En ce moment

Du pétrole jusqu’au cou

Par Jennifer Lecluse dans Politique , le 2 mai 2010 19h41 | Ajouter un commentaire

belga-picture-20038405A l’heure où les Américains se concentrent de plus en plus sur l’écologie, une marée noire menace les joyaux de leur patrimoine naturel et l’une des principales économies des Etats-Unis. S’agit-il d’un sabotage destiné à nuire aux projets du Président?

Le premier avril, le président américain Barack Obama prenait la décision d’ouvrir de nouvelles zones maritimes au forage pétrolier. On n’était alors dans des négociations assez délicates en vue d’une loi de réduction des gaz à effet de serre.

En effet, l’équation devait être simple.  Le président américain Barack Obama promettait une expansion du forage pétrolier en mer dans l’espoir de rallier des républicains à une loi sur le climat en préparation au Sénat.

Accident ou sabotage?

Coup dur donc pour l’opération d’Obama lorsque cette plate-forme a explosé….Certains restent sceptiques. Pour Charles Cooper, l’explosion de cette plate-forme n’est pas le fruit du hasard. Comme il l’explique dans son article intitulé « Drill, Baby…Ugh » publié sur le site CBS.com. Clairement, il doute de la thèse de l’accident. C’est que la situation prête à confusion et le moment choisi est assez ironique.  » L’adoption de la taxe carbone était annoncée le jour de la Terre, Earth Day (22 avril 2010). Et a été retardée deux jours plus tard avant de disparaître du devant de la scène pour vite laisser sa place à celle de l’immigration. Ce projet de loi de pollueur-payeur a longtemps été critiqué par les fervents défenseurs de l’environnement qui y voyaient justement une occasion supplémentaire pour les plus riches d’étendre leurs forages pétroliers. Et comme par hasard alors que les équipes d’intervention spéciale sont sur place en pleine inspection. Une plate-forme présente des fuites. »

Pour de nombreux observateurs, il pourrait s’agir purement d’un sabotage..La situation échappe donc au Président qui se dépêche en ce moment sur les lieux de la catastrophe. Et ce, afin d’éviter des critiques, comme son prédécesseur George Bush avait fait l’objet après le passage de l’ouragan Katrina en 2005.

Laisser un commentaire