Passations de pouvoir

Par Alain Raviart dans Actu , le 15 mai 2012 19h38 | Ajouter un commentaire

Une bien belle journée de passations de pouvoir. Commençons
par la plus belle.

Marc Wilmots remplace Georges Leekens à la tête de l’équipe
nationale de foot. Attention ! On ne sait pas pour combien de temps. P’tète
qu’il restera, p’tète pas, p’tète qu’il quittera même son poste d’entraîneur
adjoint si sa tête ne lui revient pas au nouvel entraîneur. Quel bouzouf à l’Union
belge ! Ce qui nous a valu le slogan de la semaine. Et il est sorti  de la bouche de qui ?

[ Barbara Mertens : l’invité
est André Antoine, vice-président du cdH, vice-président du gouvernement
flamand et ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation, des
Sports et de la Politique aéroportuaire]

Rassurez-vous. Barbara Mertens est sortie des soins intensifs.
Le manque d’oxygène n’a causé aucun dégât. Elle sera bien au poste demain
matin.

Alors, ce Monsieur « je sais tout sur tout partout »
et même sur le sport, il a dit ceci sur Georges Leekens.

[ André Antoine : pas foot
raison mais foot pognon ]

C’est bon quand les politiques se lâchent. C’est comme quand
Armand De Decker affirme urbi et orbi que le FDF est condamné à disparaître
dans les 10 ans. Vu que le sénateur MR est aux prévisions politiques ce que
Madame Irma est au commerce équitable, Olivier Maingain peut dormir sur ses
deux oreilles.

On se souviendra à ce titre que Charles-Ferdinand Nothomb,
président du PSC, avait au 16
ème siècle émis le même pronostic
concernant Ecolo. Le landerneau politique en crève encore de rire.

Marc Wilmots. Une bien belle journée de passations de
pouvoir.

Carla Sarkozy a, elle, transmis le code nucléaire à Valérie
Trierweiler. La compagne de François Hollande reste en tout cas très modeste.
Elle ne veut pas qu’on l’appelle « la Première dame de France ». Mais,
diantre, comment va-t-on l’appeler dès lors ?

[ Valérie Trierweiler : je ne sais
pas, s’il y a des idées… ]

Et bien chiche ! Nous proposons dès lors : « intendante »,
« Tante Val », « concierge », « Vava l’exploratrice à
l’Elysée » ou Sandy Ecureil, la copine de Bob l’Eponge.

Mais quelle modestie tout de même. Valérie Trierweiler elle
aussi est « normale ». Comme son François qui insiste sur ce pan, y
compris dans sa fonction et, pas de chance, il trébuche dans THE phrase à ne
pas louper.

[ François Hollande ]       

Je ne déciderai pas de tout est devenu « je ne
déciderai pas de tous ». La phrase du discours à ne pas rater et paf !
Plouf. François Hollande, qui ne sait pas tout, doit désormais complexer grave par
rapport à un gars comme André Antoine.

Nicolas Sarkozy a passé le flambeau à un type « normal ».
Salut Nico, salut l’artiste. Tu vas nous manquer. On va s’ennuyer avec l’autre
là, le « normal » transformé en Bob l’Eponge par la pluie dans sa
Citröen DS open air (on pouffe), hybride, 1200 cc. On écoute le bruit du moteur
de la voiture à François sur les Champs Elysées. Document.

[ Bruit Moteur cassé  ]

Son avion frappé par la foudre produit maintenant le même
bruit.

C’est tellement plus drôle les belles berlines, Sarko One, les
Rolex, le Foufouquet’s, les yachts, les chanteuses sans voix.

Langue de foot

Par Alain Raviart dans Actu , le 15 mai 2012 08h54 | Ajouter un commentaire

Que c’est chaud !

Quelle ambiance dans les stades de foot belge.

On le sait, nos hommes et femmes politiques sont très
souvent accusés d’employer la langue de bois. A juste titre. Dans le milieu du
foot, c’est bien pire. Voici donc la valse des entraîneurs de foot. La valse
des entraîneurs, titre entendu sur toutes les chaînes depuis hier soir à vous
donner le tournis.

[ Musique Valse ]

La langue de bois dans le milieu sportif. Illustration avec
le désormais ex-entraîneur du Standard : « Dis José, pourquoi tu
quittes Sclessin ? » On écoute José Riga.

[ José Riga : je suis quelqu’un de redevable et c’est
un choix personnel ]

Traduction. Je ne veux pas vous dire que je pars au Qatar
pour raisons financières et donc je raconte n’importe quoi.

Direction à présent le Parc Astrid. « Dis, Président
Roger, pourquoi ton entraîneur Ariel Jacobs quitte Anderlecht ? » 

[ Roger Vanden Stock : Gentleman Jacobs fait ça pour le club
]

« Pour le bien du club. » Ouais, ouais, ouais.
Traduction : en gros, à part la direction plus personne ne voulait d’Ariel
Jacobs le fardeau des supporters, de certains joueurs, de la presse et des
vendeurs de frites à la fin du match.

Enfin dans le genre, « du grand n’importe quoi »,
la palme bien sûr à Georges Leekens. Il quitte la tête de l’équipe nationale
belge à la veille de la phase qualificative pour la Coupe du Monde au Brésil.
Et pourquoi dis ? On écoute Georges Leekens.

[ Georges Leekens : les joueurs n’ont plus besoin de moi
pour le déclic ]

Et voilà le travail. La langue de bois peut être aussi un
boomerang. Georges confesse donc lui-même qu’il est un gros nul. Kompany et
tous les copains n’auraient plus besoin de lui pour le déclic tant attendu.

C’est une première mondiale : vous avez créé une belle
machine, avec une technologie de pointe et le jour où ça peut marcher aux yeux
du monde entier « heu, non, non vieux ! » je dois préparer
FC Bruges contre Waasland Beveren. Ouah ! Ouah !

Alors vous savez quoi, pour avoir un discours vérité, il
faut se tourner vers le politique. Dingue hein ça ! Alain Courtois,
sénateur MR et ancien secrétaire général de l’Union Belge, dit tout haut ce que
tout le monde pense tout haut à condition bien sûr de ne pas être entraîneur.

[ Alain Courtois : c’est quoi cette affaire, c’est
honteux ]

Et qui donc pour remplacer Leekens ? L’équipe
nationale, un des derniers ciments de notre pays. Depuis ce matin, une
hypothèse gagne du terrain. Elle est assez évidente. Tendez bien l’oreille.
Quelques phrases perdues à l’occasion des festivités organisées pour le
cinquième anniversaire de « Votez pour moi ».

 

[ Elio Di Rupo : j’ai mon libre arbitre ]

Les propos du Premier ministre sont sans ambigüités,
« libre arbitre », « je vous remplacerai », le jargon est
déjà en place, la pression pèse à nouveau sur ses épaules. Elio serait la
solution à tout ou presque. Ne dites plus les Red Devils mais les Red
Butterflies !

Moralité de l’histoire : le politiquement correct en
foot n’existe même plus, l’hypocrisie règne en maître ; il est finalement
beaucoup plus amusant d’analyser les faits et gestes de nos élus que les
aventures sordides de soi-disant sportifs dont l’honneur n’arrive pas à la
cheville des entraineuses… de bars louches.

Les vilains cocos

Par Alain Raviart dans Actu , le 13 mai 2012 22h43 | Ajouter un commentaire

Nous sommes depuis ce matin, ce midi, suspendu au vol
suspendu de cette information : Coco a disparu.

Les prévisions statistiques de la Police fédérale semblent
se confirmer. 20 % de cambriolages en plus à prévoir pour l’année 2012 par
rapport à 2011.

Illustration.

Une maison de Chaumont-Gistoux dans la nuit. Des
cambrioleurs pénètrent dans la demeure. A la sortie, leur butin contient un
élément étonnant : un perroquet du Gabon. On écoute le son enregistré lors
de l’enlèvement. Une exclusivité, en toute humilité.

[ Son perroquet : « ça va ? »
]

Non ça va pas les gars. La maîtresse est sous le choc.
Reportage, interview, Matthieu Colle est notre envoyé spécial à
Chaumont-Gistoux. Il a rencontré la maîtresse Sylvie. Séquence émotion.   

[ Sylvie : il parle ]

On tient à rassurer Sylvie. Il y a plein de vilains cocos,
tout partout.

Il y a vilain coco Reynders.

[ Didier Reynders : « J’aurais
pu aller à Molenbeek, cela aurait été plus près. C’était plus court pour me
déplacer à l’étranger. » ]

Il y a vilain Coco Maingain qui associe Charles Michel à
Marine Le Pen. Il y a vilain Coco Moureaux qui assimile la RTBF à Goebbels le
nazi. Il y a aussi vilaine Coco Emily Hoyos qui raille son ancien camarade
écolo Bernard Wesphael. Souvenez-vous.

[ Emily Hoyos : Ecolo est bien dans
ses baskets, je sais que Bernard ne va pas très bien, j’espère qu’il va prendre
soin de lui ]

Quels sont les points communs entre toutes ces
déclarations ?

-         
Elles sont tout d’abord d’une violence inouïe.
La co-présidente d’Ecolo se fout littéralement de la tronche de Bernard
Wesphael qui se ballade avec un entonnoir sur la tête.

 

-         
Ces déclarations sont injurieuses pour les
cibles qu’elles visent. Traiter des journalistes de nazis est outrancier et
scotcher Charles Michel au Front National est d’une analyse politique proche de
la vulgarité.

 

-         
Ces déclarations sont démagogiques et populistes.
« Etre Molenbeekois, c’est la peste. » Il faudrait que les élus
lisent Albert Camus ou Michel Onfray. Ça ne leur ferait pas de tort.

 

-         
Enfin, ces déclarations divisent la population.

La violence de leur insignifiance fait
froid dans le dos car, au fond, elle banalise les discours d’extrême-droite
quand elle ne les plagie pas tout bonnement.

Etonnez-vous après que, deux élèves écrivent
des propos antisémites dans le livre d’Or du mémorial de Breendonk.
Etonnez-vous après que, des messages néonazis soient transmis par un crétin
dans l’interphone d’un train de la SNCB. Etonnez-vous après que, un jeune
homosexuel se fasse tabasser à  mort à la
sortie d’un bar. Tout ça en une semaine. Cette semaine.

Encore un dernier
point commun et pas le plus anodin : tous ces propos sont tenus par des
présidents, vice-présidents ou anciens présidents de parti, pas des pignoufs normalement.
La crème de la crème. Elle a un goût très aigre, amère, indigeste cette
crème-là.  

A bien y réfléchir, les perroquets répètent moins de
stupidités. Vivement qu’on retrouve Coco, le beau, le vrai et pas les vilains
qui mériteraient aussi parfois qu’on les mette en cage.

Immunité politico-financière

Par Alain Raviart dans Actu , le 10 mai 2012 22h40 | Ajouter un commentaire

Sale semaine
pour tous les gouvernements et tous les partis du pays qui sont présents à au
moins un niveau de pouvoir. Les informations se sont télescopées. Il en résulte
un réel malaise, voire mal-être. Et on ne vous parle pas du jumelage aujourd’hui
entre Kaboul et Molenbeek.

Ce matin, je
me suis réveillé « parrain de la Mafia ». La Mafia des indépendants.
Le gouvernement a décidé de taxer à 300 % les frais privés déclarés en frais
professionnels. Là, j’ai commencé à trembler, à transpirer. Parce que hier, j’ai
déconné grave. Hier, dans cette même chronique, vous avez pu entendre ceci :

[ Compagnie Créole :
tikalikalak ohé ohé ! (Bal masqué) ]

L’usage est
à l’évidence professionnel. J’ai en effet acheté sur I-Tunes un album
complètement débile où il y a aussi ça :

[ Patrick Sébastien : les
serviettes (refrain) ]

Et encore
cette œuvre d’art majeure :

[ Les Charlots : l’Apérobic
(refrain) ]

Je le vois
venir le contrôleur : « Môssieur, vos goûts musicaux détestables sont
d’ordre privé, vous êtes punis ; paf !, veuillez payer 3 X la somme
de 4 euros 99 ».

Je réponds alors
: « Mais non Monsieur le contrôleur, j’écoute ça dans ma voiture, ça m’inspire
pour mon boulot. Je n’écoute pas ça à 23 heures pour m’endormir. Mon chat
Khléa ne le supporterait pas»

Et voilà
comment on se retrouve malgré soi, du jour au lendemain, pire qu’un corrupteur
ou un corrompu, pire qu’un fossoyeur qui rédige des faux et qui n’est taxé qu’à
200 % quand il est sanctionné. Nous sommes pire que tout. Le gouvernement
papillon a transformé de dizaines de milliers d’indépendants en scélérats.  

Cela dit, on
nous avait prévenus. Souvenez-vous : le 1er février dernier, le
gouvernement annonçait vouloir doubler le nombre de contrôles fiscaux (75 000)
dans l’espoir de récolter 720 millions d’euros. La traque aux albums « Le
meilleur du kitch du best of de la chanson française » est donc à présent
ouverte. La chasse aux chômeurs aussi est déclarée. Leurs indemnités vont diminuer.
La « dégressivité » qu’ils disent pour stimuler tous les fainéants à
trouver du boulot. Moralité de l’histoire : quand vous bossez, on vous
traque ; quand vous travaillez pas, on vous chasse.

Le problème
est surtout ailleurs en réalité. Si le monde politique demande à tout le monde
de faire des efforts, qu’il commence d’abord par lui-même. Et ce n’est pas
poujadiste de le dire.

Regardez les
administrateurs politisés de chez Dexia. 2008, 2009, 2010 et 2011, ils sont
déchargés de toutes leurs responsabilités. Deux banques au tapis. On s’en cale.
Alléluia ! Et là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir :
celui qui prendra la tête de Dexia est un de ceux qui a flambé Fortis. Feu d’artifices.

[ Son : Feu d’artifices ]

Souvenez-vous,
enfin. Les pensions. Va falloir travailler plus longtemps pour avoir droit à la
totalité de l’allocation. Scandale : les parlementaires ont un régime de
faveur. Carrière complète après 20 ans de mandat. Un peu gênés aux entournures,
au mois de janvier, ils ont promis que cela allait changer. On vous rappelle
que pour nous en trois semaines c’était plié. Et ce matin encore, qu’est-ce qu’on
apprend ? Qu’est-ce qu’on apprend ? La présidente du Sénat, Sabine de
Béthune, nous annonce la grande nouvelle.

[ Son Sabine de Béthune : on va
recevoir les résultats d’une étude demandée par le parlement flamand ]   

Une bonne
petite étude. Pas de décision bien sûr.

C’est là qu’est
le problème : l’antagonisme entre des décisions qui heurtent les vrais gens
et l’absence de décisions courageuses quand ça concerne les mandataires
publics. L’immunité politico-financière est très agaçante, surtout qu’elle est
agrémentée de grands discours convenus sur les affreux spéculateurs.

Alors, vous savez quoi ?        

[ Mozart : Requiem ]

J’ai acheté
toute l’œuvre de Mozart cet après-midi. Parce que travailler et analyser l’attitude
des politiques avec Mozart ça détend ; quoi qu’en pense les contrôleurs de
l’administration fiscale et le gouvernement qui leurs donne des instructions
totalement sottes.  

Un plan B avec Marie Gillain

Par Alain Raviart dans Actu , le 9 mai 2012 20h28 | Ajouter un commentaire

Oyé, Oyé !

 

[ Vuvuzela ]

 

A la
demande générale du monde politique belge, à partir d’aujourd’hui, vous pouvez
revoir à volonté – avec les images en couleur – cette chronique « Pis que pendre »
sur internet.

 

C’est
chouette. Pas pour ma tête. Mais quand il y a des invités exceptionnels qui
sont en studio, style Marie Gillain, c’est : Fêêêêête.

 

[
Compagnie Créole : Bal masqué]

 

 

Oh ! Marie,
Marie, Marie…

 

Vous êtes
pour moi ce qu’Antoinette Spaak était pour mon père. Non pas que mon père fusse
Stevie Davignon. Non. Mon père, il détestait la pipe, il haïssait Anderlecht et
les vieilles frites molles, toutes grasses du Parc Astrid, il maudissait le PSC.
Non, mon père était raide dingue de cette femme politique de haut niveau.
Alors, je me suis dit pour moi : Marie – Antoinette pour mon père. C’est
complémentaire. Voilà, ça c’est fait.

 

Ce que j’ai
toujours admiré chez vous – à part votre beauté éclatante – c’est votre
générosité. Quelle belle idée que de venir avec un Plan B.

Ah !
Ah ! Aux orties Francis Delpérée qui est à la Constitution ce que Karel De
Boeck, le futur patron de Dexia, est aux Compagnons d’Emmaüs.

Des explications,
toujours des explications mais jamais de solutions.

 

Avec vous,
c’est différent.

 

Vous avez,
visiblement, pris conscience de l’état de notre pays, une démocratie en
lambeaux. Pas plus tard que ce matin, incroyable nouvelle : un député n’a
plus de bureau.

 

Bernard est
devenu « SBF », sans bureau fixe au Parlement wallon. N’étant plus
membre du groupe des verts, le député wallon s’est vu déposséder de sa lampe de
bureau, de son agrafeuse et de son lit clip-clap qui accueillait des siestes tourbillonnées
et bien méritées. Privé de son lieu de travail, Bernard explose.

 

[
Son Bernard Wesphael : Je n’ai plus de bureau et je vais aller planter ma tente
devant le Parlement ]

 

Ce serait
cool cette tente devant le Parlement. Les libéraux ont directement réagi sur
Facebook. Willy Borsus, vice-président, a signalé que pour les tentes, pas de
problème : le MR a son siège de campagne « Chez Maman ».
Fourniture immédiate. Sacré Willy, particulièrement indigné par ce mauvais
traitement infligé à la démocratie.   

 

Et puis, il
a dit un autre drôle de truc Bernard Wesphael, chef du Mouvement de la Gauche
démocrate et citoyenne. On l’écoute.

 

[
Son Bernard Wesphael : expression liégeoise qui semble vouloir dire “je ne vais
pas faire l’arrogant »  ]

« Kndknfjeoijdairéré. »
Prrrrr ! Marie Gillain, vous qui êtes liégeoise de Roucourt, vous pouvez
peut-être nous aider ?

 

Marie,
Marie, Marie.

 

Vous savez,
je ne vous aurais même pas demandé en mariage au bon du compte. Regardez
François Hollande. Il évite ce supplice extrême à sa compagne : mariée,
elle devrait se rendre au Vatican.

Le nouveau
président français est donc, à ne point douter, un grand défenseur des Droits
de l’homme et de la femme. Savez-vous que le Pape avait refusé, à l’époque, que
la fille de Jacques Chirac fasse partie de la délégation française? Veuve,
enceinte et pas mariée avec son nouveau compagnon, quelle honte ! La
vilaine. Quelle horreur !

 

Or, l’essentiel
est bien là : être libre, défendre la démocratie ou avoir un plan B comme
Plan Belgique, qui favorise la scolarité des enfants dans le monde. C’est
essentiel parce que ces valeurs sont les fondements de l’humanité et son
architecture.

 

 

Dexia perd la tête

Par Alain Raviart dans Actu , le 8 mai 2012 22h39 | Ajouter un commentaire

L’heure est
grave ! Nous appelons le président François Hollande à l’aide. Le
gouvernement belge est devenu fou. Les ministres ont choisi le nouveau patron
du groupe Dexia.

Karel De
Boeck. Ce nom nous dit bien vaguement quelque chose. Karel De Boeck. Bon sang, mais
c’est bien sûr !

Karel De
Boeck. La soixantaine d’années bien portées. Il est l’ancien Directeur général de
Fortis. Il a été la tête pensante de l’opération « Fortis dévore ABN Amro ».
Et, pas de chance, l’intégration du groupe hollandais a désintégré la banque
belge.

Cela dit, ce
n’est pas de sa faute à Karel. Il y a eu la crise financière mondiale. Pas de
bol, vraiment. Zut et rezut. Les excuses sont faites pour investir.

Bon, sans
rire maintenant, il porte l’étiquette dans le milieu de : « Spécialiste
des banques en difficultés ».

[ Rires publics]

« Spécialiste
des banques en difficultés. » On n’est jamais aussi bien servi que par
soi-même.

C’est que Karel
a le don d’entretenir ses petites affaires. Il a trouvé la solution ultime,
géniale, machiavélique pour les banques en difficultés : il les zigouille
et l’Etat, donc nous, on les rachète et zou !, ni vu, ni connu il devient
le patron de la banque qu’il a mise lui-même en faillite. Pas beau ça ?! C’est
du très beau boulot ! Dexia peut craindre le pire.

[ Applaudissements publics ]

Et dire que
le gouvernement papillon s’est mis d’accord pour le nommer. Il faut envoyer d’urgence
des psychologues, des psychanalystes au 16 rue de La Loi. C’est avec nos sous
qu’ils jouent…

Non mais c’est
vrai. Karel De Boeck à la tête de Dexia. C’est comment dire ?

C’est comme
désigner Gilbert Bodart chef de la sécurité à la Banque Nationale.

C’est comme
élire Marc Lévy à l’Académie française.

C’est comme
nommer Benoît Lutgen à la tête d’Armani et de Dolce Gabbana.

C’est comme si
Yves Leterme devenait président du Conseil d’administration de Dexia…

[
silence ]

Bé quoi ?

Ouch !

La boulette !
La grosse boulette ! Voilà une idée que pourrait récupérer le gouvernement
belge. Au point où on en est. Yves Leterme, ça séduirait drôlement les Français.
Un ex-Premier ministre belge qui chante la Brabançonne comme ça :

[ Yves Leterme : Marseillaise ]

Plus sérieusement, si c’est possible, Karel De
Boeck, boss de Dexia, c’est quand même lourd, ne fut-ce que symboliquement.

 Vous rigolez vous ! Mais Karel,
il a bon de vivre. Avec son nouveau poste, il gagnerait aux alentours de 600
000 euros bruts par an. Pas de quoi s’enflammer en réalité. Ce n’est que trois
fois le salaire du Premier ministre. Mais ! Au fond, ils n’avaient pas
promis, les ministres, qu’ils allaient plafonner le salaire des patrons des
entreprises publiques ? Hou, Hou, Paul Magnette, Polo, es-tu là ?

Ceci dit,
pour Karel, c’est quand même 200 000 euros de moins par rapport à son ancien
boulot chez Fortis sauvé des eaux par l’argent public. Gros, gros effort. Cela
doit être apprécié à sa juste valeur.

En tout cas,
ne racontez pas cette scénette à vos enfants ce soir. Ils risqueraient de ne
pas s’endormir ou ça pourrait provoquer chez eux des cauchemars. Tout le
contraire de nos ministres pour qui visiblement ce petit film d’horreur n’empêche
pas de fermer l’œil, le moins du monde.  
    

Hollande-Sarkozy : au début du commencement

Par Alain Raviart dans Actu , le 7 mai 2012 22h03 | Ajouter un commentaire

Avec les
copains, on se l’est joué à l’ancienne. Ni Facebook, ni Twitter. C’était plutôt
pâté et canette de bière. On voulait voir apparaître le visage du nouveau
président français, à 20 heures pile-poile, comme dans le temps ; sans
connaître le résultat préalablement. Pour vibrer. Résultat ? Zéro suspens.
Dès 19 heures, à la télé, on a vu Thomas Hollande, le fils du candidat, et ses
potes glousser de joie. Emmanuel Vals, éminence du Parti socialiste, est arrivé
à France 2 avec une incroyable trique, la gaule de sa vie et sa copine était
toute guette. Ségolène Royal, elle, avait retrouvé cet œil qui pétille pour
son François.

Alors quand
on a entendu ceci, on s’est servi une bière en baillant.

[ Décompte : 3,2,1 annonce
François Hollande président ]

Youp-pie !
Restait à analyser le comportement, les attitudes. Comment François Hollande allait-il
radicalement continuer à se distancier de son prédécesseur – Nico, le désormais
chômeur ? Parce que dans l’euphorie de la victoire, les pièges sont
nombreux.

Et donc, tout
d’abord, François n’a pas été au Fouquet’s. Souvenez-vous. 2007. Nico se la
joue star system et disco.

[ David Guetta ]

Cette soirée
provoque chez Nico une interminable gueule de bois. Il ne s’en est jamais remis
de cette soirée. Alors hier, François le français a lui joué dans un autre
registre. Il investit encore et toujours sur la différence, comme en campagne.
L’homme normal, lui !

[ « La vie en rose » accordéon
– Tulle ]

La Vie en
rose, interprété par le président du Conseil régional du Limousin. Cela sent
bon le terroir, la ruralité, ça sent la France.

Juste avant
cet air d’accordéon, François Hollande marque le coup dès son premier discours pour
continuer à jouer la fracture avec l’ère Sarkozy.

[ FH : discours « dévouement et exemplarité » ]

Traduction :
le petit il ne pensait qu’à lui et son comportement était indigne de la
fonction. « Moi, président de la République… » Vous connaissez la
suite : « Moi, Président de la République… » On continue le
bain-bulles de l’anaphore.

Troisième
grande différence : la compagne. En 2007, Cécilia faisait du boudin dans
son coin. Sous la pression, elle avait quand même fini par se rendre sur scène
pour célébrer son futur ex-mari. Avec le visage en forme de porte de prison. Le
couple était brisé.

Avec
François Hollande rien de ça, sa compagne Valérie Trierweiler est présentée hier
soir officiellement comme première dame de France : des bisous sur scène,
des gestes doux, un petit pas de dance. Et hop ! Emballée Valérie.

Un peu, au
fond, à la Barack Obama. Bon c’est pas Beyoncé qui chante, c’est Jean-Paul, le
président du Conseil régional du Limousin qui joue. Ok. Mais la première dame
de France s’affiche et accorde des interviews. Opération séduction.

[ Valérie Trierweiler :
extraordinaire ]

François
Hollande et Valérie, ce beau petit couple a donc réussi sa joyeuse entrée.
Nicolas Sarkozy l’avait ratée : le Fouquet’s, le yacht de Bolloré,
bling-bling, Cécilia qui se casse, etc., etc. Mais si Sarkozy a raté son
entrée, il aura réussi sa sortie, avec beaucoup de courage, voire un certain panache.

[ Nicolas Sarkozy : je suis
seul responsable ]

Dernier
moment fort de la soirée, François Hollande à la Bastille. Seul sur scène face
au « peuple de France ». Une image solennelle qui restera.

Hier soir, les
deux candidats se sont échangés des salutations républicaines. Avec respect, dignité,
gravité et responsabilité, sans misérabilisme et sans euphorie déplacée.

Et même si
le scénario manquait de suspens, ça ne manquait pas d’allure.

Avec les
copains, finalement, on a passé une chouette soirée parce que cette démocratie
là, ça fait toujours vibrer.

Violence très ordinaire

Par Alain Raviart dans Actu , le 7 mai 2012 08h29 | Ajouter un commentaire

[ Générique Belgium’s got talent]

Good Morning, Belgium’s got talent !

[My name is Susan Boyle ]

RTL TVI et
son admirable patron Philippe Delusinne ont donc acheté les droits de cette émission
internationale qui a vu naître cette chanteuse incroyable qu’est Susan Boyle.

Vous avez un
talent extraordinaire n’hésitez pas. Inscrivez-vous. Peu importe vos qualités
particulières. Vous savez faire des crêpes sans poêle, vous êtes acrobates dans
des bunga-bunga, vous pouvez imiter Pascal Vrebos
en pilou écrivant
sa dernière pièce incompréhensible, vous arrivez à rater ou réussir d’aussi
mauvaises passes qu’un joueur du Standard, vous êtes les bienvenus.

En revanche,
ne seront pas acceptés : les lamentables poètes des ténèbres qui volent l’interphone
dans un train de la SNCB et lance un message nazillon qui sent la haine.
“Bienvenue dans ce
train à destination d’Auschwitz. Tous les Juifs sont priés de descendre à
Buchenwald”. Ça doit être un cauchemar. Qu’est-ce qui peut bien animer une
telle finesse d’esprit ?

Haine
toujours. Ne seront pas accepter des petites frappes, des prédateurs qui
kidnappent leur proie à la sortie d’un bar gay et tuent un être humain parce
que. Parce quoi ? Parce que son orientation sexuelle. Le cauchemar
continue.

Ne seront
pas accepter des exilés ayant raté leur carrière en France. On pense ici à ce
pauvre Gérard Longuet. Ministre du gouvernement Sarkozy. Ministre français de
la Défense.

Et beaucoup plus
grave pour lui : ministre des Anciens Combattants. Devoir de mémoire qu’il
disait.

Après avoir
affirmé que Marine Le Pen pourrait désormais devenir « un interlocuteur de
l’UMP », le voilà qu’il dérape à nouveau Gérard. Un malheureux lapsus dans
une interview. Il a dit ceci Gérard Longuet : « Nous au Front
National ». La bourde, la gaffe. Parfois – parfois – un homme politique ça
finit par dire ce qu’il pense. Que c’est bête.

Puis il s’est
repris. Quand même. « Euh, pas nous au FN… eux au Front National, je
voulais dire ».

Tout ça est,
à vrai dire, très inquiétant. La haine ordinaire, la violence ordinaire et la
banalisation des discours d’extrême- droite sont affligeantes.

La campagne des
élections présidentielles 2012 en France a consacré un spectacle navrant :
la présidente du Front National a été applaudie à tout rompre pendant des
semaines par les publics présents sur différents  plateaux de télévision. Des tribunes occupées
par des moutons.

Sa rhétorique,
à Marine et aussi à Jean-Marie Le Pen, leur sémantique ont été récupérées jusqu’au
plagiat par des démocrates : « Je parle aux sans-grades, aux ruraux,
etc. etc. » Alors, après on s’étonne que dans les rues, dans les trains, la
haine monte. C’est aussi une question de culture et de culture politique.

Et,
franchement, sincèrement, vous savez quoi ? Susan Boyle, elle est vraiment
super. Vivement Belgium’s got talent ! Cela nous changera un peu les idées.
A lundi.

[
Musique Suzan Boyle ]

Sarkozy n’a pas gagné, c’est toute la victoire d’Hollande

Par Alain Raviart dans Actu , le 4 mai 2012 09h23 | Ajouter un commentaire

Le débat
entre Sarkozy et Hollande s’est joué, non pas hier soir, mais il y a dix jours.
Soir du premier tour. Résultats. Nicolas Sarkozy est deuxième, il prononce son
discours.

[ Sarko demande 3 débats tv ]

En exigeant
trois débats télévisé, le président sortant veut imposer la grille de lecture
suivante : François Hollande est une brêle, un lâche, un mou et moi je
suis courageux, compétent, je suis meilleur que lui en débat. Ce faisant,
Sarkozy s’impose une obligation de résultat pour le face à face : battre
François Hollande quasi par KO.

Or, que s’est-il
passé hier soir ? C’était un vrai débat, un débat dur, sans concession, avec
deux intervenants talentueux. Ils ont été deux à faire le match, deux à jouer l’offensive
et non pas la défense, deux à ne pas craquer ou si peu.

Le néophyte François
Hollande n’a donc pas perdu, ce qui est déjà pour lui une victoire.

Et Nicolas
Sarkozy n’a pas gagné, ce qui est sa probable défaite. Il se devait de battre
Hollande, sans recourir à la photo finish. Ce n’est à l’évidence pas le cas.
Hollande stabilise ainsi sa dynamique de la victoire.

Sur la
forme, Hollande a montré des faiblesses : après 3/4 d’heure, sa voix est
devenue instable, aigüe, un débit hésitant. Un trou de 10 minutes. Mais Nicolas
Sarkozy s’est montré au fil du temps de plus en plus nerveux. Sa lèvre
supérieure droite s’est levée à sept reprises montrant ainsi les crocs. Une
agressivité contre-productive face à la maîtrise assez constante de Hollande.
Sur la forme, sur l’attitude, Hollande est apparu plus présidentiel et Sarkozy est
apparu trop agressif.

[ Nicolas Sarkozy : « calomniateur »
]

Sur le fond,
match nul. François Hollande n’a toujours pas développé avec précision le
financement de ses mesures. Très léger. Nicolas Sarkozy est lui resté
prisonnier de son bilan. Il a offert une avalanche de chiffres qui donnaient la
nausée et non pas la crédibilité souhaitée – la télévision n’aime pas les
chiffres. Hollande a ainsi mieux réussi à se positionner sur les projets et le
mauvais bilan de son adversaire, jusqu’à la caricature avec sa désormais formule
célèbre : « Moi, président de la République… »

 [ François Hollande : « Moi, Président
de la République ]

Une anaphore,
l’anaphore. C’est la répétition d’un mot en tête de phrase. Une vieille technique
de com’ très connue. C’est sensé donné du rythme, une musicalité ; la
répétition marque les esprits et ça permet toujours de retomber sur ses pattes.
François Hollande a utilisé 16 fois, 16 fois cette anaphore : « Moi,
Président de la République.. ». Certes, il incarne la fonction de fait.

La technique
est bonne quand elle utilisée avec parcimonie et légèreté. Mais 16 fois, 4 longues
minutes ! Jusqu’à créer un effet comique. Comme un vieux disque rayé. L’anaphore
est au discours politique ce que le refrain est à la musique. 16 refrains en 3
minutes 30 secondes, c’est beaucoup. Comme la vieille tante Marthe qui répète sans
cesse que, cette année, elle a vraiment bien réussi sa confiture aux fraises.  

Alors,
finalement, que restera-t-il de ce débat ? Ceci aussi.

[
Sarko – Hollande : pauvres-riches) ]

Ce qu’on
retient de ce genre de débats finalement c’est une sensation, une impression,
qui incarne le mieux la fonction ?, c’est une guerre de postures.

Au minimum, Nicolas Sarkozy n’a pas gagné, c’est sa défaite. François Hollande n’a pas perdu, c’est sa victoire.

Le débat à la belge du 1er mai

Par Alain Raviart dans Actu , le 3 mai 2012 07h49 | Ajouter un commentaire

[ Musique Fanfare ]

La guerre du
muguet a aussi été musicale. Que ce soit au cdH, au PS, au MR et chez Ecolo rien
de tel qu’une bonne petite fanfare pour donner du rythme avant les discours.

[ Musique Fanfare ]

C’est moderne,
c’est vintage et puis ça coûte moins cher que Daddy K.

Mais une
fois sur scène, là : place au rock’n’roll. Au Parti socialiste, les militants
ont misé sur une valeur sure.

[ L’Internationale ]

Ça fait
toujours chaud au cœur. Chez les libéraux, le choix a été plus audacieux. Le
style Michel Drucker. Générique.

[ Générique Champs Elysées ]

Se montrant
très aimable et gentil, un peu comme Michel Drucker, Charles Michel a scandé
que la fête du travail est « authentiquement libérale ». Rien à cirer
des camarades qui pourraient ricaner.

[ Charles Michel : on entend
les socialistes se moquer ]

Comme une
prémonition. C’est vrai que Paul Magnette à Charleroi s’est moqué des
petzouilles perdus à Jodoigne en chemises bleues et avec des boutons de
manchette. Nous nous retrouvons ainsi sur les cimes du débat politique. La France
éternue et la Belgique s’enrhume.

Quant à
Thierry Giet, il poursuit son stage. Premier discours du premier mai pour le
président socialiste faisant fonction ad interim. Il a, parait-il, aussi tapé
du poing sur la table. Mais, il y avait comme un petit problème. Alors qu’il
prononce son discours que voici :

[ Thierry Giet : blabla…  ]

… A ce
moment-là, une incroyable série de personnes passent derrière le président du
PS dont les paroles deviennent inévitablement secondaires.

Stéphane
Moreau, le bourgmestre d’Ans qui a atomisé Papa, embrasse Gérard. Stéphane
se gratte le nez, il remet le col de sa nouvelle chemise toute blanche en
place. Papa justement, Michel Daerden  arrive, il embrasse René. Il est suivi d’Irène
qui embrasse Jean-Paul. A lire sur les lèvres, Irène aurait déjà bu six apéros et
son geste est sans ambiguïté. Jean-Paul et René rigolent. Et enfin, Raymonde, tailleur
fushia de chez Emma, se montre avec une rose devant les caméras. Elle est toute
fière Raymonde.

Et qu’a dit
Thierry Giet ? Prrrr. Allez savoir.

Ce qui est
sûr, c’est qu’Ecolo n’a rien dit. Son président était avec son saxo et avec les
copains socialistes à la fête de la FGTB.

Ne sachant
que faire, l’ex-présidente des verts Isabelle Durant, elle, est devenue coach
pour des cyclistes sans expérience.

La langue
française exige qu’on dise « rouler à vélo » et non pas « en
vélo ». On écoute Isabelle Durant.

[ Isabelle Durant : en vélo, en
vélo, en vélo ]

« En
vélo », trois fois en 7 secondes, ça fait plaisir aux oreilles. On se fait
plaisir on se réécoute ça. Et comme c’est votre anniversaire Mme Huytebroeck –
54 ans, on ne dirait pas – Voilà c’est cadeau Mme la ministre : on se
repasse Isabelle Durant.

[ Isabelle Durant ]

En vélo et à voiture, bien sûr.

[ Fanfare ]

Bref, le
week-end du premier mai, à défaut d’élévation du débat politique et de la
langue de Voltaire, s’est terminé en fanfare. Une bonne petite fanfare ! La
modernité des quatre partis francophones est sans nul doute à la pointe de leur
combat.