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Archives du septembre, 2011

Un homme-sandwich ambigu et embarrassant

Par Jennifer Lecluse dans vie quotidienne , le 28 septembre 2011 15h27 | Ajouter un commentaire

Ceci est un cornet de crème glacée…qui a vécu deux semaines dans la petite ville d’Ocala en Floride. Et ce n’est pas le soleil qui l’a ( fait fondre et) disparaître mais la controverse qu’il a suscitée.  Les nouveaux propriétaires de la petite boutique « Ice Cream Family Corner » étaient loin d’imaginer le remous qu’allait causer leur homme-sandwich. sandwish2Posté devant le glacier, sur l’un des coins du carrefour le plus fréquenté d’Ocala, des passants ont pris cet homme qui leur faisait des signes pour… un membre du Ku Klux Klan.  Cette mauvaise interprétation a pris des proportions surdimensionnées: création d’un groupe facebook, boycott de l’endroit. Certains passants n’hésitaient pas à ouvrir la fenêtre de leur voiture pour insulter l’homme-sandwich.  D’autres passants n’osaient même plus emprunter ce carrefour ayant trop peur d’être confronté à cette organisation suprématiste des Blancs.  « Nous n’avons rien à voir avec le KKK. », explique Jasmine Gonzalez, gérante du magasin, à la chaîne de télévision CBS, » Quand on s’est rendu compte de cela, on a dû ranger le costume au placard, comme cela, du jour au lendemain ».(voir la vidéo)

Présidentielles 2012: Sarah Palin laisse planer le doute

Par Jennifer Lecluse dans Politique , le 26 septembre 2011 17h06 | Ajouter un commentaire

Une semaine politiquement passionnante commence aux Etats-Unis. Le moment fatidique que tout le monde attend, celui où Sarah Palin devrait annoncer sa candidature aux élections présidentielle 2012…ou pas. Les médias et le monde politique n’ont en ce moment qu’un seul sujet de conversation: l’ancienne chouchoutte des Républicains a-t-elle encore l’ambition de briguer un mandat présidentiel?

« Pas de date limite »

La chaîne de télévision ABC a mené son enquête comme bien d’autres et…Et Oh surprise, après avoir sondé les belga-picture-29057249membres de son staff, rien n’a encore filtré en dehors du seul clan Palin. Il se chuchote même que l’ancienne gouverneure de l’Alaska n’ait même pas encore trouvé elle-même de réponse à cette question.

Sur la Fox, la principale intéressée a préféré d’ailleurs « ôter toutes pressions de ses épaules » en déclarant fermement qu’ »elle n’avait pas l’intention de laisser les médias lui dicter une deadline (date limite) précise », avant d’ajouter « que des discussions à ce sujet avaient lieu en ce moment-même au sein de sa famille ».

Stratégie ou pas?

On ne peut s’empêcher de se poser une question. Sarah Palin ne laisse-t-elle pas planer le doute dans l’espoir de faire encore parler d’elle? Alors stratégie ou pas? Seul l’ex Miss Alaska le sait. En ne donnant pas de réponse claire et définitive, la potentielle candidate ultra-conservatrice attire tous les regards, fait parler d’elle quotidiennement dans les journaux. Et ça c’est encore plus efficace qu’une émission de télé-réalité.

Mais y a-t-il urgence? Pas vraiment. Puisque les démarches légales doivent être entamées pour le mois de novembre.

« The time of her life? »

Entretemps, la Miss Tea Party enchaîne les apparitions publiques « au cas où », pas tout à fait en campagne électorale, mais pas vraiment hors campagne non plus. Certains considèrent que c’est peut-être SON moment; la liste des candidats républicains actuels ne laissent pas beaucoup de place à l’imagination. Un dernier sondage réalisé par CNN la place en 3e position des candidats républicains, après le gouverneur du Texas Rick Perry et Mitt Romney.  Se laisser désirer n’est-ce pas le meilleur moyen d’attirer l’attention de tous? Alors Mrs Palin, are you running or not?

Vivre à l’ombre du signe « Hollywood  » ne tient pas du rêve…

Par Jennifer Lecluse dans vie quotidienne , le 21 septembre 2011 17h51 | Ajouter un commentaire

Les résidents de la colline la plus célèbre du monde en ont ras-le-bol. Et pour cause, le passage incessant des touristes en quête de la plus belle photo a le don de les agacer.  Les GPS renseignent depuis peu un endroit bien particulier et depuis, le ballet des voitures et des bus touristiques ne s’interrompt plus. Aucune infrastructure n’a été conçue pour accueillir ces milliers de touristes quotidiens. Le docteur Frank Defazio est proprétaire d’une villa dans le quartier. Il nous explique son mécontentement: «  Les touristes sortent de leur voiture n’importe où, même là où la route est sinueuse et étroite [....] C’est vraiment un danger. »

Comme quoi, « vivre dans l’ombre des stars » n’est vraiment pas facile…

(VOIR LA VIDEO)

Le 11 septembre 2001 vécu sur la côte Ouest en état d’alerte

Par Jennifer Lecluse dans vie quotidienne , le 11 septembre 2011 11h33 | Ajouter un commentaire

Il y a 10 ans, ce n’est pas seulement la côte Est qui était sous le choc des attentats terroristes. J étudiais à ce moment-là en Californie, à 4700 kilomètres de la grosse pomme et en quelques heures, j’ai pu constater que tout le pays se retrouvait  mobilisé comme « en état de siège ».  C’est lors du début des cours (7h30 heure locale) que le professeur de littérature anglaise, nous a prévenu d’un ton solennel que l’Amérique était en guerre (« America is at war »). Quelques chuchotements d’étudiants sont venus briser le silence ambiant, mais pas de réaction extravagante, pourtant si coutumières aux Américains.  Le professeur a alors annoncé qu’il allait donner cours comme d’habitude, étant donné qu’aucune autre consigne ne lui avait été donnée. Sur le campus, des étudiants qui avaient reçu la permission de quitter leur cours quelques minutes se précipitèrent vers les drapeaux américains pour les mettre en berne.

Mini psychose

A la sortie des cours, les  stations-essences étaient prises d’assaut, les supermarchés aussi. Que faire en cas de climat instable si ce n’est se constituer un stock de provision? Un seul mot revenait dans toutes les discussions: « War » (guerre). Des hélicoptères patrouillaient de manière permanente. Et des rumeurs couraient sur les prochaines cibles potentielles: le Golden Gate Bridge à San Francisco, Hollywood et Disneyland à Los Angeles. Disneyland qui a d’ailleurs décidé de fermer ses portes dès l’annonce de l’attaque sur les tours jumelles. Sur la côte Ouest, à interval régulier, se trouvaient des bâtiments de la marine américaine capable de tirer sur n’importe quel avion devenant menaçant. Les plages étaient désertées par les Américains où on pouvait clairement les distinguer. Ils sont restés là visibles quelques mois.

« United we stand »

Autre réaction particulière: chaque Américain a arboré son drapeau sur sa façade. Sur les autoroutes, environ une voiture sur 3 avaient un drapeau attaché à son rétroviseur, ou sur la vitre de sa voiture. Des autocollants « United we stand » (« Unis nous sommes ») étaient collés un peu partout où c’était possible. Et lors de manifestations sportives ou culturelles, ce n’est plus seulement l’hymne national (appelé the Star-Spangled banner/la bannière étoilée) qu’entonnaient les Américains, mais également le chant « God bless America » revisité par la plupart des artistes de l’industrie de la musique.

Encore aujourd’hui, le renforcement du sentiment patriotique est fort. Dans des valeurs de solidarité et d’union, le peuple américain a su faire face à ce moment particulièrement dramatique de son Histoire. Attachante et forte, la population américaine a encore beaucoup à nous apprendre.

Pas toujours sûr le job de pom-pom girl (VIDEO)

Par Jennifer Lecluse dans Médias, Sport , le 8 septembre 2011 15h05 | Ajouter un commentaire

Lundi soir, c’est la fête au stade de North Charleston, en Caroline du Sud. L’équipe locale de St. Johns affronte celle de Garret Academy. Nous sommes dans le 3 ème quart temps. Simone Gray est une pom-pom girl. Elle va faire le vol plané de sa vie.

Faisant face à l’assistance, Simone se trouve sur le bas côté du terrain. Elle attend le coup de sifflet imminent de cheerleaderl’arbitre pour entamer sa chorégraphie avec les autres filles. Soudainement, un des footballeurs fait irruption derrière elle. Il la placarde violemment au sol. Elle s’est confiée à un journaliste de la chaîne américaine CBS.

« J’ai entendu des gens m’appeler mais je n’ai pas preté attention. Je regardais les filles. Et puis j’ai perdu pieds, j’ai fait un vol plané, complètement emportée par le joueur. Je n’avais jamais été tacklée et je ne le recommande à personne! » explique-t-elle.

Simone complètement K.O.

Sur les images filmées, on entend les cris de la foule consternée. Simone est resté allongée sur le sol pendant plusieurs minutes. « Je ne me souviens plus trop de ce qui s’est passé ensuite. On me posait un tas de question. »  déclare-t-elle. « Connaissiez-vous le footballeur qui vous a mise K.O? « inquisite le journaliste. « Oui, mais je lui ai dit que je lui pardonnais et que c’était OK et que nous allions rester amis. »

Cette vidéo a fait le tour des chaînes de télévisions américaines. Etre pom-pom girl est décidément beaucoup plus risqué qu’il n’y paraît.

Dix ans après, Georges W. Bush commente ces images imprimées dans la mémoire collective

Par Jennifer Lecluse dans Médias, Politique , le 6 septembre 2011 11h17 | Ajouter un commentaire

Ces images ont été maintes fois diffusées le jour des attentats du 11 septembre 2001. On y voit le président d’alors Georges W. Bush apprendre de son conseiller que son pays est attaqué par des terroristes. Dix ans plus tard, la chaîne de télévision américaine « The National Geographic » est allée à la rencontre de l’ancien président des Etats-Unis pourbush qu’il commente lui-même ces images vues par tout un chacun. Dans une interview intime, l’ancien président retrace ce moment. Il savait avant d’entrer dans cette classe de Floride qu’un avion avait percuté l’une des deux tours jumelles. Mais jamais il n’aurait imaginé l’ampleur de la catastrophe qui venait de toucher New-York. « Premièrement, j’ai pensé que c’était un avion de loisir et je me suis dit que la météo devait être mauvaise ce jour-là ou que quelque chose d’extraordinaire avait dû arriver au pilote » explique-t-il.

 

Self control

C’est alors qu’un deuxième avion percute l’autre tour. Le président est immédiatement mis au courant. La leçon se poursuit et Georges W. Bush sait qu’il est sous le feux des projecteurs et que chacun de ses mouvements va être décrypté.

« Dans le fond de la classe il y a une rangée de journalistes, des gens de mon équipe et plusieurs adultes et je suis en train d’écouter la leçon. Soudainement, je sens une présence derrière moi et mon conseiller avec son accent du massachussetts me murmure à l’oreille: « un second avion a frappé l’autre tour, l’Amérique est attaqué »" conclut-il.

> VOIR L\’INTERVIEW DE GEORGES W. BUSH