Sambre: la saga sanglante est de retour

Par srosenfeld dans graphisme, Historique, social, tragique , le 7 novembre 2016 18h52 | Ajouter un commentaire

Couv_288310Le premier tome de Sambre sort en 1986. Et dès les premières pages, Yslaire impose une œuvre majeure qui séduit de très nombreux lecteurs. A travers le récit d’une famille au XIXe siècle marquée par une malédiction, des yeux rouges, l’auteur crée une fresque d’une extrême densité.

Au fil du temps, nous suivons l’amour de Bernard Sambre et Julie et de leurs enfants. A leurs côtes des personnages sombres, complexes, vivent, meurent, souffrent. Au fil du temps, le récit se fait tortueux, social et brutal. 20 ans plus tard, Fleur de pavé, le tome 7 marque un tournant, celui de la chute vers le tragique final.

« La question n’est pas de savoir si cela va se finir mal, cela va se finir mal, la question c’est comment » m’explique Yslaire dans mon studio BD. A l’image d’un Balzac ou d’un Zola, l’auteur continue de sonder l’âme humaine dans une société bourgeoise hypocrite. Entre les cauchemars de Bernard-Marie Sambre, élevé par sa tante à la Bastide et Judith qui grandit dans un orphelinat à Paris, les histoires s’entrelacent sans jamais se perdre.

Une fois encore, Yslaire s’impose grâce à un graphisme sophistiqué et hypnotique. La scène d’ouverture de Fleur de pavé est d’une rare puissance visuelle. Elle imprègne l’esprit du lecteur au cœur des péripéties de Judith, libertaire et fille de la liberté. Dans un monde cruel, elle impose sa joie de vivre.

Au milieu d’un tourbillon de couleurs sépias apparait le rouge qui transperce les images comme un « éclair de sensualité, d’amour, de passion, de fulgurance, de sang qui coule ». Le Bruxellois, l’avoue, le rouge est la couleur qu’il met en dernier. « C’est ma couleur préférée depuis que je suis tout petit » dit-il. 

Sambre, t7 aux éditions Glénat

Scénario et dessin: Yslaire

Gai Luron: un retour réussi

Par srosenfeld dans Aventure, BD, Humour, Non classé , le 17 octobre 2016 11h47 | Ajouter un commentaire

gai-luron_nouvelles_aventures« A l’âge de 7 ans, je lisais Pif gadget et déjà à cet époque là je flashait sur Gai luron » me lance enthousiaste Pixel Vengeur. Le dessinateur reprend le flambeau d’un des personnages les plus emblématiques de Gotlib. Pas facile de succéder au « patron » mais l’auteur en a sous le crayon et maîtrise parfaitement les courbes arrondies du chien le plus amorphe du 9ème art.

Aidé de Fabcao au scénario, Pixel Vengeur réveille ce personnage délirant qui sait mieux que personnage prendre du recul sur les agitations du monde. Dès sa naissance en 1964, Gai Luron a su imposer sa marque dans l’esprit des lecteurs. Au côté de son ami, le renard Jujube, il tente continuellement de séduire Belle-Lurette et fait éclater de rires des générations d’enfants et d’ados jusque dans les années 80.

Pour cette renaissance, toute la bande est là, notamment la petite souris qui sort des cases pour une seconde lecture décalée et ludique. « Ah la souris » me dit malicieusement Pixel Vengeur. Les deux compères nous livrent une version truffée de clins d’œil à l’œuvre originale. Le voyage dans le temps avec la DeLorean de Marty McFly fait partie des histoires les plus délirantes.

Avec des gags aussi désopilants que ceux de Gotlib sur fond de modernité (speed dating…), ce Gai Luron version XXIème siècle est une réussite. Pour en savoir plus, écoutez l’interview de Pixel Vengeur, il dit tout ou presque sur cette renaissance.

Les nouvelles aventures de Gai Luron t1

Dessin: Pixel Vengeur

Scénario: Fabcaro

 

Marina: un double récit sanguinaire et ludique

Par srosenfeld dans BD, Historique, Venise , le 6 septembre 2016 16h35 | Ajouter un commentaire

Couv_279956« Razzias »! Le titre de ce troisième album de Marina annonce la couleur. Nous sommes en 1345.  Notre héroïne, Marina, rejetée par son père le Doge, qui l’associe malgré elle, à la 6ème malédiction de Dante, compte bien se venger.

Elle est désormais à la tète de pirates sanguinaires. Son objectif : détruire la ville de son enfance. La Sérénissime, née des flots semble condamnée à sombrer…

« Ce récit historique est aussi une façon de réfléchir à la Venise d’aujourd’hui » me précise le dessinateur Matteo.

Ce n’est donc pas un hasard si, en parallèle des aventures de Marina se déroule une autre histoire, contemporaine, celle là, avec un navire de croisière qui éventre la place Saint Marc.

Venise possède un tel passé que la moindre ruelle, sculpture ou inscription invitent à l’imagination. « Avec Zidrou, le scénariste, nous sommes tentés à chaque fois d’ajouter des éléments à notre récit mais ce n’est pas toujours possible » me lance Matteo.

L’artiste est plus que jamais amoureux de sa cité même s’il s’inquiète de son avenir face au tourisme de masse (voir interview ci-dessous).

Une fois de plus, la qualité graphique de Marina saute aux yeux. Le trait est aussi sûr et délicat que les personnages sont hésitants et sanguinaires. L’utilisation de la couleur directe illumine les pages.

« Nous voulions moins de textes et plus d’images pour donner du rythme et reposer le lecteur » explique Matteo. Ce troisième opus continue brillamment la saga.

Une série historique séduisante qui donne envie de prendre un vol pour Venise.

Marina, tome 3 aux éditions Dargaud

Scénariste: Zidrou

Dessinateur : Matteo

L’héritage du diable: un magnifique cocktail d’aventures

Par srosenfeld dans Aventure, BD, ésotérisme, Historique, Seconde Guerre mondiale , le 23 août 2016 20h01 | Ajouter un commentaire

Couv_281689« Des sociétés secrètes, des trésors, des abbayes en ruine, tout ça, c’est le souffle de l’aventure » me lance enthousiaste le scénariste Félix Jérôme. Nul doute, la volonté de cette bd est d’en mettre plein la vue et ça marche ! C’est dense, intense, mystérieux, accrocheur. Un divertissement haut de gamme mis en valeur par de grandes qualités graphiques.

Tout commence par un rêveur: Constant. Il ne pense qu’à une femme rencontrée une nuit et disparue depuis. Son chemin va le conduire à un tableau mystérieux où sa muse apparait. Un secret semble caché dans la toile. Et voilà notre héros, un naïf, face à des ennemis redoutables. A leur tête, la troublante cantatrice Emma Calvé. Elle croit à un pouvoir hérité du diable en personne. Ses alliés nazis y croient aussi. La réponse est peut-être dans un village isolé du Languedoc, Rennes-le-Château.

Ce n’est que le début de nombreux rebondissements où se croisent de multiples personnages : voleuse amoureuse, écrivain curieux, cardinal manipulateur. Tous sont bien décidés à résoudre le mystère.

Cette série débuté en 2009 se termine sur un quatrième tome qui ne déçoit pas. Impossible de résumer l’ensemble de ce récit à la fois ludique et dynamique. Les auteurs y mélangent tous les ingrédients qui font le succès de ce type de quête: ésotérisme, messages codés etc..

« J’avais lu le Da Vinci Code, à l’époque et j’avais envie de créer une bd dans le même esprit » me raconte Paul Gastine. Cela tombe bien car son professeur d’atelier d’écriture et de bd aime aussi ça. Le début d’une belle histoire.

« Lorsque j’ai rencontré Paul, c’était un adolescent, avec un énorme talent » m’explique Félix Jérôme.  Cette bd est leur première collaboration. A travers elle, le dessinateur démontre que son coup de crayon est l’un des meilleurs de sa génération.

« L’héritage du diable » s’inscrit dans la lignée des grandes bd d’aventures. « J’avais envie de mettre tout ce qui me faisait rêver quand j’étais enfant «  m’explique le dessinateur. Pari réussi.

L’héritage du diable aux éditions Bamboo

Scénario: Félix Jérôme

Dessin: Paul Gastine

Barney et la Note Bleue: réédition d’un classique de la BD musicale

Par srosenfeld dans Barney Wilen, biographie, musique , le 2 juillet 2016 11h10 | Ajouter un commentaire

9782203101906Barney et la Note Bleue fait partie de ces albums qui marquent vos lectures. Lorsque les premières pages sortent dans le magazine A Suivre , le lecteur a le sentiment de tenir là une belle histoire. Nous sommes dans les années 80 et Loustal montre déjà les caractéristiques de son style: une approche pictural du 9ème art. Derrière des personnages quelques peu figés, il y a un sens du cadre et de la couleur qui va définir son travail jusqu’à aujourd’hui.

L’histoire raconte l’ascension et la chute d’un saxophoniste de génie. Une trame classique qui s’inspire de la véritable vie de Barney Wilen. Celui-ci tombé dans l’oubli va, grâce à cette bd, retrouver les lumières des studios et des salles de concerts. Une résurrection qui se traduira notamment par la composition d’une BO pour accompagner cet album. « Ce qui est génial, c’est que le CD et la BD sont vendus ensemble pour la première grâce à cette réédition » lance Loustal dans mon studio BD.

Tout au long des pages nous découvrons donc ce Barney qui, de l’Afrique jusqu’en Amérique en passant par Paris, montre l’étendue de son talent. Un sorcier du saxophone mais qui ne résiste pas à la gloire immédiate et à un amour sans issue. Sensuel, à tout point de vue, ce récit nous emmène dans un voyage musical envoûtant. « J’aime les atmosphères » m’explique le dessinateur, « les ambiances de films noirs, les clubs de jazz enfumés« .

Loustal profite de sa visite à Bruxelles dans mon studio pour évoquer son métier, son passé d’autodidacte, son rapport à la bd. Derrière sa nonchalance, il livre sa vision de son travail. « Barney et la Note Bleue » est l’album a emporter en vacances, à lire ou relire sous le soleil d’été dans un hamac par exemple…

Barney et la note bleue aux éditions Casterman. 

Scénario: Philippe Paringaux.

Dessin: Loustal.

HSE: lorsque les hommes deviennent des valeurs boursières

Par srosenfeld dans anticipation, économie, manipulation, marché financier , le 19 mai 2016 14h39 | Un commentaire>

HSEC’est l’histoire d’un vendeur de voiture, sympa, passionné par son travail, qui rêve de franchir ce fameux « plafond de verre ». Une étape lui ouvrirait les portes d’une élite richissime en échange d’une soumission absolue au marché. Mais Félix Fox, notre héros, croit en sa bonne étoile. Il est prêt à devenir une valeur au Human Stock Exchange, le HSE?

Cela ressemble à une fiction et pourtant nous y sommes déjà m’explique le dessinateur Thomas Allart dans mon studio BD. « Les cotations d’artistes et de sportifs existent déjà, il y a même une étudiante qui a proposé à des actionnaires de lui donner de l’argent en pariant son avenir professionnel » ajoute-il. D’où l’idée de pousser le principe à l’extrême dans cette bd, née de l’imaginaire de Xavier Dorison.

Nous suivons donc, notre commercial dans son ascension. Son potentiel intéresse Simon Sax, le patron du HSE qui lui fait miroiter la richesse. Félix Fox  réussit à convaincre les investisseurs et entre sur le marché. Il porte désormais à son poignet une montre écran qui le surveille et affiche en permanence sa cote.

Et jusque là, tout va bien. Elle monte encore et encore, mais le prix est élevé. Les actionnaires lui demandent des comptes au quotidien. Ils trouvent par exemple que sa compagne est « une dépense trop importante » dans son bilan comptable !

Et puis arrive, la chute, les désillusions, l’engrenage infernal. La trilogie HSE plonge le lecteur dans un récit haletant au graphisme efficace. Dans un monde en perdition où les licenciements se multiplient, l’homme devient la valeur refuge, le nouveau jeu des plus puissants.

« Je suis convaincu que la bd comme les livres aide à réfléchir, à de se poser des questions » lance Thomas Allart. HSE est un divertissement haut de gamme et une réflexion salutaire sur notre avenir.

 

Silas Corey: jusqu’au bout de la folie des hommes

Par srosenfeld dans BD, Historique, polar, Première Guerre Mondiale, suspens , le 25 avril 2016 16h46 | Ajouter un commentaire

501 SILAS COREY T04[BD].indd« Fais attention Silas, tu es en train de devenir adulte » lance la belle espionne à Silas Corey. Et c’est vrai que notre héros a de quoi se poser des questions. L’humanité a-t-elle encore sa place dans cette Europe de l’entre-deux-guerres détruite par une boucherie innommable?

Lui, l’aventurier capable de trancher la gorge de son adversaire d’un coup de canne-épée, vit dans ce deuxième diptyque des heures sombres. Car une fois de plus, les cendres servent de terreaux à de nouvelles ambitions d’individus sans scrupules.

« J’ai cette atmosphère de film noir » me confie Pierre Alary. Le dessinateur joue avec les cadrages, les silhouettes, pour créer un monde inquiétant entre ombres et lumières.

Notre héros continue sa quête de l’héritier de la mère Zarkoff en prenant sous sa protection sa femme aussi séduisante que troublante. Car dans cette Allemagne en crise, un mouvement antibolchévique et antisémite, s’inspirant des exploits mythologiques du dieu Wotan, prend de l’ampleur. Son leader ressemble trait pour trait au destinataire de la fortune la milliardaire. Mais les apparences sont trompeuses…

Toujours aussi rythmé, ce récit tient le lecteur en haleine et remplit toutes ses promesses. Le duo d’auteurs continue de développer les différentes facettes de Silas Corey, sorte de Sherlock Holmes désabusé à l’esprit aiguisé.« A nous de l’emmener ailleurs » m’annonce Pierre Alary, enthousiaste à l’idée de retrouver dès que possible un nouveau terrain de jeux.

Silas Corey, Le Testament Zarkoff 2/2, aux éditions Glénat.

Scénario: Fabien Nury

Dessin: Pierre Alary

Chaos debout à Kinshasa: album coup de poing

Par srosenfeld dans BD, Congo , le 20 avril 2016 16h30 | Ajouter un commentaire

couv_16170Dès les premières pages, le dessin puissant de Barly Baruti invite à la lecture. Une fois de plus, son travail  en couleurs directes, fait des étincelles. Mais comment faire autrement pour évoquer le Zaïre de Mobutu en 1974 lors du célèbre combat de Mohammed Ali et Georges Foreman. A l’époque le président-dictateur est au sommet de sa gloire et de son système basé sur une économie rentière grâce à ses immenses richesses naturelles.

Le récit concocté par Thierry Bellefroid tente de rendre compte de la complexité d’une époque où Américains et Russes s’affrontent par continent interposé. Nous suivons les traces d’Enerst, petit voyou de Harlem, qui réussit à éviter de rembourser ses dettes grâce à la chance de sa vie. Un billet offert lors d’un concours radio pour assister au « combat du siècle » entre Mohammed Ali et George Foreman, à Kinshasa ! Sur place, il va faire la connaissance de Blanche, une congolaise qui rêve d’Amérique mais aussi de la réalité d’un pays dirigé d’une main de fer par Mobutu.

« Je voulais me réconcilier avec mon  petit passé Zaïre » me lance souriant Barly Baruti dans mon studio BD. Avec son chapeau Léopard sur la tête, il s’amuse à me livrer ses souvenirs.

Le dessinateur qui avait 15 ans lors du match de boxe restitue dans se dessins une atmosphère, une ambiance, propre à ces années 70. A travers sa palette graphique,  il éclaire le scénario de Thierry Bellefroid qui multiplient les personnages et les situations, au risque, parfois, de perdre le lecteur.

Mais cette densité prend tout son sens lorsque l’on prend le temps d’intégrer toutes les informations distillées tout au long de l’album. Barly Baruti espère que ce « Chaos debout à Kinshasa » se retrouvera dans les bibliothèques de la République Démocratique du Congo. Au milieu des nombreuses sorties bd, ce roman graphique mérite une place de choix.

Chaos debout à Kinshasa aux éditions Glénat

Scénario: Thierry Bellefroid

Dessinateur: Barly Baruti.

D’Encre et de Sang: une héroïne sensuelle sous l’Occupation

Par srosenfeld dans Historique, policier, Seconde Guerre mondiale, sexy, suspens , le 21 mars 2016 16h14 | Ajouter un commentaire

encre« Nous avons fait le tour des éditeurs avec ce projet pour finalement intégrer la plateforme de crowfunding Sandawe » m’explique Gihef dans mon Studio Bd. Le scénariste d’Encre et de Sang m’avoue que c’était une première expérience. Et s’il en retient une chose, c’est la patience. Car il faut du temps pour récolter les milliers d’euros nécessaire à la réalisation et la commercialisation d’un album. Et le meilleur moyen d’y arriver reste un bon scénario et des dessins qui font fantasmer les lecteurs.

Et justement. Gihef sait concocter des récits haletants dans des univers très différents. Ici, l’histoire se passe dans les derniers mois de l’Occupation à Bruxelles. Une période trouble où les occupants et les collaborateurs sentent le vent tourné.  Nous suivons Katja, une sensuelle journaliste d’origine autrichienne  qui vient prêter main forte à l’équipe de rédacteurs du Soir.

Le quotidien est dirigé par des sympathisants nazis et Katja qui est en réalité une espionne à la solde des alliés doit faire attention. Sa véritable mission est de débusquer Léon Dregrelle pour organiser son assassinat. Alors que le chef de la SS Wallonne  s’avère difficile à localiser, notre belle enquêtrice tente d’élucider une série de meurtres atroces de jeunes femmes. L’héroïne risque à tout instant de perdre la vie….

Dès la couverture, le trait du dessinateur Renaud est immédiatement reconnaissable. La créateur de Jessica Blandy n’a rien perdu de sa verdeur pour offrir au public une femme d’une très grande sensualité. Un coup de crayon qui a sûrement joué dans l’enthousiasme des édinautes…Mais il y a aussi une histoire bien construite, efficace et divertissante.

« Je ne pense que je recommencerai » m’avoue Gihef « car avec le crowfunding, il faut être très présent sur internet, rendre compte à des centaines de personnes plutôt qu’un éditeur, en résumé, c’est pas pour moi ».  Malgré ces difficultés liés à un mode de production original et exigeant, le scénariste et le dessinateur sont fiers de leur diptyque. Avec raison. Le plaisir est là, de page en page.

D’encre et de sang, t1 et 2 aux éditions sandawe

Scénario: Gihef

Dessin: Renaud

 

L’art et le Chat: Geluck invite les enfants au musée

Par srosenfeld dans BD, Geluck, musée , le 13 février 2016 13h20 | Ajouter un commentaire

chatAu Musée en Herbe à Paris, Philippe Geluck s’exclame « enfin! ». Après dix jours d’angoisse et une course effrénée, l’exposition l’art et le Chat est désormais ouverte au public. Ce duel inédit entre le Chat et une trentaine d’œuvres originales des plus grands artistes (Picasso, César, Warhol…) n’a qu’une ambition: donner aux enfants l’envie d’aller au musée.

L’auteur de bd se métamorphose en artiste complet en réinterprétant l’esprit des plus grands avec comme toujours sa touche unique : la dérision. Je vous propose de découvrir cela en images avec le reportage que j’ai réalisé pour le JT d’RTL TVI.

L’art et le Chat, jusqu’au 31 août au Musée en Herbe, 23 rue de l’arbre-sec, 75001 Paris. Tél: 00 33 1 40 67 97 66. Ateliers et visites animées sur réservation.