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Un portrait inattendu de Bart: sa peur du contact physique, sa difficulté à la confrontation et ses cadeaux de récupération pêchés dans le coffre de sa voiture…

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010, Divers , le 7 avril 2011 21h30 | 2 commentaires

Il se dit que les caucus De Wever-Di Rupo, même s’ils n’avancent guère d’un pouce sous la houlette de Wouter Beke, se font toujours sur un ton on ne peut plus policé, sans colères homériques à l’ancienne. Rien d’étonnant puisque, aussi curieux que cela puisse paraître, Bart De Wever a, mais oui, la confrontation en horreur. C’est ce que confirme cette semaine, dans une longue interview à “Dag Allemaal”, le véritable bras droit et meilleure amie du président de la N-VA, Liesbeth Homans. Celle-ci, députée au Parlement flamand et sénatrice de Communauté après avoir été longtemps sa collaboratrice, (et qui est un personnage qui ne manque pas d’intérêt, bossant déjà à la Volksunie lorsque Bart était encore à l’Université ) confesse en substance: “ Bart va toujours éviter la confrontation (personnelle). Il a beaucoup de difficultés, en tant qu’homme, à dire ou il en est. Pas comme politique hé, mais purement au niveau humain. (…) Oh, prenez par exemple quelqu’un, un candidat, qui vient le solliciter. Lorsque l’entretien est terminé, la personne est persuadée qu’elle a  bien décroché le job , même s’il s’est révélé inapte ! Cela , c’est du Bart tout craché. Il pense qu’il a été clair, et le postulant, lui, pense qu’il a été retenu ! Apporter des mauvaises nouvelles au plan personnel, ça n’est pas son fort. Il a un petit coeur. En tant que personne, il n’est vraiment pas bon pour les confrontations…” Et Liesbeth Homans de confesser: “ Moi, je suis quelqu’un qui ne peut pas laisser une discussion (un désaccord) inachevée…Donc, si je sens qu’il y a encore du ressentiment, je veux le mettre en orbite ! Bart pas, hé ! Il préfère disparaître aux toilettes et ne plus réapparaître tant qu’il sent des tensions…”

Lorsque le journaliste lui demande si, la première fois qu’elle l’a rencontré, elle a jugé Bart comme un “homme attrayant”, elle reprend son souffle et la réponse fuse, comique et pas trop flatteuse:“ Est-ce que vous l’avez seulement déjà une fois bien regardé ?” “En fait, dit-elle,  j’avais un “boontje” (attirance) pour son meilleur ami. La première fois que j’ai croisé Bart, c’était d’ailleurs lors d’une fête ou Bart était présent avec un ami francophone. Je l’ai interpellé : “ Je dois te demander quelque chose. J’ai une attirance pour ton ami: est-ce que tu ne peux pas m’arranger le coup ? «  Bart a réglé ça. Mais cet amour n’a pas tenu. Par contre, Bart est toujours demeuré un ami “. Qui a apparemment, cela dit, bien du mal à gérer les anniversaires. “ Là, il est très mauvais ! La moitié du temps, il oublie de me le souhaiter. Et un cadeau, tu peux rêver ! Cela vaut pour tout le monde autour de lui: celle qui est mariée avec lui, s’il est parrain ou simplement s’il est votre patron: c’est un désastre de toute façon…”

UN BAC DE BIERE DE RECUP’ POUR SON ANNIVERSAIRE

Plus fort encore: comme on demande à celle qui fut une basketteuse de très bon niveau, si Bart, en vingt ans, lui a déjà fait un cadeau le 17 février (jour de son anniv’), elle raconte cette anecdote pas piquée du houblon :“ Oh, lorsque j’étais sa collaboratrice, j’ai reçu une fois un bac de bière . “Spécialement pour ton anniversaire” m’affirma-t-il. Las, sur un côté du “cadeau”, traînait encore une petite carte. J’ai cru qu’il y avait écrit une formule du genre: “ Meilleurs voeux”. Ben non, il était écrit: “ Merci d’être venu donner cet exposé”. Bref, il était allé causer quelque part, avait reçu ce cadeau des organisateurs qu’il était aller pêcher pour moi dans le coffre de sa voiture…”. Et Homans de se rattraper : “ La vérité m’oblige à dire que, un an plus tard, lorsque j’étais enceinte, il m’a offert un gros bouquet de fleurs…”

D’ailleurs, l’anniversaire, c’est aussi la terreur perso de Bart De Wever. “ Il n’attend absolument rien de votre part ce jour là. (le 21 décembre) Si vous voulez lui faire plaisir, tout au plus invitez-le à casser la croute. Mais ne lui donnez surtout pas de bise, hé ! il a horreur de cela. Il l’évite en blaguant mais il a l’obsession d’être contaminé ! “ .Tous ceux qui travaillent avec Bart savent d’ailleurs depuis longtemps qu’il a la proximité et le contact physique en horreur. “ Mais dans le nouveau personnel, une collaboratrice avait eu la lumineuse idée d’organiser une séance d’embrassades à son arrivée le jour de son anniversaire.Elle a ouvert les bras pour lui donner trois gros baisers ! Bart recula devant cette tempête et fit un bond en arrière avec la peur sur son visage… C’était hilarant ! Car qui connaît un tout petit peu Bart, sait que ce n’est pas le genre de choses à lui faire…”

Michel HENRION, chroniqueur invité.

(suite sur mon blog perso: www.demainonrasegratis.be)

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