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Nous ne serons jamais des héros: après la « beat generation », les anti-héros

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, générationnel , le 27 juin 2010 11h15 | Ajouter un commentaire

68Chômeur patenté, sans réel horizon, Mick glande sur son canapé en attendant que la vie devienne exaltante. Le seul événement qui vient briser la monotonie de sa vie est le décès de sa grand-mère. Une occasion non désirée de renouer le contact avec son père, un homme devenu extrêmement acariâtre depuis l’accident qui, 25 ans plus tôt, l’a laissé grabataire et veuf. Aussi, Mick est-il un peu surpris lorsque son géniteur lui propose de le payer pour l’accompagner autour du monde, sur les chemins de la nostalgie, des souvenirs et des rêves déçus.

Vos parents ont vêcu mai 68, de près (manif, beatnik ) ou de loin (en devenant les premiers clients de la société de consommation) mais vous…vous êtes né après. La génération post-1970 est celle du chômage, du sida et de la fin des idéaux. Je la connais bien, je suis né en 1975. 

Comme le dit, l’un des personnages de cet album, assez vulgairement, « où sont passés nos couilles? ». Facile à dire lorsque l’on a vécu à l’heure du plein emploi et de la révolution sexuelle me direz-vous. 

Cette histoire illustre avec intelligence les différences entre des générations qui s’aiment mais peinent à se comprendre. Un récit parfaitement mis en image. L’occasion de se poser quelques questions au lieu d’attendre un hypothétique « grand soir » ….

Nous ne serons jamais des héros aux éditions Le Lombard.

Scénario: Olivier Jouvray.

Dessin: Frédérik Salsédo.

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