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Archives du octobre, 2010

Interpol: la traque de l’ennemi public numéro 1

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, policier , le 31 octobre 2010 17h08 | Ajouter un commentaire

interEst-ce que l’affaire Patrick Haemers vous dit quelque chose ?Pour ceux qui ne s’en souviennent pas. Voici un petit rappel. Dans les années 80,  l’homme est l’ennemi public numéro 1. Il multiplie les braquages sanglants à l’explosif contre des fourgons blindés et surtout en 1989, il enlève l’ancien premier ministre belge VDB. Le truand s’enfuit ensuite à l’étranger après avoir récupéré une rançon estimée à 1,5 millions d’euros. C’’est au Brésil qu’il se fait arrêter grâce à Interpol. Et c’est justement à partir des éléments du dossier Patrick Haemers d’Interpol que cette bd est conçue.

Comme me l’explique Didier Alcante, le scénariste, « Interpol » est une adaptation libre du dossier Patrick Haemers. Les noms sont changés et les faits se déroulent de nos jours. Le récit est malin avec des petites touches d’humour. Par exemple, l’enlèvement est revendiqué par un groupuscule qui s’appelle BHV. Action, course poursuite, personnages forts, cet album est fait pour ceux qui aiment les films gonflés à l’adrénaline et les grandes histoires judiciaires.

Dans Studio BD, Didier Alcante me raconte qu’il s’est renseigné auprès d’un commissaire de police de Jette pour rendre son récit le plus crédible possible. Il s’appuie aussi sur des tuyaux d’un ancien agent d’Interpol contacté par Dupuis. Les dessins de Dupré sont dynamiques et précis. Cet « Interpol » Belgique (d’autres doivent suivre avec des auteurs différents) fait des étincelles.

Interpol aux éditions Dupuis.

Scénario: Didier Alcante.

Dessin: Steven Dupré.

 

Le chant des Stryges: les vampires sont-ils l’avenir de l’humanité?

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain , le 31 octobre 2010 15h51 | Ajouter un commentaire

strygest13Sept années se sont écoulées, sept années au cours desquelles Debrah est devenue l’héritière du trône de Sandor G. Weltman. Elle dispose d’une fortune colossale et d’une équipe ultra compétente. Mais une révélation vient bousculer son rapport aux « Stryges ».

Pour ceux qui ne connaissent pas « Le Chant de Stryges », voici quelques bases de départ. Les auteurs se sont inspirés d’une créature mythologique. A l’époque romaine, « les Stryges » étaient des démons femelles ailés qui suçaient le sang des nouveau-nés.

En face de ces  « démons » capable de manipuler l’esprit humain, deux  personnages principaux.  Debrah, une tueuse aussi belle que dangereuse et Kevin Nivek, , un super flic qui vit une véritable descente aux enfers.

Cette ultime saison conserve tous les ingrédients qui ont fait son succès (plus d’un million d’albums vendus). Le scénariste Eric Corbeyran ne perd pas la main et commence cet album sur une scène d’action spectaculaire. Comme me le confirme dans Studio BD,  le dessinateur Richard Guérineau, « les Stryges et les hommes se confondent pour devenir des hybrides ». Les héros tourmentés tentent de trouver leur place sur un échiquier en constante évolution.

Et comme l’explique Richard Guérineau pour que ça marche « il faut que nous soyons les premiers a y croire ». Le graphisme toujours aussi soigné donne aux « Stryges » une dimension nouvelle sans tomber « dans le grand guignol » comme me le précise Richard Guérineau. Une très bonne reprise en main qui annonce un final explosif. A ne pas rater.

Le chant des Stryges,t13, saison 3, aux éditions Delcourt.

Scénario: Eric Corbeyran.

Dessin: Richard Guérineau.

L’or et le sang: un aristo et un corse jouent les contrebandiers

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 31 octobre 2010 13h05 | Ajouter un commentaire

or-21Dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale Léon Matilo, ancien truand corse, et Calixte de Prampéand, aristocrate issu d’une riche famille d’industriels, font connaissance. L’un est soldat, l’autre lieutenant. Un hérisson alcoolique leur annonce alors le prochain obus Allemand. Les deux compères se retrouvent coincés au fond d’un trou au milieu des cadavres de leurs compagnons. Ils font alors un pacte. S’ils s’en sortent, ils partiront à la conquête de la Méditerranée. En 1924, les deux survivants se retrouvent et décident de respecter leur parole. Direction le Maroc avec une cargaison plein d’armes. Mais l’affaire tourne court et les deux hommes risquent d’être fusillés comme espions….

Voici un petit aperçu de ce que les lecteurs peuvent découvrir dans les deux premiers tomes de « L’or et le sang » . Une série qui célèbre l’amitié, l’aventure et la liberté. Le récit s’appuie sur deux hommes que tout oppose à première vue: l’origine sociale, le physique et la morale.

Le scénario de Fabien Nury à qui on doit notamment « il était une fois en France «  a immédiatement séduit le dessinateur Merwan Chabane. Il m’explique dans Studio BD son étonnement en lisant  » cette histoire de deux Français qui se rencontrent dans les tranchées qui vont au Maroc, qui vont trafiquer et qui finalement se retrouvent au cœur d’une guerre de décolonisation ». L’occasion m’explique-t-il « de découvrir une période méconnue« , la Guerre du Rif qui opposa les tribus marocaines des montagnes aux troupes coloniales françaises et espagnoles de 1921 à 1926.

Le dessin est le fruit d’un travail à quatre mains de Fabien Bedouel et Merwan Chabane. Un graphisme surprenant qui joue au maximum avec les zones d’ombre. La colorisation finale renforce encore ce parti pris qui risque de séduire ou diviser.  Les amateurs de romans d’aventure vont apprécier cette bd où l’action et le souffle épique sont au rendez-vous.

L’or et le sang, t1 et 2 aux éditions 12 bis.

Scénario: Fabien Nury

Dessin: Merwan Chabane et Fabien Bedouel.

Dossier Michel Vaillant: Prost, le champion de F1 qui aimait la bd

Par srosenfeld dans biographie, contemporain , le 26 octobre 2010 11h47 | Ajouter un commentaire

prostLes dossiers Michel Vaillant du nom du célèbre personnage de bd automobile intéressent depuis longtemps aux grands champions. Étrangement jusque là, Alain Prost, l’ancien champion du monde F1, n’avait pas eu droit à s biographie. C’est désormais chose faite. La amoureux des sports mécaniques vont pouvoir se plonger au cœur de l’histoire incroyable de ce fabuleux pilote. Comme toujours dans ces « dossiers », les photos d’époques et les textes sont ponctués de quelques pages de bd crées pour l’occasion.

Très documenté, cet album, permet d’en savoir plus sur les premiers pas de celui que l’on surnommé « le professeur ». Biographie autorisée, elle n’omet aucun des grands moments d’une carrière bien remplie. Les débuts, le succès, le duel avec Ayrton Senna et l’expérience malheureuse de l’écurie Prost Grand Prix.

A l’origine de ce projet, Philippe Graton,le fils de Jean Graton créateur de Michel Vaillant. C’est lui qui fonde avec son père en 1982, la maison d’édition « Graton éditeur ». Photographe et scénariste des Michel Vaillant depuis des années, il poursuit inlassablement la saga qui semble ne jamais s’essouffler. Dans le studio Bd, il me raconte sa première rencontre avec Alain Prost  » c’était à Zanvord dans les années 80, il courait encore sur Renault » me dit-il. Ce jour là, il discute d’un album de Michel Vaillant, « 300 à l’heure dans Paris ». dans l’album Alain Prost perd lors du dernier tour face au coureur de papier.« Dans la vraie vie, je ne l’aurait jamais laissé passer « lance alors le pilote au jeune Philippe Graton. Le champion Français explique que ce sont les albums de Michel Vaillant qui l’ont décidé à choisir la F1 plutôt que le football. Pour ce nouveau dossier, « Graton éditeur » fait coup double. Il édite en association avec Dupuis, les 13 premiers albums de la série. « Ceux qui ont marqué le jeune Alain Prost » m’explique Philippe Graton. La boucle est bouclé.

Les dossiers Michel Vaillant, t12, Alain Prost  chez Graton éditeur.

Scénario

Medina: bienvenue dans un monde de frayeur

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, plus de 16 ans, science fiction , le 17 octobre 2010 15h24 | Ajouter un commentaire

medinaSi vous êtes amateur de films comme Starship Troppers ou Aliens, cette nouvelle série est faite pour vous. Medina est le dernier bastion de résistance de la race humaine. Dans un  futur post-apocalyptique, une ville fortifiée tente de survivre contre l’invasion de créatures venues de l’espace, les Drax. Le moindre contact  humain avec ces monstrueux extra-terrestres se solde par d’atroces mutations. Les survivants n’ont pas d’autre choix que d’éliminer les infectés. Mais un espoir se dessine lorsque le soldat Karlov réussit à enlever une jeune femme de 14 ans aux Drax. La prophétie veut qu’elle porte en elle la « Grande Rédemption« .

Yacine Elghorri m’explique dans studio Bd que sa collaboration avec le scénariste Jean Dufaux ( Djinn et de Murena) est née d’une passion commune pour les films de genre « à la John Carpenter » (The Thing). Très rapidement les deux compères s’entendent pour travailler sur une série qui comporte tous les ingrédients de ce type de production.

Dès la première page, ils nous plongent au coeur de l’action et annoncent leur intention de faire frémir au maximum le lecteur.  Le dessin de Yacine  Elghorri peut s’exprimer avec un maximum de liberté. Cela donne des cadrages spectaculaires très cinématographiques et des graphismes inspirés des effets spéciaux des séries B et des mangas. « Je veux que le public entre dans mon univers » m’explique-t-il. Ce premier tome constitue une introduction sans concession qui peut séduire ou repousser. A découvrir.

Medina, t1 aux éditions Le Lombard.

Scénario: Jean Dufaux.

Dessin: Yacine Elghorri.

Les bidochon: Robert, client parfait du téléachat

Par srosenfeld dans contemporain, Humour , le 17 octobre 2010 09h16 | Ajouter un commentaire

bidoDepuis 30, Binet, s’amuse à décrire les travers de notre société sous les traits d’un couple de Français moyens, les Bidochon. Une satire tendre et féroce qui touche toujours juste.

Et cette fois encore pour ce tome 20, l’auteur trouve un magnifique sujet d’inspiration: les objets insolites et inutiles qui font le bonheur du téléachat. Dans, « on n’arrête pas le progrès », Robert passe son temps à présenter à Raymonde et à ses invités ses dernières acquisitions toutes plus ridicules que les autres.

« C’est une fausse cheminée qui permet d’avoir de l’air froid et de l’air chaud achetée par mes parents qui m’a donné l’idée de ce thème » m’explique Binet dans Studio BD. Le lecteur peut découvrir au fil des pages, la fameuse cheminée mais aussi le parasol qui laisse passer les UV, le poivre qui éclaire, le demi-sapin de noël pour les petits appartements ou le cric gonflable. 

Les gags sont efficaces et toujours bien trouvés. Les zygomatiques fonctionnent à plein régime. Mais comme me l’avoue Binet, tout cela est fait avec  gentillesse. « Je décris mon milieu » me dit-il. Une réussite. J’adore…

Les Bidochon,t20 aux éditions Fluide Glacial.

Scénario et dessin: Binet.

Pieds Nickelés: le bio, une belle arnaque

Par srosenfeld dans contemporain, Humour , le 16 octobre 2010 17h15 | Ajouter un commentaire

piedsLa renaissance de l’une des plus anciennes bd européenne ( les pieds nickelés ont été crée en 1908 par Louis Forton) continue avec à  la baguette Stéphane Oiry et Trap. Après le logement, les auteurs s’attaquent à un autre thème très à la mode, le bio sur fond d’angoisse sanitaire. L’occasion de retrouver les trois plus grands arnaqueurs du 9ème art dans leurs œuvres: Croquignol, Filochard et Ribouldingue.

Septembre 2010, la pandémie de grippe du pigeon bat son plein, et la moindre toux peut conduire en centre de quarantaine. Pas de chance pour Ribouldingue, soudain pris d’éternuements. Mais la grippe n’y est pour rien, c’est une allergie à l’alcool. Pour ne pas renoncer à la picole, il se convertit au bio qui semble stopper ces crises. Les deux autres compères réalisent alors qu’il y a de l’argent à se faire sur les naïfs car les légumes pourris se vendent très chers…

Stéphane Oiry avoue dans Studio Bd sa grande affection pour ces « pieds nickelés » qui mettent un peu d’anarchie dans un monde trop policé. Une façon de dénoncer aussi,me dit-il,  » un repli sur soi » toujours plus grand. Ces nouvelles aventures surfent sur les dérives du fameux plan national pour lutter contre la Grippe A et du bio. Les dessins adoptent un graphisme classique à l’ancienne proche de la bd originale. Les amateurs de non politiquement correct sont servis.

Les pieds nickelés,t2 aux éditions Delcourt.

Scénario: Stéphane Oiry et Trap.

Dessin: Stéphane Oiry.

Kraa: le rapace, l’indien et les proies

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, Historique , le 16 octobre 2010 11h30 | Ajouter un commentaire

kraa new c1 ok.epsAprès une longue pause, Sokal ( créateur notamment d’ Inspecteur Canardo), revient à la BD. Et quelle retour! L’artiste qui s’était exilé au Canada pour développer des jeux vidéo avait envie de retrouver ses crayons et ses bulles. Il propose une histoire sauvage et violente au coeur des grands espaces naturels et de la ruée vers l’or.

Kraa, c’est le cri de l’aigle le plus puissant de la vallée. Il est le témoin d’un monde en pleine mutation. Quelque part au fin fond d’un pays froid qui pourrait être l’Alaska ou la Sibérie, des hommes blancs venus de loin construisent une ville, des mines, un barrage.  Mais cette arrivée boulverse l’équilibre déjà précaire qui existe entre la faune sauvage et les indiens.  Personne ne peut faire obstacle au progrès. Yuma, un adolescent indien l’apprend au prix fort. Sa famille se fait massacrer. Grâce à un lien d’essence chamanique avec Kraa, l’immence rapace, il va pouvoir se venger…

L’une des originalités de ce magnifique récit est le partie pris de l’auteur. Il fait de l’aigle, le narrateur de l’histoire. « Je n’ai pas voulu en faire un faux humain » me précise Sokal dans le Studio BD. « Il a donc des préoccupations qui sont celles de manger et de défendre son territoire ».

Le créateur de Kraa m’explique que le point de départ de cette bd vient du développement avorté d’un jeu vidéo sur le principe d’un simulateur d’oiseau. « Cette aventure s’est ensuite construite au fur et à mesure » me dit-il. Ce récit aletant est un véritable bijou. Le graphisme est de toute beauté. Sokal fait partie de ces rares personnes en BD à savoir tout faire (dessin,scénario, couleurs) avec une maîtrise totale. Ce premier tome est un véritable coup de coeur.

Kraa, t1 aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Sokal.

Page noire: polar à double entrée

Par srosenfeld dans contemporain, polar, policier , le 15 octobre 2010 16h38 | Ajouter un commentaire

pageDeux histoires en parallèle. Deux récits. Des « pages noires »dans l’esprit d’un bon polar. Nous sommes à New-York. Carson Mc Neal, écrivain talentueux et phénomène d’édition est un mystère. Aucune photo de lui n’existe. Kerry Stevens, jeune blondinette à taches de rousseur et critique littéraire compte bien décrocher un scoop en découvrant son secret. Elle réussit à tomber sur les pages de son dernier roman et à obtenir son adresse. Mais le manuscrit n’est pas comme les autres.

Il raconte la vie d’Afia, une jeune Palestinienne cherchant à renouer les fils de sa pauvre existence qui, de la prostitution à l’enfer de la drogue, l’a menée en prison. Libérée, elle tente de comprendre qui elle est et pourquoi elle  a perdu toute sa famille, massacrée par les Phalangistes au Liban. Ces trois personnages vont finir par se croiser pour le meilleur et pour le pire…

Denis Lapière m’explique dans Studio BD que son objectif avec son comparse Frank Giroud était de décrire des destins torturés. « Il y a dans chaque vie des choses que l’on cache, des histoires dont nous ne sommes pas fiers, des secrets » me dit-il. Ce double récit en forme de thriller sait distiller les informations et tenir le lecteur en haleine. Le dessinateur Ralph Meyer adopte deux démarches graphiques différentes pour illustrer cette bd étonnante. « Au delà de la couleur et du dessin, je me suis concentré sur les visages » m’explique-t-il afin de « trouver l’expression la plus juste possible ». Ce one shot détonne dans les sorties de cette rentrée. Audacieux dans le fond comme dans la forme.

Page noire aux éditions Futuropolis.

Scénario: Denis Lapière et Frank Giroud.

Dessin: Ralph Meyer

Le Royaume: le bon roi est un usurpateur

Par srosenfeld dans Aventure, conte, Humour , le 14 octobre 2010 17h51 | Ajouter un commentaire

prinIl était une fois un royaume paisible oublié par ses puissants voisins et leurs guerres incessantes. Les habitants y vivaient heureux et chaque jouissaient de ce que leur offraient la terre et le ciel. Mais attention aux apparences. Benoit Féroumont s’amuse à jouer avec les codes des contes de fées et les clichés pour raconter une histoire bien moins innocente qu’elle n’y paraît.

Après un premier tome remarqué qui nous faisait découvrir des personnages hauts en couleurs, l’auteur décide d’accélérer la cadence. Il nous concocte une aventure trépidente ponctuée par les réflexions moqueuses d’oiseaux philosophes. Tout commence par un enlèvement. Le frère du roi (jusqu’ici enfermé dans une geôle du château) vient de kidnapper la princesse Cécile avec de biens mauvaises intentions. Il faut organiser le sauvetage de la dame. Voilà peut-être l’occasion pour François de marquer quelques précieux points auprès de la belle Anne, qui ne cesse de repousser ses avances ?

Benoît Féroumont continue avec intelligence à explorer les multiples façettes de son Royaume. De nouvelles têtes font leur apparition, notamment Jean-Michel, l’archétype du chevalier un peu trop beau et imbu de sa personne. L’auteur m’avoue dans Studio BD qu’il s’inspire souvent des membres de sa famille. « Jean-Michel, c’est un peu mon cousin » me dit-il avec malice. Au final, ce récit enlevé, baigné d’une tendre ironie, est un vrai plaisir de lecture. Une bonne bd à placer dans la bibliothèque familiale.

Le Royaume,t2 aux éditions Dupuis.

Scénario et dessin: Benoit Féroumont.