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La France montrée du doigt par le Parlement

Par yannantony dans Roms , le 9 septembre 2010 18h23 | Ajouter un commentaire

Roms“Le Parlement européen condamne les mesures prises par les autorités françaises et d’autres pays membres à l’encontre des Roms”. La résolution adoptée aujourd’hui par les eurodéputés est sans ambiguïté : c’est bien la France qui est visée par les parlementaires.

Mardi, Guy Verhofstadt ne s’était déjà pas privé de dénoncer l’attitude française. “Ce qui se passe en France est inacceptable” avait-il lancé lors de sa prise de parole devant le Parlement avant de dénoncer une “attitude incompatible avec les valeurs” de l’UE. Un discours qui traduisait l’émotion qui règne autour de cette question.

Pour enfoncer le clou, l’eurodéputée française Sylvie Guillaume (PS) s’est fendue d’un commentaire sans détour avançant que “M. Sarkozy s’était trompé en pensant qu’il pouvait piétiner les lois européennes en toute impunité”.

S’adressant au Parlement au nom du Conseil, Olivier Chastel, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, s’est contenté d’un rappel au respect des droits à la liberté de circulation et à la protection des minorités. En aparté, il confiait “sa frustration de ne pas pouvoir exprimer complétement son opinion sur la question des Roms”.

Avec cette résolution portée par l’aile gauche et libérale du Parlement, les députés ont demandé de “suspendre immédiatement toutes les expulsions de Roms” sans oublier de critiquer la passivité de la Commission dans cette affaire.

Visiblement, les eurodéputés n’ont pas apprécié le “laisser-faire” de la Commission vis-à-vis de la politique française. “Est-ce que vous allez être capable de démontrer dans cette situation que la Charte des droits fondamentaux est autre chose que du pipeau ?” avait demandé mardi Hélène Flautre, eurodéputée française du groupe des Verts, à Viviane Reding, la commissaire européenne en charge du dossier.

La réponse française ne s’est pas faite attendre. Par la voix de son ministre de l’immigration, Eric Besson, la France a d’ores et déjà affirmé qu’il n’était “pas question” de stopper les reconduites à la frontière.

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