SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

Archives du janvier, 2010

Sisco: au coeur des services secrets de l’Elysée

Par srosenfeld dans policier , le 25 janvier 2010 11h05 | Ajouter un commentaire

100962_cLes services secrets fascinent toujours le grand public. Derrière la raison d’état se cache les activités obscures d’un pays qui tente d’avancer ses pions sur l’échiquier du monde. Des cinéastes à l’instar de Besson ont su en faire des films d’action efficaces comme « Nikita » et les livres sur le sujet sont légion. Une matière parfaite pour un scénariste de BD. « Sisco » s’inspire de ces histoires. L’une des plus connues est le suicide d’un conseiller de François Mitterrand. Il a été retrouvé mort dans le bureau à côte de celui du Président français.

« Sisco » est le nom du héros,  un tueur professionnel au services de la France. Pour la population, certains meurtres n’existeront jamais, maquillés au nom de la raison d’état. Et lorsque l’on fait partie de ces  » petites mains » qui huilent les rouages de la politique à coups de 9 mm, les états d’âmes sont à proscrire. On ne transige pas avec les ordres de la Présidence. Le dernier ordre en date de Sisco est clair:  faire taire un conseiller du Président qui s’apprête à témoigner dans une affaire embarrassante. Mais quand la malchance s’en mêle par le biais d’un témoin qui filme la scène, Sisco n’a d’autre solution que d’étouffer définitivement l’affaire…

Pour ceux qui aime le divertissement et les secrets, « Sisco » est une bonne récréation. Le dessin très sobre privilégie une forme de réalisme graphique qui sied bien à l’histoire. L’action est bien présente et le récit se lit facilement. Le tout est assez rocambolesque mais sympathique.

Sisco, vol 1 ne tirez que sur ordre ! , aux éditions Le Lombard

Scénario: Benec. Dessin: Thomas Legrain

Le Mystère Nemo: « Je ferais rougir les mers et les océans de leurs tripes »

Par srosenfeld dans Aventure, Historique , le 21 janvier 2010 14h13 | Ajouter un commentaire

mystere_nemo_tome_1Jules Verne et son roman « Vingt mille lieux sous les mers » font rêver les lecteurs depuis plus de 150 ans. Nemo et son Nautilus inspire des générations d’auteurs de BD. En voici un nouvel opus. L’histoire nous plonge en pleine guerre de Sécession. Nous suivons en parallèle le destin d’un groupe de naufragés échappés des geôles sudistes et de celui qui va devenir Nemo.

Tout commence par une évasion. 5 hommes s’enfuient en ballon pour échapper aux chemises grises de la Confédération. Surpris par une violente tempête, ils dérivent pendant plusieurs jours, avant d’échouer sur une île déserte. La survie s’organise, mais bientôt, des phénomènes inexpliqués et des coïncidences troublantes se produisent. Sont-ils vraiment seuls ? Quel est donc le secret de cette île mystérieuse ?

Dans le même temps, un étudiant indien, fortuné et idéaliste, se forme dans les prestigieuses écoles britanniques. Son ambition, délivrer son peuple et son pays de l’Empire. Il va en payer le prix et se transformer à jamais.

Pas de temps mort dans cette nouvelle série. L’action commence dès la première page. Au fur et à mesure, les personnages se précisent et l’aventure prend une dimention singulière. Ce premier tome est une belle introduction malgré un dessin un peu trop lisse. Rien de bien grave, le plaisir est là. Laissez-vous embarquer dans cette expédition qui s’annonce pleine de rebondissements.

Le Mystère Nemo aux éditions Delcourt.

Scénario: Mathieu Gabela Dessin: Paul Kenny

L’honneur des Tzarom: escrocs intergalactiques à la sauce tzigane

Par srosenfeld dans Aventure, Humour , le 21 janvier 2010 14h13 | Ajouter un commentaire

honneur_tzarom_bd1couvUn BD pour fêter les 100 ans de la naissance de Django Reinhardt . Non, il ne s’agit pas d’un bio du célèbre guitariste de jazz manouche mais d’une récréation destinée aux pré-adoloscents. Les personnages sont folkloriques, naturellement caricaturaux mais attachants.

Les Tzarom forment une famille d’escrocs intergalactiques. Mais voilà que Lubna, la mère et le cerveau attitré de la bande, se retrouve sous les verrous, flanquée d’un jeune avocat commis d’office.

Ce dernier peine sur le dossier, peu aidé par ses clients atypiques. Ils semblent  attendre le procès dans l’indifférence la plus totale. Mais attention, il faut se méfier de l’eau qui dort…

A travers cette histoire, les auteurs avouent leur penchant pour l’irrévérence et la soif de liberté. C’est aussi la rencontre de deux univers : ceux de George Lucas et d’Emir Kusturica. Les pré-ados vont adorer, je vous l’avais dit.

 

L’honneur des Tzarom aux éditions Delcourt.

Scénario: Wilfried Lupano. Dessin: Paul Cauet.

Un coin de ciel bleu: « ton cochon nain à un problème d’hypophyse »

Par srosenfeld dans Enfants, Humour , le 18 janvier 2010 13h06 | Ajouter un commentaire

97827560183931Une famille de  » parigots » décide d’aller vivre à la campagne. Pas toujours facile de quitter les habitudes de la ville pour s’installer dans un village paumé avec les regards suspicieux de ses habitants. Le principe du retour à la terre dans une BD n’est pas nouveau et il faut le reconnaître cela n’aboutit pas toujours à une réussite. Mais avec ce premier tome d’ »Un coin de ciel bleu », l’horizon est bien dégagé. Les auteurs racontent sous forme de petites saynètes les aléas d’un changement de vie à travers des personnages attachants et drôles sans être caricaturaux.

Le père, Eric, est une force de la nature, physique de bucheron et souvenir de biker plein la tête, il est à l’origine de ce déménagement. Sa femme, Lou, bien que  moins enthousiaste, se met aussi au vert et s’amuse avec son humour pince-sans-rire de la situation. Enfin, il y a Annaëlle,  leur petite fille qui découvre la nature et les animaux. Son cochon nain devient très vite énorme mais qu’importe, elle tente de le tenir en laisse. Les voisin profitent de la naïveté des nouveaux pour leur donner gratuitement des animaux encombrants…

Chaque page raconte une petite histoire simple, bien dessinnée et très juste. Il y a aussi beaucoup de tendresse dans ce télescopage entre la ville et la campagne. Au delà des sujets évidents (installation, découverte des habitants),  Nicolas Jarry et Paolo Deplano évoquent la solitude des anciens, la plaisir des choses simples.  Une BD rafraîchissante pour toute la famille.

Un coin de ciel bleu, t1 l’odeur du foin… aux éditions Delcourt.

Scénario: Nicolas Jarry.  Dessin Paolo Delplano.

Le Banni: un guerrier légendaire noyé dans l’alcool reprend du service

Par srosenfeld dans Heroïc Fantasy, Historique , le 18 janvier 2010 13h05 | Ajouter un commentaire

illu-banniVous vous rappelez  ce film avec Clint Eastwood « Impitoyable ». L’histoire d’un ancien champion du révolver qui tente un dernier baroud d’honneur au crépuscule d’un monde révolu. Il y a un peu de cet esprit là dans cette nouvelle série proposée par Henscher et Tarumbana. Il s’agit d’une saga à l’époque médiévale au cœur des batailles dans les montagnes gelées des pays nordiques. Du bruit, de la fureur et la rédemption d’un homme que la maladie ronge mais qui croit encore dans un idéal.

Hector « La Muraille » Wiestal est probablement l’un des plus grands guerriers du royaume de Merrimar. Aux côtés de son meilleur ami, compagnon d’armes et suzerain, Alester « le Vaillant », il a été de toutes les batailles. Il a permis aux Hommes du Centre d’assoir leur suprématie sur l’essentiel du continent d’Archaon. Son nom est devenu synonyme de légende vivante, un modèle pour tous les chevaliers qui lui ont succédé. Mais c’était il y a trente ans, avant sa chute et son bannissement pour avoir séduit la reine, la plus belle femme du royaume.

Depuis son bannissement, Hector n’est plus que l’ombre de lui-même, un vieillard diminué, qui noie dans l’alcool la douleur et la maladie qui le rongent chaque jour un peu plus. Mais son passé va le rattraper alors que la menace de l’envahisseur grandit aux portes du royaume.

Dès le début du récit, Hector « Le Banni » nous accroche à son destin maudit. La violence qui l’habite continuellement est sa force et sa faiblesse. Il n’est pas vraiment un héros mais les évènements l’emportent et nous avec. Le dessin de Tarumbana tout en mouvement donne à l’ensemble un souffle épique.  Début d’une séduisante aventure prévue en 3 volumes.

Le Banni, t1 le poids de nos victoires, aux éditions Le Lombard.

Scénario: Hensher  Dessin: S.Tarumbana