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Des « socios » rouches pour un Standard wallon? Explications

Par Gaëtan Willemsen dans Jupiler League , le 16 juin 2011 13h52 | 3 commentaires

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Par Vincent Legraive

Très inquiet par la perspective de voir la société Value 8 prendre les rênes de leur club, des supporters du Standard ont donc lancé l’idée de racheter eux-mêmes le club liégeois. Devenir une sorte de socios comme cela existe en Espagne…

Où 4 clubs ne sont pas des sociétés anonymes mais appartiennent à leurs supporters : l’Athletic Bilbao, Osasuna et puis le Real de Madrid et Barcelone, soit deux des clubs les plus riches et les plus influents au monde. Deux clubs au mode de fonctionnement des plus anachroniques où les socios sont les maîtres.

Un socio, c’est un adhérent. A Barcelone, ils sont 150.000, à Madrid 80.000, à Bilbao 35.000 et à Osasuna 15.000. Etre socio en Espagne, c’est être propriétaire d’un petit bout du club. Ils sont égaux, quel que soit leur patrimoine ou leur puissance financière. D’ailleurs, tous les quatre ans, les riches comme les pauvres entrent dans l’isoloir afin d’y voter pour leur président. Comme dans une association, c’est un homme/une voix. Donc tous les socios sont égaux en droit et votent pour les décisions importantes.

Au Real, le président Fiorentino Perez est le socio n°3.303. Son vote pèse autant que celui de Francisco Garcia, socio 15.402. Etre socio coûte entre 700 et 1.000 euros par an. En échange, il a sa place attitrée au stade qu’il peut ensuite louer à qui il veut.

Surtout, le régime des socios est une exception réservée à des clubs à forte identité régionale et historique. C’est le cas dans le Pays basque avec Bilbao, en Catalogne avec Barcelone. C’est également le cas à Liège et en Wallonie avec le Standard où les supporters se mobilisent donc contre la venue de Value 8.

Une venue qui hier aurait donc pris du plomb dans l’aile: les Néerlandais n’ayant apparemment pas les 32 millions d’euros nécessaires au rachat des parts de Margarita Louis-Dreyfus. Value 8 aurait donc perdu son droit de priorité.

Une solution pour son patron Peter-Paul De Vries serait pourquoi d’acheter une partie du club via le site nouvoulonsacheterlestandard.be. Histoire d’avoir tout de même une petite part de Margarita.

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