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Silenzio stampa: un coup de non-com’ dans le mille

Par Gaëtan Willemsen dans Divers, Jupiler League , le 7 avril 2012 23h11 | Ajouter un commentaire

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Le contraste dans les points reçus dans la presse par les joueurs du Standard et d’Anderlecht est saisissant quand on le prend avec du recul. Oui, la prestation des Mauves a déçu et celle des Rouches a séduit après une lourde défaite au match précédent. Mais venir chercher un point à Sclessin, chez l’ennemi juré qui se bat encore pour une place européenne, ça reste une bonne opération dans l’absolu. Les annonces de présaison et durant celle-ci de la direction mauve, qui clamait haut et fort vouloir le titre et avoir construit une équipe pour, ont mis une sacrée pression sur les épaules des joueurs. Voilà pourquoi les supporters comme la presse en attendent désormais des prouesses à chaque match. Voilà pourquoi pour un match moyen à Anderlecht, c’est souvent 5/10 au lieu de 6.

La critique des coudes baladeurs de Wasyl a bon dos

Nulle envie ici de justifier la décision de la direction d’Anderlecht de boycotter les journalistes… d’autant plus que selon nos confrères de la presse papier, ce n’est pas pour des cotes sévères qu’ils auraient pris la mouche. C’est par rapport à la suspension jugée plus que méritée de Wasilewski, pour être retombé dans ses travers de boxeur thaïlandais avec ses coups de coude. Quatre matches pour une agression sur Peter Delorge (Saint-Trond), qui sonne comme une récidive dans le chef du Polonais, cela a semblé mérité par les observateurs… et ça aurait vexé les joueurs. Les dirigeants du club n’ont cependant pas encore interjeté appel de cette suspension et ont jusqu’à lundi pour le faire. Mais après avoir décrété de ne plus parler à la presse parce qu’elle a été « injuste » de soutenir cette suspension, on peut logiquement déduire qu’ils trouvent celle-ci injuste… Ne pas aller en appel serait donc illogique.

Une excuse pour garder le moral des joueurs au-dessus de zéro

Ça pourrait pourtant arriver… en toute logique. Car cette annonce est avant tout une opération de non-com’ réussie. L’intention était de désamorcer une bombe, de préserver les joueurs de médias qui allaient assurément leur rappeler qu’avec ces 2 points perdus, ils n’ont plus entièrement leur sort entre les mains. Cela a évité aux journalistes de porter involontairement un nouveau coup au moral d’un groupe qui semble avoir posé un genou à terre. Si on ne lit pas les journaux le lendemain, il y a alors moyen de passer à autre chose et de se reconcentrer. Il faut aussi comprendre les joueurs: quand, par sa propre faute et celle du système, on voit passer son avance sur le principal poursuivant de 8 points à peut-être -1 en 4 matches, il y a de quoi être dégoûté.

Huit matches pour être de beaux champions

Les expressions étant faites pour s’en servir, on rappellera celle de Corneille aux joueurs qui liraient ces lignes: « A vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». Leur mauvaise passe (pour ne pas reprendre le mot crise lu de-ci de-là ce samedi) pourrait donc bien transformer un 31ème titre insignifiant en un 31ème titre inoubliable, car obtenu dans la douleur et l’incertitude jusqu’au bout. C’est tout le malheur qu’on souhaite à cet effectif qui le mérite, au vu de la phase classique et de son talent intrinsèque. De quoi aussi faire oublier une certaine malédiction des playoffs à l’heure où l’histoire semble repasser les plats.

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