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Théâtre

Entrez dans la danse du « Bal des vampires »

Par aschildt dans Spectacle, Théâtre , le 5 novembre 2014 15h54 | Ajouter un commentaire

Après la vague Twilight, on pouvait penser le vampire passé de mode. Il n’en est rien. C’est désormais sur la scène du Théâtre Mogador que les incisives acérées font des émules. Et pas seulement auprès de la communauté d’adeptes. A juste titre.

Il faut dire que la comédie musicale signée Roman Polanski – adaptée du film – est déjà bien rodée. Elle tourne depuis 17 ans à travers le monde. Mais une version française, ce n’est pas gagné d’avance. Il suffit d’adaptations de textes trop légères pour que le tout semble niais et évoque inévitablement le sketch de Gad Elmaleh. « Vivre dans un donjon, c’est difficile pour une fille de 11 ans qui a la pneumonie ». Le challenge était donc réel, surtout après le « Dracula, l’amour plus fort que la mort », très peu convaincant.

230 costumes

Opération réussie à sang pour sang. Dès les premières minutes, la salle est embarquée dans une Transylvanie tout droit sortie du roman de Bram Stoker. La production offre des tableaux dignes des plus grandes comédies musicales, portée par une mise en scène et des décors bluffants. 36 interprètes se relaient sur les planches, et occupent jusqu’aux travées du théâtre. Frissons garantis quand Dracula himself – ou plutôt, ici, le très inquiétant Comte Von Krolock surgit dans votre dos.

Un tube revisité

L’autre bonne idée, même si elle ne fait pas l’unanimité, c’est d’avoir misé sur un tube, là encore adapté dans la langue de Molière. « Total eclipse of the heart » revient de manière récurrente au fil des 2 heures 10 de représentation, érigé par la puissance vocale impressionnante des chanteurs principaux. J’étais sceptique en écoutant la version studio. Mais sur scène, cela fonctionne parfaitement.

Munissez-vous donc de vos crucifix, et prolongez l’ambiance inquiétante d’Halloween en rejoignant cette joyeuse troupe de vampires le temps d’un bal. Elle se produit au Théâtre Mogador jusqu’à la fin du mois de janvier.

Plus d’informations sur ce spectacle: www.lebaldesvampires.fr

Le Tout-Paris continue d’applaudir Johnny

Par aschildt dans Théâtre , le 19 septembre 2011 15h16 | Ajouter un commentaire

ameliebis« Tu es allé voir La Momie«  ? Evoquez le nom de Johnny, et c’est une pluie de mauvais jeux de mots et de blagues vaseuses. Et pourtant croyez-moi, l’Idole assure, dans le nouveau défi qu’elle s’est lancée : monter sur les planches pour incarner Chicken, personnage bourru, grossier et lubrique du « Paradis sur Terre » de Tennessee Williams.

Au fond, il a toujours été de bon ton de se moquer de Johnny Hallyday. Et ce, dès ses débuts. Ainsi, les conservateurs des années 60 dénigraient ce jeune rockeur sulfureux qui se roulait par terre et déclenchait des émeutes avec son public de blousons noirs. Plus tard, la boîte à coucous des Guignols de l’info s’attaquait à la prétendue inculture du chanteur. Et puis Internet, bien sûr, créant le buzz au moindre des lapsus de l’artiste, faisant ses choux gras de certaines de ses apparitions alcoolisées. Et aujourd’hui – quoi de plus facile – c’est à son physique que les mauvaises langues s’en prennent. « Il a morflé, Johnny ! » Mais oui, il a morflé, mais il est toujours là. Survivant du rock, qui s’accroche à son rêve et se lance un nouveau challenge à 68 ans. Qui dit mieux ?

C’est tout le paradoxe Johnny.

Aussi adulé que critiqué, applaudi par les foules et méprisé par les bobos. Encore que…  Mercredi, quelle ne fut pas ma surprise en franchissant les portes du superbe théâtre Edouard VII…

Tout le gratin parisien est présent, huit jours après la première. Mireille Darc, PPDA, Bruel, Michel Denisot et plus incongru, l’ex-coach de Laure Manaudou. Tout ce beau monde installé quelques rangs derrière les fans de toujours qui, eux, squattent bien sûr les premiers rangs, une rose à la main.

Il y a aussi un hurluberlu  -juste un – qui se croit au Stade de France et scande sur un air de chant de supporter de foot « Johnny Hallyday, Johnny Hallyday, Johnny, Johnny, Johnny Hallyday« . Heureusement, il se tait quand commence la pièce. Peut-être parce que lorsque le rideau se lève, c’est bien Chicken qu’il découvre, et non Johnny.

Le chanteur fait place au comédien, avec ce rôle qui lui colle à la peau. Certes plus crédible dans les interactions que dans les monologues, celui qui voulait inscrire « Jean-Philippe Smet » sur l’affiche à la place de son pseudonyme, remporte son pari. Pas de trou de mémoire, pas d’hésitation. Et un vrai effort de diction. Le plus bel hommage qui soit à ce Tennessee qu’il chante depuis vingt-cinq ans. Et surtout à Michel Berger.

Les chanteurs au théâtre : on y va ou pas ?

Par aschildt dans Théâtre , le 20 février 2011 17h22 | Ajouter un commentaire

chanteurs 
Cette année, le théâtre ouvre plus que jamais ses planches aux chanteurs. Johnny s’attaque carrément à une pièce de  Tennessee Williams, Bénabar s’initie aux plaisirs de la comédie aux côtés de Jacques Weber. Raphaël donne la réplique à Emma De Caunes. L’embarras du choix pour vos virées parisiennes des mois à venir. A condition, bien sûr, d’adhérer au concept…

Le point commun de nos trois comédiens en herbe, c’est cette petite expérience cinématographique dont ils peuvent déjà se targuer. Enfin, petite pour les deux plus jeunes, puisque Johnny a pour lui une filmographie étoffée, quoi qu’on en dise. Bénabar a excellé dans Incognito, face à un Dubosc déculotté -ceux qui ont vu le film comprendront. Raphaël a fait une brève apparition dans « Ces amours-là », la romance de Claude Lelouch dont je vous parlais avec le plus grand enthousiasme ici même, il y a quelques mois.

Oublier le chanteur…

Après tout, pourquoi ça ne marcherait pas ? Eddy Mitchell ou Sardou, eux, réussissent l’exercice haut la main, parfaits caméléons, aussi crédibles derrière leur micro que face aux fauteuils rouges. Après, on aime ou on aime pas. C’est tout le problème, avec ces chanteurs multitâches : le public assiste à leur reconversion avec un a priori. Moi, par exemple, j’aurais bien dû mal à applaudir Raphaël. Juste pour l’antipathie du personnage. Et même s’il se glissait dans la peau d’un autre, je crois que je resterais récalcitrante, peut-être à tort. Libre à chacun de dépasser ses appréhensions… Voici en tout cas l’agenda, en attendant plus de dates belges.

L’Agenda

Raphaël, « Pour l’amour de Gérard Philipe »
Paris, Théâtre La Bruyère, du 23 février au 30 avril 2011.

Bénabar, « Quelqu’un comme vous »
Forum de Liège, le 30 avril 2011.
Paris, Théâtre du Rond-Point, du 3 au 10 avril 2011.  

Johnny Hallyday, « Le paradis sur terre »
Paris, Théâtre Edouard VII, du 6 septembre au 30 novembre 2011.

Une soirée chez Molière

Par aschildt dans Théâtre , le 6 janvier 2011 16h50 | Un commentaire>

grandemagie

Un séjour parisien sans théâtre, aussi bref soit-il, ce n’est pas vraiment un séjour parisien. L’offre est telle en matière de pièces, que le choix semble bien difficile à faire. Laissez-moi donc vous prendre le bras, que nos pas nous guident vers l’endroit le plus magique qui soit…

Nichée dans le premier arrondissement, au coeur du Palais Royal, on l’appelle la « Maison de Molière » : La Comédie Française. Cela vous renvoie sûrement à vos cours de français, et à l’étude laborieuse des  »Femmes savantes« , « Tartuffe« , et autres « Bourgeois gentilhomme« , avec ce cher M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Ca y est, je sens que la mémoire vous revient.

Classique, mais pas seulement

Jean-Baptiste Poquelin l’impertinent et sa troupe de gais lurons, promus en 1665 « troupe du roi ». Aujourd’hui encore, une troupe permanente de comédiens perpétue la tradition, et ça vaut le détour. Contrairement aux idées reçues, le répertoire ne se limite pas au classicisme. Le Théâtre-Français explore aussi bien Feydeau que Gogol, en passant, certes, par ce sempiternel Racine. Sans bien savoir à quoi m’attendre, j’ai quant à moi assisté à « La grande magie » D’Edouardo Filippo, une comédie du début du XXe siècle. Drôle à souhait, et très interactive. Ces personnages savoureusement fantasques vous interpellent, vous regardent dans les yeux. Le héros-magicien connaît même le prénom de votre voisin, allez savoir comment !

Une merveille à l’italienne

Si vous avez encore du mal à vous laisser convaincre, imaginez donc la beauté de la mythique salle Richelieu, celle-là même où Molière a rendu son dernier soupir sur scène, en plein « Malade imaginaire« . Intacte. Vibrante de créativité, et dont le palpitant ne cesse de battre grâce à des énergies artistiques sans cesse renouvelées. Et puis ces dorures à ne plus savoir où regarder, ces peintures ornant la coupole, tout là-haut, à cause desquelles vous maudirez demain ce foutu torticolis. Hâtez-vous, d’autant que la sublime salle sera fermée pendant au moins un an, histoire de subir des rénovations. « Le chemin est long du projet à la chose« . Alors ne vous limitez pas au projet. Foncez !