Le désespoir du singe: amours tourmentés

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, fantastique , le 30 juillet 2011 10h22 | Ajouter un commentaire

singeUn « Roméo et Juliette » moderne plongé dans un pays imaginaire qui s’inspire de la pire période de l’Union soviétique. Dès sa parution en 2006, Le désespoir du singe intrigue avec son univers à la fois onirique, violent et ultra-référencé.

Au départ, il y a Josef, fils de commerçant qui doit épouser la belle Joliette mais qui a un coup de foudre pour l’étrange Vespirine, femme déjà mariée. Un triangle amoureux qui se retrouve balayé par une répression féroce. Il faut ajouter à ce trio Edith, la cousine de Josef, une peintre iconoclaste féru de cubisme et Lazlo, le meilleur ami de Josef.

Dans ce tome 3, Edith et Lazlo ont réussi à fuir la ville en proie à la violence. Mais sur leur route, ils ont croisé le terrible colonel Komack et de son train. Komack, un officier sanguinaire qui pourtant adore les œuvres d’Édith dont il est le plus grand fan. Il l’a fait monter à bord de sa forteresse sur rails et ordonne l’exécution de Lazlo. Il aimerait qu’Édith devienne son peintre officiel. Quant à Josef, il semble un peu perdu et surtout qui doit-il rejoindre ? Joliette ou Vesperine ?

Dans ce récit plane l’ombre d’Hugo Pratt à l’image du nomade Kikhopta Kopukopoizoun qui fait penser à Cush, l’ami de Corto Maltese et de Koinsky. Le graphisme d’Alfred trouve aussi plusieurs points communs avec l’auteur vénitien. Mais au-delà de cette référence assumé au maître, le désespoir du Singe s’impose comme une bd à part. Une trilogie aussi exigeante qu’envoûtante. Je vous propose de vous plonger dans cet univers grâce à l’interview des deux auteurs venus me faire une agréable visite dans mon Studio BD.

Le désespoir du singe,t3 aux éditions Delcourt.

Scénario: Jean-Philippe Peyraud

Dessin: Alfred

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