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Les saisissantes métamorphoses de Bart De Wever ( en jeune grâce ou même en Albert 2)

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010, Divers , le 5 mai 2011 23h53 | Ajouter un commentaire

A force de fréquenter tout de même de temps à autre le Palais Royal, (ou le titre d’ « explorateur » lui fut carrément refusé, celui-ci n’étant pas jugé digne du leader républicain ), Bart De Wever aurait-il tout de même adopté quelques tics d’Albert 2, jusqu’à en transformer totalement l’homme ?
C’est du moins ce que suggère cet amateur de morphing, une technique très à la mode en pub dans les années nonante, et qui revient un peu au goût du jour, ici d’une manière saisissante…
Autre morphing brillant, celui que ce génie du dessin de presse qu’est le dessinateur Gal à publié dans Knack, transformant progressivement le président de la N-VA en jeune koré antique, en féminine et harmonieuse Belgique. Un talent qui nous laisse pantois, on l’avoue…
Michel Henrion, chroniqueur invité (www.demainonrasegratis.be)

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Bart De Wever utilise un argument de poids: Paul Masson, l’homme le plus gros au monde…

Par Michel Henrion dans Divers , le 26 avril 2011 12h06 | Un commentaire>

Le jour de l’anniversaire de la crise politique, Bart De Wever publie une nouvelle « Tribune Libre » de son cru. Citant Alexis de Tocqueville pour souligner notamment, une fois de plus, le blocage du pays. Le thème récurrent à la N-VA du « constat amer » d’un pays riche mais aux « institutions inefficaces », d’où de graves difficultés financières…Entre les lignes, on lit que certains (comme Bart) sont décidés à faire bouger les choses, à prendre des initiatives, tandis que d’autres (visez l’électorat PS et SPa) sont de ceux qui, comme des moutons, attendent tout d’un gouvernement… Bref, en arrière-fond, cette vision deweverienne d’être responsable de soi et de ne pas dépendre du gouvernement.Plus surprenant, c’est que pour illustrer ce thème de « l’illusion de la liberté sans la responsabilité », mieux, de « l’apathie croissante à la responsabilité », Bart a choisi comme métaphore (le grand support médiatique de toute cette crise) le cas de l’homme le plus gros du monde, l’anglais Paul Masson. Pour comprendre la comparaison de Bart, le Ministère de la Santé britannique a financé une rénovation de la maison de Paul Masson, un fauteuil spécial pour se déplacer et, enfin, une opération pour le faire maigrir de 440 kg à 234 kg. Masson avait pris l’habitude d’ingurgiter 20.000 calories par jour, estimant que l’Etat était responsable de tous ses problèmes physiques et émotionnels. Comme quoi, en communication, Bart De Wever n’a décidément vraiment peur de rien- même de l’incongru- vu son propre régime alimentaire, souvent qualifié par d’aucuns (de ses proches) de… « très, très peu responsable »…

Michel Henrion, chroniqueur invité. (www.demainonrasegratis.be)

Un portrait inattendu de Bart: sa peur du contact physique, sa difficulté à la confrontation et ses cadeaux de récupération pêchés dans le coffre de sa voiture…

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010, Divers , le 7 avril 2011 21h30 | 2 commentaires

Il se dit que les caucus De Wever-Di Rupo, même s’ils n’avancent guère d’un pouce sous la houlette de Wouter Beke, se font toujours sur un ton on ne peut plus policé, sans colères homériques à l’ancienne. Rien d’étonnant puisque, aussi curieux que cela puisse paraître, Bart De Wever a, mais oui, la confrontation en horreur. C’est ce que confirme cette semaine, dans une longue interview à “Dag Allemaal”, le véritable bras droit et meilleure amie du président de la N-VA, Liesbeth Homans. Celle-ci, députée au Parlement flamand et sénatrice de Communauté après avoir été longtemps sa collaboratrice, (et qui est un personnage qui ne manque pas d’intérêt, bossant déjà à la Volksunie lorsque Bart était encore à l’Université ) confesse en substance: “ Bart va toujours éviter la confrontation (personnelle). Il a beaucoup de difficultés, en tant qu’homme, à dire ou il en est. Pas comme politique hé, mais purement au niveau humain. (…) Oh, prenez par exemple quelqu’un, un candidat, qui vient le solliciter. Lorsque l’entretien est terminé, la personne est persuadée qu’elle a  bien décroché le job , même s’il s’est révélé inapte ! Cela , c’est du Bart tout craché. Il pense qu’il a été clair, et le postulant, lui, pense qu’il a été retenu ! Apporter des mauvaises nouvelles au plan personnel, ça n’est pas son fort. Il a un petit coeur. En tant que personne, il n’est vraiment pas bon pour les confrontations…” Et Liesbeth Homans de confesser: “ Moi, je suis quelqu’un qui ne peut pas laisser une discussion (un désaccord) inachevée…Donc, si je sens qu’il y a encore du ressentiment, je veux le mettre en orbite ! Bart pas, hé ! Il préfère disparaître aux toilettes et ne plus réapparaître tant qu’il sent des tensions…”

Lorsque le journaliste lui demande si, la première fois qu’elle l’a rencontré, elle a jugé Bart comme un “homme attrayant”, elle reprend son souffle et la réponse fuse, comique et pas trop flatteuse:“ Est-ce que vous l’avez seulement déjà une fois bien regardé ?” “En fait, dit-elle,  j’avais un “boontje” (attirance) pour son meilleur ami. La première fois que j’ai croisé Bart, c’était d’ailleurs lors d’une fête ou Bart était présent avec un ami francophone. Je l’ai interpellé : “ Je dois te demander quelque chose. J’ai une attirance pour ton ami: est-ce que tu ne peux pas m’arranger le coup ? «  Bart a réglé ça. Mais cet amour n’a pas tenu. Par contre, Bart est toujours demeuré un ami “. Qui a apparemment, cela dit, bien du mal à gérer les anniversaires. “ Là, il est très mauvais ! La moitié du temps, il oublie de me le souhaiter. Et un cadeau, tu peux rêver ! Cela vaut pour tout le monde autour de lui: celle qui est mariée avec lui, s’il est parrain ou simplement s’il est votre patron: c’est un désastre de toute façon…”

UN BAC DE BIERE DE RECUP’ POUR SON ANNIVERSAIRE

Plus fort encore: comme on demande à celle qui fut une basketteuse de très bon niveau, si Bart, en vingt ans, lui a déjà fait un cadeau le 17 février (jour de son anniv’), elle raconte cette anecdote pas piquée du houblon :“ Oh, lorsque j’étais sa collaboratrice, j’ai reçu une fois un bac de bière . “Spécialement pour ton anniversaire” m’affirma-t-il. Las, sur un côté du “cadeau”, traînait encore une petite carte. J’ai cru qu’il y avait écrit une formule du genre: “ Meilleurs voeux”. Ben non, il était écrit: “ Merci d’être venu donner cet exposé”. Bref, il était allé causer quelque part, avait reçu ce cadeau des organisateurs qu’il était aller pêcher pour moi dans le coffre de sa voiture…”. Et Homans de se rattraper : “ La vérité m’oblige à dire que, un an plus tard, lorsque j’étais enceinte, il m’a offert un gros bouquet de fleurs…”

D’ailleurs, l’anniversaire, c’est aussi la terreur perso de Bart De Wever. “ Il n’attend absolument rien de votre part ce jour là. (le 21 décembre) Si vous voulez lui faire plaisir, tout au plus invitez-le à casser la croute. Mais ne lui donnez surtout pas de bise, hé ! il a horreur de cela. Il l’évite en blaguant mais il a l’obsession d’être contaminé ! “ .Tous ceux qui travaillent avec Bart savent d’ailleurs depuis longtemps qu’il a la proximité et le contact physique en horreur. “ Mais dans le nouveau personnel, une collaboratrice avait eu la lumineuse idée d’organiser une séance d’embrassades à son arrivée le jour de son anniversaire.Elle a ouvert les bras pour lui donner trois gros baisers ! Bart recula devant cette tempête et fit un bond en arrière avec la peur sur son visage… C’était hilarant ! Car qui connaît un tout petit peu Bart, sait que ce n’est pas le genre de choses à lui faire…”

Michel HENRION, chroniqueur invité.

(suite sur mon blog perso: www.demainonrasegratis.be)

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La vision des médias belges du phénomène Justin Bieber : attention au stéréotype récurrent… (mini-analyse sans fou-rire)

Par Michel Henrion dans Divers , le 3 avril 2011 15h26 | Ajouter un commentaire

Le fou-rire est immortel. Et mon comparse de “Sans langue de Bois”, Alain Raviart, adore cet anti-dépresseur là. Surtout lorsqu’ on aborde (émission du 03/04) ce thème d’actu et de com qu’était la première apparition en Belgique (au Palais des Sports d’Anvers) du jeune prodige qu’est Justin Bieber. Bien qu’il s’en défende mollement, le fou-rire d’Alain Raviart (qui confesse pourtant aimer la musique du prodige) est, mine de rien, représentatif de ce que suscite souvent le cas Bieber. L’idole étant très juvénile (15 ans à son premier “tube”) et son marketing mettant toujours en avant son “visage d’enfant”, celle-ci laisse davantage de place pour la moquerie. Il a beau être “très propre sur lui” et pas contestataire pour un sou, Justin Bieber est victime d’un certain “discrédit social”, avec souvent une certaine hostilité ironique des parents ou des enseignants. Bien plus qu’une Lady Gaga ou qu’un Timberlake qui jouent sur d’autres ressorts.
Puisque des twittos qui suivent fidèlement « Sans Langue de Bois » veulent en savoir un peu plus de mon analyse com bousculée par l’inextinguible fou-rire d’Alain , (allez garder votre sérieux et votre fil conducteur ! ☺ dans ces conditions de fou-rire communicatif…) je remarquais juste combien le discours des médias belges restait très stéréotypé dès lors qu’il s’agissait d’évoquer les groupies amoureuse de Justin (qui, à 17 ans, n’est plus en rien asexué mais produit même un show, mine de rien, assez sexualisé…)
En fait, c’est toujours le même cliché des jeunes admirateurs aliénés, soi-disant honteusement manipulés par les industries planétaires commerciales…
Un discours qui va se reproduisant assez mécaniqsuement, à chaque génération d’idole, qu’il s’agisse de Britney Spears, des Backstreet Boys, de Michael Jackson ou, si on remonte plus loin, des Beatles ou d’Elvis (l’époque ou le rock était, là, carrément réprimé…).
En fait, c’est tout faux (et de multiples analyses sociologiques en témoignent) .
Cette musique effectivement marketée et commerciale, effectivement destinée à des millions de gens à travers le monde (Justin Bieber, après Anvers, s’en ira bientôt vers l’Indonésie…) crée en fait une passion individuelle qui permet, surtout à l’adolescence, de se singulariser, de se distinguer par rapport à la famille ou au groupe de potes.
C’est tout, et ça aussi c’est éternel.
Ah, pour redevenir un brin politique, savez-vous quel est le Ministre fédéral qualifié de “Justin Bieber” rue de la Loi ? Eh bien, c’est Pieter De Crem, ministre de la Défense Nationale, tout simplement parce que comme le juvénile candien, “on l’aime ou on le hait “.

Michel Henrion, chroniqueur invité.

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Installation du coq au Coq

Par Michel Henrion dans Belgique, Divers , le 10 mars 2011 13h13 | Ajouter un commentaire

Au revoir

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 8 mars 2011 10h45 | Un commentaire>

Après 12 ans au service des Rédactions de Bel-RTL et de RTL-TVI, je souhaite relever de nouveaux défis professionnels.
J’ai choisi d’accepter d’assurer désormais la Direction de la Communication du Mouvement Réformateur et d’appuyer par mon expertise la nouvelle présidence de Charles Michel. Un nouveau défi professionnel au sein du deuxième parti francophone.

Je tiens à remercier la Direction de RTL Belgium qui m’a accordé sa confiance tout au long de ces années. Tant en radio, qu’en télévision.
J’ai eu la chance de couvrir de nombreux évènements belges et étrangers (Tsunami, attentats Al-Qaeda en Egypte, en Turquie, aux USA, élections Pays-Bas, jubilé Reine d’Angleterre, diverses mission économiques, etc.) au sein d’une rédaction professionnelle, dynamique et ouverte.

Je salue aussi le succès de l’émission « Sans langue de Bois » que j’ai eu la chance de mettre sur pied. Après deux saisons, la version radio est devenue une référence, étant le magazine du soir réalisant la plus belle part de marché.

La version télévisée, a elle aussi pu se faire une place dans la paysage médiatique en 6 mois à peine. « Sans Langue de Bois » se plaçant régulièrement en tête des audiences.

Un grand coup de chapeau et de cœur à une équipe formidable. Des chroniqueurs-amis, des découpeurs de tranches de vie à la gueule aussi grande que le cœur. L’œil infrarouge, le verbe cinglant et toujours cette dose d’hésitation, de doute, d’humilité aussi.
Merci à toi Michel, le « sniper » de l’équipe,
Merci à toi, Alain, la « grande gueule »,
Merci à toi Charles, « l’historien »,
Merci à toi Mehmet, « l’internationaliste pragmatique »,
Merci à toi Fred, « le libéral de service »,

Merci aussi à Stéphane Rosenblatt, Paul-Henri Despontin, Laurent Haulotte d’avoir porté le projet « télé ».
Merci à Jean-Jacques Deleeuw d’avoir pris le risque d’une telle émission en radio. C’est là, sa première naissance finalement.

Et puis, un petit clin d’œil à tous ceux qui ont participé à la première mouture de SLDB, les jeunes mandataires : Véronique Salvi, Zoé Genot, Céline Fremault, Pierre-Yves Jeholet, Maxime Prévot, Rachid Madrane, George Gilkinet

A 34 ans, je quitte RTL pour me laisser la chance de découvrir d’autres horizons professionnels. Ecrire un nouveau chapitre de ma vie. Quel beau cadeau !

Frédéric CAUDERLIER

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“ No Man’s Land” : une impertinente projection au laser sur le 16 rue de la Loi ( avec Yves Leterme comme piéton )

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010, Divers , le 6 mars 2011 13h56 | Ajouter un commentaire

Revisionnez cette video “ No man’s land” (qu’on a pu découvrir dans le “Sans Langue de Bois” télé de ce 6/03). C’est très étonnant.
On se souvient de cette journaliste du “ Morgen” qui, en pleine opération “Camping 16 “, (le site internet de protestation virtuel ou les internautes ont planté 160.000 tentes) avait joyeusement planté, pour du vrai, sa tente rue de la Loi. Et n’avait été mollement délogée par la police bruxelloise qu’après tout un délai. (et encore, c’était dû à la proximité de l’Ambassade US).
Ben ici, d’aucuns ont fait bien mieux dans l’impertinence.
A la tombée de la nuit, ils sont venus en catimini installer un canon-laser qui a longuement projeté, en lettres géantes, sur les bâtiments du 16 rue de la Loi – ou il n’y a plus un policier de faction pour protéger ce symbole pourtant clé du pays- la mention “ No man’s land”.
Histoire de souligner de façon très lumineuse que ce pays n’est plus gouverné qu’à la petite semaine et vivote, parfois fort bien, parfois moins (l’incapacité à gérer une politique des prix) en affaires courantes depuis 265 jours.
Une démarche de protestation citoyenne de plus qui cache aussi, mine de rien, une habile promo subliminale pour l’album d’un juvénile groupe pop/dance flamand (Milk Inc.) qui, tiens, tiens, comme par hasard, sort en ce début mars un album titré “ No Man’s Land”. (pour rappel, « Camping16″ est aussi l’initiative d’une agence de pub)
Observez bien la video : en fin de séquence, vous y verrez un piéton ( “Yves”) pas comme les autres.
A savoir Yves Leterme lui-même. Jan, un des commandos lumineux, nous a d’ailleurs précisé que le Premier Ministre, interloqué, avait a traversé la rue pour venir leur demander (en français):  » Mais qu’est-ce qui se passe ici ? ».

C’est la Belgique, ouep.

Michel Henrion, chroniqueur invité.

(mon blog perso www.demainonrasegratis.be)

Le “Woutergate” (où comment le défilé infini des entremetteurs masque l’Annapurna de la hausse des prix)

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010, Divers , le 3 mars 2011 08h52 | 2 commentaires

L’opinion n’a pas fini d’hésiter entre résignation ou indignation. C’est le développement de l’inextricablement durable.

Et la file d’attente après Wouter Beke est presque déjà une évidence.

C’est que le Nord conditionne toujours tout gouvernement à une grande réforme de l’Etat dont chaque facette imbroglio prend automatiquement des plombes. C’est que, conséquence de la dureté de l’offensive confédéraliste flamande, les enjeux sont de plus en plus cruciaux, ben oui, pour le niveau de vie futur des wallons et des bruxellois.

Bien sûr, des lignes bougent. D’aucuns rêvent très fort de coaliser le centre droit: d’y recoller notamment les 130.000 voix de Jean-Marie Dedecker. D’autres – les intellectuels flamands ou l’ombre de Verhofstadt- grondent contre la N-VA alors que la vieille Fête du Chant Flamand devient étonnamment tendance. D’autres encore font que le Parlement a des majorités d’opportunité sable mouvantes, qu’il s’agisse du regroupement familial, du quota des femmes ou de la levée du secret bancaire qui vexe la N-VA.

Et Didier Reynders a beau nier le soleil en plein midi- surtout celui de BHV qu’on n’a jamais vu poindre à l’horizon- sa mission se résume dans sa propre phrase finalement très non-sense : « J’ai très complètement informé le Souverain sur tous les dossiers ». Comme si Albert II avait passé plus de 260 jours à regarder les intégrales DVD de toutes les séries télé US.

Après Di Rupo, De Wever, Vande Lanotte et Reynders, c’est donc au tour du CD&V Wouter Beke, l’autre rejeton politique -avec Bart De Wever- de feu le grand flamand Hugo Schiltz (VU) , d’aller au casse-pipe.

Drôle de zig d’ailleurs, le Wouter. A qui l’on prête l’art de gondoler des neurones et du frontal mais encore trop peu de carrure. Qui préfère embaucher le théologien Jürgen Mettepeningen – vous vous souvenez, l’ex porte-parole de Mgr Léonard- au centre d’études du CD&V plutôt qu’un conseiller en marketing. De là à appliquer l’éthique de la doctrine sociale-chrétienne , pour rappel la réalisation du “bien commun”, y’a de la marge.

Beke in Actie renvoie déjà prudemment son piétinement vers PS et N-VA. Parce qu’il doit faire gaffe au chant du cygne électoral qui le menace, aux multiples mouvements centrifuges qui traversent méchamment le CD&V jusqu’à le fissurer entre son aile de centre-gauche ( le syndicat chrétien flamand a toujours ses relais) et son aile droite, celle qui se sent si tant à l’aise avec Bart.

Et puisque Wouter (36) est quasi un inconnu , la médiapolitique s’occupera un temps avec sa personnalité, son goût pour le basket, ses sempiternelles formules à répétition (“Je ne suis pas un flamand émotif”): un visage neuf, ça ne mange pas de pain par ces temps fatigués. Cela laissera l’opinion juste résignée avec le risque d’une avanie de rupture de confiance avec ses élus politiques. Qui n’ont, à ses yeux, plus apparemment le goût de s’intéresser à ce qui les touche, à ce qui les frappe même au coeur de leur vie de tous les jours : la chute- celle-là immédiate avec les conséquences énergétiques de la Révolution arabe- de leur pouvoir d’achat.

Caroline Gennez, la cheftaine des socialistes du Nord, a bien humé cela.

En posant une bête question: “ Pourquoi les oranges vendues en Belgique sont-elles bien plus chères que celles vendues en Hollande, alors que c’est quasi le même camion qui les apporte d’Espagne ?”

Avec un baril de pétrole qui remonte, avec une inflation de… 3,4% en février ( bien moins que les carnets d’épargne désormais verrouillés à la hausse concurrentielle), avec le prix des produits alimentaires qui gonflent, avec les tarifs de l’électricité, du gaz et même de l’eau qui s’envolent, le monde virtuel du gouvernement à la petite semaine ne plaira plus vraiment. (tiens, juste un relevé parmi tant d’autres: entre 2005 et septembre 2010, le prix de l’eau en Belgique a augmenté de 26,9 % contre seulement de 11,0 % en moyenne dans les trois pays voisins.)

Bref, il faut se chauffer, se nourrir, se déplacer, communiquer et cela coûte désormais vachement bien plus cher que chez nos voisins européens. Et l’Observatoire des Prix mis, vaille que vaille, en place en son temps a beau publier de gentils rapports bien plus percutants que le dernier bigoudis institutionnel en date, cela ne semble encore déranger pas grand monde dans le « no man’s land » du 16 rue de la Loi. Ou le contrôle des prix semble être une notion inconnue de Leterme 2 ou 3, on ne sait plus tant il se rallonge.

Ce que le défilé infini des entremetteurs au Palais nous masque désormais de moins en moins, c’est l’annapurnesque hausse des prix.

Allez, pour un peu on pourrait presque appeler ça le “Woutergate”.

Michel Henrion, chroniqueur invité.

(suite sur mon blog perso : www.demainonrasegratis.be)

Wouter Beke, avant ses lunettes qui font vieillir...

Wouter Beke, avant ses lunettes qui font vieillir...

« Les dictateurs font très bien l’amour » au menu de SLDB radio de ce jeudi 24 février (vidéo)

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 25 février 2011 12h23 | Un commentaire>

Matthias DEBUREAUX auteur de « les dictateurs font très bien l’amour » (Nil Editions) était l’invité d’honneur de l’émission. dans ce livre, l’auteur retrace 14 saynettes de rencontres vraies mais très étonnantes entre des personnalités du 20ème siècle qui ont marqué l’histoire:
Fidel Castro et Ava Gardner ;
Benito Mussolini et Walt Disney ;
Björn Borg et Nicolas Ceausescu ;
Marilyn Monroe et Nikita Khrouchtchev ;
Winston Churchill et Brigitte Bardot ;
Fernandel et Goebbels
Sacha Guitry et le tsar Nicolas 2….
Il y a même un belge dans votre livre : Marcel MARLIER qui a rencontré Michaël JACKSON…

Un pacte francophone pour dire non à la dissolution-élections: le germe d’un grand clash Nord-Sud ?

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010 , le 24 février 2011 23h09 | 28 commentaires

Di Rupo ne fait pas grand chose par hasard.
Mais, mine de rien, c’est le cas de le dire, c’est une petite bombe à  retardement qu’Elio di Rupo a lâché en annonçant que le PS ne voterait pas la “dissolution des chambres” qui seule autoriserait de nouvelles élections.
Puisque cette dissolution- dont on pense souvent qu’elle répond  aux espoirs masqués  de Bart De Wever, ne pourrait se faire que sans le vote du plus grand parti francophone (26 sièges sur 150).A première vue, un positionnement clair (et assez populaire) quant à un éventuel retour aux urnes. C’est  donc non.Cela ne mange pas de pain car si élections, in fine, devaient se tenir, Di Rupo est assuré de pouvoir marteler en campagne: « Nous avions dit et juré que nous n’en voulions pas ». Bref, Ponce & Pilate gagnants sur toute la ligne.

Ou cela se compliquerait psychologiquement, c’est s’il s’avérait, comme cela se dit et se confirme, que les partis francophones (à  tout le moins ceux de l’Olivier), déjà assez bien unis sur l’institutionnel, auraient conclu une sorte de pacte implicite allant dans le même sens: refuser, de concert, le jour éventuellement venu, toute dissolution des Chambres.

Alors que celle-ci pourrait, au Nord, pour des raisons différentes, s’avérer largement considérée comme l’étape “reboot” nécessaire. Surtout pour la N-VA, premier parti d’une Flandre souvent exaspérée par le poids du  » Roi du PS » dans la crise actuelle.
Le raisonnement  est que des élections sont la seule option démocratique s’il n’y a vraiment aucun gouvernement qui puisse être formé. Et que les rallonges de Leterme, cela en devient vraiment pervers et malsain, les rapports de force nés de l’avis exprimé par la population en… juin 2010 n’étant pas ceux qui se prolongent indéfiniment au 16 rue de la Loi.
Bref, il y a là d’évidence, faute de consensus annoncé sur l’option des élections, la source d’un formidable clivage, le germe d’un grand, d’un énorme clash Nord-Sud, qui pourrait virer à une exaspération sans précédent. Une partie du pays voudrait des élections et l’autre pas, ça ressemble un peu au fameux vote en commission BHV: de quoi  en tout cas dresser un peu plus l’acte de décès d’un pays.
D’autant plus que le refus de dissolution revient à dire aussi quelque part  aux partis flamands que c’est à eux à faire des concessions et que, sinon, ils n’emprunteront pas facilement la porte de sortie que serait des élections-bis…
Michel Henrion, chroniqueur invité.
(voir mon blog perso: www.demainonrasegratis.be)
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