En ce moment

Archives du septembre, 2010

SANS LANGUE DE BOIS Spécial ce jeudi 30 septembre sur Bel-RTL dès 19h

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 29 septembre 2010 20h30 | Ajouter un commentaire

A l’occasion de la 500ème de Votez pour Moi, l’équipe de SLDB invite le trio Lamy, Leborgne et Diskeuve pour une émission inédite: un cross-over entre Sans Langue de Bois et Votez pour moi !

rire_bel_rtl1

Sans Langue de Bois, l’émission qui analyse et décrypte le langage de nos politiques. Frédéric Cauderlier et ses spécialistes décortiquent leur communication. Tous les jeudis de 19h à 20h.

Votez pour Moi, l’émission qui chaque matin pointe avec humour l’actualité et dévoilent les habitudes souvent loufoques de nos personnalités. Du lundi au vendredi à 8h33 dans le Bel RTL Matin.

sldb21

Pour la 500ème de Votez pour Moi, ils vont donc tous se retrouver lors d’une émission spéciale le jeudi 30 septembre de 19h à 21h.
Une émission en direct depuis l’auditoire de RTL House avec André Lamy, Olivier Leborgne, Xavier Diskeuve, Frédéric Cauderlier et ses chroniqueurs : Michel Henrion, ancien porte-parole de Guy Spitaels, Alain Raviart, ancien directeur de la communication du cdH, Mehmet Koksal, journaliste indépendant et Charles Bricman, ancien journaliste politique et blogueur.

Comme à leur habitude, Frédéric Cauderlier et ses chroniqueurs passeront l’actualité politique en revue mais cette fois avec les interventions en direct de l’équipe de Votez pour Moi !

Tout au long de l’émission, des personnalités politiques qui ont fait les beaux jours de Votez pour Moi mais qui n’occupent plus actuellement le devant de la scène politique seront présentes et mises à l’honneur ! Sont d’ores et déjà annoncés : Rudy Aernoudt, Charles-Ferdinand Nothomb, Julie Fernandez Fernandez…

UN GRAND MOMENT DE RADIO EN PERSPECTIVE

Pas facile le direct……

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 26 septembre 2010 21h09 | Un commentaire>

Allez nous sommes d’humeur taquine en ce WE pluvieux. Voici un beau lapsus de Rachida DATI…. Je vous laisse le loisir de la localiser….


Lapsus: Dati confond "inflation" et… "fellation"
envoyé par LePostfr. – L'info video en direct.

Fou rire du ministre suisse des Finances

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 24 septembre 2010 18h30 | Un commentaire>

Alors qu’il donnait les détails d’une loi relative à l’importation de viande épicée en Suisse, le ministre Hans-Rudolf MERZ est pris d’un fou-rire en répondant à un parlementaire.
Un moment délicieux et franchelment drôle.

Construction de l’opinion: comment noircir l’ »ennemi politique » tout en affichant un optimisme forcé…

Par Michel Henrion dans Divers , le 24 septembre 2010 14h33 | Ajouter un commentaire

En Flandre, c’est le procès de l’année: Els Clottemans a-t-elle, par amour et jalousie, coupé les sangles du parachute de sa rivale au même prénom, Els Van Doren ?
On pousse le bouchon jusqu’à l’absurde le plus total, mais en Francophonie, dans le climax actuel, il ne faudrait qu’un banal hoax pour faire accroire à d’aucuns que, somme toute, Bart De Wever doit bien y être aussi quelque part pour quelque chose, puisqu’il descend déjà en torche la formation fédérale.
Trève de plaisanterie: c’est un sujet passionnant que celui de la construction de l’opinion, qui passe souvent par une certaine manipulation médiatique plus ou moins consciente.
Car ce sont évidemment les médias qui choisissent de mettre en avant tel ou tel sujet, initiant le sujet de conversation de l’homme de la rue. On ne dit évidemment plus aux gens ce qu’il faut penser, mais simplement ce à quoi il faut penser chaque jour qui passe.
Donc, lorsque presque tous les medias francophones s’emparent de la fameuse Tribune Libre de Bart De Wever sur le mythe de la réalité de la collaboration 40-45 en Wallonie, donc lorsque divers politiques francophones en remettent une couche simpliste en s’indignant d’office tout à tour puisque c’est l’air du jour (pour d’aucuns, on met sa main au feu que c’est même sans l’avoir lue), l’opinion réagit en chaîne. Cumulant soudain son ressenti avec d’autres, plus ou moins fondés: les ancêtres douteux de Bart (comme si on était responsable des opinions de son grand-père), les humiliations verbales de Bart à l’adresse des francophones, celles-là politiquement bien réelles puisque tout nationalisme a besoin d’un bouc émissaire…
Ils sont décidément loin, ces lendemains d’élections du 10 juin, ou, dans l’euphorie d’un “grand accord”, l’infréquentable Bart De Wever était devenu soudain un bon nounours tout doudou avant, ces temps derniers, de revirer “Ennemi public N°1” , voire carrément presque semi-nazi pour certains gros démagogues .
Les francophones, et singulièrement le PS, se tirent-ils une balle dans le pied en noircissant régulièrement à chaque crisette, et très tactiquement, la N-Va et son leader charismatique ?
Le jeu est très subtil en communication: pour son opinion publique – cela vaut pour Elio comme pour Bart- il faut toujours apparaître comme ouvert, positif, vraiment optimiiiiiiste, afficher sa foi en une solution (qui dépend évidemment toujours de la “bonne volonté” de l’autre), montrer qu’on fait tout-son-possible, et surtout ne pas apparaître comme responsable de tout éventuel échec.
Ce feuilleton de soap-politique se joue depuis des semaines et les scénaristes semblent ne pas s’en lasser, concevant même des réconciliations photographiques aussi bien conçues que de façade.
Mais s’est-on vraiment bien aperçu qu’on avait pourtant dépassé un seuil de tolérance politique ? Qu’on ne débat, qu’on ne diverge plus entre adversaires ou opposants politiques, mais bien entre “ennemis politiques” ? ( selon la formule-choc de com’ du pourtant peu guerrier Charles Picqué)
(suite sur mon blog perso: www.demainonrasegratis.be)
Michel Henrion, chroniqueur invité.

La Belgique pour les nuls.

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 22 septembre 2010 21h01 | Un commentaire>

Petite vidéo très sympathique et très ludique pour bien comprendre comment la Belgique est devenu un exemple mondial… de pays ingouvernable.
N’hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog.

Bart est-il en état intellectuel d’apprendre…le compromis ?

Par Michel Henrion dans Belgique, Campagne 2010, Divers , le 20 septembre 2010 09h13 | 2 commentaires

Ce dernier dimanche, Marianne Thysen, l’ex-présidente tragiquement vaincue du CD&V a cherché l’oubli et la quiétude en Gaume, se promenant à bicyclette dans les jolis vallons de Torgny, le village le plus méridional de Belgique, donc le plus éloigné d’une rue de la Loi en ébullition … Car ce week-end, ça avalanchait: avec le CDH dont l’anachronique slogan électoral “L’Union fait la force “ virait à “séparatistes de tout le pays, unissez vous”; avec Paul Magnette, le porte-voix avant-coureur d’ Elio Di Rupo, qui passait un peu plus la N-VA à la sulfateuse ; avec un Didier Reynders qui, à “Controverse” devenait stratégiquement on ne peut plus affable, presque élogieux vis à vis du président du PS; avec un Louis Michel renonçant évidemment à la présidence future du MR puisque pour son fiston Charles. Mais la plus significative est peut-être celle de Jan Peumans, le Président du Parlement flamand qui, ayant soigné ses bleus, a annoncé ne plus vouloir faire entrer ceux-ci au gouvernement flamand.

A son estime, tout bricolage politique visant à virer le SPa au profit de l’OpenVLD, serait compromettre la stabilité politique au Nord du pays. Ce serait un ouf. Car ce qui agite en sourdine le monde politique, c’est la crainte surréaliste de voir “ la stratégie de la pourriture” (comme on dit durement en Flandre) de la N-VA mettre à son tour le Gouvernement flamand du CD&V Kris Peeters en grave difficulté, au motif peu ou prou crédible de dépenser des milliards pour construire plutôt un pont qu’un tunnel pour contourner Anvers, la ville par ailleurs la plus endettée de Flandre.

On voit le tableau, on imagine l’imbroglio si, alors que les négociations fédérales sont déjà dans l’impasse totale, Bart De Wever déclenchait une autre crise atomique au gouvernement flamand avec toutes ses retombées induites….

Et ce alors que l’argument vendu internationalement, notamment aux si émotives agences de notation, est qu’il faut relativiser le drame de l’impasse fédérale, puisque les entités fédérées sont, elles, censées être des garantes de stabilité.

Le hic, c’est que la N-VA s’énerve aussi quelque peu de sa propre puissance “ à deux vitesses”. Devenu, en juin dernier, le premier parti de Belgique et surtout de Flandre au niveau fédéral (27 sièges), la N-VA, au Parlement flamand, ne pèse toujours que son résultat-plume du scrutin régional de 2009.

S’il est donc un endroit ou Bart De Wever doit encore se faire tout petit, c’est dans l’assemblée de Peumans ou il n’est que … le cinquième parti du Nord ( 16 sièges), loin derrière le CD&V (31), l’Open VLD (21), le Belang (mais, oui: 20sièges) et le SPa si énervant pour Bart (19 sièges).

@font-face { font-family: « Times New Roman »; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0in 0in 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: « Times New Roman »; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: « Times New Roman »; }div.Section1 { page: Section1; }

Dans les prochaines heures, la N-VA aura donc des options décisives à prendre, tant au gouvernement flamand que face aux médiateurs royaux, le parti nationaliste étant désormais seul contre six à hésiter à redémarrer les négociations. (le CD&V de Wouter Beke est d’accord, à l’instar de Spa et Groen)

On peut se demander en tout cas si Bart De Wever, la “Prima Donna” de Flandre, n’est pas un rien victime de la névrouze de la folie des grandeurs, prétendant toujours, dans sa communication de sirop de rêve, représenter rien de moins que 80% des flamands, donc bien au delà de ses propres résultats.

Le PS et le CD&V ont, dans la société belge, une longue culture du compromis nécessaire.

La N-VA, parti tout neuf, qui ne comptait qu’un seul siège à la Chambre en 2004, ne semble, elle, avoir qu’une règle : imposer son seul point de vue.

Humour Twitter: la fusion Di Rupo-De Wever

Humour Twitter: la fusion Di Rupo-De Wever

Que ce soit au niveau fédéral, au gouvernement flamand, au niveau de sa chère ville d’Anvers, Bart De Wever n’est jamais prêt qu’à accepter une seule solution : la sienne. Et rien que la sienne.( “ Les opposants au pont sont de mauvais anversois” a ainsi décrété froidement Bart)

En parodiant Yves Leterme, on peut donc se poser une question : Bart De Wever est-il en état intellectuel d’apprendre… le compromis ?

Michel Henrion, chroniqueur invité.

(suite sur mon blog perso: www.demainonrasegratis.be)

Crise de foi et de nerfs à l’Eglise: Monseigneur(s), Monsieur Patate et la Panthère Rose.

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 18 septembre 2010 10h56 | Un commentaire>

indŽssin 05

L’Eglise est frappée par une crise de foi depuis un bon bout de temps et, depuis une semaine, par une crise de nerfs.
L’Eglise, encore souveraine il y a peu, se refuse, quoi qu’il en soit, à adopter quelques règles de base de la communication, en l’occurrence de crise. Il y en a quelques unes essentielles. Et le fait de ne pas les appliquer démontre un certain état d’esprit.

Il y a tout d’abord l’humilité. Or, la technique de communication utilisée par l’Eglise ces derniers jours est, au contraire, la banalisation et l’amalgame.
Le plan cardinal fourni à tous les porte-paroles est le suivant : « cela se passe partout : camps de jeunes, clubs sportifs, etc. ». Ah bon ?! De quoi avoir peur de mettre son enfant à un stage de bilboquet.
Comme si elle était seulement victime d’un tout petit malheureux mal de tête, l’Eglise, telle une aspirine, dissout sa responsabilité dans un grand verre de platitudes et de simplismes.
Et, pour le moins singulier, cette technique est reprise en enfant de chœur par le CD&V et le SEGEC. Ce dernier affirme en effet que « toute victime est une victime de trop qu’elle soit le fait d’un ecclésiastique, d’un éducateur ou d’un enseignant laïc, … ».
Pire que tout : ils jettent la suspicion sur d’autres, ils visent le camp d’en face comme si on était en guerre de convictions philosophiques et religieuses. Grossier et si peu fondé. Décalage total.

Le deuxième principe est la reconnaissance de la réalité. A cet égard, stupeurs et aucun tremblement. Rien que la première page du texte de la conférence de presse de l’Archevêque et des Evêques vaut son pesant d’hosties. Auteur potentiel : Monsieur Patate (agence Disney-Pixar).

Le titre ne veut rien dire du tout et laisse donc un espace considérable à l’interprétation libre. « Vers une approche plus coordonnée de l’abus sexuel dans une relation pastorale ». Avec un peu d’audace, pas beaucoup, cela pourrait signifier que les autorités vont encore mieux coordonner les abus sexuels pour que la relation, toujours qualifiée de pastorale (sic), se déroule dans les meilleures conditions. Judicieux aurait été d’ajouter le mot « … de la lutte contre les abus sexuels… ».

Autre morceau choisi, un bijou digne de la Panthère rose : « Suite à l’intervention inattendue d’un juge d’instruction,… ». Il est vrai que les perquisitions sont généralement annoncées à ceux qui les subissent. « Bonjour, ici Inspecteur Jacques Clouseau, je vais venir chez vous dans une heure et surtout ne cachez ou ne brûler pas les pièces à conviction.» Surréaliste ! L’Eglise offre ainsi l’affreuse sensation d’être au-dessus des lois et de la Justice avec qui elle aurait négocié un pacte quasi sacré.

Au dernier paragraphe, « les récits et la souffrance des victimes nous font frissonner ». Seulement frissonner ? Les récits font froid dans le dos, ça glace. Même les mots choisis apparaissent comme un faux-semblant.

images

Troisième principe : faire face. Le week-end dernier, les journalistes n’auront droit qu’au côté pile de l’Evêque de Bruges qui joue à cache-cache. Son côté face et obscur ont été assurés par un porte-parole. Pauvre homme, mal à l’aise, qui lit un texte de fait martyr.

En aucune manière et à aucun moment, l’Eglise belge ne va ouvrir la porte à des explications rationnelles et peut-être, effectivement, que partielles. Selon elle, il ne peut être question d’un problème de structure religieuse, de hiérarchie, de célibat et de dogmes. Dogmes qui balayent tout argument qui n’arrange en tout cas pas l’ordre. Près de 100 prêtres soupçonnés partout dans le pays ne serait qu’une mince affaire à suivre… de loin.

Lorsqu’on est acculé, quatrième principe, il est nécessaire de mener des actions énergiques et de prendre des décisions fortes. Or, comme en politique quand le problème est trop épineux, Monseigneur a préféré « encommissionner » l’affaire en créant « Le Centre pour la reconnaissance, la guérison et la réconciliation ». En résumé et en son sein, l’Eglise souhaite conserver la main, parfois baladeuse, sur ses écarts.

Ne jamais mentir, principe fondamental, pour terminer. Un Monseigneur, le premier jadis parmi les siens : « je ne savais pas ». C’est faux. Un Monseigneur fraîchement désigné ne s’excuse pas « parce que ce serait trop facile, par respect pour les victimes ». C’est faux : pas de pardon car indemnisation ne rimerait pas avec guérison et réconciliation.
Monseigneur(s) privilégie(nt) la gestion « en bon Père de famille » à l’honneur. Cette position est tellement outrageante que, 24 heures après, rectification. Pardon est prononcé mais il rime avec dérision. En communication de crise, il faut également être rapide et réaliser un sans faute.

Et quand on touche à ce qu’il y a de plus cher à l’Humanité, même une approximation peut être fatale. C’est le fiasco alors que les autorités ecclésiastiques pouvaient adopter un comportement courageux, montrer une détermination sans faille et une ouverture nouvelle pour au moins limiter la casse et, au plus, respecter les victimes.

Par ses hauts représentants tombés si bas, l’Eglise a pêché. Une bonne foi pour toute.

Un « Saint » écrivait « mon secret est simple, on ne voit bien qu’avec le cœur ». Signé : Saint-Exupéry. La religion est malade de son église devenue aveugle.

Alain Raviart,
Chroniqueur.

Pourquoi Bart De Wever a besoin de toutes ces crisettes…

Par Michel Henrion dans Belgique, Divers , le 17 septembre 2010 16h48 | Un commentaire>
Ce n’est pas qu’un détail. Avez-vous remarqué qu’il n’existe qu’une seule série de photos, lassante à force d’être tant réutilisée par les medias, ou Di Rupo et De Wever sont représentés ensemble ? C’était le 11 juillet, à l’hôtel de Ville de Bruxelles, lors de la Fête flamande des Eperons d’Or. Le jour ou Bart De Wever- qui ne fait pas grand chose par hasard- avait, en outre, mis la cravate qu’Albert 2 ne voit jamais. Mieux vaut éviter l’objectif puisque ce n’est plus positif, ni pour l’un, ni pour l’autre.
Ce n’est pas qu’un détail: avez-vous remarqué que certains journaux francophones n’écrivent plus “Elio Di Rupo” en entier mais se contentent d’écrire “Elio” ?
Avec ce côté  rassurant qui vaut au PS – dont l’ADN politique est précisément la protection-  d’exploser dans les sondages. Avec cette familiarité  découlant du climat anxyogène né de la folle, excessive et dangereuse diabolisation de l’ogre (si pas pire) De Wever et de la N-VA. Conduisant à l’incident, révélateur et pas si clochemerlesque que cela malgré le duel au parapluie, de l’agression physique (on connaît désormais le PV de police confirmant l’hématome) du Président N-VA du Parlement Flamand.
La chance, dans ce climax, d’encore boucler les pourparlers devenus “pour parler” ?
A courte échéance ? Un pour cent ! “pronostiquait Philippe Moureaux juste avant les rodomontades de jeudi soir. “ Et vingt-cinq pour cent d’ici quelques mois…” ajoutait-il avec un optimisme noir. (« Humo » 17-09)
On aura donc droit, les esprits à nouveau un brin dépressurisés, à une “formation de type Trabant”.
Qui, comme la célèbre et défunte bagnole des allemands de l’Est, durera, brinquebalera, toussotera, crachotera, manquera d’essence, ajoutera peut-être quand même un peu de plomb libéral, frisera la panne définitive, prendra un temps fou pour arriver à destination, sera riche en incidents mais devra poursuivre  sa route puisqu’il n’y a quasi pas d’alternative crédible.
La “crisette”, dès lors, a toute sa fonction en communication. Pour chaque opinion publique, la francophone et la flamande, c’est une découverte supplémentaire de ce que l’autre pense et veut. D’autre part, elle débouche toujours sur une clarification des positions: cela vaut mieux maintenant que de faire naître coûte que coûte une coalition sur une addition de flous .
Un formidable dessin d’Erik Meynen, le scénariste actuel de Suske & Wiske, représentait  ( “Het Laatste Nieuws”) Bart De Wever en grande discussion avec Siegfied Bracke. Le cartooniste faisait dire à l’ancien présentateur-vedette de la télé flamande : “  Bon, si les francophones sont d’accord sur la loi de financement, il n’y a plus de raison de ne pas aboutir lundi, hein, Bart ?
Et Bart de rétorquer (fiction toujours) : “ C’est vrai… Mais je vais essayer de trouver quelque chose d’autre d’ici lundi…”
(suite sur mon blog perso: www.demainonrasegratis.be)
Michel Henrion, chroniqueur invité.

Agression de Jan Peumans: l’auteur présumé dément formellement les faits

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 16 septembre 2010 18h18 | Un commentaire>

L’auteur présumé de l’agression sur le président du parlement flamand Jan Peumans a formellement contesté les faits que celui-ci lui attribue. Il y a eu une altercation verbale mais aucun coup n’a été porté, a affirmé Robert Liebens, militant de l’Action Fouronnaise, au quotidien « La Meuse ».

1511.10_09_17

« J’allais reprendre ma voiture dimanche vers 17h30 après avoir quitté la fête consacrée à Visé au vieux train à vapeur. C’est à ce moment que j’ai entendu derrière moi quelqu’un dire en flamand: c’est une organisation de ces connards de l’Action fouronnaise! Je me suis retourné et j’ai tout de suite reconnu Jan Peumans qui parlait à son épouse. Je lui ai demandé pourquoi il disait ça et le ton est effectivement monté entre nous. Un moment, son épouse a voulu me donner un coup avec son parapluie que j’ai réussi à retenir. Mais c’est le seul geste que j’ai fait », a-t-il expliqué. Une patrouille de police est arrivée. Elle était prête à laisser les protagonistes s’en aller puisqu’il ne s’agissait que d’une altercation verbale mais M. Peumans a insisté pour que les policiers prennent sa déposition. Selon M. Liebens, le président du parlement flamand monte cette histoire en épingle pour en tirer un profit politique. « Je trouve incroyable l’ampleur que cela prend. Il paraît que Rudy Demotte et Elio Di Rupo sont déjà en train de condamner cette soi-disant agression alors qu’ils ne savent même pas ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.
La Meuse cite un témoin qui confirme cette version des faits.

Le chemin de croix de la Wallonie?

Par Frédéric Cauderlier dans Divers , le 15 septembre 2010 16h23 | Un commentaire>

Photo amusante prise par Ghislain FEDERSPIEL (caméraman RTL).
Une belle synthèse (au second degré bien sûr) des actualités dominantes du moment, non?
La crise de l’Eglise n’est-elle pas finalement institutionnelle aux dires de certains?

p080910_11_19