Napoléon Bonaparte: tout ce que vous avez toujours voulu savoir…

Par srosenfeld dans biographie, Historique, Napoléon , le 30 juin 2015 16h42 | Ajouter un commentaire

MA_fb_NAPOLEON-BONAPARTE-T4-MARTIN_BD« L’Angleterre trafique de tout, que se met-elle à trafiquer la liberté » lance lyrique Pascal Davoz. Le scénariste de la série Napoléon Bonaparte aime citer son personnage emblématique dès qu’il le peut. Dans mon studio Bd, il l’avoue, le personnage le fascine.

Un engouement qui date de l’enfance. « A l’âge de 9 ans j’ai découvert un livre sur lui très bien fait et de là est née ma passion » dit-il. Depuis, l’auteur a lu beaucoup, fait des recherches sur les écrits de l’époque, tenter de trouver la vérité historique derrière les légendes et les fantasmes.

La bd en 4 tomes propose une lecture de la vie du « petit caporal » comme le surnomme sa garde. Une biographie qui débute lorsque Napolione di Buonaparte n’a que 10 ans et où il intègre l’école de Brienne, en Champagne. Ensuite vient l’école militaire de Paris en 1784 et son ascension jusqu’à la plus haute marche du pouvoir, le consulat. Et enfin le titre suprême: Empereur des Français.

Pascal Davoz multiplie les références avec des astérisques pour montrer que sa saga est au plus proche de ce que qui s’est passé. Un soucis d’exactitude qui ne peut que plaire au vétéran du dessin, Jean Torton.

Comme à son habitude, celui-ci développe un graphisme  dessin détaillé qui se veut une retranscription réaliste de l’époque. Son découpage un peu trop sage manque un peu de fougue mais qu’importe, le résultat est à la hauteur des ambitions.

De pages en pages, le lecteur découvre des anecdotes sur la vie de Napoléon. Le scénariste s’attache à l’homme plutôt qu’au général d’armée ce qui donne à son personnage un côté charnel et attachant.

 » Napoléon dit: tout ce que je fais, c’est pour que le fils d’un paysan puisse devenir un jour Maréchal d’Empire ou sénateur, c’est à dire qu’un pauvre puisse devenir riche et puissant s’il a du talent, voilà pourquoi il se bat et je trouve ça admirable » avoue Pascal Davoz.

De toutes les bd sorties récemment sur le sujet, son Napoléon Bonaparte sort du lot. Les amateurs d’histoire seront conquis.

Napoléon Bonaparte, t1,2,3 et 4 aux éditions Casterman

Scénario: Pascal Davoz

Dessin: Jean Torton

Paquet de merde: l’éditeur dit tout et plus

Par srosenfeld dans autobiographie, contemporain, érotisme, graphisme , le 23 juin 2015 17h12 | Ajouter un commentaire

9782888904755_1_75« J’avais des choses à dire » me dit Pierre Paquet dans mon studio BD. Et c’est tant mieux car l’homme est tout sauf inodore et incolore. Sa maison d’édition née en 1996 est devenu au fil des années un succès d’estime puis financier. Un exploit qui a souvent alimenté les rumeurs les plus folles (gigolo, riche héritier etc…).

Pourtant, il ne faut pas aller chercher très loin. Le garçon  a l’âme des aventuriers de ses bd d’enfance et le goût du risque. Pour aider un pote qui vient de se faire jeter de chez Casterman, il crée a 21 ans sa propre maison. « J’avais lancé une usine de tampons à Genève qui au bout d’un an était très rentable, du coup je pensais que l’édition ne serait pas plus difficile, j’étais naïf » m’avoue-t-il.

Dans cet album, Pierre Paquet raconte ses désillusions et son entêtement. « J’ai perdu mon meilleur ami, avant j’avais perdu mon père très jeune […] donc j’ai une vision de la vie de tous les jours différente de celle de quelqu’un qui n’a pas subit cette tristesse là jeune » dit-il. L’homme veut croire en son étoile, à tous les possibles. Pour se réconforter, l’auteur évoque son chien qui l’accompagne dans ses hauts et ses bas.

A travers de courts récits, PDM, raconte la vie de l’éditeur avec ses procès et ses soucis financiers et le jeune homme amoureux des filles qu’il « consomme grâce à internet ». L’auteur se veut sincère et honnête.

Le graphisme de Jesus Alonso, tout en mouvement, donne du dynamisme et de la modernité  à une bd de plus de 200 pages.

Un album attachant qui montre que derrière les éditions Paquet se cache une personne avec des convictions et qui croit plus que jamais que le 9ème art a encore de belles pages devant lui.

PDM, Paquet de merde aux éditions Paquet.

Scénario: Pierre Paquet                Dessin: jésus Alonso

 

 

Niklos Koda: duels mortels

Par srosenfeld dans action, Aventure, ésotérisme , le 27 mai 2015 15h40 | Ajouter un commentaire

album-cover-large-25344« Je peux vous l’annoncer, Niklos Koda va bientôt se terminer, au tome 15″ me lance Olivier Grenson. Le dessinateur vit depuis plus de 15 ans avec le magicien le plus intriguant de la BD. Un personnage fascinant qu’il a façonné au fil du temps avec son complice Jean Dufaux. Au départ un peu lisse, le héros est désormais un  homme torturé qui a déjà cédé à l’appel des forces obscures.

Dans ce nouvel album intitulé « No Song », Niklos Koda, plus puissant que jamais se retrouve confronté à des adversaires redoutables dans un Shanghai tentaculaire. Alors que sa fille, Séléni, semble développer des capacités exceptionnelles, un duel l’attend avec son pire ennemi Mirvic…. Les évènements se précipitent, le sang va couler…

Ce récit est un passage clé de la série. Il ferme des portes pour préparer un grand final. L’exotisme des décors où se déroulent les aventures reste la marque de fabrique du duo.  Le scénariste continue d’explorer les différentes facettes de ses personnages aux multiples pouvoirs. Dans l’esprit des films « Wu Xia Pian » (film de sabre chinois), les combats sont aériens et spectaculaires.

« Je suis fasciné par la magie depuis que je suis tout  petit » m’avoue Olivier Grenson. Un fois encore, il montre dans ce nouvel opus qu’il domine son sujet par un travail minutieux.

Mais trêve de commentaires, écoutez plutôt son interview dans mon studio BD.

Niklos Koda, « no song », t13 aux éditions du Lombard.

Scénariste: Jean Dufaux

Dessinateur: Olivier Grenson.

 

Les Mille et autres nuits: une quête exotique et érotique

Par srosenfeld dans action, Aventure, conte, érotisme, fantastique, Historique , le 21 mai 2015 16h24 | Ajouter un commentaire

mille-et-autres-nuits-tome-1-jaisalmerStephen Desberg aime jongler avec les univers. De la finance avec IRS à l’histoire avec Scorpion, le scénariste est un touche à tout… Et comment ne pas être touchée, envoutée, inspirée par le plus célèbres des contes persans: « Les Mille et Une Nuits« .  Dans cette nouvelle série se retrouve ainsi les accents de ce Moyen-Orient des lumières.

Tout commence par une histoire d’amour et de mort. Un griffon, jadis, tomba amoureux d’une jeune fille qui hélas refusa ses avances. Dans un accès de colère, le monstre tua la belle. Horifié par son geste malheureux le griffon fit appel à une djinn maléfique qui créa un collier capable de transformer n’importe quel femme en la plus merveilleuse de toute. Le collier disparut, volé, ses pierres dispersées aux quatre vents.

Et voilà soudain nos compagnons d’aventure: une Shéhérazade répudiée, un Ali Baba ruiné ou encore un magicien prisonnier d’une djinn…Tous rêvent de trouver le collier. Mais ces « anciennes gloires déchues » vont faire face à une créature sans pitié…

En vieux routier de la bd, l’auteur montre toute sa maîtrise dans un récit rythmé et divertissant. Le dessin élégant d’Henri Reculé s’adapte parfaitement au propos. Une relecture ludique d’une époque où la civilisation brillait par ses penseurs. « Quand on lit la littérature de l’époque, il y a des choses assez étonnantes, assez érotique mais tout en finesse » explique avec malice Stephen Desberg.

L’érotisme et les femmes sont d’ailleurs souvent au cœur de sa création comme le montre un deuxième titre sorti récemment, H.ELL. Cette fois, le scénariste prend le contrepied des « mille et autres nuits » en plongeant le lecteur dans un univers médiéval sombre et brutal.

Inspiré par la saga Game of Thrones, H.ELL dont le tome 2 est en librairie, nous fait découvrir un chevalier déchu: Harmond Ellander. Banni par le Roi et condamné à servir comme questeur au sein de la police de la ville, celui-ci se retrouve au cœur des pires crimes.  Notre héros fait alors la connaissance d’un créature humanoïde, conçue pour revêtir n’importe quelle apparence issue du désir de ses clients.

Le dessinateur d’IR$, Bernard Vrancken, bouscule ses habitudes pour proposer un graphisme somptueux qui rend parfaitement l’atmosphère poisseuse imaginée par son complice Stephen Desberg.

Deux belles séries et une interview à découvrir plus bas. Bonne lecture.

Les mille et autres nuits aux éditions Lombard      Scénario: Desberg          Dessin: Reculé

H.ELL aux éditions Lombard                                       Scénario: Desberg           Dessin: Vrancken 

 

Petit: conte gothique sensuel

Par srosenfeld dans conte, fantastique, gothique, graphisme , le 31 mars 2015 17h05 | Ajouter un commentaire

imagesKD6JCAOZ« J’avais envie de travailler sur la question du déterminisme familiale » me lance Hubert.  Qui suis-je? D’où je viens? De quelle famille et avec quelles conséquences? Autant de réflexions qui touchent chacun d’entre nous. Mais pas question ici de proposer une bd version psychanalyse, bien au contraire. Le scénariste invite le lecteur dans un conte gothique fascinant au cœur d’une famille d’ogres mangeurs d’hommes…

Voici donc, Petit, notre héros qui n’est autre que le fils du Roi-Ogre. Pour son malheur, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Petit est donc à peine plus grand qu’un être humain. Aussitôt sorti du ventre de mère, son avenir est déjà compromis: son père et le reste de sa famille veut le dévorer.

Heureusement, sa mère le sauve inextremis et décide de le protéger. Elle le cache chez Desdée, sa tante qui vit recluse dans une partie cachée de l’immense château, déshonorée en raison de son amour pour les humains. Tiraillé entre ses pulsions violentes héritées génétiquement et l’éducation qu’il reçoit de cette sa tante humaniste, Petit va devoir trouver sa place dans ce monde sans pitié…

Dès les premières cases, cette bd de 150 pages, vous happe pour ne plus vous lâcher. Un pouvoir d’attraction qui tient à la puissance graphique de « Petit ». Venu de l’animation, le dessinateur Bertrand Gatignol montre l’étendue de son talent. Celui-ci entend « créer une dimension qui manque à la bd, l’odeur! ». Gros plan sur les bouches, bruits de sussions, visages monstrueux… « petit » se lit autant qu’il se vit.

De son côté, Hubert, construit un univers inspiré des classiques de la littérature gothique en ajoutant des textes courts (historique de chaque personnage) qui s’interposent harmonieusement entre les séquences bd. Une véritable alchimie anime ce duo qui propose l’un des titres phares de cette année 2015. A ne pas manquer !

Petit aux éditions Soleil.

Scénario: Hubert         Dessin: Bertrand Gatignol      

 

Appa et Isaline : bd ou manga, t’as le choix

Par srosenfeld dans ados, Aventure, Heroïc Fantasy, manga , le 24 mars 2015 09h01 | Ajouter un commentaire

9782818931233 Lancer comme premier titre « Appa » pour inaugurer une nouvelle collection n’est pas dû au hasard. Olivier Sulpice et les éditions Bamboo se lancent dans une nouvelle aventure: un récit de divertissement en deux versions.

Première possibilité. Vous découvrez « Appa« , une bd de 80 pages couleurs, généreuse en gags, qui vous transporte dans un monde d’héroïc fantasy avec une petite fille et un dragon blanc. Drôle, décalé, l’expérience vaut la peine.

Mais voilà, trop cher pour certains, pas pratique pour d’autres.

Vient alors la deuxième possibilité. « Appa » version manga en noir et blanc de plus de 150 pages. La même histoire ou presque avec des découpages différents et une ambiance décalée. Un format qui rentre facilement dans le cartable des enfants et les sacs des ados et qui coûte deux fois moins cher.

Voilà votre cœur qui hésite. Et c’est bien le but d’Olivier Sulpice: vous redonner la main.

« C’était aussi l’occasion d’ouvrir une collection à une jeune génération d’auteur issus du manga » précise l’intéressé dans mon studio bd.

Et cela se ressent. Les auteurs se donnent à fond. « Appa » et « Isaline » ouvrent une nouvelle voix pour conquérir les lecteurs. Et loin de nous tromper, ces albums proposent des gags et des aventures parfaitement adaptés à leurs cibles: les ados et les préados.

Pour en savoir plus, je vous invite à écouter les explications d’Olivier Sulpice dans mon studio bd ci-dessous.

Frida Kahlo: une peintre mexicaine haut en couleur

Par srosenfeld dans graphisme, peinture, voyage , le 23 mars 2015 17h10 | Ajouter un commentaire

9782756039961v« Je ne sais pas si c’est le mescal qui fait que toutes ces personnalités sont un peu dingues » lance amusé Jean-Luc Cornette. En s’attaquant à la peintre Frida Kahlo, le scénariste sait qu’il met les pieds dans un univers haut en couleur comme sa principale protagoniste.

Nous sommes en 1937 au Mexique. L’artiste, femme libre et passionnée, accueille chez elle un homme sur le qui-vive: le révolutionnaire Léon Trotski. Forcé à l’exil par Staline, le père de la IVème internationale profite du régime bienveillant des autorités du moment pour s’installer loin de la Russie avec sa femme.

Mais très vite, Trotski devient l’amant de Frida Khalo marié à son tumultueux mari Diego Rivera, spécialiste des fresque monumentales. Un trio amoureux aussi surprenant qu’envoûtant se met en place. Trois destins hors normes qui s’entremêlent à l’Histoire. Rires, larmes, cris: la passion est partout dans ce récit tonitruant.

Le lecteur découvre une Frida Kahlo pleine de fougue qui bouscule tout sur son passage jusqu’au final annoncé: l’assassinat de Trotski. Appuyé par le graphisme élégant de Flore Balthazar, cette bd dense et ambitieuse constitue une belle surprise.

« Je ne mettrai pas une peinture de Frida chez moi pour l’a voir tous les matins au petit-déjeuner » avoue la dessinatrice. A l’image de sa personnalité, les tableaux de l’artiste provoque des émotions puissantes et parfois sombres. Rien à voir avec cet album coloré qui fait la part belle à l’aventure.

Frida Kahlo aux éditions Delcourt.

Scénario: Jean-Luc Cornette.

Dessin: Flore Balthazar.

 

Silas Corey: aventure bd haut de gamme

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique, polar, Première Guerre Mondiale , le 2 mars 2015 13h36 | Ajouter un commentaire

501 SILAS COREY T03[BD].indd« Il est de retour » me lance sourire aux lèvres le dessinateur Pierre Alary. Silas Corey, détective privé, ancien espion, au physique longiligne de chasseur va dévorer de nouvelles proies…. et le lecteur que je suis en frémis d’avance.

Nous sommes en 1918 au lendemain de la victoire sur l’ennemi allemand. La boucherie prend fin, enfin. Silas Corey qui mis fin au complot contre Clémenceau se perd dans les vapeurs d’opium horrifié par les bêtise humaine. Mais le cadavre d’un ancien ami dans une baignoire le remet d’aplomb car derrière ce meurtre se cache Madame Zarkoff, la maléfique. La baronne du trafic d’armes n’en a plus pour très longtemps à vivre… Silas Corey doit retrouver son héritier…

Après un premier diptyque acclamé par la critique (Prix de la BD Fnac Belgique 2014) et plus de 50000 exemplaires vendus, le scénariste Fabien Nury et son complice Pierre Alary nous invite pour une nouvelle aventure aux cœurs des années 20. Il délaisse Paris pour nous faire voyager mais surtout nous happer dans un récit à la fois sombre et lumineux.

Les dialogues ciselées de Fabien Nury couplé à un découpage puissant donne une dimension supplémentaire à ce nouveau cycle. « L’idée, c’est du faire du Carol Reed avec Michael Bay derrière la caméra » m’explique les dessinateur. Une ambition qui se ressent tant l’histoire à la noirceur du film du Troisième homme et la puissance visuel du réalisateur des Transformers. Si vous ajoutez à cela une galerie de trognes et une scène érotique avortée, vous avez une réussite. Bravo les gars!

Silas Corey, t3 aux éditions Glénat.

Scénario: Fabien Nury

Dessin: Pierre Alary.

Holly Ann: une enquêtrice envoûtante

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique, policier, sexy , le 4 février 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

Elle s’appelle Holly Ann, elle est métis, d’une beauté sensuelle et mystérieuse grâce au dessin de Stéphane Servain et elle risque de nous envoûter pendant un bon moment. Ce premier album très prometteur commence une série qui nous embarque dans l’atmosphère toute particulière de la Nouvelle Orléans.

A l’origine de cette histoire, le scénariste Kid Toussaint qui s’inspire de son expérience lors d’un voyage dans la ville de Louisiane en 2011. « J’ai tout de suite été séduit par cet endroit notamment le quartier français » me dit-il dans mon studio bd. Tout naturellement, il s’intéresse au vaudou mais comprend très vite que cela ne représente aujourd’hui qu’un folklore pour touristes en mal de sensations. Reste une ambiance unique que l’auteur tente de restituer dans ce titre intrigant « la chèvre sans cornes ».

Cela fait référence en language vaudou au meurtre rituel d’un enfant blanc. Et précisément, le fils d’un riche propriétaire de plantation a disparu.  Nous sommes au 19ème siècle où les progrès techniques dans les enquêtes de police font un bond spectaculaire mais rien ne remplace l’instinct. Holly Ann possède plus que ça, elle semble doter de pouvoirs surnaturels qui lui permettent de réussir là où les autres échouent. Et justement un enfant noir est aussi manquant…

« Je voulais faire un Sherlock Holmes au féminin » m’avoue Kid Toussaint. Et voilà, Holly Ann, un personnage qui va continuer selon le scénariste à s’étoffer au fur et à mesure de la série. 3 tomes sont déjà en route et tant mieux car cette enquêtrice a tout pour séduire le public. Epaulé par un graphisme puissant, cet album constitue une belle entrée en matière. Bravo.

Holly Ann, t1 aux éditions Casterman

Scénario: Kid Toussaint

Dessin: Stéphane Servain

 

 

La main de Pangboche: sur les traces du Yéti

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, polar, policier, voyage , le 13 janvier 2015 16h29 | Ajouter un commentaire

Nouveau départ pour André Taymans. L’auteur abandonne son héroïne fétiche, Caroline Baldwin, pour une autre femme de tempérament, Roxane. L’occasion de retrouver, à travers ce personnage féminin, le Népal au cœur de nombreuses légendes dont la plus célèbre est le Yéti!

Pour cela, rien de mieux, que de s’appuyer sur une histoire vraie et pourtant farfelue: le vol d’un doigt momifié d’un « Yéti » par le chef d’une expédition américaine confié à l’acteur James Stewart qui le cache dans les sous-vêtements de sa femme… avant d’être retrouvé en 1990 au British Museum!

Et nous voici aujourd’hui, à Katmandou, aux côtés de Roxane Leduc, une jeune femme spécialiste des antiquités, qui assiste  à l’accident mortel d’un homme qui venait de lui confier les secrets de la « main de Pangboche ».

Aux côtés d’un policier qui enquête sur le vol de la relique, nous retrouvons notre curieuse aventurière aux portes du parc national du Langtang, le « royaume des trekkeurs » bien décidée à percer les mystères qui l’entourent….

« Je suis allé au Népal faire un voyage avec mes enfants et à mon retour j’avais toute mon histoire » m’explique André Taymans. La marche à plus de 4000 mètres laisse, en effet, le temps de la rêverie…

D’une facture classique, cet album propose un graphisme élégant avec des couleurs directes (une première pour le dessinateur). Un choix payant qui apporte beaucoup à ce polar des montagnes envoûtant.

Seul petit bémol, ses personnages notamment Roxane manque un peu de finesse de trait… Un détail tant cette première partie de diptyque reste attachante avec en toile de fond un petit air de Tintin au Tibet. Un bon bol d’air frais en ce début d’année.

La main de Pangboche, t1 aux éditions Paquet.

Scénario et dessin: André Taymans.