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Archives du mars, 2010

Tom et William: un enfant de 6 ans réveille les super-héros des BD d’antan

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, fantastique , le 31 mars 2010 17h25 | Un commentaire>

tomTom est un petit garçon de 6 ans. Il adore les vieilles BD d’aventure. Un jour, il s’isole dans le grenier de ses grands-parents pour se plonger dans les exploits de Prince Vaillant et de Blek-Le-Roc. Mais soudain, le voilà seul dans notre monde contemporain. Sa famille, les habitants, tous ont disparu. Reste un homme, William, rencontré dans un supermarché abandonné. Tom et William décident de partir à pieds (les voitures modernes et autres moyens de transport ne fonctionnent plus) à la recherche d’autres survivants. Sur le chemin, ils croisent des Martiens et des monstres sortis de nulle-part. Heureusement, Tom peut faire appel à ses super-héros préférés. Mais que se passera-t-il lorsqu’il les aura tous épuisés?

Tom et William est une superbe histoire sur les affres de la création, l’angoisse de la page blanche et l’innocence de l’enfance. Ce récit magnifique invite le lecteur dans un monde parallèle où les personnages de papiers prennent vie au côté du petit garçon. Laurent Lefeuvre réalise une oeuvre étonnante qui se dévore page après page. Ses dessins s’inspirent des BD des années 50/60 qui servent de toile de fond à l’aventure de Tom.  Un vrai coup de coeur!

Tom et William aux éditions Le Lombard.

Scénario et dessin: Laurent Lefeuvre.

Ils étaient dix: survivre en Russie dans le chaos de la débacle napoléonienne

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 31 mars 2010 17h25 | 2 commentaires

10Tout commence en 1812 à Moscou. Le chaos règne et Jean-Baptiste Grassien, chirurgien de l’armée napoléonienne, est contraint de fuir la ville en compagnie des cinq blessés dont il a la charge, parmi lesquels figurent Philippe de Marcy, son ami de toujours et la princesse Marouchka Protopkine. Faisant route pour rallier les rangs de la garde impériale ils sont rejoints par un certain Charles Pietry et trois de ses hommes qui les laissent pour morts au bord de la «Bérézina». Jean-Baptiste Grassien et deux de ses compagnons sont capturés par les Cosaques et vendus à des fermiers. Ils deviennent esclaves et n’auront de cesse de vouloir s’évader…

Ils étaient dix nous plongent dans la folie des hommes. L’échec de l’épopée napoléonienne en Russie sert de décor à une histoire plus complexe où se mèlent les destins d’hommes prisonniers d’une époque en pleine mutation. Au travers des personnages de cette série historique, l’auteur évoque le combat entre les Lumières et l’obscurantisme. Le dessin magnifie les paysages grandioses de la Russie des Tsars. Le soin accordé aux détails (visages, costumes et architecture) rend le récit d’autant plus palpitant. Allez en selle!

Ils étaient dix, t1 et 2 aux éditions 12 bis.

Scénario et dessin: Eric Stalner.

Syndrome 1866: naissance d’un tueur

Par srosenfeld dans action, contemporain, manga, plus de 16 ans , le 31 mars 2010 17h24 | Ajouter un commentaire

couv_106448Bienvenue dans l’univers étrange de ce manga japonais qui se veut une adaptation très libre de Crime et Châtiment, de Fédor Dostoïevski.  Le titre, Syndrome 1866, renvoie à l’année de parution de ce chef d’oeuvre de la littérature russe. Au départ de cette histoire, un jeune homme brillant et seul, Miroku. Il a cessé de suivre ses cours à l’université et survit grâce au peu d’argent que lui fait parvenir sa soeur. Le garçon vit enfermé dans un minuscule studio qui ne ressemble plus qu’à un dépotoir.  Un soir, sa route croise celle de Risa, une lycéenne se prostituant. Rapidement, Miroku s’attachera à la demoiselle en se rendant compte qu’elle se fait harceler et manipuler par une autre fille, Hikaru. C’est alors que naitra en lui pour la première fois une pulsion meurtrière…

Attention, ce manga s’adresse à des personnes âgées de plus de 16 ans. La violence (sans excès) dans ce manga japonais est typique de ce type de production. Un lecteur averti en vaut deux. Ceci étant, l’histoire permet d’évoquer plusieurs thèmes récurrents dans le Japon contemporain: la prostitution lycéenne, le phénomène « otaku » qui désigne des jeunes en marge de la société. Le graphisme très particulier de ce manga en noir et blanc peut surprendre. L’auteur joue sur des trames très sombre et des visages torturés. Pour les curieux et les fans.

Syndrome 1866 aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Naoyuki Ochiai.

Dolor: une collectionneuse d’amants enquête sur un terrible secret

Par srosenfeld dans contemporain, Historique, policier , le 21 mars 2010 18h50 | Ajouter un commentaire

dolorDolorès dit Dolor est une journaliste de 38 ans qui virevolte entre les amants. D’apparence libre et farouchement indépendante, elle dissimule pourtant une blessure. Son père l’a abandonnée, un dimanche, alors qu’elle n’était qu’une enfant. Paco, comme le surnomme ses amis est parti sans explication. Et brusquement, le souvenir de cet homme se ravive. Dolor apprend son décès. Lors de l’enterrement, elle se voit remettre une mystérieuse enveloppe contenant de nombreux documents: des photos, des souvenirs et surtout, un journal intime. Dolor découvre qu’il existe un lien mystérieux entre son père et Mireille Balin.

Mireille Balin, l’actrice la plus célèbre des années 40. Celle qui fut la maîtresse de Jean Gabin lors du tournage de « Pépé le Moko »ou encore de Tino Rossi. Quel rapport peut-il exister entre la « vamp » de l’entre-deux-guerres et Paco? Dolorès mène l’enquête dans le milieu cannois au milieu de parrains redoutables et de salauds jaloux.

Le scénariste Philippe Paringaux s’associe pour la première fois avec la dessinatrice Catel. « Elle a mis du rose dans mon noir » explique-t-il.  Au départ, il y avait l’idée d’un documentaire sur Mireille Balin, « femme fatale » des années 30/40 au destin tragique. Toute l’histoire de Dolor tourne autour de ce drame terrible dont l’actrice fut victime à la Libération ( je vous laisse le découvrir). Comme le dit Catel, dans Studio Bd: « Peut-on tout excuser, tout expliquer, tout analyser par amour? » Cet album est un récit poignant, noir, cruel qui emporte le lecteur jusqu’à la dernière page et rend hommage à une actrice oubliée.

Dolor aux éditions Casterman.

Scénariste: Philippe Paringaux.

Dessin: Catel.

Nelson: le diablotin qui vous rend la vie infernale

Par srosenfeld dans contemporain, Enfants, Humour , le 21 mars 2010 18h46 | Un commentaire>

nelsonNelson est l’une des stars des cours de récréation depuis plusieurs années. Ce diablotin orange adore faire des blagues et rendre la vie autour de lui, infernale. Depuis quelques temps, il se sent bien chez Julie. Une jeune femme qui aspire à la paix et à la tranquilité et qui doit déjà gérer une soeur au look gothique. Mais voilà, Nelson affectionne Julie et surtout son frigo. Il a même trouvé un souffre-douleur idéal: Floyd, le labrador. Et  lorsque Nelson arrête de se moquer de Floyd, c’est pour se concentrer sur Stupidon, un  ange de l’amour un peu naïf, qui tente de rompre le célibat de Julie.

Bertschy signe son 9ème tome des aventures de son diablotin orange Nelson. Comme il l’explique dans Studio Bd, « il n’a toujours pas de panne d’inspiration« . L’auteur maîtrise l’art difficile du strip très court, de trois à quatre cases. « Il faut tout comprendre en 10 secondes »précise-t-il. Décors très succincts, tout ici est basé sur l’efficacité.  L’auteur demeure l’une des références dans le domaine. Les aventures de Julie et les pitreries de Nelson se retrouvent au départ dans le quotidien helvète Le Matin. Faire rire au milieu d’une actualité pas toujours réjouissante, le pari est souvent gagné. « Je m’éclate tous les jours » avoue le Suisse. Et nous aussi.

Nelson, t9, aux éditions Dupuis.

Scénario et dessin: Bertschy.

Les enfants d’ailleurs: aventures extraordinaires de quatre pré-ados

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Enfants, Heroïc Fantasy , le 18 mars 2010 13h24 | Ajouter un commentaire

couv_103220Imaginez quatre enfants happés dans un univers hostile où seule la lumière est leur alliée. Rebecca, Maxime, Noé et Théo sont des pré-ados pleins de vie qui ne se connaissent pas très bien. Mais un jour, pour se faire peur, ils décident de pénétrer dans une maison, réputée « hantée », celle du grand-père de Rebecca, « le père Gab ». Ces enfants qui rêvent d’aventures et de sensations fortes ne vont pas être déçus. Ils découvrent un projecteur qui les plonge dans un monde parallèle. Prisonniers, ils apprennent à survivre au milieu de créatures médiévales comme des dragons mais aussi des ombres maléfiques. Leurs lampes de poche, leur débrouillardise et leur courage vont les aider à surmonter les obstacles. Ils vont aussi rencontrer des habitants un peu particuliers.

Le cycle des Enfants d’ailleurs se termine sur le retour des enfants dans leur vie réelle. Une intégrale vient de sortir qui reprend les 3 albums. Un nouveau récit débute avec le tome 4 « l’appel« . Rebecca, malade doit retourner dans le monde parallèle guidé par une ombre. Ses amis vont devoir la sauver. L’aventure continue…

Cette série, comme l’explique les auteurs dans Studio Bd, s’inscrit dans l’esprit des grands romans d’aventure de la jeunesse. Les héros n’ont pas de « super pouvoirs » comme  le dit le scénariste Nykko mais sont des enfants « que je croise à la sortie de l’école ». Chaque personnage a son passé comme Rebecca, fille adoptée après le massacre au Rwanda  1994 ou Maxime dont la mère a démissionné. Les enfants d’ailleurs est une BD familiale qui permet de s’évader mais aussi d’évoquer des questions plus personnelles. Les dessins de Bannister donnent à l’ensemble une simplicité et une efficacité redoutable.

Les enfants d’ailleurs, t4, aux éditions Dupuis

Les enfants d’ailleurs, intégral du premier cycle, aux éditions Dupuis.

Scénario: Nykko

Dessin: Nicolas Bannister.

Nico: une espionne sexy dans un univers futuriste sixties

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, Historique , le 18 mars 2010 11h48 | Ajouter un commentaire

atomium-express3Mélanger des soucoupes volantes avec une histoire de guerre froide, assaissonner le tout dans un univers futuriste avec le design des années 60 puis ajouter une héroïne sexy au passé complexe et vous voilà dans Nico. Bienvenue dans cette nouvelle série prometteuse qui joue sur les codes des films d’espionnages et l’iconographie délirante des années sixties.  

Tout commence en 1947. Deux soucoupes volantes s’écrasent aux USA et en URSS. Une lutte sans merci pour la suprématie technologique s’engage entre les superpuissances. Vingt ans plus tard, Nico, agent de la CIA, part en mission à Paris. Celle-ci échoue et Nico est accusée de meurtre. Son père adoptif, le capitaine Moog, l’aide à fuir. Dans le train qui emmène Nico à Vienne, un homme armé, qui prétend avoir retrouvé la trace de sa mère, lui présente Fidel Castro.

Berthet explique dans Studio Bd qu’il réalise grâce à cette oeuvre, un fantasme de dessinateur. Il crée un monde qu’il appelle « rétro-futuriste ». Grâce à l’avancée technologique dérivée de l’étude de la soucoupe de Roswell, les habitants circulent dans des voitures volantes colorées aux formes arrondies. Les trains à grande vitesse ont des roues immenses comme dans les revues d’anticipation des années 40/50. Le dessinateur de « Pin up » s’y connait aussi en fille sexy. L’héroïne, Nico, est inspirée de la chanteuse du Velvet Underground, avec jambières et cuisardes en prime. Mais Nico, reste avant tout un récit d’espionnage dans un monde étrange qui confond réalité historique et délire scénaristique. Un excellent début. A suivre.

Nico, Atomium Express, aux éditions Dargaud.

Scénario: Fred Duval.

Dessin: Philippe Berthet.

Lulu, femme nue: disparition volontaire d’une mère de famille

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain , le 18 mars 2010 11h47 | Ajouter un commentaire

luluLulu, femme nue, raconte l’histoire d’une femme d’une quarantaine d’année qui, un jour, sans raison particulière, décide de ne pas rentrer à la maison. Lulu a trois enfants dont deux petits et un mari « grande gueule ». Pour la famille, Lulu a sacrifié une partie de sa carrière professionnelle et son CV a un « trou » comme disent les recuteurs. Alors, cette femme sans histoire, plutôt « une femme soumise » comme l’explique l’auteur, Etienne Davodeau, va prendre une pause. Elle ne va pas loin, dans une station balnéaire. Arrivée sur la côte, elle semble libérée. Ses amis se réunissent pour comprendre son acte. L’un d’eux, Xavier, prend la parole et raconte ce qu’il sait.

Lulu, femme nue, est un récit passionnant conçu en deux parties. Le second tome sort ce mois-ci. Dans le premier opus, le lecteur avait découvert Lulu et l’inquiétude des ses proches. Au fil des pages, il avait mis ses pas dans ceux de cette femme comme les autres et finissait la BD sur une question. Va-t-elle survivre? Mais où va-t-elle ?

Dans cette deuxième partie, Lulu continue son chemin. Sans argent, elle vole le sac d’une vieille dame puis veut le lui rendre honteuse. Les deux femmes se lient d’amitié et établissent un pacte étrange. Avec son graphisme inspiré des aquarelles, Etienne Davodeau fait mouche. Dans studio Bd, il me raconte qu’il a voulu évoquer ce phénomène étrange des disparitions volontaires. « Ces gens qui disent qu’ils vont acheter des cigarettes et qui ne reviennent jamais ». Cette histoire de vie qui sait ménager le suspens est une réussite. 

 

Lulu, femme nue, t2 aux éditions Futuropolis.

Scénario et dessin: Etienne Davodeau.