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Archives du avril, 2012

La douceur de l’enfer: face à face en Corée du Nord

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique, voyage , le 28 avril 2012 13h09 | Ajouter un commentaire

2760180710Sortie de la deuxième partie de cette histoire très attachante d’Olivier Grenson. La douceur de l’enfer raconte un face à face entre deux inconnus liés par un passé familial sur la la DMZ, la fameuse ligne de démarcation entre le Nord et le Sud de la Corée. Nous sommes le 13 avril 2006 et Billy Summer s’apprête à rencontrer son grand-père. Cet  ancien GI, officiellement mort durant la guerre de Corée de 1953 est étrangement encore vivant caché pendant des années par le régime de Pyongyang.

Cet homme est-il le mari de Martha, la grande-mère de Billy? Pourquoi est-il partie au front et pourquoi a t-il fait croire à son décès? Est-il l’instrument du régime communiste? Derrière ces mystères, il y a des blessures, des actes coupables, des regrets et en toile de fond l’amour… Il est temps de tout se dire.

Cette BD est née lors d’un voyage d’Olivier Grenson sur la célèbre DMZ. Impressionné par le lieu, avec son atmosphère étouffante chargé d’histoire, il crayonne fébrilement sur son papier. Et puis à son retour, il se lance dans une importante recherche de documentations pour aboutir à ce diptyque émouvant, « La douceur de l’enfer ».  Cette deuxième partie remplit toutes ses promesses. Le face à face entre les deux personnages principaux entraîne le lecteur dans des chemins tortueux avec comme fil rouge, l’amour. Un amour qui peut naître partout. Le trait de Grenson réussit à nous toucher au cœur. Subtil et nuancé, ce récit n’est pas une histoire de guerre où un pamphlet politique mais un hymne au bonheur.

La douceur de l’enfer,t2 aux éditions du Lombard

Scénario et dessin: Olivier Grenson.

Quelques pas vers la lumière: une femme prédestinée à l’aventure

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, policier , le 28 avril 2012 08h43 | Ajouter un commentaire

72736525Bruno Marchand signe le grand retour de son étrange héroïne découverte dans sa première trilogie. Une jeune femme sensible aux « signes » qui vous entraîne dans les aventures les plus extraordinaires. Et un fois encore, son père disparu sert de détonateur à un nouveau cycle.

Tout commence en 1939. L »archéologue Stuart Flint, découvre de magnifiques cristaux dans les profondeurs glacées des cavernes du Groenland. Il les confie à un bâtiment qui vogue vers l’Angleterre, adressés à plusieurs confrères, dont Simon Bell, le père de Marianne, pour en étudier les singulières propriétés. Mais à la veille de l’entrée en guerre du Royaume Unis avec l’Allemagne, tous les hommes sont immédiatement mobilisés. Flint, affecté à la Royal Navy, sombre peu après avec son bâtiment éventré par une torpille, alors qu’il tentait de sauver d’autres cristaux cachés dans sa cabine….

« Pour le premier cycle que j’ai mis 16 ans à éditer, tout était déjà détaillé dans un storyboard complet, mais là  je n’ai rien écrit, tout est dans ma tête » m’explique Bruno Marchand dans mon studio. L’auteur n’en revient pas de pouvoir poursuivre les aventures de Marianne sans contrainte après des années de galère. Avec son dessin « à la ligne clair » dans l’esprit d’un Edgar P. Jacobs , il poursuit son œuvre avec élégance. Son personnage principal est une femme curieuse et moderne plongée dans des années 50 fortement marquées par la Seconde Guerre Mondiale. Avec son compagnon de route (ancien ami de son père, pilote et héritier qui gère en dilettante sa fortune), Marianne continue de voyager à travers le monde. En toile, il y a toujours cette obsession de Bruno Marchand pour la quête qu’elle soit intérieure, spirituelle ou semi-fantastique.

« J’ai voyagé pendant 20 ans pour trouver quelqu’un afin d’avoir une réponse à une question » et « je l’ai trouvée » me dit le scénariste. Une recherche personnelle proche de celle de Marianne. L’homme croit à l’existence d’éléments étranges qui peuvent faire basculer un destin. Dans ce quatrième tome, il emmène le lecteur jusqu’à Moscou. « J’ai pris le transsibérien, il y a des années et cela m’avait fortement marqué » m’avoue-t-il. Cette BD se lit avec plaisir. La densité des textes ne gêne pas l’avancée du récit qui mélange scènes de guerre et d’autres plus intimistes. Une réussite.

Quelques pas vers la lumière,t4 aux éditions Soleil.

Scénario et dessin: Bruno Marchand.

Kiliana song: un esprit voyageur dans un archipel du Kenya

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, graphisme, voyage , le 15 avril 2012 16h44 | Ajouter un commentaire

resize_arr_bigimage_640kilianaNaïm, est un gamin dégourdi d’une dizaine d’années qui préfère aller chercher le qat (plante à effet euphorisant) pour un grand-père qui lui raconte de belles histoires que d’éplucher les crevettes d’un patron violent. Il passe une grande partie de son temps à courir dans les ruelles et sur les toits du petit port pour échapper à son frère qui désespère d’en faire un élève assidu de l’école coranique.

Il croise les expatriés blancs qui s’enrichissent grâce à différentes magouilles et profitent des femmes dans le besoin comme des drogues à bon marché. Un jour, il croise un gardien des secrets ancestraux. Le petit garçon curieux se retrouve embarquer dans une étrange aventure… une ballade initiatique, « Kiliana song »…

Benjamin Flao est un amoureux de ces contrées où la mer est source de vie. L’auteur a fait trois séjours au Kenya dans l’archipel de Lamu. Il m’explique dans mon studio qu’il avait l’habitude d’envoyer des dessins comme « carte postale » à ses amis pour leur raconter ce qu’il vivait. Et puis, un jour, il s’est dit qu’avec tout ce qu’il avait vécu peut-être qu’il était possible d’en faire une bd. Et voilà comment est né « Kiliana song ». En prenant comme fil conducteur, Naïm, Benjamin Flao nous entraîne à travers sa course dans le quotidien des habitants de cet archipel méconnu. Un récit captivant et très juste. Le dessin et les mots se marient avec intelligence dans ce bel album de voyage. Je vous invite à écouter l’interview de Benjamin Flao dans mon studio pour achever de vous convaincre d’acheter cet album coloré au goût de sable chaud…

Kiliana Song aux éditions Futuropolis

Scénario et dessin: Benjamin Flao.

La Douce: de la BD à la 3D

Par srosenfeld dans action, anticipation, Aventure, graphisme , le 15 avril 2012 12h52 | Ajouter un commentaire

la-121François Schuiten innove pour son premier album solo. « La Douce » est plus qu’un récit sur le déclin d’une locomotive mythique, « la 12″ constuite dans les années 30 par la société belge Cockerill. Cette bd se prolonge en 3D  grâce à un projet de « réalité augmentée » (voir sujet RTL TVI réalisé par mes soins, ci-dessous). Mais d’abord, l’histoire.

Léon Van Bell, mécanicien-chauffeur de la Douze, une locomotive à vapeur d’une incroyable vélocité, tente de se battre pour éviter que sa machine se retrouve à la casse. En effet, la pays, soumis à des conditions météo de plus en plus difficiles (inondation) décide d’opter pour un transport par téléphériques au détriment du rail. Alors que les collègues de Léon choisissent de rejoindre l’électrique aérien, le vieil homme aidé d’une belle et mystérieuse jeune femme tente de résister…

C’est en découvrant « la 12″ dans un entrepôt de la SNCB de Louvain que François Schuiten a un choc. Il me raconte: « c’était incroyable,  j’aperçois soudain dans l’ombre comme endormie cette magnifique locomotive  avec son design révolutionnaire« . A l’époque, la machine à vapeur est la plus rapide du monde. Une fierté nationale pour la Belgique. Mais la Seconde Guerre Mondiale va entraîner la fin de cette aventure et une réorientation vers les transports électriques. Scénariste et dessinateur, François Schuiten signe ici une magnifique bd. Son trait n’a jamais été aussi précis. Une œuvre en noir et blanc d’une grande efficacité. Si la locomotive est partout, les personnages, attachants, ont une réelle épaisseur.

Mais la grande nouveauté est surtout la collaboration François Schuiten avec  Dassault Systèmes pour prolonger son univers dans le virtuel. Le site dédié à la BD permet de vivre une incroyable expérience visuelle, unique dans le 9ème art. Une fois la BD en main, face à un ordinateur et une webcam, le lecteur peut faire sortir la locomotive de l’album. Il se retrouve plongé dans un monde en 3D et peut faire bouger l’engin sur des rails, sous des ponts etc…  En accélérant, la locomotive se colore. Un vrai plaisir et tout cela est gratuit! Bravo!

Voici le lien: http://www.12-ladouce.com/fr/la-realite-augmentee.html

La Douce aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: François Schuiten.