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Archives du février, 2010

Alpha, premières armes: naissance d’un agent secret

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain , le 27 février 2010 10h34 | Ajouter un commentaire

att45980-1Les amateurs de séries d’action et d’espionnage connaissent bien Alpha, un espion plongé au coeur de complots toujours plus sophistiqués. Mais chaque héros a un passé, une histoire. La maison d’édition Le Lombard a donc lancé un défi au scénariste Emmanel Herzet et au dessinateur Eric Loutte: inventer la naissance de l’agent secret.

Alpha, premières armes, est ce que l’on appelle dans le jargon BD, une spin-off, une série alternative tirée d’un personnage existant. Mais ici comme l’explique le dessinateur Eric Loutte dans l’interview ci-dessous, il n’est pas obligatoire d’avoir lu les tomes d’Alpha pour apprécier cette nouvelle aventure.

Tout commence lorsqu’un informaticien découvre dans son PC une puce qui n’est autre qu’un mouchard. Depuis 2 ans, sous couvert d’une société privée, Thirdnail, des membres de la CIA et du gouvernement américain ont réussit à force de corruption à implanter ce composant dans 90 % des ordinateurs du monde! 

Dans le même temps, dans une unité spéciale de l’armée, le sergent Tyler se distingue par ses capacités physiques et intellectuelles. Il se retrouve engagé dans une mission de sauvetage où des terroristes viennent de détourner un avion de ligne. Mais les preneurs d’otages disparaissent sans laisser de traces et le sergent Tyler se demande si tout cela n’a pas été manigancé pour cacher une autre vérité.

Alpha, premières armes, reprend les codes des films d’action et d’espionnage. Pas de temps mort. Dès les premières pages, le lecteur se retrouve plongé au coeur d’un complot militaro-industriel. La personnalité d’Alpha se dévoile peu à peu. Le dessinateur Eric Loutte explique plus bas qu’il « a cherché à restituer le dynamique des films à la James Bond tout en ponctuant l’ensemble de temps plus calmes. » Son graphisme et son souci du détail apportent une touche de réalisme qui s’adapte parfaitement à l’histoire. Un thriller, dans l’esprit de John Le Carré.

Alpha, Premières armes, t1 aux éditions Le Lombard.

Scénarion: Emmanuel Herzet

Dessin: Eric Loutte

Léo Loden: course poursuite entre Angoulême et Bruxelles

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Humour , le 21 février 2010 15h01 | Ajouter un commentaire

couverture_bd_9782302009356Si vous ne connaissez pas Léo Loden, voici l’occasion idéale pour vous rattraper. Ce 19ème tome des aventures du détective privé marseillais se déroule notamment à Bruxelles d’où le titre: « Spéculoos à la plancha ».

Tout commence à Angoulême pendant le festival de la BD. L’occasion, comme nous l’explique le dessinateur Serge Carrère dans Studio Bd, « de faire découvrir l’envers du décor et d’intégrer les amis dans l’histoire ». Mais attention, ce n’est qu’un clin d’oeil, le récit se concentre sur une enquête liée au vol des planches originales du dernier Lanfeust. Léo Loden accompagné de son éternel acolyte, son oncle (ancien marin, amoureux de pastis et de boustifaille) va tout faire pour retrouver la trace du voleur.  Il finit par arriver à Bruxelles, capitale du 9ème art, confronté à un collectionneur redoutable. Pour corser la sauce, il est en concurrence avec un assureur qui ne cesse de le devancer et de le ridiculiser.

Les scénaristes Christophe Arleston et Loïc Nicoloff ont pris un malin plaisir à débuter leur histoire pendant le festival d’Angoulême en caricaturant, par le biais de situations cocasses,  leurs collègues et amis. Comme d’habitude, le récit est rythmé avec un humour empreint de légèreté et d’autodérision.  Serge Carrère qui réalise la partie graphique est très inspiré. Hormis ses personnages habituels, il ajoute un assureur avec la tronche d’Eddy Mitchell. Comme il me l’explique dans l’interview, « le dessin a tellement plu aux scénaristes qu’ils lui ont donné un rôle plus important que prévu dans l’aventure. » Pour les passionnés, il existe même une version en Bruxellois. La Belgique est décidemment à l’honneur!

Léo Loden, t19, spéculoos à la plancha aux éditions Soleil.

Scénario: Christophe Arleston et Loïc Nicoloff.

Dessin: Serge Carrère.

 

Les carnets de Darwin: enquête sur un monstre

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique , le 20 février 2010 15h01 | Ajouter un commentaire

darwinTout le monde connaît les travaux de Charles Darwin concernant l’origine de l’espèce humaine. Mais qui sait qu’avant cela, il s’est intéressé de très près à une autre espèce, celle des Griffus, de redoutables bêtes sauvages sévissant au Canada ? C’est à partir de cette idée décalée que se contruit cette nouvelle série.

Tout commence en 1860. Charles Darwin est pris dans la tourmente. Admirateurs et critiques se dechaînent autour de l’oeuvre du naturaliste. C’est alors qu’il est contacté par le gouvernement anglais pour mener une enquête délicate. Des meurtres particulièrement atroces viennent d’être commis dans le Yorkshire et on soupçonne un prédateur inconnu d’en être à l’origine. Ces sanglantes attaques entravant la progression du chemin de fer, le Vicomte Palmerston, Premier ministre de la Reine Victoria, souhaite dénouer cette affaire au plus vite.

Moyennant la promesse d’une belle somme d’argent, Darwin quitte sa femme pour plonger dans un monde où s’affrontent modernité et obscurantisme. Le scientifique se retrouve au coeur de multiples intrigues mais s’approche peu à peu de la vérité. Une vérité terrifiante qui pourrait bien faire basculer toutes ses certitudes et lui coûter la vie.

Cet album très réussi est une belle surprise. Le scénariste Sylvain Runberg crée un Darwin étrange en proie à ses propres démons. Au fil des pages, le naturaliste respecté, tend à devenir un homme plus complexe qu’il n’y parait. Si le dessin est très classique, les couleurs mettent bien en valeur l’atmosphère étouffante des lieux. Le lecteur est très vite happé par une aventure palpitante qui s’arrête soudainement. Vite la suite.

Les carnets de Darwin, t1 aux éditions Le Lombard.

Scénario: Sylvain Runberg

Dessin: Eduardo Ocana

Sherlock Holmes et les vampires de Londres: surnaturel, action et mystère avec le célèbre détective

Par srosenfeld dans action, Aventure, fantastique, Historique , le 19 février 2010 19h23 | Ajouter un commentaire

vampiresAvec la nouvelle série « Sherlock Holmes et les vampires de Londres » prévue en deux tomes, les éditions Soleil lancent une nouvelle collection, intitulée « 1800″. L’objectif est de mélanger les aventures des héros de la littérature classique du XIXème siècle à des univers fantastiques.

L’histoire débute après que Sherlock Holmes soit censé avoir péri, en mai 1891, dans les chutes de Reichenbach situées dans la vallée du Hasli en Suisse, en affrontant le Professeur Moriarty.  Un mois après sa mort « officielle« , Sherlock Holmes rencontre son frère Mycroft, le seul à qui, pour sa discrétion, il a décidé de révéler son secret.

Un jour, les deux hommes découvrent le corps de la logeuse du détective gisant par terre. Alors que Sherlock Holmes recueille des indices, un homme fait irruption. Il est assoiffé de sang. Après un terrible combat, les deux frères comprennent qu’ils ont affaire à des vampires. Plusieurs camps s’affontent et notre so british limier se retrouve face au Maître des vampires avec qui il doit passer un pacte.

Le scénario de Sylvain Cordurié comporte tous les ingrédients nécessaires à un récit du mythique Sherlock Holmes avec, en supplément, une dose de surnaturel, de l’action et du mystère. Le détective s’inscrit dans la tradition de Sir Arthur Conan Doyle. Il est rusé, réfléchi et capable de pratiquer les arts martiaux si nécessaire. Ses adversaires sont  puissants, roublards et d’une extrème violence.

Vladimir Krstic illustre le récit avec réalisme. Les personnages sont très expressifs. Les vampires ont des regards perçants et effrayants. Les décors sont en parfaite harmonie avec l’époque du XIXème siècle, comme le sont les rues de Londres et de Paris ainsi que les monuments et les somptueuses demeures. Les scènes d’action sont  bien rythmées. Les fans de film de vampires et de fantastique vont être comblés. Le suspens tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page… et le laisse sur sa faim.

Sherlock Holmes et les vampires de Londres, t1 aux éditions Soleil.

Scénario: Sylvain Cordurié

Dessin: Vladimir Krstic

Savage Dragon: un classique des comics américain

Par srosenfeld dans action, Aventure , le 19 février 2010 19h23 | Ajouter un commentaire

SAVAGE DRAGON 01 - C1C4.inddSavage Dragon est un personnage de comics américain créé par Erik Larsen. Sa première apparition date dans sa version actuelle de juillet 1992. L’auteur a inventé  Savage Dragon lorsqu’il était adolescent.

C’est un humanoïde à la peau verte, possédant un aileron sur le sommet du crâne et seulement deux orteils à chaque pied. Il est  doté d’un facteur auto-guérisseur qui lui permet de faire repousser ses membres s’ils sont coupés. Amnésique, Savage Dragon combat le crime à Chicago où des créatures avec des supers pouvoirs sèment la terreur.

Les éditions Delcourt propose de redécouvrir ce personnage en version française dans un premier tome qui reprend de nombreuses aventures du héros publiées aux USA. L’occasion de se plonger dans l’univers des comics américain sans trop prendre de risque. Erik Larsen raconte les origines de son héros et son travail. 

Pour les fans, pas besoin d’être convaincus. Pour les curieux qui veulent découvrir les dessins et l’univers des comics américain (l’école de la BD là-bas), ce Savage Dragon est une bonne introduction. Il y a de l’action, du rythme, une réflexion sur la différence. Le tout est présenté dans un format pratique à transporter pour les ados.

Savage Dragon, t1 aux éditions Delcourt

Scénario et dessin: Erik Larsen

La Petite Fille Bois-Caïman: la fougueuse Zabo reprend la barre des « Passagers du vent »

Par srosenfeld dans Aventure, Historique , le 16 février 2010 17h33 | Ajouter un commentaire

la-fille-bois-caiman-livre-iiDifficile de ne pas se souvenir de la série « Les Passagers du vent », saga mythique de la BD. 5 tomes d’une aventure maritime et humaine qui se passe en 1782. 25 ans plus tard, son auteur François Bourgeon (qui entre temps a changé de maison d’éditio: il est passé de Glénat à 12bis) propose une suite afin de répondre à de nombreuses questions laissées en suspens.

Dans « La Petite Fille Bois-Caïman », l’histoire reprend 80 ans plus tard, toujours sur le continent américain. Nous nous retrouvons en 1863, en pleine guerre de Sécession dans un sud ravagé par le conflit civil en proie aux révoltes. Le lecteur retrouve Isa, l’héroïne des « Passagers du vent » seule, brisée par son destin tragique en Louisiane. Elle est devenue une vieille femme qui attend qu’enfin la mort l’emporte. Elle dévoile à Zabo son arrière-petite fille la tragédie de sa famille. 

Zabo, une nouvelle passagère du vent qui vient de fuir la Nouvelle-Orléans aux mains des Nordistes. Une orpheline cherchant à rejoindre sa famille perdue dans un bayou et qui va découvrir Isa. Zabo porte en elle la fougue de la jeunesse et les illusions perdues d’une société sudiste qui disparait. Isa va lui raconter ses amours et les épreuves qu’elle a traversées.

Le lecteur se retrouve au coeur de la Louisiane du XIXème siècle où la violence est partout. L’esclavagisme sert d’arrière fond à une aventure palpitante. Un monde d’hommes où les femmes tentent de survivre. François Bourgeon, une fois encore, a fait un grand travail de documentation pour rendre le plus crédible possible son récit. Les textes s’appuient sur une mise en image de toute beauté. Même ceux qui n’ont pas lu « Les Passagers du vent » peuvent apprécier toute la saveur de « La Petite Fille Bois-Caïman ». Un classique de la BD à lire en deux tomes.

La Petite Fille Bois-Caïman, livre 1 et 2 aux éditions 12 bis

Scénario et dessin: François Bourgeon

Félix ou le grand non: critique féroce de la récupération politique

Par srosenfeld dans Humour , le 13 février 2010 19h06 | Ajouter un commentaire

felixPrenez un vieux grincheux qui habite depuis des années dans un village paumé et qui soudain joue au « con » pour, comme il dit, emmerder les « cons » et vous voilà embarqué dans une étrange histoire.  Félix ou le grand non est une petite récréation avec des airs de révélation. Cette BD est une critique subtile des dérives médiatiques et de la récupération politique.

Tout commence par un fait étrange dans un village, « Cambron les châteaux ». Un personnage bougon mais tranquille d’ordinaire, le père Félix, décide d’investir un carrefour de sa ville en s’installant au coeur d’un cercle peint à même le sol avec une peinture rose. Sans aucune explication ni revendication, Félix sort meubles et canapés sur la chaussée et laisse les affabulations de chacun aller bon train. Alors acte de rébellion, fait de résistance que signifie cette action du père Félix ? En pleine période électorale, le comportement du bonhomme se transforme en enjeu électoral sous l’oeil des caméras et des badauds.

Cette BD au récit parfaitement maîtrisé se lit d’un trait. Le scénario est intelligent et sans prétention. L’auteur ne cherche pas à donner des leçons.  Il y a aussi un aspect documentaire avec des témoignages qui reviennent sur les faits avec un regard « critique » qui nous permet d’avoir de nouveaux éléments. Félix ou le grand non n’est pas un brulôt politique, il rappelle seulement que notre monde angoissé a besoin de temps en temps de respirer un bon bol d’air frais.

Félix ou le grand non aux éditions Soleil.

Scénario: Christian Durieux Dessin: Bruno Wesel

Le Montespan: le cocu le plus célèbre du siècle de Louis XIV

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Historique, Humour , le 13 février 2010 16h43 | Un commentaire>

montespanLe Montespan est l’adaptation en BD d’un livre génial de Jean Teulé qui raconte la vie du plus célèbre cocu au temps de Louis XIV. Pour ceux qui ne le savent pas, la Marquise de Montespan est la maîtresse notoire du roi soleil. La jeune épouse est l’une des plus belles femmes du royaume et le roi de France ne veut qu’elle dans son lit. Difficile de dire non à celui qui a droit de vie et de mort sur ses sujets!

Mais voilà, le Marquis de Montespan est une exception dans un monde où tout est question d’intérêt. Comme le dit Jean Teulé dans l’interview ci-dessous « il était amoureux de sa femme et ne supportait pas que le roi lui la pique« . L’homme est un gascon comme le D’Artagnan des Mousquetaires de Dumas et il ne compte pas se laisser faire.

Tout d’abord, il met des cornes sur son carrosse pour dire à tout le monde qu’il est cocu. Il le peint même en noir en signe de deuil! Tout au long de cette BD extrèmement drôle, le lecteur suit les aventures et l’entêtement du mari cocu prêt à en découdre même si cela peut lui coûter la tête.

Comme l’explique Jean Teulé, le Marquis de Montespan va jusqu’à faire  » le tour des prostituées pour attraper des maladies vénériennes pour ensuite violer sa femme et foutre la chtouille au roi! » Il ne se déclare pas vaincu. Louis XIV va d’ailleurs tenter de le tuer sans y arriver.

L’imagination de ce cocu formidable est sans borne. Il organise un faux enterrement pour sa femme (la mort de son amour) et écrit un testament pour léguer ses biens aux enfants de sa femme nés de sa relation adultère avec Louis XIV à condition qu’ils conservent son titre! Le testament va être publié et distribué dans toute la France. Il est l’un des premiers best seller de l’histoire!

La BD montre aussi la réalité d’un siècle où les gens ne se lavent pas. Les relations sexuelles sont clairement évoquées et montrées. Jean Teulé raconte que Louis XIV était le roi des « exhibitionnistes ». « Il troussait la Montespan devant les domestiques, les fenêtres grandes ouvertes pour être vu par tous. » Le Montespan est mis en image par Philippe Bertrand qui s’inspire des gravures de l’époque se lit avec délectation. Une réussite à découvrir dès le 17 février.

Le Montespan aux éditions Delcourt.

Scénario: Jean Teulé  Dessin: Philippe Bertrand

Vent Debout: huis-clos à bord d’un voilier du 19 ème siècle

Par srosenfeld dans Aventure, Historique , le 7 février 2010 16h01 | Ajouter un commentaire

vent-debout-vent-debout-1_bd_full_sizeSi vous aimez le voyage, la mer et la vie des marins, vous allez adorer. Vent Debout est l’adaptation en BD du roman de Joseph Conrad « Le nègre de Narcisse ». Capitaine au long cours avant de devenir l’auteur du célèbre « Au coeur des ténèbres » , Conrad connaît bien la dureté du quotidien d’un matelot. Ici, nous suivons un équipage d’un clipper, ces bateaux anglais qui transportaient le thé de Bombay en Inde à Londres.

Comme le dit Renaud De Heyn  dans l’interview ci-dessous, les hommes à bord ne sont pas des tendres, ce sont des « raclures de port », prêts à s’embarquer vers une aventure dangereuse pour quelques sous. Pour pimenter son récit, Joseph Conrad introduit un personnage particulier, Patience. Il est le seul marin noir à une époque où le commerce négrier vient à peine de disparaître. Dès le début, les regards sont méfiants. Pourtant comme l’explique l’auteur bruxellois, contrairement,  » le racisme n’est pas présent ». Très vite la couleur de peau est oubliée. A bord du bateau, tout le monde se retrouve sur un pied d’égalité. Dans ce huis clos, des fortes têtes apparaissent et la révolte gronde.

Comme souvent dans ces grandes traversées, les évènements se précipitent. L’équipage affronte la tempête. La mort attend son heure. Les dessins de Renaud De Heyn, qui ressemblent à des peintures, traduisent parfaitement le déchaînement des éléments naturels.

Durant ces deux dernières années l’auteur a peint le ciel pour trouver le mouvement, la couleur, l’impression la plus juste. Vent Debout est une belle plongée dans l’univers des marins et de l’histoire révolue des grands voiliers de la marine marchande.

Vent Debout aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Renaud De Heyn.

Pour fêter la sortie de Vent Debout, Renaud De Heyn  expose dans les caves des halles Saint-Géry les planches originales de l’album et ses dessins du ciel. L’occasion de mieux connaître le travail de cet auteur voyageur.

Vent Debout aux Halles Saint-Géry du 5 au 28 février 2010, tous les jours de 10h à 18h

Au nom de la bombe: témoignages édifiants sur les essais nucléaires français

Par srosenfeld dans Non classé , le 1 février 2010 16h01 | Ajouter un commentaire

bombeIl existe des albums de BD un peu particuliers que l’on met bien en évidence sur sa bibliothèque pour interpeller l’invité curieux qui dévore votre rayon entre le fromage et la poire.  »Au nom de la bombe » fait partie de cette catégorie. 

Signée par le journaliste Albert Drandov et le dessinateur brestois Franckie Alarcon, la BD retranscrit des témoignages sur les essais nucléaires en Algérie et en Polynésie Française. Plus qu’un récit illustré, il s’agit d’un véritable documentaire.

Pendant des dizaines d’années, la raison d’Etat et le secret militaire ont eu raison de ceux qui ont voulu raconter la vérité sur les dangers de ces expériences. Les conditions dans lesquelles la France s’est dotée de la bombe atomique restent aujourd’hui encore entourées de mystères. On estime à 150.000 le nombre de personnes qui ont participé, de près ou de loin, à cette «aventure». Mais le sujet demeure tabou.

Le 13 février marquera le 50e anniversaire du premier essai nucléaire. A cette occasion, le  journaliste Albert Drandov a mené un gros travail d’investigation. Durant un an, il a multiplié les rencontres avec des vétérans. Peu à peu, des langues se sont déliées. Il a accumulé documents et photographies inédites. Avec le dessinateur, Franckie Alarcon,  il en a fait une BD pour toucher un public large et notament les jeunes qui ne connaissent pas cette facette de l’Histoire. 80 pages pour 10 courts-métrages édifiants. A mettre entre toutes les mains.

Au nom de la bombe aux éditions Delcourt.

Scénario: Albert Drandov. Dessin: Franckie Alarcon.