Angoulême

Cosey, grand prix du festival BD d’Angoulême

Par srosenfeld dans Angoulême, BD, grand prix, graphisme , le 27 janvier 2017 12h47 | Ajouter un commentaire

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cosey-71h-bf806La consécration à 66 ans. Le papa de « Jonathan » décroche le graal de la profession: le grand prix 2017 du festival BD d’Angoulême. Depuis des années, la rumeur citait son nom en vain.

De quoi décevoir de dessinateur sensible. Il reconnait d’ailleurs: « cela m’a un peu blessé ».Et voilà la bonne surprise pour Cosey.

L’homme a fait rêver plus d’un lecteur avec les déambulations de Jonathan au Tibet et au Népal. L’élégance de son trait associé à la douceur des ses couleurs sont les signes distinctifs de cet amoureux des grands espaces qui a commencé sous la houlette de Derib.

Plus récemment, le dessinateur a compté parmi les auteurs francophones autorisés par Disney à réinterpréter les aventures de Mickey. Il a ainsi livré au printemps 2016 « Une Mystérieuse Mélodie », où il imagine la rencontre entre la célèbre souris et Minnie.

Ecoutez sa réaction…

 

Hermann, Grand Prix d’Angoulême: la consécration d’un géant

Par srosenfeld dans Angoulême, biographie, contemporain, grand prix , le 28 janvier 2016 17h21 | Ajouter un commentaire

hermann-1 Une évidence. Hermann est depuis longtemps considéré comme l’un des plus grands dessinateurs de la bd.

Son trait est reconnaissable entre tous. Et surtout ses « gueules » : des visages qui vous hypnotisent et qui semblent vous sauter dessus en tournant les pages.

Ce Grand Prix d’Angoulême est une reconnaissance.  Ce sont les professionnels (où, comme en littérature, les jalousies sont légion) qui votent pour saluer l’œuvre d’un des leurs.

Né à Bévercé, près de Malmedy, en 1938, Hermann fait partie de cette génération de pionnier qui se lance en autodidacte dans la bande dessinée. Mais très vite, le bonhomme montre qu’il a les crocs pour imprimer sa signature aux côtés des meilleurs. Avec  Greg, il marque les esprits avec « Bernard Prince » et puis il y a « Jeremiah » . Son héros nous emmène dans une Amérique du futur dévastée à la suite d’une guerre atomique entre blancs et noirs.

Dans ce pari audacieux, Hermann est seul à bord. Il réussit à faire de son personnage un héros emblématique ( lancée en 1977, la série marque toute une génération). L’auteur wallon montre qu’il sait aussi bien écrire des récits ciselés qu’affûter ses coups de crayons. Car Hermann est d’abord et avant tout le dessinateur du mouvement.  Son inventivité dans le découpage des scènes d’action est une référence.

Son dernier album, « Old Pa Anderson », sur la ségrégation raciale dans le Sud des Etats-Unis au début des années 50, publié aux éditions Le Lombard montre que l’artiste n’a pas perdu la main, bien au contraire. Il travaille désormais avec son fils Yves H. qui signe les scénarios de nombreux one shots de la collection Signé.

Voilà donc un nouveau belge au panthéon du 9ème art après Franquin, Jijé, Morris et François Schuiten. Bravo.

Ci-dessous une interview réalisée dans mon studio lors de la sortie de l’album « Une nuit de pleine lune »… A relire.

Dernière sortie bd:

Old Pa Anderson aux éditions du Lombard.                                             

Scénario: Yves H

Dessin: Hermann