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Archives du juin, 2011

Seuls: ils savent désormais pourquoi

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, Enfants, fantastique, Heroïc Fantasy, Humour , le 26 juin 2011 16h55 | Ajouter un commentaire

seulsÇa y est. La fin très attendu du premier cycle de Seuls est désormais en librairie. Une série étonnante qui s’adresse aux enfants mais avec des thèmes très adultes. Un choix assumé comme me l’explique le dessinateur Bruno Gazzotti dans Studio BD. Je vous rappelle le pitch. Dans une ville dont les habitants ont tous mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller seuls.

Dodji, Leïla, Camille, Yvan et Terry ont tous leur propre passé découvert lors des albums précédents. Des personnalités aussi différentes que l’humanité est complexe.  Au fil des albums, ces enfants ont déjà affrontés de nombreux dangers: des animaux fous, un adolescent fan de couteaux, un jeune nazillon tyrannique, des singes kidnappeurs etc…Pour ce 6ème volet, leur lutte pour survivre continue mais avec une différence de taille. Ils savent désormais pourquoi ils sont là…..

La série est conçue comme une série télé américaine avec son  monde opaque, ses personnages torturés et  ses sous-intrigues. Le rythme est intense et dessin mélange habillement univers réaliste et touches de fantastique. Seuls se distingue de l’univers de la BD jeunesse avec sa violence assumée. « On parle de la mort, de la sexualité, de la violence, toutes ces choses qui sont tabous dans les relations entre adultes et enfants «  m’explique Bruno Gazzotti. Ce 6ème album répond bien aux attentes suscitées… Et ce n’est qu’un début. Les deux auteurs prévoient déjà deux autres cycles. Pour ne pas nous laisser Seuls.

Seuls, t6 aux éditions Dupuis.

Scénario: Fabien Vehlmann

Dessin: Bruno Gazzotti.

Marvano: Hitler et ses champions automobiles

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 15 juin 2011 12h42 | Ajouter un commentaire

grand-prixNous sommes cœur des  années 30 où la folie gagne l’Europe. Une poignée de pilotes de course et de constructeurs automobiles se livrent une lutte sans merci sur des circuits dangereux où la mort et la gloire se côtoient sans relâche.  A cette époque, les voitures allemandes de Mercedes et Auto Union sont nettement dominatrices.

Une occasion idéale pour Hitler qui vient d’être nommé chancelier de  faire de ces pilotes les nouveaux héros de son régime. Et notamment, Bernd Rosemeyer considéré comme le plus grand coureur de l’avant-guerre. Mais l’homme est une tête brûlée pas vraiment facile à manipuler.

Dans mon Studio BD, Marvano, le scénariste et le dessinateur de « Grand Prix », m’ expliquent la face cachée de cette histoire d’automobiles. Il me raconte que les progrès réalisés sur les engins de course étaient en fait  un moyen pour préparer la seconde guerre mondiale en contournant les interdictions internationales sur les armements.

Le graphisme respecte ici très fidèlement le design incroyable des bolides de l’époque. Pour rappel, l’expression « flèche d’argent » pour désigner les monoplaces Mc LAren Mercedes en Formule 1 date de ces années 30.  Marvano est sans conteste un fan absolu des voitures. Il m’explique dans le studio qu’il « a passé son enfance près du circuit de Zolder » d’où sa fascination pour les bolides.

Grand Prix, t2 aux éditions Dargaud.

Scénario et dessin: Marvano.

Bilal: Roméo et Juliette version post-apocalyptique

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 15 juin 2011 12h23 | Ajouter un commentaire

bilalImaginer une route balayée par les vents et la poussière grise. Un homme étrange se trouve au volant d’une  Ferrari avec un moteur électrique. Il s’agit d’un ancien aumônier militaire plutôt énigmatique. Après des jours sans rencontrer âme qui vive, il  sauve de la mort deux jeunes gens et un rapace. Tous sont des survivants du «coup de sang», un dérèglement climatique qui a fait de la planète un désert.
Le conducteur s’appelle Lauwrence (frère Laurent), les garçons Roem (Roméo)et Merkt (Mercutio). Leur chemin va croiser dans une forteresse abandonnée une certaine Julia. Vous l’avez compris, le drame de « Roméo et Juliette » se rejoue.

Mais voilà, le scénariste et dessinateur, de ce récit Enki Bilal aime les surprises et les paraboles. Il m’explique dans Studio BD « qu’il voulait que l’histoire se termine bien ». Comme pour le film de Baz Luhrmann avec Léonardo Di Caprio, en 1996, l’auteur réussit dans cet album a intégré le texte de Shakespeare en lui donnant une grande modernité. Avec ses images en cinémascopes très western, il  propose un bd d’une beauté hypnotique. L’inventeur de la trilogie « Nikopol » joue la course contre la montre. Il crée un suspens crédible autour de la fin dramatique de cette histoire d’amour que tout le monde connaît. Un tour de force qui fonctionne et qui donne envie de relire la pièce originale. Bravo.

Roem & Julia aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Enki Bilal.

Mezek: des avions nazis pour défendre Israël

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 15 juin 2011 12h05 | Ajouter un commentaire

mezekNous sommes en 1948. Le tout jeune État d’Israël lutte pour sa survie et celle de son peuple, encore traumatisé par la Shoah. Mais pour se battre, il faut des soldats et notamment des pilotes. Pour pallier à un manque d’effectifs, les autorités juives décident de recruter des mercenaires. Parmi eux, Bjorn, un as de la voltige qui fait tourner les têtes des filles mai qui semble étrangement distant. L’homme cache un secret dit-on. De toute façon, pour ses chefs, du moment qu’il arrive à diriger les Messerschmitt achetés à prix d’or à la Tchécoslovaquie, c’est l’essentiel. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les appareils construits par  l’Allemagne Nazie pendant la seconde guerre mondiale vont devenir les nouvelles armes d’Israël.

C’est après avoir entendu cette incroyable histoire d’un copain que le scénariste Yann a voulu écrire ce récit. Comme il me l’avoue dans Studio BD ce fut très difficile. « J’ai mis 20 ans avant de pouvoir concrétiser ce projet et tout ce temps j’ai eu peur que quelqu’un me pique cette idée » me dit-il. « Heureusement le dessinateur André Julliard est venu me sauver » ajoute-t-il.

Pour ceux qui ne sont pas mordus d’aviation,  ces Messerschmitt avaient une particularité. Un moteur de bombardier qui n’était pas prévu au départ et qui leur faisait une grosse bosse sur chaque côté au niveau de l’hélice.  Du coup, les pilotes ne voyaient pas grand-chose et surtout le poids disproportionné placé à l’avant faisait qu’il piquait du nez lors de la phase d’atterrissage. Ils s’enfonçaient littéralement dans le sol, tête en avant. Ces appareils mal foutus étaient surnommé «Mezek » qui signifie  «Mule» en Tchèque.

Récit rythmée et très instructif. Filles sexy et courageuses. Batailles aériennes. Les ingrédients de « Mezek » en font une belle surprise. Et si vous ajoutez à cela que les dessins sont l’œuvre d’un des maîtres du genre André Juilliard, vous vous retrouvez avec un superbe titre.  A la fois classique dans sa forme et original dans son fond. Et pour ceux qui veulent en savoir encore plus. Une exposition  a lieu actuellement à la galerie Champaka dans le quartier du Sablon à Bruxelles.

Mezek aux éditions Le lombard.

Scénario: Yann Dessin: Andrée Julliard.