Présidentielles 2012: Obama a-t-il limité les dégâts?

Par Jennifer Lecluse dans Politique , le 4 septembre 2012 18h11 | Ajouter un commentaire

Il y a quatre ans à Denver, Barack Obama,avait asséné le coup de massue à Hillary Clinton. Jeune candidat aux présidentielles, il annonçait qu’il voulait changer l’Amérique. Pour cela, il promettait de mettre de côté les différences entre les partisans,  de redonner l’espoir aux chômeurs, de sauver la terre du réchauffement climatique et de rendre sa fierté à l’Amérique. Nous sommes quatre ans plus tard. Et à partir de ce mardi et durant 3 jours, c’est en tant que Président que Barack Obama va s’adresser à ses partisans à labelga-picture-375713261 Convention démocrate qui s’ouvre à Charlotte en Caroline du Nord.

L’heure des bilans

Il est donc temps pour lui de dresser les bilans de ces 4 années d’occupation à la Maison Blanche. Et le résultat? Et bien comme le souligne le journal en ligne,  The Economist, « cela aurait pu être pire ». Oui, le taux de chômage s’élève désormais à 8,3% (3 millions de chômeurs supplémentaires qu’il y a quatre ans)  et la dette est de 16.000 milliards de dollars (5 billiards plus grande). Oui, le réchauffement de la terre est devenu une voie sans issue et les rancoeurs n’ont jamais été aussi vives au sein du parti, avec une réforme des soins de santé, qui en est certainement pour quelque chose..
Mais Obama pour sa défense n’avait pas hérité d’une tâche facile quand il a pris ses quartiers au 1600 Pennsylvania Avenue . Avec une économie en chute libre liée notamment aux faillites des banques, Obama n’a cessé de montrer sa bonne volonté. Il a appliqué une politique d’austérité (qui n’a pas eu beaucoup de résultats) et  multiplié les relances économiques… En gros, on peut dire qu’ il a limité la « casse ».

Grande dis’ pour la Sécurité nationale

S’il y a un domaine dans lequel Barack Obama peut se vanter, c’est la Sécurité nationale. Il a mis fin à l’engagement militaire en Irak en ramenant les GI’s à la maison et puis surtout il a commandité l’élimination d’Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro 1. Et cela, les Américains ne sont pas prêts de l’oublier.

Avec cette croyance forte en une justice sociale, et sa préférence de faire développer le secteur public, parfois au dessus du privé, Obama ne fait pas toujours l’unanimité au sein-même de son parti. La majorité des démocrates présents à Charlotte ne sont pas aussi fans que lui de ses idées jugées parfois trop centristes. Et c’est d’abord eux qu’il faudra convaincre.  Le Président a 3 jours pour y arriver.  Bill Clinton a annoncé qu’il viendra lui prêter main forte. Et jeudi soir, tous les regards seront tournés vers le stade de Charlotte, où Barack prononcera son discours devant plus de 70 000 personnes, en espérant au final ne pas connaître le même sort que son ami français, Nicolas.

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