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Archives du décembre, 2010

Ella Mahé: une beauté aux yeux vairons découvre l’Egypte

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Historique , le 20 décembre 2010 17h32 | Ajouter un commentaire

yeuxDe l’exotisme, le souffle de l’Histoire en toile de fond et une héroïne aussi belle qu’intelligente. Ella Mahé est une invitation au voyage dans le pays des Pharaons. Nous suivons les pas d’Ella, restauratrice de manuscrits anciens. Celle-ci profite d’une commande du musée du Caire pour visiter quelques-uns des hauts lieux historiques de l’Égypte ancienne. Sur le site d’Abou Simbel, elle rencontre Thomas Reilly, archéologue, petit-fils d’Henry Reilly, qui mit à jour dans les années 20, avec l’équipe de Howard Carter, la tombe de Toutankhamon. Marchant dans les pas de son grand-père, Thomas recherche la sépulture d’une princesse de la 18e dynastie. Cette princesse sans nom avait une particularité physique peu commune : des yeux vairons, l’un noir, l’autre bleu. Tout comme ceux d’Ella Mahé…

Maryse et Jean-François Charles, couple à la vie comme à la bd, inventent une histoire à double entrée. Le lecteur suit d’un côté les aventures d’Ella Mahé dans notre monde contemporain et de l’autre les grandes découvertes qui fondent l’Histoire des hommes. Le personnage principal s’inspire de leur fille, restauratrice de documents anciens. « C’était l’occasion d’expliquer ce qu’est ce métier qui permet de voyager un peu partout à la découverte de documents qui risquent de disparaître avec le temps » me dit Jean-François Charles dans Studio Bd.  Comme l’explique sa femme Maryse, « la vie de quelqu’un dépend souvent de ce qu’il a vécu avant ».

Le scénario s’inspire donc de cette idée et joue sur les aller-retours. Le traitement graphique entretient  cette dualité. « La couleur directe pour moi lorsqu’il s’agit de l’époque contemporaine et la ligne claire dans l’esprit de Jacobs pour André Taymans pour les années 20″ me précise Jean-François Charles. L’objectif est d’offrir une histoire divertissante et ambitieuse en un temps très court. Les 4 albums sortiront à dates rapprochées. Une année seulement séparera la sortie de ce tome 1 de la sortie du tome 4. Cette première partie commence très fort. A suivre de très très près.

Ella Mahé, t1 aux éditions Glénat.

Scénario: Maryse et Jean-François Charles.

Dessin: J-F Charles et André Taymans.

 

Le Petit Spirou: bienvenue à Malogrodo, trader déchu

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Humour , le 20 décembre 2010 16h33 | Ajouter un commentaire

spirou« Tiens-toi droit » est la quinzième aventure du « Petit Spirou » et comme toujours le titre renvoie à une injonction typique du milieu scolaire. Mais pour ce nouvel opus, les auteurs surfent sur l’actualité du moment, la crise économique. Une préoccupation quotidienne pour les parents et un questionnement pour les enfants.

Pour évoquer la chose, le scénariste Tome, introduit un nouveau personnage « Malogrodo ». L’album débute par son histoire:  celle d’un trader déchu qui rate son suicide et trouve refuge dans l’église de l’abbé  Langélusse. Il est désormais son assistant et le « Petit Spirou «  a de la compassion pour ce quasimodo moderne. Mais l’aventure ne s’arrête pas là et les surprises avec les habituels personnages emblématiques (sauf la voluptueuse Claudia Chiffre) sont au rendez-vous.

L’enthousiasme est toujours là pour les auteurs de ce blockbuster du 9ème art. Tome qui me fait le plaisir de venir dans Studio Bd semble toujours autant s’amuser avec son compère Janry.  Pour lui, Malogrodo était l’occasion de parler des traders, des banques etc… sur un mode humoristique et décalé.

« C’est la crise économique expliquée à mon voisin de classe » me dit-il. Une façon de parler aux enfants d’un sujet très adulte (une spécialité de cette bd). L’ensemble reste cohérent. Malogrodo est attachant et la sauce prend sur une partie de l’album. Quelques faiblesses tout de même dans certains gags déjà vus mais le plaisir reste intact. Un des cadeaux de  noël à mettre sous le sapin.

Le Petit Spirou, t15 aux éditions Dupuis.

Scénario: Tome.  Dessin: Janry.

 

Vies tranchées: à poil au milieu des obus

Par srosenfeld dans Historique, Non classé , le 20 décembre 2010 15h43 | Ajouter un commentaire

trancheesLa Première Guerre mondiale comme vous ne l’avez jamais vu. Un regard décalé et original. Cet album est une bd et un témoignage pour ceux qui n’ont jamais parlé. Grâce à des dossiers médicaux d’époque, aujourd’hui interdits d’accès par l’armée, « Vies tranchées » expose une quinzaine de cas emblématiques de soldats internés durant 14/18. Aliénés au sens de la Loi de 1838, inoffensifs, fous dangereux, etc. L’histoire de ces soldats suscite de nombreuses questions éthiques, historiques ou médicales.

Comme me l’explique Jean David Morvan dans studio BD, il fallait « un fil conducteur pour lier ces histoires et rendre l’ensemble dynamique ». Ce sera Emile P., soldat rendu fou par les bombardements qui va faire des aller-retours  entre l’asile militaire et les tranchées. Un cas emblématique d’une réalité. A l’époque, il fallait de la « chair à canon » et tant pis si le gars est un peu timbré. « L’objectif des médecins est de ramener ces fous au combat » me précise Jean David Morvan.

Ce récit qui mélange différents portraits bénéficie d’un traitement graphique original. C’est donc un album collectif aussi bien sur les scénarios que pour les dessins sous la supervision de Jean david Morvan. Les textes sont judicieux. Le lecteur ne s’ennuie pas. Seul bémol, les dessins qui en fonction des auteurs sont plus ou moins agréables et cohérents. Un écueil typique de ce type de production. Mais l’ensemble se tient et reste passionnant pour les amateurs d’histoire. A découvrir.

Vies tranchées aux éditions Delcourt.

Scénario et supervision: Jean David Morvan

Dessin: Album collectif.

 

Barracuda: survivre chez les pirates sanguinaires

Par srosenfeld dans action, Aventure , le 12 décembre 2010 14h50 | Ajouter un commentaire

baVous aimez les histoires de pirates avec des personnages troubles, de l’aventure, du sexe, de l’amour et de l’aventure… Alors « Barracuda » vous attend de pieds fermes! Et comme dans le film « l’aigle des mers », classique du cinéma avec Errol Flynn ou plus récemment avec « Pirates des Caraïbes », l’album débute sur une scène sanglante: un abordage spectaculaire!

A bord de leur navire, les hommes de Blackdog affûtent lames et grappins. La routine pour Raffy, le fils du capitaine  des forbans, qui a déjà fait couler beaucoup de son sang pour son jeune âge. Mais pour Emilio et Maria, jeunes nobles espagnols, le choc est plus brutal. Ils se retrouvent vendus comme esclaves à Puerto Blanco. Ils ne servent plus à rien. Les pirates viennent de leur dérober la carte qui mène au diamant du Kashar, le plus gros du monde. Pendant qu’une expédition part à sa recherche, les 3 adolescents Raffy, Emilio et Maria restent à terre. Ils vont devoir apprendre à survivre… au prix fort.

L’ombre de Stevenson et de « l’île au trésor » plane au dessus de cette histoire. Mais surprise, le prolifique scénariste Jean Dufaux trouve la parade pour renouveler le genre. « Je me suis dit, plutôt que d’aller dans le mouvement nous resterons sur place » me confie-t-il dans le Studio BD. Dans ce récit, nous ne suivons pas les pirates à la recherche du trésor mais le destin de 3 adolescents bloqués à Puerto Blanco. L’occasion de décrire la vie à terre des trousseurs de galions espagnols et surtout d’explorer cette période trouble du passage à l’âge adulte. Emilio, l’un des héros va devoir « devenir » une femme. « Ce personnage à la sexualité mal défini cherche avant tout à survivre » précise Jean Dufaux.

Jéremy propose un dessin d’une très grande qualité graphique. Formé par Delaby, le dessinateur de Murena, il se voit offrir l’opportunité d’exprimer son talent dans une première série en solo. « Un jour, je montre mes planches à Jean lors d’une d’une journée de dédicace, il n’est pas convaincu mais tombe sur un dessin qui se passe dans le milieu de la piraterie, il ne dit rien et revient plus tard en me proposant une histoire de pirate » me raconte-t-il dans Studio Bd. Un récit rythmé et complexe d’un côté, une illustration à la fois classique et aventureuse de l’autre, ce nouveau duo va faire des étincelles.

Barracuda, t1 aux éditions Dargaud.

Scénario: Jean Dufaux.  Dessin: Jérémy.

 

Thorgal: le fils du héros devient un homme

Par srosenfeld dans action, Aventure, ésotérisme , le 11 décembre 2010 17h31 | Un commentaire>

thoAvec « la bataille d’Asgard », Sente et Rosinski signe la fin d’un triptyque consacré au fils de Thorgal, Jolan. Moins présent dans les derniers albums Thorgal va faire son grand retour au prochain épisode assure le duo. Nous suivons donc Jolan qui après avoir sauvé la vie de son père, doit mettre la sienne entre les mains de Manthor qui lui promet un destin digne de sa lignée. L’initiation du jeune homme passe par une série d’épreuves. L’Entremonde dans lequel elles se déroulent est propice aux nouvelles rencontres dont une armée de poupées. Jolan va devenir un homme…

Le scénariste Yves Sente continue d’explorer toutes les facettes de l’univers de « l’enfant des étoiles «  et de sa famille. Choisi par Van Hamme pour lui succéder, il construit un récit qui alterne avec intelligence scènes d’exposition et action. « J’ai retrouvé mes souvenirs d’ado » pour décrire le parcours de Jolan me dit-il dans le Studio BD.

Les amateurs de la première heure ne seront pas désarçonnés, ceux qui ont pris le chemin en cours de route apprécieront l’évolution. Mais le grand changement vient de la naissance d’une série dérivée qui se centre sur le passé de « Kriss de Valnor ». Yves Sente est toujours au scénario mais cette fois-ci Rosinski cède sa place à De Vita. Le résultat est mitigé à mon goût mais pas inintéressant. Au lecteur de juger.

Thorgal, la battaille d’Asgard, t32 aux éditions Le Lombard.

Scénario: Yves Sente. Dessin: Grzegorz Rosinski.


Kriss de Valnor,t1 aux éditons Le Lombard.

Scénario: Yves Sente. Dessin: Giulio De Vita.


Images interdites: dossier secret pour objet non identifié

Par srosenfeld dans contemporain, ésotérisme, policier , le 11 décembre 2010 14h57 | Ajouter un commentaire

imagesinterditesAttention objet non identifié…« Images interdites » n’est pas vraiment une bd, pas vraiment un livre, pas vraiment un cahier d’illustration. C’est tout à la fois. L’américain Miles Hyman invente un drôle de concept qui tranche avec ce qui se fait habituellement. Dans Studio bd, il me dévoile son travail et le présente comme il l’a fait le jour de sa rencontre avec l’éditeur Casterman. Si vous aimez  les énigmes ésotériques, vous voilà servie.

Obsédé par un inquiétant signe reptilien dont il voit la trace partout sur son chemin, symbole d’une effroyable malédiction pesant sur l’humanité tout entière, un homme solitaire soliloque. Démence ? Paranoïa ? Ou, au contraire, conscience d’une emprise réelle autant que mortelle du plus noir des secrets sur notre réalité de tous les jours ? Instruit comme une enquête à charge, le dossier de notre héros s’épaissit page après page.Trouvera-t-il la vérité, dénouera-t-il le complot ou perdra-t-il la raison ?

Miles Hyman s’inspire de son expérience d’étudiant dans une grande université américaine pour construire un récit étrange avec la complicité de Philippe Paringaux. « Ça reprend une expérience réelle » me dit-il, « celle d’une petite structure à sept façades avec une lucarne qui s’illuminait parfois et une porte sans poignée ». L’auteur apprend alors que ce bâtiment abrite une société secrète. Un souvenir marquant qui aboutit aujourd’hui à l’expérience « Images interdites ». C’est aussi « une parodie de la littéraire américaine dans l’esprit du Da Vinci Code » ajoute-il malicieux. Pour ceux qui aime parcourir des chemins audacieux, cette expérience est étonnante. Coup de cœur.

Images interdites aux éditions Casterman.

Scénario: Philippe Paringaux.

Dessin: Miles Hyman.

 

Les naufragés d’Ythaq: le dénouement se rapproche

Par srosenfeld dans Aventure, fantastique, Heroïc Fantasy, Humour, science fiction , le 11 décembre 2010 14h30 | Ajouter un commentaire

ythaqL’épilogue se rapproche dans la saga d’héroic fantasy, « les naufragés d’Ythaq ». Après avoir survécu à de multiples dangers, nos 3 héros s’apprêtent à découvrir le secret de l’étrange planète sur laquelle ils se sont échoués. Granite, l’intrépide navigatrice, Narwath, le poète et la belle Callista ne sont plus traqués par d’impitoyables mercenaires mais par des soldats. Un croiseur interstellaire débarque dans le monde médiéval. Il transporte un commando surarmé de militaires dont le destin semble étroitement lié à celui de nos personnages principaux…

Ce huitième tome renoue avec  le côté SF du début. Arleston et Floch s’amusent à introduire « la modernité guerrière » au cœur de leur univers. L’occasion de combats épiques et de planches d’une grande puissance graphique. Le récit alterne humour potache (la capitaine du vaisseau donne des ordres alors qu’il est sur la cuvette des toilettes), action et  nouvelles informations sur Ythaq (la planète est scannée). Surtout Narwath prend une nouvelle dimension à mesure que ses pouvoirs augmentent. Il semble être la clé de l’énigme finale.

« On retrouve l’aspect futuriste et space opéra que nous voulions dès le début «  m’explique Adrien Floch dans Studio Bd. Le dessinateur montre une fois de plus tout son talent. Il va même pour la première fois jusqu’à oser le nu pour deux petites cases sensuelles avec Callista. Une parenthèse entre deux créatures.  « Je me suis beaucoup amusé avec les monstres qui sort des égouts » me dit-il.  Le plaisir reste intact pour cette série qui se démarque dans l’héroic fantasy.

Les naufragés d’Ythaq, t8 aux éditions Soleil.

Scénario: Christophe Arleston.

Dessin: Adrien Floch.

 

Le bois des vierges: la belle et la belle revisité

Par srosenfeld dans Aventure, conte, érotisme, fantastique , le 11 décembre 2010 13h07 | Ajouter un commentaire

viergesAprès presque 3 ans d’attente, la suite du « Bois des vierges » débarque dans les librairies pour cette fin d’année. Quel plaisir de retrouver cette saga de « poils et de peaux » qui s’inspire du conte de la « belle et la bête ». Après l’affrontement épique entre les êtres humains et les animaux, Jean Dufaux resserre son récit sur ses deux personnages principaux, Aube (celle qui a tué le jour de ses noces Loup-de-Feu par dégout du poil) et le seigneur Clam (mi-homme, mi-bête).

L’auteur nous plonge au cœur du « Bois des vierges » peuplé de faunes, de centaures et de harpies. L’arrivée de Aube annonce le basculement des équilibres anciens. La révolte gronde alors que le loup-garou rode à la recherche de son amour perdu…

« Ce qui est passionnant, c’est de se saisir d’un mythe et de l’univers graphique d’une dessinatrice » lance Jean Dufaux dans Studio Bd. Avec Béatrice Tillier, l’auteur trouve une complice idéale pour créer une passionnante fable fantastique et onirique. Dialogues percutants, sens du rythme et du suspens, mélange de violence et de douceur, le cocktail est loin d’être sage. « Il y a un loup dans chaque homme et un homme dans chaque loup » précise le scénariste. Ici, les plus sauvages ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

La dessinatrice développe toute la palette de son talent: décors détaillés, cadrages cinématographiques, héroïne sensuelle. « Pour le loup garou, j’ai inventé un être avec des poils blancs pour donner un côté propre et attractif » me dit-elle. Une façon de s’assurer de la crédibilité d’une histoire d’amour qui brise les codes et les tabous. Hymne à la tolérance, à la différence et à la liberté, cet album est une réussite.

Le Bois des vierges, T2 aux éditions Delcourt.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Béatrice Tillier.

Tardi: polar noir pour tueur crétin

Par srosenfeld dans contemporain, polar, policier , le 11 décembre 2010 10h51 | Ajouter un commentaire

la-position-du-tireur-coucheVoici le grand retour de Tardi, le papa de la série « Adèle Blanc Sec » dont Luc besson vient de faire un film. Autant dire, un des grands de la profession. L’auteur adapte ici un livre de son ami écrivain, le Français Jean Patrick Manchette aujourd’hui décédé, « La position du tireur couché ».

Tout commence par un assassinat. Martin Terrier tueur à gages vient d’achever sa mission. De retour à Paris, il annonce à son employeur qu’il se retire. Il veut retrouver l’amour de sa vie dans son village natal. Mais attention, ici pas de héros au grand cœur. L’histoire est sanglante et les personnages sont des salauds…

Le dessin en noir et blanc et ultra détaillé de Tardi se mêle parfaitement à des dialogues percutants. Du polar efficace qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus jusqu’à la dernière ligne. « J’aime cette histoire » me dit  le dessinateur et scénariste dans Studio Bd car « il s’agit d’un tueur crétin, efficace dans son boulot mais naïf en amour ». Cette histoire est une vraie réussite graphique et une adaptation très inspirée du roman de Manchette. Une mécanique infernale pour un destin maudit. Une BD à déguster avec un café noir bien serré.

La position du tireur couché aux éditions Futuropolis.

Scénario: Manchette et Tardi.

Dessin: Tardi.