est plus que temps de faire cette découverte.

Le Petit Poilu, Kramik la canaille aux éditions Dupuis.

Scénario: Céline Fraipont.

Dessin: Pierre Bailly.