Barney et la Note Bleue: réédition d’un classique de la BD musicale

Par srosenfeld dans Barney Wilen, biographie, musique , le 2 juillet 2016 11h10 | Ajouter un commentaire

9782203101906Barney et la Note Bleue fait partie de ces albums qui marquent vos lectures. Lorsque les premières pages sortent dans le magazine A Suivre , le lecteur a le sentiment de tenir là une belle histoire. Nous sommes dans les années 80 et Loustal montre déjà les caractéristiques de son style: une approche pictural du 9ème art. Derrière des personnages quelques peu figés, il y a un sens du cadre et de la couleur qui va définir son travail jusqu’à aujourd’hui.

L’histoire raconte l’ascension et la chute d’un saxophoniste de génie. Une trame classique qui s’inspire de la véritable vie de Barney Wilen. Celui-ci tombé dans l’oubli va, grâce à cette bd, retrouver les lumières des studios et des salles de concerts. Une résurrection qui se traduira notamment par la composition d’une BO pour accompagner cet album. « Ce qui est génial, c’est que le CD et la BD sont vendus ensemble pour la première grâce à cette réédition » lance Loustal dans mon studio BD.

Tout au long des pages nous découvrons donc ce Barney qui, de l’Afrique jusqu’en Amérique en passant par Paris, montre l’étendue de son talent. Un sorcier du saxophone mais qui ne résiste pas à la gloire immédiate et à un amour sans issue. Sensuel, à tout point de vue, ce récit nous emmène dans un voyage musical envoûtant. « J’aime les atmosphères » m’explique le dessinateur, « les ambiances de films noirs, les clubs de jazz enfumés« .

Loustal profite de sa visite à Bruxelles dans mon studio pour évoquer son métier, son passé d’autodidacte, son rapport à la bd. Derrière sa nonchalance, il livre sa vision de son travail. « Barney et la Note Bleue » est l’album a emporter en vacances, à lire ou relire sous le soleil d’été dans un hamac par exemple…

Barney et la note bleue aux éditions Casterman. 

Scénario: Philippe Paringaux.

Dessin: Loustal.

HSE: lorsque les hommes deviennent des valeurs boursières

Par srosenfeld dans anticipation, économie, manipulation, marché financier , le 19 mai 2016 14h39 | Ajouter un commentaire

HSEC’est l’histoire d’un vendeur de voiture, sympa, passionné par son travail, qui rêve de franchir ce fameux « plafond de verre ». Une étape lui ouvrirait les portes d’une élite richissime en échange d’une soumission absolue au marché. Mais Félix Fox, notre héros, croit en sa bonne étoile. Il est prêt à devenir une valeur au Human Stock Exchange, le HSE?

Cela ressemble à une fiction et pourtant nous y sommes déjà m’explique le dessinateur Thomas Allart dans mon studio BD. « Les cotations d’artistes et de sportifs existent déjà, il y a même une étudiante qui a proposé à des actionnaires de lui donner de l’argent en pariant son avenir professionnel » ajoute-il. D’où l’idée de pousser le principe à l’extrême dans cette bd, née de l’imaginaire de Xavier Dorison.

Nous suivons donc, notre commercial dans son ascension. Son potentiel intéresse Simon Sax, le patron du HSE qui lui fait miroiter la richesse. Félix Fox  réussit à convaincre les investisseurs et entre sur le marché. Il porte désormais à son poignet une montre écran qui le surveille et affiche en permanence sa cote.

Et jusque là, tout va bien. Elle monte encore et encore, mais le prix est élevé. Les actionnaires lui demandent des comptes au quotidien. Ils trouvent par exemple que sa compagne est « une dépense trop importante » dans son bilan comptable !

Et puis arrive, la chute, les désillusions, l’engrenage infernal. La trilogie HSE plonge le lecteur dans un récit haletant au graphisme efficace. Dans un monde en perdition où les licenciements se multiplient, l’homme devient la valeur refuge, le nouveau jeu des plus puissants.

« Je suis convaincu que la bd comme les livres aide à réfléchir, à de se poser des questions » lance Thomas Allart. HSE est un divertissement haut de gamme et une réflexion salutaire sur notre avenir.

 

Silas Corey: jusqu’au bout de la folie des hommes

Par srosenfeld dans BD, Historique, polar, Première Guerre Mondiale, suspens , le 25 avril 2016 16h46 | Ajouter un commentaire

501 SILAS COREY T04[BD].indd« Fais attention Silas, tu es en train de devenir adulte » lance la belle espionne à Silas Corey. Et c’est vrai que notre héros a de quoi se poser des questions. L’humanité a-t-elle encore sa place dans cette Europe de l’entre-deux-guerres détruite par une boucherie innommable?

Lui, l’aventurier capable de trancher la gorge de son adversaire d’un coup de canne-épée, vit dans ce deuxième diptyque des heures sombres. Car une fois de plus, les cendres servent de terreaux à de nouvelles ambitions d’individus sans scrupules.

« J’ai cette atmosphère de film noir » me confie Pierre Alary. Le dessinateur joue avec les cadrages, les silhouettes, pour créer un monde inquiétant entre ombres et lumières.

Notre héros continue sa quête de l’héritier de la mère Zarkoff en prenant sous sa protection sa femme aussi séduisante que troublante. Car dans cette Allemagne en crise, un mouvement antibolchévique et antisémite, s’inspirant des exploits mythologiques du dieu Wotan, prend de l’ampleur. Son leader ressemble trait pour trait au destinataire de la fortune la milliardaire. Mais les apparences sont trompeuses…

Toujours aussi rythmé, ce récit tient le lecteur en haleine et remplit toutes ses promesses. Le duo d’auteurs continue de développer les différentes facettes de Silas Corey, sorte de Sherlock Holmes désabusé à l’esprit aiguisé.« A nous de l’emmener ailleurs » m’annonce Pierre Alary, enthousiaste à l’idée de retrouver dès que possible un nouveau terrain de jeux.

Silas Corey, Le Testament Zarkoff 2/2, aux éditions Glénat.

Scénario: Fabien Nury

Dessin: Pierre Alary

Chaos debout à Kinshasa: album coup de poing

Par srosenfeld dans BD, Congo , le 20 avril 2016 16h30 | Ajouter un commentaire

couv_16170Dès les premières pages, le dessin puissant de Barly Baruti invite à la lecture. Une fois de plus, son travail  en couleurs directes, fait des étincelles. Mais comment faire autrement pour évoquer le Zaïre de Mobutu en 1974 lors du célèbre combat de Mohammed Ali et Georges Foreman. A l’époque le président-dictateur est au sommet de sa gloire et de son système basé sur une économie rentière grâce à ses immenses richesses naturelles.

Le récit concocté par Thierry Bellefroid tente de rendre compte de la complexité d’une époque où Américains et Russes s’affrontent par continent interposé. Nous suivons les traces d’Enerst, petit voyou de Harlem, qui réussit à éviter de rembourser ses dettes grâce à la chance de sa vie. Un billet offert lors d’un concours radio pour assister au « combat du siècle » entre Mohammed Ali et George Foreman, à Kinshasa ! Sur place, il va faire la connaissance de Blanche, une congolaise qui rêve d’Amérique mais aussi de la réalité d’un pays dirigé d’une main de fer par Mobutu.

« Je voulais me réconcilier avec mon  petit passé Zaïre » me lance souriant Barly Baruti dans mon studio BD. Avec son chapeau Léopard sur la tête, il s’amuse à me livrer ses souvenirs.

Le dessinateur qui avait 15 ans lors du match de boxe restitue dans se dessins une atmosphère, une ambiance, propre à ces années 70. A travers sa palette graphique,  il éclaire le scénario de Thierry Bellefroid qui multiplient les personnages et les situations, au risque, parfois, de perdre le lecteur.

Mais cette densité prend tout son sens lorsque l’on prend le temps d’intégrer toutes les informations distillées tout au long de l’album. Barly Baruti espère que ce « Chaos debout à Kinshasa » se retrouvera dans les bibliothèques de la République Démocratique du Congo. Au milieu des nombreuses sorties bd, ce roman graphique mérite une place de choix.

Chaos debout à Kinshasa aux éditions Glénat

Scénario: Thierry Bellefroid

Dessinateur: Barly Baruti.

D’Encre et de Sang: une héroïne sensuelle sous l’Occupation

Par srosenfeld dans Historique, policier, Seconde Guerre mondiale, sexy, suspens , le 21 mars 2016 16h14 | Ajouter un commentaire

encre« Nous avons fait le tour des éditeurs avec ce projet pour finalement intégrer la plateforme de crowfunding Sandawe » m’explique Gihef dans mon Studio Bd. Le scénariste d’Encre et de Sang m’avoue que c’était une première expérience. Et s’il en retient une chose, c’est la patience. Car il faut du temps pour récolter les milliers d’euros nécessaire à la réalisation et la commercialisation d’un album. Et le meilleur moyen d’y arriver reste un bon scénario et des dessins qui font fantasmer les lecteurs.

Et justement. Gihef sait concocter des récits haletants dans des univers très différents. Ici, l’histoire se passe dans les derniers mois de l’Occupation à Bruxelles. Une période trouble où les occupants et les collaborateurs sentent le vent tourné.  Nous suivons Katja, une sensuelle journaliste d’origine autrichienne  qui vient prêter main forte à l’équipe de rédacteurs du Soir.

Le quotidien est dirigé par des sympathisants nazis et Katja qui est en réalité une espionne à la solde des alliés doit faire attention. Sa véritable mission est de débusquer Léon Dregrelle pour organiser son assassinat. Alors que le chef de la SS Wallonne  s’avère difficile à localiser, notre belle enquêtrice tente d’élucider une série de meurtres atroces de jeunes femmes. L’héroïne risque à tout instant de perdre la vie….

Dès la couverture, le trait du dessinateur Renaud est immédiatement reconnaissable. La créateur de Jessica Blandy n’a rien perdu de sa verdeur pour offrir au public une femme d’une très grande sensualité. Un coup de crayon qui a sûrement joué dans l’enthousiasme des édinautes…Mais il y a aussi une histoire bien construite, efficace et divertissante.

« Je ne pense que je recommencerai » m’avoue Gihef « car avec le crowfunding, il faut être très présent sur internet, rendre compte à des centaines de personnes plutôt qu’un éditeur, en résumé, c’est pas pour moi ».  Malgré ces difficultés liés à un mode de production original et exigeant, le scénariste et le dessinateur sont fiers de leur diptyque. Avec raison. Le plaisir est là, de page en page.

D’encre et de sang, t1 et 2 aux éditions sandawe

Scénario: Gihef

Dessin: Renaud

 

L’art et le Chat: Geluck invite les enfants au musée

Par srosenfeld dans BD, Geluck, musée , le 13 février 2016 13h20 | Ajouter un commentaire

chatAu Musée en Herbe à Paris, Philippe Geluck s’exclame « enfin! ». Après dix jours d’angoisse et une course effrénée, l’exposition l’art et le Chat est désormais ouverte au public. Ce duel inédit entre le Chat et une trentaine d’œuvres originales des plus grands artistes (Picasso, César, Warhol…) n’a qu’une ambition: donner aux enfants l’envie d’aller au musée.

L’auteur de bd se métamorphose en artiste complet en réinterprétant l’esprit des plus grands avec comme toujours sa touche unique : la dérision. Je vous propose de découvrir cela en images avec le reportage que j’ai réalisé pour le JT d’RTL TVI.

L’art et le Chat, jusqu’au 31 août au Musée en Herbe, 23 rue de l’arbre-sec, 75001 Paris. Tél: 00 33 1 40 67 97 66. Ateliers et visites animées sur réservation.

 

Dilemma: que faire lorsque l’avenir est écrit d’avance

Par srosenfeld dans ¨Platon, antiquité, Aventure, Historique, Seconde Guerre mondiale , le 12 février 2016 18h11 | Ajouter un commentaire

dilemmaEt si notre avenir n’était pas le fruit du destin mais bien le résultat d’une trajectoire conçue à l’avance par les plus grands penseurs de la Grèce Antique. Ce postulat a de quoi susciter la curiosité. Et c’est bien le but de Clarke  qui propose une bd audacieuse.

L’auteur, qui a fait du grec ancien, a toujours baigné dans la culture de philosophe tel que Platon. Mais jusqu’ici, comme il me le concède, ses « délires » ne faisaient rire que lui.

Mais voilà que Clarke a une soudaine révélation, il y a 3 ans alors qu’il lit un livre sur la bureaucratie nazie. Pourquoi ne pas tisser des liens entre la folie du IIIème Reich et les plus grands penseurs de l’Antiquité.

Tout commence donc en Grèce en 1934. Un jeune archéologue allemand découvre des manuscrits anciens au fond d’une grotte. Ils se rend compte qu’ils sont rédigés par les plus grand penseurs comme Platon, Aristote ou Diogène sur le thème du déterminisme.

Par jeu, ils ont tenté de prévoir l’avenir du monde en se basant sur les éléments qu’ils connaissaient. Avec succès. Que faire quand on a dans les mains, les clés, pour faire perdre ou gagner une guerre à venir ? Peut-on rester un patriote dans un pays dirigé par les nazis ? Notre héros est au cœur d’un dilemme.

Clarke propose un récit qui mélange intelligence et action, réalité historique et fiction. De multiples personnages se télescopent dans une histoire ludique ponctuée de course-poursuites.

« Cet archéologue, plongé dans ses manuscrits, geek avant la lettre n’est jamais que le reflet de mon métier » m’explique-t-il dans mon studio BD. « Je fais quatre fois le tour du monde en restant sur une table et en dessinant ».

Ce one-shot de 136 pages se dévore sans difficulté. A la fois scénariste et dessinateur, Clarke maîtrise son projet de bout en bout avec un graphisme soigné. Une bd qui propose deux fins et laisse le lecteur rêveur une fois l’album terminé.

Dilemma aux éditions du Lombard

Scénario et dessin: Clarke

Hermann, Grand Prix d’Angoulême: la consécration d’un géant

Par srosenfeld dans Angoulême, biographie, contemporain, grand prix , le 28 janvier 2016 17h21 | Ajouter un commentaire

hermann-1 Une évidence. Hermann est depuis longtemps considéré comme l’un des plus grands dessinateurs de la bd.

Son trait est reconnaissable entre tous. Et surtout ses « gueules » : des visages qui vous hypnotisent et qui semblent vous sauter dessus en tournant les pages.

Ce Grand Prix d’Angoulême est une reconnaissance.  Ce sont les professionnels (où, comme en littérature, les jalousies sont légion) qui votent pour saluer l’œuvre d’un des leurs.

Né à Bévercé, près de Malmedy, en 1938, Hermann fait partie de cette génération de pionnier qui se lance en autodidacte dans la bande dessinée. Mais très vite, le bonhomme montre qu’il a les crocs pour imprimer sa signature aux côtés des meilleurs. Avec  Greg, il marque les esprits avec « Bernard Prince » et puis il y a « Jeremiah » . Son héros nous emmène dans une Amérique du futur dévastée à la suite d’une guerre atomique entre blancs et noirs.

Dans ce pari audacieux, Hermann est seul à bord. Il réussit à faire de son personnage un héros emblématique ( lancée en 1977, la série marque toute une génération). L’auteur wallon montre qu’il sait aussi bien écrire des récits ciselés qu’affûter ses coups de crayons. Car Hermann est d’abord et avant tout le dessinateur du mouvement.  Son inventivité dans le découpage des scènes d’action est une référence.

Son dernier album, « Old Pa Anderson », sur la ségrégation raciale dans le Sud des Etats-Unis au début des années 50, publié aux éditions Le Lombard montre que l’artiste n’a pas perdu la main, bien au contraire. Il travaille désormais avec son fils Yves H. qui signe les scénarios de nombreux one shots de la collection Signé.

Voilà donc un nouveau belge au panthéon du 9ème art après Franquin, Jijé, Morris et François Schuiten. Bravo.

Ci-dessous une interview réalisée dans mon studio lors de la sortie de l’album « Une nuit de pleine lune »… A relire.

Dernière sortie bd:

Old Pa Anderson aux éditions du Lombard.                                             

Scénario: Yves H

Dessin: Hermann

Hyver 1709: bd grand spectacle

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique, suspens , le 20 décembre 2015 17h39 | Ajouter un commentaire

501 HYVER 1709 T01[BD].indd« Nous étions en visite au château de Versailles quand notre guide nous a parlé du petit âge glaciaire et tout de suite des images me sont apparues immédiatement » me lance Philippe Xavier. A ce moment là, le dessinateur se trouve avec sa compagne Nathalie Sergeef, elle-même scénariste. Et voilà que le couple à la ville décide de se lancer dans un récit d’aventure original en conjuguant leurs talents respectifs.

Nous somme donc en 1709 en pleine hiver. Une vague de froid meurtrière frappe le Royaume de France épuisé par la guerre de succession d’Espagne. Les températures polaires détruisent les récoltes. La famine pousse certains à la sauvagerie. Le grain est désormais plus précieux que l’or.

Et voilà qu’un aventurier intrépide, Loys Rohan, propose aux conseillers du Roi de récupérer une cargaison de blé. Mais il faut faire vite. Une course contre la montre s’engage au cœur d’un paysage désolé où  notre héros fait face à de multiples obstacles dont un prêtre anthropophage!

Avec Hyver 1709, Nathalie Sergeef et Philippe Xavier nous plongent dans un XVIIIe siècle figé par le gel. Le récit épique ne lâche pas le lecteur grâce à un rythme maîtrisé. Au milieu de combat de capes et d’épées et de paysages enneigées, des personnages emblématiques font leur apparition. Un ambitieux diptyque magnifié par le dessin réaliste et puissant de Philippe Xavier. « J’ai pris mon pied » dit-il. Nous aussi….

Hyver 1709 aux éditions Glénat.

Scénario: Nathalie Sergeef

Dessin: Philippe Xavier.

Le château des étoiles: l’aventure réinventée

Par srosenfeld dans Aventure, fantastique, Historique, voyage , le 1 décembre 2015 16h20 | Ajouter un commentaire

étoilesComment faire revivre l’extrême inventivité et la poésie du XIXème siècle? Comment renouveler avec l’émotion d’un roman de Jules Verne (De la terre à la Lune) pour tenir en haleine petits et grands?

Alex Alice est un rêveur passionné qui aime les défis. Son histoire s’inscrit dans l’esprit des romans feuilletons, d’ailleurs une partie  a été pré-publié sous forme de journal. Le Château des étoiles est donc un diptyque  ambitieux et passionnant avec en ligne de mire, la découverte de la Lune!

Tout commence en 1868 par l’obsession d’une aventurière, Claire Dulac, qui s’envole à bord de son ballon pour prouver l’existence de l’éther : une source d’énergie capable de partir dans les étoiles.

Sa disparition soudaine met son fils Séraphin et son mari Archibald dans le plus grand désarroi. Et alors qu’ils tentent de se reconstruire, ils reçoivent une missive du roi Louis II de Bavière qui a découvert le carnet de l’exploratrice.

Fou ou visionnaire, celui-ci finance les recherches sur l’éther et la construction d’un vaisseau: l’éthernef .

Poursuivi par Bismark, contraint à la fuite, Séraphin, accompagnés de ses jeunes compagnons et de son père, fuit vers le ciel, puis l’espace. La lune, cette inconnue, se dévoile. Nos chevaliers de l’éther vont s’y poser…

Après Le Troisième Testament et Siegfried, Alex Alice réalise son projet le plus personnel et le plus ambitieux.

Son univers graphique mélange la beauté subtile d’un Hayao Miyazaki aux arts graphiques du XIXème siècle.

« J’ai été visité très jeune les châteaux de Bavière et cela m’a fasciné » m’explique Alex Alice dans mon Studio Bd.

Avec ce récit, le scénariste et dessinateur réunit deux passions: son amour du romantisme Allemand et sa fascination pour Jules Verne. Une très bonne idée de bd à mettre sous le sapin dès l’âge de 8-10 ans.

Le Château des Etoiles, t1 et 2 aux éditions Rue de Sèvre. Scénario et dessin: Alex Alice.