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Corto Maltese: l’aventurier voyageur ressuscité

Par srosenfeld dans BD, Corto, ésotérisme, Historique, Venise , le 28 novembre 2017 16h23 | Ajouter un commentaire

978846792878501_gDésolé pour cette longue absence mais le piratage des blogs d’RTL m’a empêché de renouveler Studio BD.

Quoi de mieux que des retrouvailles autour de Corto Maltese, héros mythique de la bd inventé par le maître Hugo Pratt.  Depuis 2015, le marin poète renaît sous les traits du dessinateur Ruben Pellejero et l’esprit du  scénariste Juan Diaz Canales (Blacksad)  qui connait sur le bout des doigts le vocabulaire du créateur italien. Après Sous le soleil de minuit le duo espagnol prend le large avec Equatoria.

Dès la première page, les lecteurs retrouvent le souffle onirique des Corto Maltese . Une girafe court à perd haleine sur la place Saint-Marc de Venise poursuivie par des carabiniers alors que le marin raconte une étrange histoire à son amie reporter signée Lord Byron. « Il y a ici, une image typiquement de Pratt avec Corto Maltese habillé en marin dans Venise » glisse le dessinateur Ruben Pellejero dans mon Studio BD. Quelques cases nostalgiques avant de prendre le chemin d’un trésor aussi mystérieux que lointain.

Les auteurs nous emmènent vers les jungles d’Afrique équatoriale à la recherche du « miroir du prêtre Jean », un mystérieux objet rapporté des croisades. Mais comme toujours avec Corto Maltese, les plus grandes richesses sont sur la route. « Il va faire des rencontres avec des personnages comme Henry de Monfreid ou encore Winston Churchill » lance avec enthousiasme  Juan Diaz Canales lors de notre interview (voir en-dessous). Le scénariste multiplie les références tout au long de son récit foisonnant.

Le marin romantique va croiser trois jeunes femmes aux destins étrangement complémentaires : Aïda, journaliste entreprenante, Ferida, exploratrice en quête de son père disparu, et Afra, ancienne esclave. « Il fallait que les personnages féminins soient aussi importants que Corto, qu’elles méritent en soit une histoire » me précise Juan Diaz Canales.

 Equatoria commence peu à peu à s’éloigner des lignes d’Hugo Pratt par petits touches (dessin et récit) mais reste un album toujours très fidèle à la série originale. Le duo peine encore à oser prendre ses distances et multiplie les clins d’œil aux anciens albums. Mais cela ne gâche pas la réussite de ce récit qui envoûte de la première à la dernière page.

Corto Maltese, Equatoria T14

Scénariste: Juan Diaz Canales 

Dessinateur: Ruben Pellejero 

Le Chat: la griffe d’un humour trempé à l’acide

Par srosenfeld dans BD, chat, Geluck, Humour , le 12 octobre 2017 17h02 | Ajouter un commentaire

chatGeluck livre un 21ème album qui ressemble cette fois-ci à une bd classique, du moins dans son format (fini les mini-livres surprises). Et une fois encore, l’auteur surprend par sa capacité à se renouveler. Le Chat continue de philosopher sur la vie quotidienne avec son humour décapant.

Ce qui marque, c’est la capacité du scénariste à ne jamais céder à la facilité. Sa plume trempée dans l’acide, il évoque à travers son double de papier la crise des migrants ou la religion.

Une planche n’hésite pas à raconter le suicide des enfants du Chat après une blague douteuse de leur père. Notre héros explique à son épouse : « Les enfants se sont suicidés cet après-midi parce que je leur ai fait croire que je ne les aimais pas« . Réponse de sa femme: « Ils n’ont jamais très bien compris ton humour« . L’auteur, invité sur le plateau de notre JT RTLinfo 13h s’explique sur son humour qui n’a pas peur de rien et qui caractérise ce côté « belge » qui lui est si cher à Philippe Geluck.

Publié à 300 000 exemplaires,  « Chacun son chat » est déjà un des succès de la rentrée. Une valeur sûre qui montre que lorsque l’esprit reste éveillé, la créativité n’a pas de limite.

En attendant le futur musée du Chat, les lecteurs peuvent patienter le sourire aux lèvres avec ce nouvel opus et cette citation : « Après la mort, l’esprit quitte le corps… sauf chez les cons…chez eux, ça s’est passé de leur vivant. »

Le Chat, t 21 aux éditions Casterman

Scénario et dessin: Philippe Geluck

 

Extases: à la découverte du sexe et du plaisir

Par srosenfeld dans ados, autobiographie, sexe , le 23 septembre 2017 14h49 | Ajouter un commentaire

2256_couvJeanLouis Tripp, célèbre pour sa série « Magasin général » avec son pote Loisel se lance dans une aventure surprenante et pour le moins courageuse: raconter sa vie sexuelle. Poussé par le même Loisel (Quête de l’oiseau du temps), le scénariste et dessinateur se livre à un exercice périlleux: se mettre à nu. La clé de voûte de cette série prévu en 4 tomes  est la recherche du plaisir.

Le lecteur suit donc JeanLouis Tripp, de ses premiers émois, à ses parties de jambes en l’air, en couple ou à plusieurs. Car l’auteur n’est pas du genre à réfréner ses désirs et ses expériences. « Je suis issu d’une famille très libre » me  dit-il dans mon Studio BD. De l’ado à l’adulte, la bd raconte un parcours qui se veut sincère et qui montre sans voyeurisme le sexe dans tous ses états.

« Ce n’est pas une bd de cul mais une bd avec des culs » me lance JeanLouis Tripp. L’auteur m’explique qu’il n’y a rien d’érotique dans son album. Si les sexes sont visibles, ils ne sont qu’une conséquence logique d’une histoire qui évoque des rapports sexuels. Extases se lit comme un journal intime avec ses hauts et ses bas. Le graphisme emprunte le même chemin que son héros, libre et réaliste. Et de l’acteur principal de conclure:  « Maintenant que la bd est sortie, je ne vais pas me cacher! »

Extases aux éditions Casterman

Scénario et dessin: JeanLouis Tripp

Titeuf : le gamin reste au top

Par srosenfeld dans ados, BD, Enfants, générationnel, Humour , le 8 septembre 2017 17h19 | Ajouter un commentaire

titeuf-tome-15-a-fond-le-slip-25 ans et toujours au top. Nul doute, Zep est un artiste qui sait résister au temps en prenant comme modèle Roba, le père de Boule et Bill (il en parle sur le plateau du RTLinfo 13h). Ce 15ème album cartonne déjà en librairie et il n’a pas à en rougir. Car, le garnement à la mèche rebelle continue de faire rire avec son autodérision et son regard aussi original que ludique sur notre monde.

Avec « A fond le slip », Titeuf tente de comprendre ce qui se passe  autour de lui. L’occasion pour le dessinateur d’évoquer les derniers sujets d’actualité : manifs anti-IVG, crise des migrants, terrorisme… Une fois encore, la justesse de Zep fait des étincelles.

Ce nouvel album nous fait découvrir de nouveaux personnages. Au côté de Manu, son meilleur poste, notre héros croise « Loïc l’illuminé », un enfant qui passe son temps à regarder des vidéos complotistes et Momo, un intégriste musulman (« Salamiste », dit Titeuf), qui ne veut ni parler à la maîtresse ou se trouver à côté d’une fille.

Les gags s’enchaînent, alternant, humour potache et référence subtile. Un cocktail savoureux qui fait de Titeuf, la bd de la rentrée.

Titeuf, t15 aux éditions Glénat

Scénario et dessin: Zep

Giant: au sommet de New-York

Par srosenfeld dans Aventure, BD, graphisme, Historique, mafia , le 10 juillet 2017 16h28 | Ajouter un commentaire

bd-giantIl y a des photos qui restent définitivement dans l’imaginaire collectif. Si je vous parle de ces hommes assis côte à côte sur une poutre métallique suspendue à des centaines de mètres au cœur des gratte-ciels new-yorkais. De suite, l’image vous revient.  Pour Mikaël, dessinateur et scénariste français immigré au Québec, cette photo est un point de départ idéal pour raconter la « grosse pomme » au temps de la Grande Dépression.

Nous sommes exactement en 1932. Les Irlandais se pressent chaque jour pour se faire engager auprès du contremaitre afin de planter des rivets au sommet des structures de fer qui ne semblent jamais s’arrêter de grandir.

Un homme ne passe pas inaperçu. Il s’appelle Giant, un colosse taciturne. Alors qu’il doit annoncer à la veuve d’un de ses collègues restée au pays son brutal décès, il préfère lui envoyer une somme d’argent et dactylographie une lettre racontant sa vie de chantier. Le début d’un mensonge qui n’est pas sans conséquence…

« J’avais envie de raconter New-York, ce tourbillon de bruits et d’images qui l’anime jour en nuit » m’explique Mikaël dans mon studio BD. A travers ses cadrages et ses ambiances subtiles, le créateur de « Giant » emmène le lecteur au sommet. « 

Je me suis beaucoup inspiré de films comme il était une fois en Amérique de Sergio Leone » me confie le dessinateur. Le récit mêle l’histoire de son héros à d’autres personnages attachants. Prévu en deux tomes, cette première partie séduit et laisse rêveur, une fois la dernière page tournée.

Giant aux éditions Dargaud

Scénario et dessin: Mikaël

Amber blake: naissance d’une héroïne sexy

Par srosenfeld dans action, Aventure, BD, mafia , le 27 juin 2017 15h37 | Ajouter un commentaire

3274669-le-24-mai-2017-jade-lagardere-publie-sa-950x0-1Soyons honnête. Si cet album n’avait pas au scénario Jade (Foret) Lagardère, il serait passé inaperçu. Mais voilà, lorsqu’une ancienne mannequin belge, aujourd’hui épouse de l’homme d’affaires français Arnaud Lagardère se lance dans la Bd, cela ne peut que faire un buzz. Elle est donc l’invitée du plateau du JT d’RTL TVI et elle raconte l’origine de sa passion pour le 9ème art et les combats de son héroïne, sorte de Largo Winch au féminin.

Quant à « Amber Blake » , la série en question. Il faut reconnaître que cela se lit et que son dessinateur Butch s’applique dans ses décors et ses cadrages. Pour résumer, nous faisons la découverte d’une femme forte. Abandonnée à l’âge de 5 ans, Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND.

Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge.

Mais Amber a des ressources physiques et intellectuelles exceptionnelles. Là voilà récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Notre héroïne va devenir son bras armé….

Caricaturale mais plein de bonnes intentions, cette série ne trouvera son public que si elle est capable de passer le cap d’un deuxième tome qui pourrait réserver des surprises… ou pas.

Amber Black chez Glénat

Scénario : Jade Lagardère

Dessin: Butch

Astérix chez les Belges: un album qui s’expose à Bruxelles

Par srosenfeld dans Astérix, BD, exposition , le 27 juin 2017 15h17 | Ajouter un commentaire

Le Centre Belge de la Bande Dessinée propose une exposition autour  « Astérix chez les Belges ». L’album fut le dernier scénarisé par l’immense Goscinny et il est sans nul doute, un des meilleurs titres de cette série mythique. Un parcours découverte à savourer en famille jusqu’au 3 septembre 2017.

 

Les chevaliers d’Héliopolis: fresque historique et alchimie

Par srosenfeld dans Aventure, ésotérisme, graphisme, Historique , le 27 juin 2017 15h06 | Ajouter un commentaire

9782344011324-L« C’est moi qui l’ai contacté » me confie le dessinateur Jérémy en parlant de Jodorowski. Le scénariste de « l’Incal », de « Bouncer » ou encore de « la légende du Lama Blanc » est un artiste qui a donné envie au jeune auteur de faire de la BD. Et miracle. Ca marche. Après lui avoir tiré les cartes, Jodorowski, décide d’inventer un nouveau récit autour du thème de l’alchimie. Et comme toujours avec cet artiste qui n’a pas de limite, le personnage principal est aussi fascinant que troublant: un être hermaphrodite.

Mais pour commencer cette nouvelle série, rien de mieux qu’une scène spectaculaire pour introduire notre héros. Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle dans un monastère où se dissimule le temple sacré des Chevaliers d’Héliopolis : une assemblée d’alchimistes immortels et coupés du monde. Le disciple Dix-sept s’apprête à compléter sa formation et à intégrer l’ordre en affrontant un gorille initié. L’occasion de dévoiler aux autres membres de la confrérie le secret de ses origines. Il est le fils caché de Louis XVI et de Marie-Antoinette, l’héritier du trône de France!

Louis XVII a bien existé  et il serait mort à l’âge de 10 ans dans les geôles de la prison du Temps. Mais au même titre  que  L’Homme au masque de fer, il trouve dans Les chevaliers d’Héliopolis un nouveau destin. Jodorowski mêle habilement les connaissances alchimiques à une fresque romanesque. Jérémy (Barracuda) dont le trait précis ne cesse de progresser apporte toute sa technique pour donner du sens et du rythme aux cases. « J’aime son audace » m’avoue Jérémy dans mon studio Bd en parlant de Jodorowski. Un dessinateur qui sait aussi calmer les folies du scénariste pour y apporter sa jeunesse et sa modernité. Le duo nous propose une série enlevée prévue en 4 tomes qui ne manque pas de panache!

Les chevaliers d’Héliopolis aux éditions Glénat

Scénario: Jodorowski

Dessin: Jérémy

Streamliner: western mécanique et sexy

Par srosenfeld dans action, Aventure, BD, mécanique, western , le 15 mai 2017 15h23 | Ajouter un commentaire

Couv_300163« Je voulais faire quelque chose de rythmé, ma grosse bd mécanique ! » me lance Fane dans mon studio BD. Le dessinateur qui s’est fait un nom grâce à la série« Joe Bar team » qui raconte la vie d’une bande de motards délirants sait de quoi il parle.

Mais attention. Pas question ici, de proposer une énième histoire de bécanes. L’auteur recycle plutôt ses fantasmes de cinéma grand format dans une histoire épique à l’allure d’un bon vieux western.

Une route désaffectée en plein désert, une vieille station service… et au loin de la poussière. C’est Billy Joe. Cuir, santiags, carabine et Ford V8, le chef des Red Noses pousse la porte de chez les O’Neil. Son but: organiser loin des flics la plus grande course sauvage de tous les temps.

Le lieu n’est pas anodin. Le vieux pompiste est une vieille gloire oubliée de la course automobile. Sa fille, une belle brune avec un sacré tempérament, n’a pas le choix. Elle doit faire face à une bande qui bientôt devient une meute. Et voilà que s’ajoute un gang de filles, version amazones à moto.

Régressif à souhait, cette bd est une vraie récréation. Il n’est pas nécessaire d’être fan de bagnoles ou de motos pour aimer ( ce qui est mon cas) car il s’agit surtout d’un divertissement inspiré des références de l’auteur.  « C’est parti des fantasmes que j’avais depuis gamin notamment du Far West. Un univers baigné de légendes comme Billy the kid ou Calamity Jane » m’explique Fane.

Le récit joue avec les codes classiques d’un amour improbable entre une fille bien et un mauvais garçon sur fond de duels mécaniques. Ajoutez à cela, des cadrages inspirées, une histoire construite en épisodes et vous obtenez une bd grand public pour grands adolescents. Dans le genre, c’est de la dynamite!

Streamliner aux éditions Rue de Sèvres

Scénario et dessin: Fane.

Laowai: au cœur de la Guerre de l’Opium

Par srosenfeld dans Aventure, BD, Historique, voyage , le 17 avril 2017 14h41 | Ajouter un commentaire

Couv_295053« Lors d’un voyage avec ma femme en Chine, j’ai découvert la Guerre de l’Opium, un conflit souvent méconnu du grand public » me précise Didier Alcante. Pour le scénariste l’expédition militaire conjointement menée par la France et la Grande-Bretagne contre l’Empire chinois est un cadre idéal pour un récit d’aventure.

L’histoire se déroule en 1859 sous l’Empereur Napoléon III. François Montagne et Jacques Jardin, soldats et amis veulent à tout prix participer à la campagne militaire contre la Chine. Malgré le danger, les places sont chères pour faire partie des élus.

Ce premier tome se concentre en partie sur l’entrainement et la sélection des hommes destinés à défendre les intérêts commerciaux de la France. François Montagne, à l’allure, le physique et l’esprit guerrier nécessaire. Son compagnon, par contre a plus de mal mais a un talent: le dessin.

Le récit pose intelligemment les bases d’une histoire qui très vite intrigue le lecteur. Les cadrages et la mise en couleur créent des scènes dynamiques.  Le dessin de Xavier Besse progresse au fil des pages avec notamment un abordage en mer de Chine spectaculaire.

« Je travaille avec un dessinateur qui connaît le Chinois et est passionné par ce pays » me lance enthousiaste Didier Alcante dans mon studio BD. Une jeune femme chinoise, servant d’interprète, permet aussi d’apporter un regard différent sur les évènements.

Entre découverte, exotisme et rebondissements, ce premier album constitue une base solide pour développer une aventure qui s’annonce palpitante. A suivre…

Laowai t 1 aux éditions Glénat

Scénario: Didier Alcante       Dessin: Xavier Besse

A découvrir aussi du même auteur la série d’horreur Dark Museum aux éditions Delcourt. Le pitch: pour entrer au Dark Museum, une toile doit provoquer chez son observateur une impression morbide que seule une origine mystérieuse semble pouvoir expliquer.