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Ron Jans, de la boucherie Reynmans ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 19 juin 2012 10h05 | Ajouter un commentaire

Il aura suffit d’un seul entraînement pour que les nouveaux coachs d’Anderlecht et du Standard fassent l’unanimité. Au niveau des joueurs mais également des supporters qui ont été à la fête lundi dernier…

imageglobe-35983250par Vincent Legraive

Il faut dire que les Néerlandais avaient l’obligation de redorer le blason d’un football batave éliminé la veille sans gloire de l’Euro en Pologne et en Ukraine. Alors que les joueurs de l’équipe nationale sont rentrés au pays la tête basse et sous une pluie de critiques, John Van den Brom et Ron Jans ont ensoleillé la reprise dans les deux clubs mythiques de notre compétition.

A commencer par Van den Brom à Anderlecht. Lors d’un entraînement ouvert où quelque 500 supporters ont pu enfin franchir les imposantes barrières du centre d’entraînement de Neerpede, qui depuis son inauguration il y a un an ressemblait plus à un camps retranché, inaccessible.

Sous l’ère Jacobs, tous les entraînements étaient à huis-clos. Désormais, il y en aura beaucoup ouverts car pour Van den Brom, il faut que le club forme un tout et cela part du haut de la hiérarchie jusqu’à la base.

Voilà donc le Néerlandais qui débarque à la tête d’un club champion en titre, qui tourne la page Jacobs après 5 années et qui dès le mois d’août jouera une grande partie de sa saison lors des qualifications pour la Ligue des Champions. Avec entre ses mains un noyau imposant de 35 joueurs qu’il va falloir dégraisser et qui devrait être orphelin de Juhasz, de Biglia et de Suarez.

Plus tôt dans la journée d’hier, Ron Jans a entamé son opération de charme. Comme un boucher qui doit vendre sa viande de barbecue avant un week-end estival.
je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais Ron Jans, il a la tête du boucher sur la publicité pour Reynmans. Ron Jans, Reynmans, cela se ressemble beaucoup…

Anderlecht champion après une succession de miracles

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 7 mai 2012 07h43 | Ajouter un commentaire

Anderlecht est champion pour la 31e fois de son histoire. Un titre remporté après un partage peu glorieux contre le club brugeois…

imageglobe-34972804par Eddy Daniel (BEL RTL)

Il s’en est fallu de peu pour que vous ayez droit à un mea culpa radiophonique en bonne et due forme ! C’était 0-1 à la 92 ème minute. Restait 60 secondes à jouer. Le champagne avait repris sa place au frigidaire.

La coupe de champion était dans la camionnette, le moteur tournait, direction l’union belge. Les joueurs, le staff, les dirigeants et les journalistes regardaient leurs souliers.

Ah on avait l’air malin, nous qui serinions dimanche matin: Anderlecht n’a besoin que d’un point pour être champion, le Sporting est invaincu contre Bruges en championnat cette saison, les Brugeois n’ont plus gagné depuis 15 ans au Parc Astrid… Bref, c’était fait. On n’écoutait pas Ariel Jacobs qui répétait le contraire. Allez Ariel, c’est ta manière à toi de conjurer le sort.

C’était sans compter avec les joueurs, qui ont gâché la fête pendant 90 minutes – pardon 92 minutes.

Un festival de mauvaises passes, de lenteur, de stress. Aucun tir cadré vous vous rendez compte ? D’accord le 0-0 était suffisant et comme l’avait dit le président Van den Stock: « Champion c’est champion ». Y a pas de petit ou de grand champion. Mais parti comme ça l’était, après le but de Lestienne à 18 minutes de la fin, il n’y avait pas de champion du tout…

Succession de miracle

Et c’est alors que le miracle vint… Une succession de miracles, plutôt…

Une idiotie – y a pas d’autres mots – du défenseur brugeois Halmeback, qui joue tout sauf le ballon et qui expédie Mbokani au sol dans le grand rectangle. L’arbitre aux aguets qui montre sans hésitation le point de penalty.

A ce moment on ne s’est pas disputé dans le camp anderlechtois pour tirer le coup de réparation. Alors que pendant la saison…

C’est donc Guillaume Gillet qui a pris ses responsabilités. Le gardien Jorgacevic a bien essayé de le déstabiliser en restant de longues secondes devant le ballon, avant de rejoindre la ligne de but.

Quand Gillet s’est élancé, ça a duré une éternité. Le garçon a même marqué un léger temps d’arrête avant de frapper le ballon dans le coin droit du but. Explosion de joie partout évidemment, sur le terrain, dans les tribunes…

On a ressorti vite fait le champagne du frigidaire. On a arrêté le moteur de la camionnette, on a ramené la coupe de champion.

C’était fait ! Anderlecht pouvait fêter son 31ème titre. Après un match cauchemardesque, mais qu’importe. Et nous on peut dire: on vous l’avait bien dit !

Ouf…

Silenzio stampa: un coup de non-com’ dans le mille

Par Gaëtan Willemsen dans Divers, Jupiler League , le 7 avril 2012 23h11 | Ajouter un commentaire

anderblog

   

    

Le contraste dans les points reçus dans la presse par les joueurs du Standard et d’Anderlecht est saisissant quand on le prend avec du recul. Oui, la prestation des Mauves a déçu et celle des Rouches a séduit après une lourde défaite au match précédent. Mais venir chercher un point à Sclessin, chez l’ennemi juré qui se bat encore pour une place européenne, ça reste une bonne opération dans l’absolu. Les annonces de présaison et durant celle-ci de la direction mauve, qui clamait haut et fort vouloir le titre et avoir construit une équipe pour, ont mis une sacrée pression sur les épaules des joueurs. Voilà pourquoi les supporters comme la presse en attendent désormais des prouesses à chaque match. Voilà pourquoi pour un match moyen à Anderlecht, c’est souvent 5/10 au lieu de 6.

La critique des coudes baladeurs de Wasyl a bon dos

Nulle envie ici de justifier la décision de la direction d’Anderlecht de boycotter les journalistes… d’autant plus que selon nos confrères de la presse papier, ce n’est pas pour des cotes sévères qu’ils auraient pris la mouche. C’est par rapport à la suspension jugée plus que méritée de Wasilewski, pour être retombé dans ses travers de boxeur thaïlandais avec ses coups de coude. Quatre matches pour une agression sur Peter Delorge (Saint-Trond), qui sonne comme une récidive dans le chef du Polonais, cela a semblé mérité par les observateurs… et ça aurait vexé les joueurs. Les dirigeants du club n’ont cependant pas encore interjeté appel de cette suspension et ont jusqu’à lundi pour le faire. Mais après avoir décrété de ne plus parler à la presse parce qu’elle a été « injuste » de soutenir cette suspension, on peut logiquement déduire qu’ils trouvent celle-ci injuste… Ne pas aller en appel serait donc illogique.

Une excuse pour garder le moral des joueurs au-dessus de zéro

Ça pourrait pourtant arriver… en toute logique. Car cette annonce est avant tout une opération de non-com’ réussie. L’intention était de désamorcer une bombe, de préserver les joueurs de médias qui allaient assurément leur rappeler qu’avec ces 2 points perdus, ils n’ont plus entièrement leur sort entre les mains. Cela a évité aux journalistes de porter involontairement un nouveau coup au moral d’un groupe qui semble avoir posé un genou à terre. Si on ne lit pas les journaux le lendemain, il y a alors moyen de passer à autre chose et de se reconcentrer. Il faut aussi comprendre les joueurs: quand, par sa propre faute et celle du système, on voit passer son avance sur le principal poursuivant de 8 points à peut-être -1 en 4 matches, il y a de quoi être dégoûté.

Huit matches pour être de beaux champions

Les expressions étant faites pour s’en servir, on rappellera celle de Corneille aux joueurs qui liraient ces lignes: « A vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». Leur mauvaise passe (pour ne pas reprendre le mot crise lu de-ci de-là ce samedi) pourrait donc bien transformer un 31ème titre insignifiant en un 31ème titre inoubliable, car obtenu dans la douleur et l’incertitude jusqu’au bout. C’est tout le malheur qu’on souhaite à cet effectif qui le mérite, au vu de la phase classique et de son talent intrinsèque. De quoi aussi faire oublier une certaine malédiction des playoffs à l’heure où l’histoire semble repasser les plats.

Nouvelle « affaire » Wasilewski: les choses se compliquent

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 20 mars 2012 19h26 | Ajouter un commentaire

L’Union belge de football est bien embarrassée depuis dimanche après-midi. En cause : le coup de coude de Marcin Wasilewski sur le Trudonnaire Peter Delorge. Non-sanctionné par l’arbitre de la rencontre, le Polonais du Sporting d’Anderlecht risque à priori une lourde sanction devant le Comité Sportif. Mais il pourrait tout aussi bien s’en sortir blanchi.

imageglobe-33991438par Vincent Legraive (BEL RTL)

Rappel des faits. 75e minute, coup de coin pour Anderlecht. Lucas Biglia le botte. Wasilewski déboule dans le rectangle et arrive coude en avant. Il percute Peter Delorge. Le défenseur trudonnaire est KO et transporté en civière vers une ambulance. Direction l’hôpital. Bilan : commotion cérébrale et nez cassé.

Sur cette action, l’arbitre Sam Loemans signale une faute. Tout le monde est persuadé qu’il s’agit de l’agression de Wasilewski qui pour le coup n’écope même pas d’un carton jaune alors qu’il aurait du recevoir un rouge vif.

Mais surprise une heure après le match : le jeune arbitre de 32 ans affirme ne pas avoir vu la phase mais bien une autre faute : un tirage de maillot. Mais les images sont formelles : hormis l’agression du Polonais, aucun autre contact n’est survenu durant cette phase. Mbokani, Gillet et Kouyaté sont très loin de leurs opposants.
Du coup, comme le veut le règlement, le Polonais est renvoyé devant le Parquet de l’Union belge qui peut se baser sur les images.

Sauf que les explications de l’arbitre ne tiennent pas la route : impossible que Sam Loemans n’ait pas vu la faute de Wasil.

A-t-il menti ? A-t-il voulu se protéger pour ne pas avoir sanctionné le geste ? Des réponses à ces questions dépend la sanction qui sera infligée au Polonais.
Car le règlement est clair : le parquet ne peut poursuivre un joueur que si l’arbitre n’a pas vu la faute en direct. Sauf qu’ici, cela paraît impossible.

Autre question : Sam Loemans a-t-il décidé de tenir de tels propos après avoir discuté avec le membre de la Commission venu le superviser ? Autrement dit, raconte-t-il sciemment des bêtises pour permettre de poursuivre Wasileski ? Si c’est le cas, alors c’est grave et quand bien même le Polonais doit être sanctionné, son avocat ne manquera pas de démonter les images lors de sa parution.

Tout cela à cause d’un règlement mal fait qui ne permet quasiment pas au Parquet de désavouer son propre arbitre. En attendant, et à moins d’un revirement inattendu de Loemans, Wasilewski va devoir se présenter devant le Comité sportif. Ce sera sans doute le 3 avril. On en saura plus mercredi.

Que risque-t-il ? En principe, de 3 à 8 semaines de suspension. 3 semaines, c’est le tarif habituel pour un tel geste; 8 semaines, ce serait pour l’exemple et pour un récidiviste à qui il faudrait expliquer la notion de respect de l’adversaire.

Il y a 2 ans et demi, le Polonais était quasiment un martyr suite à la faute d’Axel Witsel. 6 opérations et 400 jours d’absences plus tard, il était revenu et s’était vu offrir une prolongation de contrat de 2 ans. Mis à l’amende par son club, il a également plongé ses employeurs dans l’embarras.

Play-offs 1: 4 équipes, 3 points, 2 places

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 19 mars 2012 09h01 | Ajouter un commentaire

Il faudra vraiment attendre la dernière journée de la phase classique du championnat pour connaître tous les participants aux play offs 1. Hier, la journée a surtout souri au Standard. Les Rouches, eux,  sont certains de faire partie des play-offs 1 grâce à leur victoire contre Louvain.

imageglobe-33970323par Eddy Daniel (BEL RTL)

C’est bien la seule décision qui est tombée dimanche. On connait depuis longtemps les trois premiers qualifiés, Anderlecht, le club Brugeois et La Gantoise. Restaient 4 candidats pour 3 places.

C’est un peu le jeu de la chaise musicale puisque lundi matin, ils sont toujours 4 en course, mais il ne reste plus que deux sièges disponibles. Le Standard vainqueur 4-0 contre Louvain à Sclessin s’est mis à l’abri. Avec 48 points au classement l’équipe liégeoise a 5 points d’avance sur la 6ème place. Les 4 autres, le Cercle de Bruges, Genk, Courtrai et Lokeren vont se livrer la dernière bataille.

Au classement, avantage au Cercle de Bruges. 46 points. Suivent Genk et Courtrai 43, et Lokeren, 41 points.

Au calendrier , avantage Courtrai qui va recevoir le Beerschot, totalement démobilisé et qui n’attend plus que la fin de la compèt’. Avec un bémol quand même: Courtrai jouera la finale de la coupe de Belgique le samedi suivant.

Match difficile en perspective pour Genk qui recevra La Gantoise, 3ème au classement et qui ne voudra certainement pas voir l’écart se creuser avec Bruges et Anderlecht.

Et enfin, j’ai gardé pour la bonne bouche Lokeren – CS Bruges. Imaginez: Lokeren gagne, et Genk et Courtrai sont battus: le Cercle de Bruges reste 5ème, 46 pts, Lokeren est 6è 44 pts. Avec un bémol important là aussi: Lokeren est l’adversaire de Courtrai en finale de coupe de Belgique…

Enfin à l’autre extrémité du classement le suspense est insoutenable : dans quel ordre vont terminer Westerlo et St Trond, les deux malheureux appelés à jouer les play-offs 3. Cela fait 15 jours qu’ils se passent et se repassent. Avant la dernière journée, Westerlo est 15e, 20 pts, St Trond 16e, 19. S’ils se bagarrent ainsi c’est parce que celui qui finira 15ème aura un avantage considérable. Les deux équipes joueront 5 matchs mais le 15ème jouera 3 fois à domicile et commencera avec une avance de 3 points. C’est pratiquement décisif. Les deux équipes joueront le dernier match de phase classique en déplacement St Trond à Louvain. Westerlo à Mons.

L’ingrat métier d’entraîneur

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 28 février 2012 15h41 | Ajouter un commentaire

En foot, on parle beaucoup de deux entraîneurs en ce moment. Le 1er, Denis Van Wijk, a décidé de ne pas prolonger le contrat qui le liait à Mons. Le second, Tibor Balog, a été licencié par Charleroi. Quelques réflexions sur l’ingrat métier d’entraîneur…

imageglobe-25968541par Eddy Daniel

Il y a quelques jours, Vincent Legraive avait évoqué les difficultés du métier d’entraîneur de foot. Pas toujours bien payé, devant gérer des paramètres humains, matériels, financiers, et autres… Être maître tacticien, observateur, didactique, être psychologue (beaucoup), masseur, pharmacien (un peu), un père d’adoption parfois… Vous comprenez que ça coince, parfois.

Voyez l’entraîneur de Mons, Denis Van Wijk.

Battu à La Gantoise samedi alors qu’il était en pleine négociation pour la prolongation de son contrat. Mais manifestement ça coince. Après un bon 1er tour, l’équipe n’a pas gagné une fois en 2012. On dit que la révolte gronde dans le vestiaire… 13 mutins sur un noyau de 26 joueurs. Alors Denis Van Wijk jette l’éponge. En pleine conférence de presse d’après match, il annonce d’une manière un peu cavalière qu’il ne prolongera pas son contrat. Sur papier.

La direction en a conclu que cela prendrait effet immédiatement sur le terrain. M Van Wijk peut rester à la maison. Son adjoint se chargera de l’entraînement et du coaching.

Dès que l’équipe pend un peu de l’aile, vlan ! Par ici la sortie.

Un des spécialistes du limogeage express: le président de Charleroi Abbas Bayat. En novembre on avait évoqué le cas de son coach Tibor Balog. Un intermittent en fait. Il n’avait pas de contrat ce brave Tibor. En novembre, il se plaignait un peu le pauvre: « je pense que le président va me faire signer. Il faut qu’on discute de choses importantes. Je le connais. Il ne traînera plus ». Tiens, cause toujours ! 3 mois après, toujours rien. Et un faux pas: un partage contre Boussu Dour. Résultat: la pooorte !

13 victoires et une deuxième place au classement à deux points du leader n’y ont rien changé. Remplacé par Notaro. J’allais dire licencié, mais ce n’est pas possible puisqu’il n’avait pas de contrat. Le 3ème entraîneur cette année à Charleroi. Le 22ème changement depuis 2000.

Bayat, le président « Lucky Luke », qui vire plus vite que son ombre.

Les supporters en ont marre. Pour eux Abbas Bayat est devenu « à bat Bayat » ! Ils l’ont fait savoir clairement avant le match contre St Nicolas, dimanche dernier. Feux de Bengale, manif en rue, pancartes dans toute la ville, blocages des entrées aux tribunes populaires, coups de sifflet, banderoles vengeresses, huées…

Sur Facebook, un ancien joueur s’est lâché:  » une petite pensée pour ce club de Charleroi qui subit encore les foudres de ce dictateur de m… qui ne fait encore que tacher l’image du club. »

Le président Bayat a peut-être bien fait d’arriver sous escorte policière. C’est sûr, c’est regrettable d’en arriver à des extrémités pareilles. Mais faut pas se moquer du monde non plus.

Quand son équipe s’est trouvée menée 0-1, le président a quitté les tribunes. Comme un capitaine quitte son navire qui tangue. Il n’a donc pas vu les 3 buts qui ont permis à Charleroi de remporter le match 3-1.

Qui a dit « bien fait » ?

Le Belgique perd un expert de la préparation sportive

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 20 février 2012 09h32 | Ajouter un commentaire

Avec le décès de Guy Namurois, le Standard et la Fédération Wallonie-Bruxelles viennent de perdre un expert de la préparation sportive. Un des meilleurs en Belgique. Il jouait un rôle éminemment important.

imageglobe-27762809par Eddy Daniel

En D1, Guy Namurois était le meilleur préparateur physique de Belgique. Je pense que c’est l’avis général. Cela s’est vu tout au long de la dizaine d’années qu’il a passée au Standard. L’équipe des Rouches était souvent plus fraîche que les autres en fin de match, en fin de saison. Sauf malchance, c’est une équipe qui, quel que soit les joueurs, était le plus souvent épargnée par les blessures musculaires. Tout ça était dû au travail de Guy Namurois.

Je me souviens particulièrement d’Emile Mpenza. Emile était relativement fragile, sensible aux élongations, aux petites déchirures. Quand il est revenu au Standard, le travail de Guy Namurois avait immédiatement remédié à cela.

Guy Namurois avait été décathlonien. Le prototype du sportif complet. Il détient toujours la 14ème meilleure performance belge de tous les temps. Il a obtenu un diplôme en éducation physique à l’Université de Liège, mais il s’est très vite spécialisé dans le sport de haut niveau. Il s’est occupé de Dominique Monami, de Philippe Saive. Il a conseillé le club d’athlétisme du FC Liégeois, a exercé son art en basket, en tennis…

Il était au service de la Fédération Wallonie Bruxelles, où il suivait les athlètes de haut niveau, les élites sous contrat avec l’ADEPS.

Au Standard, il avait assuré les premiers entraînements de la saison, en juin dernier, quand le club venait de connaître les bouleversements que l’on sait et était toujours dans l’attente de José Riga.

Les hommages se sont multipliés dimanche sur les réseaux sociaux. La plupart des témoins étaient abasourdis par le caractère brutal et inattendu du décès de Guy Namurois. Mais tous rendaient hommage à la discrétion, à l’amitié et au talent de Guy. Il avait 51 ans, il était marié, avait deux enfants. Nos pensées les accompagnent, évidemment.

Quand Anderlecht va-t-il être champion ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 25 janvier 2012 17h57 | Ajouter un commentaire

Mardi on se demandait si le champion de 1re Division allait être connu à l’issue de la rencontre Anderlecht-La Gantoise. Ce matin, il n’y a quasiment plus aucun doute : le Sporting devrait fêter son 31e titre en mai prochain…

imageglobe-328110091par Vincent Legraive

Alors bien sûr on va dire qu’il reste 18 matches à jouer. On va dire qu’avec la victoire à 3 pts, tout est toujours possible. On va dire qu’avant les play-offs les points seront divisés par deux et que donc tout sera à faire. On va dire que la saison dernière, le Standard avait 18 pts de retard et qu’il a loupé le titre pour un demi-point.

On va dire, on va dire…

Sauf que franchement cette année Anderlecht est largement au-dessus du lot, trop fort, trop talentueux, avec un effectif pléthorique qui contrairement à ce qui s’est produit il y a 12 mois ne devrait pas perdre un joueur style Boussoufa. Tout le monde va rester. Les cadors, les stars, ceux qui savent faire basculer un match, ceux qui savent rétablir une situation difficile. Comme celle d’hier où après 1/4 d’heure Anderlecht était mené 0-1 et n’entouchait pas une.

Mais cela n’aura duré qu’un 1/4 d’heure, le temps que la machine se mette en marche. Le temps pour les vedettes de justifier leur statut.

A l’image de Suarez et Jovanovic, intenables hier. Le Serbe a inscrit son premier doublé depuis 26 mois. Deux buts en 8 minutes : une demi-volée magnifique à l’entrée du grand rectangle. Un plat du pied très facile après un effort de Suarez. L’Argentin qui a encore augmenté son niveau depuis qu’il est chaussé d’or. Le 3-1 en est l’exemple. Passe de Mbokani et demi-volée imparable.

3-1 et cela aurait pu être bien plus lourd si en face La Gantoise n’avait eu dans ses buts un jeune gardien néérlandais de 21 ans : Sergio Padt.
Avec lui Padt soucis, Padt problème, la maison est bien gardée.

Mais quand ses défenseurs sont aux abonnés absents, Padt tatra, tout s’écroule. Il a beau être bien sur ses deux Padt, c’est Padt toujours facile de sauver les meubles.

Du coup, ce matin, Anderlecht possède 9 pts d’avance sur des Gantois.

Jedui, le Standard accueillera Mons et s’il s’impose, il pourra valider sa présence quasi aussurée dans les PO1.

Mais tout cela loin de la principale question : quand Anderlecht va-t-il être champion ? En mai ou déjà en avril ? Question futile en somme : les Mauves sont en pistes, les autres sont toujours aux Padt ocks…

Comment élit-on le Soulier d’Or ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 11 janvier 2012 10h44 | Ajouter un commentaire

C’est un soirée très attendue par les amateurs de football en Belgique. Le Soulier d’Or va être remis mercredi soir au meilleur joueur ayant évolué dans le championnat belge en 2011. Quatre joueurs sortent du lot…

imageglobe-24827914par Sébastien De Bock

Suarez et Gillet d’Anderlecht ; Thibaut Courtois, ancien gardien de Genk, aujourd’hui à Madrid ; et enfin, Axel Witsel, ancien joueur du Standard transféré à Benfica l’été dernier.

De prime à bord, le vote est très ouvert entre les quatre prétendants. Et pour cause, le système de vote n’est plus vraiment adapté au football moderne. En fait, le jury (qui est notamment composé de journalistes, de membres de l’Union belge, ou d’arbitres) doit voter deux fois. Il doit d’abord désigner le meilleur joueur pour la fin de saison 2010 -2011, de janvier à juin.

Ensuite, il y a un second vote pour élire le meilleur joueur du début de saison 2011-2012, du mois d’aout au mois de décembre. Et la limite du système est bien là. Des joueurs comme Axel Witsel et Thibaut Courtois, partis cet été à l’étranger, ne recevront forcément aucun vote pour la deuxième partie de l’année 2011. Là où Gillet et Suarez peuvent récolter des voies sur l’ensemble de l’année.

Mais tout espoir n’est pas perdu pour les anciens talents de Genk et du Standard. Dans l’histoire du Soulier d’Or il y a un cas unique, celui de Gilles De Bilde arrivé à Alost en 1994. Il inscrit 13 buts en 15 matchs et remporte le trophée au nez et à la barbe de joueurs qui s’étaient saignés sur l’ensemble de l’année.

De Bilde était d’ailleurs le premier surpris!

La Pro League enfin « pro »: explications

Par Mathieu Tamigniau dans Jupiler League , le 28 octobre 2011 10h17 | Ajouter un commentaire

C’est un accord jugé historique par les 16 clubs de Division 1. Réunis hier après-midi durant plus de 4 heures, ils ont voté à l’unanimité la réforme de la Ligue professionnelle.

imageglobe-27602499par Vincent Legraive

Une Ligue qui n’aura sans doute jamais aussi bien porté son nom : elle deviendra à terme véritablement professionnelle. Fini de partager le gâteau avec l’Union belge, la Ligue se veut désormais indépendante et devrait également prochainement quitter les bureaux qu’elle occupe au sein même de la Fédération.

Hier, en quittant Diegem et son Hôtel Golden Tulip, les 16 clubs se sont fait une fleur. Sourire aux lèvres, ils ont acté une évolution voir une révolution de leur Ligue.

D’ici la saison prochaine, elle entend prendre plus de pouvoir. Concrêtement, elle va se doter d’un comité de management indépendant présidé par un PDG lui aussi indépendant. Ce nouvel homme fort qui sera le successeur d’Ivan De Witte, n’appartiendra donc à aucun club et sera entouré d’une équipe également libre de tout contrat. Equipe qui sera divisiée en 4 secteurs : le sportif, le financier, le juridique et le commercial.

Elle va gérer son championnat…

L’actuel comité d’administration existera toujours mais ne s’occupera plus que des questions de gros sous, supérieures à 50.000 € comme les droits télés commerciaux. Pour le reste, la Ligue veut gérer elle-même un championnat dont elle est responsable.

En début de saison, elle avait déjà arracher à la Fédération l’établissement du calendrier. Désormais, elle veut tout régler : plus question que ce soit le comité sportif de l’Union belge qui sanctionne des joueurs dont elle n’est pas directement responsable; Plus question non plus de recevoir les désignations d’arbitre sans avoir son mot à dire.

Mais il ne faut pas sa cacher, même si la Ligue Pro veut améliorer l’image de notre championnat, elle veut avant tout faire gagner plus d’argent aux clubs de D1 via entre autre un gros sponsor.

Des clubs qui ne se réuniront plus tous les mois mais plus que 4 fois par an.

C’est une avancée énorme dans notre football car pour la première fois, les clubs sont tous tombés d’accord : les grands comme les petits. Finies les querelles de bac à sable de l’an dernier concernant la répartition des droits TV et la réforme du championnat. Finies également les querelles entre clubs au niveau sportif. La proposition du Club de Bruges qui était en bisbrouille avec Anderlecht et le Standard a été acceptée par tout le monde.

C’est à souligner et c’est un signal fort pour un sport qui perd chaque année des affiliés, des clubs et des bénévoles.