Blondie, le retour !
Mother est le premier extrait de Panic Of Girls. La belle Debbie a un peu veilli, mais sa voix est toujours là …
Mother est le premier extrait de Panic Of Girls. La belle Debbie a un peu veilli, mais sa voix est toujours là …

Au placard la canne, la blouse blanche et le stéthoscope ! Le medicine man s’est transformé en blues man. Le Dr House est redevenu Hugh Laurie, le temps d’enregistrer “Let them talk”, une posologie 100% blues composée de standards parfois oubliés auxquels le britannique a redonné vie. 15 reprises de morceaux nés dans les années 20 et 30. Le diagnostic est sans appel : En chanteur de blues, Hugh Laurie tient la route (66). Dans un style sobre et sans prétention, l’acteur se révèle être un musicien accompli. Il ne s’agit pas de l’album d’un dilettante mais d’un passionné atteint du virus du blues et du jazz depuis sa prime jeunesse.
Pour que le traitement soit le plus efficace possible, Mister Laurie a fait appel à des spécialistes du genre : l’arrangeur de rhythm & blues Alen Toussaint, le légendaire Dr John, la reine de la soul made in Louisiane Irma Thomas et l’inoxydable Tom Jones pour ne citer qu’eux.
Le succès de “Let them talk” est à la mesure de la notoriété de son interprète, le talent en plus (contrairement à Paris Hilton). Ainsi, le cd caracole en tête des ventes un peu partout en Europe (6ème en Belgique, 2ème en Grande-Bretagne, 5ème en France,….). Je ne suis pas sûr que tous les acheteurs soient des fans purs et durs de blues. Il y a sans doute fort à parier que certains ont placé l’album du toubib entre la dernière plaisanterie de Susan Boyle et la dernière ordonnance d’André Rieu . Mais qu’importe : si la potion du “Docteur Maison” peut faire office de viagra à un style musical souvent et injustement ignoré , et inciter le public à supporter de jeunes et moins jeunes musiciens de blues condamnés la plupart du temps à se produire devant une audience clairsemée, alors je dis Bravo ! J’ajouterai même que “Let them talk” devrait également être mis en vente dans les pharmacies !
Jean-Claude Gerlache.

Sur la photo (de Jean-Baptiste Mondino) illustrant le CD, Johnny arbore au milieu du torse un Jésus sur la croix, armé d’une guitare électrique. Un dessin à double sens : celui d’un artiste ressuscité et bien décidé à électriser à nouveau les foules, à reprendre sa place de “taulier” du rock français. Pas le rock alourdi par les synthétiseurs et les arrangements indigestes d’Yvan Cassar mais le rock d’origine, virant tantôt au blues, tantôt au folk, mais jamais bien loin de la Route 66. Un retour (quelquefois timide) aux sources avec ses bons et ses moins bons moments.
Passons sur la première plage “Paul et Mick”. Ses jeux de mots correspondent mieux à l’univers fantasy-pop de Mathieu Chedid qu’au répertoire moins décalé de l’Artiste. “Guitar Hero”, un hommage à Jimi Hendrix, aurait fait une meilleure intro à “Jamais seul”, la plage titulaire et l’une des pépites de ce come-back électrique. “La douceur de vivre” ne désorientera pas le fan du Johnny de “Marie”, de “Quelque chose de Tennessee” ou de “Elle m’oublie”. “J’inspire” porte la signature musicale de son créateur, Maxime Nucci alias Yodelice. “Ces deux-là”, chanson épurée et toute en retenue, est ma préférée. Celle de Laeticia s’intitule plutôt “Elle a mis de l’eau”. Une déclaration d’amour, un bouquet de fleurs à la femme qui partage la vie du français depuis 15 ans. Jade et Joy n’ont pas été oubliées comme en témoigne “Jade dort”, une berceuse pour ses deux filles adoptives.
En résumé et en conclusion, “Jamais seul” restera sans doute comme l’un des meilleurs albums d’Hallyday. A 68 ans, l’Idole donne plus que jamais l’impression d’être et de vivre ce qu’il chante. C’est la marque des plus grands.
Une interview réalisée par Frédéric Herbays.
Frédéric François célèbre cette année ses 40 ans de carrière. 40 ans à chanter l’amour et la passion avec un succès qui ne se dément pas. Aujourd’hui, le chanteur à minettes des seventies, raillé par la critique et adulé par les jeunes filles (devenues mères et parfois grand-mères) fait autorité dans le cercle restreint des chanteurs romantiques. Le genre est tombé en désuétude. Pas Fredo.
Comment expliquer la “success story” de ce jeune sexagénaire, père de quatre enfants et fils d’un mineur sicilien émigré en Belgique ?
Découvrez l’interview exclusive de Johnny Hallyday ci-dessous :

En la voyant sauter d’un coin à l’autre de la scène, sapée comme une reine venue tout droit d’une autre planète, on comprend définitivement pourquoi elle a tapé dans l’œil de Prince et d’OutKast. A 25 ans, Janelle Monae est la sensation Soul et Funk du moment. Une pile électrique survoltée qui était de passage au Botanique.
Avec ses complices, un groupe de musiciens tirés à quatre épingles mais déjantés, la chanteuse native de Kansas City a balancé plusieurs titres de son premier album « The ArchAndroid ». Une succession de morceaux aux accents futuristes inspirés, pour l’esthétique, des films Metropolis et Matrix. A l’aise dans le registre R’n’b comme dans le style Rock psyché, Janelle a décoiffé une salle pleine à craquer. Sa banane afro sur la tête n’a d’ailleurs pas tenu très longtemps non plus.
Peu de temps morts, un show bien calibré et une section cuivre remarquable, le concert a vraiment tenu toutes ses promesses. Ce qui surprend surtout, c’est que la chanteuse a déjà un peu de la rigueur scénique de ses maîtres, Michael Jackson et James Brown pour ne citer qu’eux. La comparaison doit s’arrêter là, Janelle possède son propre univers, elle y joue le personnage d’une androïde amoureuse d’un être humain. Tout un programme.
Avec la classe et l’énergie de ces joueurs de claquettes un brin obsolète, Janelle est infatigable. C’est que l’ancienne élève de la prestigieuse American Musical and Dramatic School a été à la bonne école. Au milieu de son Big band au look jazzy des années 30, Janelle donne la direction à prendre, fait signe au batteur, interpelle le public avant de le mettre à ses pieds, au propre comme au figuré ! Moulée dans son costume rétro, l’élégante Janelle a surtout fait voyager les spectateurs dans son vaisseau musical dernière génération. Un Ovni dans le paysage R’n’b actuel. Dommage que son périple à Bruxelles n’ait duré qu’une petite heure…
Cette nuit à 2h30, le premier concert de la nouvelle tournée de Bon Jovi sera diffusé en live … Pour suivre ce concert exceptionnel, cliquez sur l’icône ci-dessous.
Un avant goût du concert que le groupe donnera le 24 juillet à Zeebrugge.