Aventure

Barracuda: pirates contre cannibales, ça va saigner !

Par srosenfeld dans Aventure, pirate , le 21 juillet 2015 14h44 | Ajouter un commentaire

barracuda-tome-5-cannibaleDécidemment le scénariste Jean Dufaux ne recule devant rien pour faire vibrer nos imaginations.  La série « Barracuda » multiplie les rebondissements dans un monde peuplé de pirates sanguinaires, d’adolescents ballotés par le destin et pour finir de cannibales! Une déferlante magnifiquement mises en images par Jérémy.

« Je fonce à l’instinct » me dit d’emblée le dessinateur qui ne cesse de progresser au fil des albums. Peu à peu, il se détache de son mentor (le grand Philippe Delaby, tristement décédé) pour construire son style. Pour  cela il s’appuie sur un grand conteur d’histoire. Jean Dufaux navigue en eaux troubles emporté par ses personnages.

Pendant que Raffy ( le fils du pirate Blackdog) pris en otage par les Espagnols prépare sa vengeance sur l’île de Puerto Blanco, ses autres compagnons d’aventures se retrouvent sur une autre île  inhospitalière.

L’envoûtante Maria, l’étrange Emilio et la mystérieuse Jean Coupe-Droit sont les traces de Blackdog et du diamant du Kashar. Mais les retrouvailles avec l’imprévisible pirate ne se passent pas comme prévu. La tribu des Moori (des cannibales) règne en maître avec à sa tête un sorcier effrayant… Ca va saigner !

Le duo donne un rythme effréné à ce récit épique où l’intime se mélange aux combats. Un grand divertissement qui maintient son haut niveau de qualité. « On sent que tout est en train de se préparer pour le grand final »  lance Jérémy. A l’abordage!

Barracuda, t5 aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux .

Dessin: Jérémy.

Niklos Koda: duels mortels

Par srosenfeld dans action, Aventure, ésotérisme , le 27 mai 2015 15h40 | Ajouter un commentaire

album-cover-large-25344« Je peux vous l’annoncer, Niklos Koda va bientôt se terminer, au tome 15″ me lance Olivier Grenson. Le dessinateur vit depuis plus de 15 ans avec le magicien le plus intriguant de la BD. Un personnage fascinant qu’il a façonné au fil du temps avec son complice Jean Dufaux. Au départ un peu lisse, le héros est désormais un  homme torturé qui a déjà cédé à l’appel des forces obscures.

Dans ce nouvel album intitulé « No Song », Niklos Koda, plus puissant que jamais se retrouve confronté à des adversaires redoutables dans un Shanghai tentaculaire. Alors que sa fille, Séléni, semble développer des capacités exceptionnelles, un duel l’attend avec son pire ennemi Mirvic…. Les évènements se précipitent, le sang va couler…

Ce récit est un passage clé de la série. Il ferme des portes pour préparer un grand final. L’exotisme des décors où se déroulent les aventures reste la marque de fabrique du duo.  Le scénariste continue d’explorer les différentes facettes de ses personnages aux multiples pouvoirs. Dans l’esprit des films « Wu Xia Pian » (film de sabre chinois), les combats sont aériens et spectaculaires.

« Je suis fasciné par la magie depuis que je suis tout  petit » m’avoue Olivier Grenson. Un fois encore, il montre dans ce nouvel opus qu’il domine son sujet par un travail minutieux.

Mais trêve de commentaires, écoutez plutôt son interview dans mon studio BD.

Niklos Koda, « no song », t13 aux éditions du Lombard.

Scénariste: Jean Dufaux

Dessinateur: Olivier Grenson.

 

Les Mille et autres nuits: une quête exotique et érotique

Par srosenfeld dans action, Aventure, conte, érotisme, fantastique, Historique , le 21 mai 2015 16h24 | Ajouter un commentaire

mille-et-autres-nuits-tome-1-jaisalmerStephen Desberg aime jongler avec les univers. De la finance avec IRS à l’histoire avec Scorpion, le scénariste est un touche à tout… Et comment ne pas être touchée, envoutée, inspirée par le plus célèbres des contes persans: « Les Mille et Une Nuits« .  Dans cette nouvelle série se retrouve ainsi les accents de ce Moyen-Orient des lumières.

Tout commence par une histoire d’amour et de mort. Un griffon, jadis, tomba amoureux d’une jeune fille qui hélas refusa ses avances. Dans un accès de colère, le monstre tua la belle. Horifié par son geste malheureux le griffon fit appel à une djinn maléfique qui créa un collier capable de transformer n’importe quel femme en la plus merveilleuse de toute. Le collier disparut, volé, ses pierres dispersées aux quatre vents.

Et voilà soudain nos compagnons d’aventure: une Shéhérazade répudiée, un Ali Baba ruiné ou encore un magicien prisonnier d’une djinn…Tous rêvent de trouver le collier. Mais ces « anciennes gloires déchues » vont faire face à une créature sans pitié…

En vieux routier de la bd, l’auteur montre toute sa maîtrise dans un récit rythmé et divertissant. Le dessin élégant d’Henri Reculé s’adapte parfaitement au propos. Une relecture ludique d’une époque où la civilisation brillait par ses penseurs. « Quand on lit la littérature de l’époque, il y a des choses assez étonnantes, assez érotique mais tout en finesse » explique avec malice Stephen Desberg.

L’érotisme et les femmes sont d’ailleurs souvent au cœur de sa création comme le montre un deuxième titre sorti récemment, H.ELL. Cette fois, le scénariste prend le contrepied des « mille et autres nuits » en plongeant le lecteur dans un univers médiéval sombre et brutal.

Inspiré par la saga Game of Thrones, H.ELL dont le tome 2 est en librairie, nous fait découvrir un chevalier déchu: Harmond Ellander. Banni par le Roi et condamné à servir comme questeur au sein de la police de la ville, celui-ci se retrouve au cœur des pires crimes.  Notre héros fait alors la connaissance d’un créature humanoïde, conçue pour revêtir n’importe quelle apparence issue du désir de ses clients.

Le dessinateur d’IR$, Bernard Vrancken, bouscule ses habitudes pour proposer un graphisme somptueux qui rend parfaitement l’atmosphère poisseuse imaginée par son complice Stephen Desberg.

Deux belles séries et une interview à découvrir plus bas. Bonne lecture.

Les mille et autres nuits aux éditions Lombard      Scénario: Desberg          Dessin: Reculé

H.ELL aux éditions Lombard                                       Scénario: Desberg           Dessin: Vrancken 

 

Appa et Isaline : bd ou manga, t’as le choix

Par srosenfeld dans ados, Aventure, Heroïc Fantasy, manga , le 24 mars 2015 09h01 | Ajouter un commentaire

9782818931233 Lancer comme premier titre « Appa » pour inaugurer une nouvelle collection n’est pas dû au hasard. Olivier Sulpice et les éditions Bamboo se lancent dans une nouvelle aventure: un récit de divertissement en deux versions.

Première possibilité. Vous découvrez « Appa« , une bd de 80 pages couleurs, généreuse en gags, qui vous transporte dans un monde d’héroïc fantasy avec une petite fille et un dragon blanc. Drôle, décalé, l’expérience vaut la peine.

Mais voilà, trop cher pour certains, pas pratique pour d’autres.

Vient alors la deuxième possibilité. « Appa » version manga en noir et blanc de plus de 150 pages. La même histoire ou presque avec des découpages différents et une ambiance décalée. Un format qui rentre facilement dans le cartable des enfants et les sacs des ados et qui coûte deux fois moins cher.

Voilà votre cœur qui hésite. Et c’est bien le but d’Olivier Sulpice: vous redonner la main.

« C’était aussi l’occasion d’ouvrir une collection à une jeune génération d’auteur issus du manga » précise l’intéressé dans mon studio bd.

Et cela se ressent. Les auteurs se donnent à fond. « Appa » et « Isaline » ouvrent une nouvelle voix pour conquérir les lecteurs. Et loin de nous tromper, ces albums proposent des gags et des aventures parfaitement adaptés à leurs cibles: les ados et les préados.

Pour en savoir plus, je vous invite à écouter les explications d’Olivier Sulpice dans mon studio bd ci-dessous.

Silas Corey: aventure bd haut de gamme

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique, polar, Première Guerre Mondiale , le 2 mars 2015 13h36 | Ajouter un commentaire

501 SILAS COREY T03[BD].indd« Il est de retour » me lance sourire aux lèvres le dessinateur Pierre Alary. Silas Corey, détective privé, ancien espion, au physique longiligne de chasseur va dévorer de nouvelles proies…. et le lecteur que je suis en frémis d’avance.

Nous sommes en 1918 au lendemain de la victoire sur l’ennemi allemand. La boucherie prend fin, enfin. Silas Corey qui mis fin au complot contre Clémenceau se perd dans les vapeurs d’opium horrifié par les bêtise humaine. Mais le cadavre d’un ancien ami dans une baignoire le remet d’aplomb car derrière ce meurtre se cache Madame Zarkoff, la maléfique. La baronne du trafic d’armes n’en a plus pour très longtemps à vivre… Silas Corey doit retrouver son héritier…

Après un premier diptyque acclamé par la critique (Prix de la BD Fnac Belgique 2014) et plus de 50000 exemplaires vendus, le scénariste Fabien Nury et son complice Pierre Alary nous invite pour une nouvelle aventure aux cœurs des années 20. Il délaisse Paris pour nous faire voyager mais surtout nous happer dans un récit à la fois sombre et lumineux.

Les dialogues ciselées de Fabien Nury couplé à un découpage puissant donne une dimension supplémentaire à ce nouveau cycle. « L’idée, c’est du faire du Carol Reed avec Michael Bay derrière la caméra » m’explique les dessinateur. Une ambition qui se ressent tant l’histoire à la noirceur du film du Troisième homme et la puissance visuel du réalisateur des Transformers. Si vous ajoutez à cela une galerie de trognes et une scène érotique avortée, vous avez une réussite. Bravo les gars!

Silas Corey, t3 aux éditions Glénat.

Scénario: Fabien Nury

Dessin: Pierre Alary.

Holly Ann: une enquêtrice envoûtante

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique, policier, sexy , le 4 février 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

Elle s’appelle Holly Ann, elle est métis, d’une beauté sensuelle et mystérieuse grâce au dessin de Stéphane Servain et elle risque de nous envoûter pendant un bon moment. Ce premier album très prometteur commence une série qui nous embarque dans l’atmosphère toute particulière de la Nouvelle Orléans.

A l’origine de cette histoire, le scénariste Kid Toussaint qui s’inspire de son expérience lors d’un voyage dans la ville de Louisiane en 2011. « J’ai tout de suite été séduit par cet endroit notamment le quartier français » me dit-il dans mon studio bd. Tout naturellement, il s’intéresse au vaudou mais comprend très vite que cela ne représente aujourd’hui qu’un folklore pour touristes en mal de sensations. Reste une ambiance unique que l’auteur tente de restituer dans ce titre intrigant « la chèvre sans cornes ».

Cela fait référence en language vaudou au meurtre rituel d’un enfant blanc. Et précisément, le fils d’un riche propriétaire de plantation a disparu.  Nous sommes au 19ème siècle où les progrès techniques dans les enquêtes de police font un bond spectaculaire mais rien ne remplace l’instinct. Holly Ann possède plus que ça, elle semble doter de pouvoirs surnaturels qui lui permettent de réussir là où les autres échouent. Et justement un enfant noir est aussi manquant…

« Je voulais faire un Sherlock Holmes au féminin » m’avoue Kid Toussaint. Et voilà, Holly Ann, un personnage qui va continuer selon le scénariste à s’étoffer au fur et à mesure de la série. 3 tomes sont déjà en route et tant mieux car cette enquêtrice a tout pour séduire le public. Epaulé par un graphisme puissant, cet album constitue une belle entrée en matière. Bravo.

Holly Ann, t1 aux éditions Casterman

Scénario: Kid Toussaint

Dessin: Stéphane Servain

 

 

La main de Pangboche: sur les traces du Yéti

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, polar, policier, voyage , le 13 janvier 2015 16h29 | Ajouter un commentaire

Nouveau départ pour André Taymans. L’auteur abandonne son héroïne fétiche, Caroline Baldwin, pour une autre femme de tempérament, Roxane. L’occasion de retrouver, à travers ce personnage féminin, le Népal au cœur de nombreuses légendes dont la plus célèbre est le Yéti!

Pour cela, rien de mieux, que de s’appuyer sur une histoire vraie et pourtant farfelue: le vol d’un doigt momifié d’un « Yéti » par le chef d’une expédition américaine confié à l’acteur James Stewart qui le cache dans les sous-vêtements de sa femme… avant d’être retrouvé en 1990 au British Museum!

Et nous voici aujourd’hui, à Katmandou, aux côtés de Roxane Leduc, une jeune femme spécialiste des antiquités, qui assiste  à l’accident mortel d’un homme qui venait de lui confier les secrets de la « main de Pangboche ».

Aux côtés d’un policier qui enquête sur le vol de la relique, nous retrouvons notre curieuse aventurière aux portes du parc national du Langtang, le « royaume des trekkeurs » bien décidée à percer les mystères qui l’entourent….

« Je suis allé au Népal faire un voyage avec mes enfants et à mon retour j’avais toute mon histoire » m’explique André Taymans. La marche à plus de 4000 mètres laisse, en effet, le temps de la rêverie…

D’une facture classique, cet album propose un graphisme élégant avec des couleurs directes (une première pour le dessinateur). Un choix payant qui apporte beaucoup à ce polar des montagnes envoûtant.

Seul petit bémol, ses personnages notamment Roxane manque un peu de finesse de trait… Un détail tant cette première partie de diptyque reste attachante avec en toile de fond un petit air de Tintin au Tibet. Un bon bol d’air frais en ce début d’année.

La main de Pangboche, t1 aux éditions Paquet.

Scénario et dessin: André Taymans.

 

Complainte des Landes Perdues: final tragique et sensuel

Par srosenfeld dans action, Aventure, Heroïc Fantasy, Historique , le 17 décembre 2014 09h56 | Ajouter un commentaire

Difficile d’évoquer la sortie du dernier tome de la « Complainte des Landes Perdues » sans tristesse et nostalgie. Philippe Delaby, dessinateur emblématique du 9ème art s’est éteint brusquement à la page 33. Un choc. Son complice de toujours le scénariste Jean Dufaux s’en remet à peine. Dans mon studio, il le décrit par ces mots :« Philippe s’investissait tellement que parfois, il ne parvenait plus à gérer la limite entre la vie réelle et la vie rêvée. »

J’avais rencontré plusieurs fois le dessinateur et il me reste en mémoire son rire communicatif et son incroyable talent.

Un talent qui donne toute sa puissance dans ce « Sill Valt » qui clôture le deuxième cycle de cette série ambitieuse qui mélange chevalerie, magie et contrées sauvages.

Le lecteur va pouvoir découvrir qui est le Guinea Lord, cet être indestructible et pourtant si fragile. Car c’est là, la force de Jean Dufaux, trouver des surprises scénaristiques pour contrer les clichés et faire naitre la rêverie.

Le hasard fait que les dernières pages de Philippe Delaby incluent une scène érotique torride, un hymne au plaisir qui ne peut laisser indifférent. « Philippe était d’excellente humeur ce jour là » raconte Jean Dufaux « et il avait envie de cette scène extrêmement charnelle au premier degré. »

Celui qui lui succède pour terminer l’album, Jérémy, (ancien élève désormais grand comme le montre son « Barracuda » ) se plie à une autre scène du genre comme un effet miroir.

Sanglant, tragique, érotique, envoûtant, ce final tient toute ses promesses.  Ne pas rater plus bas, Jean Dufaux dans studio, un moment riche en révélations et émotions.

« La complainte des Landes Perdues », t8 aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux                 Dessin: Philippe Delaby

 

Largo Winch: complot, séduction et grand plongeon!

Par srosenfeld dans action, ados, Aventure, contemporain, graphisme, policier , le 19 novembre 2014 15h43 | Ajouter un commentaire

« Cela aurait été assez élémentaire, un complot, une bombe, comment aller la poser…. et bien ce n’est que pas vraiment ça, c’est le principe avec Largo Winch, derrière les apparences, il y a toujours une réalité que j’espère inattendue » me lance Jean Van Hamme.

En vieux routier de la bd, le scénariste de l’aventurier milliardaire, sait que son défi est de surprendre le lecteur. Créer de la nouveauté et du désir dans un univers déjà bien balisé.

Et ce 19ème album, « Chassé-Croisé » remplit parfaitement son contrat. Comme toujours, il s’agit de la première partie d’un diptyque dont l’action se déroule au cœur de la City.

Et dès les première pages se tisse la toile d’un intrigue où des personnages emblématiques comme, la  secrétaire du groupe W, Miss Pennywinkle ou  le numéro 2 Dwight Cochrane tombent dans les griffes de séducteurs professionnels.

Et notre Largo dans tout ça? Le voilà pris pour cible à cause de sa vision idéale d’un capitalisme à visage humain. Mais surtout, lui aussi, cède au coup de foudre. La belle Saïdée lui procure un sentiment oublié… un sentiment qui pourrait le conduire à sa fin…

« Sans femme, Largo Winch serait un récit de militaire » m’explique pince-sans-rire Jean Van Hamme. Celles-ci sont, une fois de plus, au cœur du récit.

Un récit qui bénéficie du graphisme méticuleux de Philippe Francq. Le dessinateur fait preuve d’une véritable maestria pour donner du rythme et de l’intensité dans chaque scène.

Le 18 novembre, je le retrouvais d’ailleurs sous l’eau à Némo 33 (la fosse la plus profonde du monde) pour découvrir les 33 planches de l’album à 10 mètres sous l’eau… Une expérience que je vous invite à découvrir plus bas.

Largo Winch, t19, chassé croisé

Scénario: Jean Van Hamme.

Dessin: Philippe Francq

Lucky Luke fait la nounou !

Par srosenfeld dans action, Aventure, Enfants, générationnel, Humour, western , le 12 novembre 2014 14h18 | Ajouter un commentaire

Un nouvel album de Lucky Luke reste toujours un évènement. Et heureusement, depuis la mort de Morris, ses plus grands fans (Achdé, Gerra et Pessis) perpétuent le mythe ancré dans nos souvenirs d’enfance. Le piège consiste à rester prisonnier d’un monde où les personnages et les décors sont gravés dans le marbre du 9ème art. Et miracle, la magie fonctionne avec « les tontons Dalton« . Comme le dit le dessinateur Achdé : « pire que les indiens, pire que les outlaws, un enfant! »

Tout commence avec nos Daltons préférés qui comme à leur habitude végètent en prison. Mais voilà que nos desperados apprennent qu’ils sont tontons d’un petit garçon dont ils doivent momentanément assurer l’éducation. A la clé peut-être un magot! Seul problème, Lucky Luke, qui, a son corps défendant doit devenir nounou!  Toute cette petite « famille » débarque à Rupin City où les habitants ne voient pas d’un bon œil ces étrangers…

« Cette histoire s’inspire du film les Tontons Flingueurs mais ce n’est pas un remake juste un emballage pour avoir un univers différent » explique le scénariste Jacques Pessis. Les auteurs, bien sûr, n’hésitent pas à remettre des répliques cultes (« Il connaît pas Raoul! ») et des scènes inoubliables comme celle de la cuisine avec une Ma Dalton d’anthologie. L’humour de Laurent Gerra transparait dans les dialogues. Drôle et tendre à la fois, cet album se lit comme une friandise. Ou à boire cul sec!

Pour tout comprendre, je vous invite à écouter et regarder Achdé et Pessis dans mon studio BD.

Lucky Luke, les Tontons Dalton aux éditions Lucky Comics

Scénario: Gerra, Plessis

Dessin: Achdé.