On les avait annoncés serrés..Pourtant au grand étonnement de tous, les résultats de ces élections américaines sont tombés assez vite. Les bureaux de vote de la côte Ouest venaient à peine de fermer que la chaîne MSNBC annonçait la réélection du président sortant, Barack Obama. L’Empire State building endossait alors la couleur bleue, celle des démocrates. Si la chaîne de télévision MSNBC osait annoncer le nom d’un vainqueur, c’est qu’elle en était sûre. En effet, 24 heures plus tôt, « les chaînes de télévision annonçaient qu’elles feraient preuve d’une prudence de Sioux », commentait d’ailleurs notre journaliste Michel de Maegd en direct de Washington dans notre journal de 19h.
Dans le camp des républicains, aujourd’hui, ça grinchonne. Et The Economist de s’interroger: « N’était-ce pas là le moment rêvé pour les républicains de reconquérir la Maison Blanche? » Dans la conjoncture actuelle, en ce moment-même où Obama devra prendre des décisions économiques que craignent tous les Américains. Les républicains avaient une carte à jouer.. Mais voilà, si le fond a fait défaut. La forme aussi. Le printemps dernier, alors qu’Obama surfait sur la vague, les républicains bataillaient entre eux pour se mettre d’accord sur leur candidat. Et puis, il y a eu les gaffes successives de Mitt, les déclarations maladroites, les erreurs de communication (notables encore le jour même de l’élection!). Alors que Mitt Romney parcourait deux des états-clés avec en arrière-plan son jet privé flambant neuf, Barack Obama se retroussait simplement les manches dans un de ses quartiers généraux situé à Chicago pour passer quelques appels téléphoniques à des Américains indécis.
Certains républicains remettent en cause le choix de Mitt Romney. « Trop modéré », se justifient-ils.. Les partisans les plus à droite expliquent à demi-mot que de toute façon, ils n’avaient jamais eu confiance en Romney qui est « plus un businessman et un manager qu’un idéologue ».
Lot de consolation, les républicains restent majoritaires à la Chambre des Représentants, ce qui leur permettra de resserrer leur rang et de se serrer les coudes contre celui qui reste tout de même leur obstacle le plus grand: Barack Obama.
Mitt Romney veut devenir président des Etats-Unis. Il veut tellement y arriver qu’au lieu de rester avec les siens à Belmont (dans l’état du Massachussetts) et à y attendre les résultats, entouré de sa famille comme le fait Barack Obama à Chicago, lui, préfère monter dans son avion, et se rendre encore en « dernières minutes » dans l’Ohio et en Pennsylvanie, deux des fameux Etats-clés.
C’est que ce rêve de devenir président, selon les sondages, il le touche du bout des doigts. Un rêve que son père a lui-même convoité sans pouvoir le concrétiser. En 1967, George W. Romney, annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 1968 mais il ne passera pas les primaires. Il faut dire que du côté des républicains il y a plus fort que lui: un certain Richard Nixon. Et puis George fait peur. Il change de position sur la guerre du Viêt Nam, estimant y avoir subi un « lavage du cerveau » lors d’un voyage effectué deux ans plus tôt, et détail non négligeable: il est mormon.
Son fils, Mitt est d’ailleurs le premier candidat à la Maison Blanche mormon, issu d’une tradition biblique de la polygamie. En effet, son arrière-grand père paternel avait 5 femmes. Vers la fin du 19ème siècle, il a dû fuir pour le Mexique. Les Etats-Unis adoptaient des lois pour condamner la polygamie. Il n’avait pas le choix s’il voulait garder les siens autour de lui. Mais avec le temps, les pratiques évoluent et son fils, le grand-père de Mitt sera, lui, monogame. Il réintégrera d’ailleurs les Etats-Unis.
Si Mitt ne devient pas président demain, il peut compter sur ses 5 fils, Tagg, Matt, Josh, Ben et Craig pour porter le flambeau de la dynastie Romney. Bombardés de diplôme, ils ont été élevés avec une perspective : se donner les moyens de conquérir un jour le fameux bureau ovale.
Le président sortant démocrate, Barack Obama a clôturé sa campagne hier soir dans l’état de l’Iowa devant une foule de 20 000 personnes suspendues à ses lèvres. Dans la fraicheur et la nuit claire de la capitale de Des Moines, Barack Obama s’est dit qu’il prononçait là son dernier discours de campagne. Un speech adressé à ses électeurs et à ses bénévoles qui ont travaillé d’arrache-pied ces derniers mois pour lui faire gagner peut-être les derniers votes déterminants qui feront la différence. Epuisé, frigorifié, Obama a relâché la tension accumulée ces derniers mois et a laissé s’échapper quelques larmes. Il ne reste plus qu’à attendre les résulats très serrés qui devraient élire le nouveau président des Etats-Unis.
Le Président américain Barack Obama s’est montré très offensif et un peu moqueur lors de ce dernier débat télévisuel…. #Romneynotready #horsesandbayonets
En attendant le nouveau débat de demain qui l’opposera à Mitt Romney dans la course à la Maison Blanche, Barack Obama s’est accordé une petite pause. Ses bras chargés de pizzas, il a rendu une petite visite impromptue à ses bénévoles postés dans son bureau de campagne de Williamsburg, dans l’état de la Virginie. Et si le président a choisi cet état pour sa préparation à son importante confrontation, ce n’est pas un hasard. L’état de Virginie a en effet été le théâtre de bien des batailles historiques. Le message est envoyé à l’attention du camp républicain. Le deuxième débat ne sera pas « a piece of cake » (une part de gâteau).
Flanqué de son équipe de collaborateurs composée entre autres de David Axelrod et David Plouffe, le président concocterait une performance plus aiguisée après son apparition du 3 octobre jugée, unanimement, fade.
Mais que s’est-il réellement passé lors du premier débat?
« Trop poli » selon le président himself, « dans l’expectative que Mitt Romney, la gaffe » s’emmèle les pinceaux lui-même selon plusieurs observateurs démocrates, Barack Obama n’a pas convaincu lors du premier débat qui l’a confronté à Mitt Romney.Un manque d’action qui s’est ressenti dans les intentions de vote. Il a perdu l’avance dont il disposait sur son adversaire républicain. La course désormais coude à coude pour devenir Président des Etats-Unis est sans doute à son paroxysme.
Une intervention en direct d’une présentatrice télé de l’état du Wisconsin fait le buzz en ce moment. Jennifer Livinston anime quotidiennement un show matinal sur la chaîne de télévision WKBT-TV, diffusé dans l’état du Wisconsin. Furieuse à cause des commentaires émis par un téléspectateur sur son aspect physique, elle a pris l’antenne 4 minutes pour répondre à l’e-mail de cet homme qu’elle qualifie de « tyran ». Le courriel avait comme objet: « la responsabilité de la communauté ». Voici ce que Kenneth Krause, un habitant de La Crosse a écrit à la journaliste: « Bonjour Jennifer, je ne regarde pas votre émission d’habitude, mais aujourd’hui, je vous ai regardée brièvement. J’étais surpris, en fait, de constater que votre aspect physique ne s’est pas vraiment amélioré après toutes ces années. Certainement, vous ne vous considérez pas comme un exemple pour la jeunesse, en particulier pour les jeunes filles. L’obésité est l’un des pires choix qu’une personne puisse faire et l’une des habitudes les plus dangereuses à adopter. Je vous laisse ce message espérant que vous reconsidériez votre responsabilité en tant que personnage public de notre communauté et que vous puissiez à l’avenir encourager un mode de vie sain. »
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la journaliste a pris son rôle d’exemple au sérieux. Voici sa réponse en vidéo:
Recevoir quelqu’un de célèbre dans son établissement, c’est la meilleure publicité qui soit pour un restaurateur. Et le moins que l’on puisse dire dans ce cas-ci, c’est que cette visite impromptue a fait un heureux. Scott (c’est le nom du propriétaire d’une pizzeria de Fort Pierce) a vu arriver dans ses locaux: le président américain, Barack Obama et son staff. Rien que ça! Après s’être régalé le Président a voulu saluer le propriétaire des lieux. Scott a donc émergé des cuisines et au moment de lui serrer la main, fou de joie, il l’a pris dans ses bras..et l’a même soulevé! Le service de sécurité sur le qui-vive a fait un pas dans sa direction avant de voir qu’il n’y avait pas de danger…Pour la petite histoire, Scott est républicain…Mais il votera ce 6 novembre pour Obama qui est démocrate. Une voix de gagner dans l’état de la Floride, cela n’est jamais négligeable.
Il y a quatre ans à Denver, Barack Obama,avait asséné le coup de massue à Hillary Clinton. Jeune candidat aux présidentielles, il annonçait qu’il voulait changer l’Amérique. Pour cela, il promettait de mettre de côté les différences entre les partisans, de redonner l’espoir aux chômeurs, de sauver la terre du réchauffement climatique et de rendre sa fierté à l’Amérique. Nous sommes quatre ans plus tard. Et à partir de ce mardi et durant 3 jours, c’est en tant que Président que Barack Obama va s’adresser à ses partisans à la Convention démocrate qui s’ouvre à Charlotte en Caroline du Nord.
L’heure des bilans
Il est donc temps pour lui de dresser les bilans de ces 4 années d’occupation à la Maison Blanche. Et le résultat? Et bien comme le souligne le journal en ligne, The Economist, « cela aurait pu être pire ». Oui, le taux de chômage s’élève désormais à 8,3% (3 millions de chômeurs supplémentaires qu’il y a quatre ans) et la dette est de 16.000 milliards de dollars (5 billiards plus grande). Oui, le réchauffement de la terre est devenu une voie sans issue et les rancoeurs n’ont jamais été aussi vives au sein du parti, avec une réforme des soins de santé, qui en est certainement pour quelque chose..
Mais Obama pour sa défense n’avait pas hérité d’une tâche facile quand il a pris ses quartiers au 1600 Pennsylvania Avenue . Avec une économie en chute libre liée notamment aux faillites des banques, Obama n’a cessé de montrer sa bonne volonté. Il a appliqué une politique d’austérité (qui n’a pas eu beaucoup de résultats) et multiplié les relances économiques… En gros, on peut dire qu’ il a limité la « casse ».
Grande dis’ pour la Sécurité nationale
S’il y a un domaine dans lequel Barack Obama peut se vanter, c’est la Sécurité nationale. Il a mis fin à l’engagement militaire en Irak en ramenant les GI’s à la maison et puis surtout il a commandité l’élimination d’Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro 1. Et cela, les Américains ne sont pas prêts de l’oublier.
Avec cette croyance forte en une justice sociale, et sa préférence de faire développer le secteur public, parfois au dessus du privé, Obama ne fait pas toujours l’unanimité au sein-même de son parti. La majorité des démocrates présents à Charlotte ne sont pas aussi fans que lui de ses idées jugées parfois trop centristes. Et c’est d’abord eux qu’il faudra convaincre. Le Président a 3 jours pour y arriver. Bill Clinton a annoncé qu’il viendra lui prêter main forte. Et jeudi soir, tous les regards seront tournés vers le stade de Charlotte, où Barack prononcera son discours devant plus de 70 000 personnes, en espérant au final ne pas connaître le même sort que son ami français, Nicolas.
Si vous voulez suivre la Convention démocrate minutes après minutes, rendez-vous sur Twitter: #DNC2012.
Un tweet posté hier par le compte officiel du collectif Anonymous pose question. Accompagné de ces mots: « Cher Monsieur Barack Obama, voici une photo de votre maman », une photo d’une femme entièrement nue. Selon plusieurs sources, il s’agirait d’un cliché de la mère du président Barack Obama, entièrement dévêtue, pris dans les années 1950. Cette photo avait déjà fait surface en 2008 mais n’a jamais vraiment pu être authentifiée. Et comme par hasard, 4 ans plus tard, 3 mois avant les élections présidentielles elle refait surface. Comment cette photo s’est-elle initialement retrouvée sur le net relève du mystère. Pourquoi a t-elle été prise? Et surtout, est-ce bien Ann Dunham, la maman du président des Etats-Unis? Même si ces questions restent sans réponse, elles alimentent les conversations et pimentent les critiques émises par les rivaux du président-candidat. Surtout qu’aux Etats-Unis la nudité reste un sujet très tabou, là où le topless est interdit sur les plages et où allaiter son enfant dans un endroit public est » so shocking ».
Dans la course pour les présidentielles américaines, les derniers sondages publiés par Bloomberg donnent une avance de 13 points à l’actuel locataire de la Maison Blanche face à son rival républicain Mitt Romney. Mais un nouvel atout a été dégainé hier soir par l’ancien gouverneur du Massachusetts qui souhaite à tout prix inverser la tendance.
Si Barack Obama campagne avec son épouse Michelle, chez les Romneys, les nouveaux ambassadeurs du candidat républicain sont ses cinq fils. Ils viennent d’ailleurs de faire une apparition télévisée plutôt remarquée hier soir dans le célébrissime show de l’animateur américain Conan O’Brien.
Placardés d’une petite étiquette à leur nom, Tagg, Matt, Josh, Ben et Craig avaient des allures de candidats participant à une énième version de l’émission « The Bachelorette ». Avec leur look d’athlètes, tous rasés de près, la chemise soigneusement glissée dans le pantalon, et le sourire pepsodant, les « gendres parfaits » ont plutôt bien accompli leur opération de séduction.
Assis comme s’ils allaient poser pour une photo de famille, les héritiers Romney ont confié sur le plateau de l’émission qu’ils avaient tenté de convaincre leur père de ne pas se lancer dans la course à la Maison Blanche. Josh confiait: « C’est l’un de ces moments où on se dit que nos vies sont vraiment biens actuellement et même si l’on sait que c’est une bonne chose pour le pays que notre père soit dans la course, ce n’est pas forcément une bonne chose pour notre famille. »
L’amour familial et le sacrifice à la partie : cela frôlait le soap opera.. Et Conan O’Brien de ramener tout ce petit monde sur terre en plaisantant quelques heures plus tard sur son compte Twitter et en s’adressant directement à Mitt Romney: « J’ai eu vos fils hier soir. Après leur départ, j’ai trouvé 20 000 dollars entre les coussins du canapé », a-t-il plaisanté.