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Concerts

70 balais, un album et une tournée pour Johnny Hallyday

Par aschildt dans Concerts, musique , le 13 juin 2013 16h37 | Ajouter un commentaire

C’est sa semaine, sans aucun doute. Johnny Hallyday s’apprête à célébrer ses 70 ans le 15 juin, avec un double concert. Le premier en grande pompe à Bercy. Le second dans la foulée, au beau milieu de la nuit. Le rockeur rejoindra le Théâtre de Paris pour un mini-show semi-privé, entouré de ses intimes et de 600 fans qui ont réussi à décrocher une place. Le tout rue Blanche, la rue dans laquelle il est né. Né dans la rue. Toute une symbolique. Born Rocker Tour. 

Les fans peuvent également faire durer le plaisir de la tournée précédente grâce à la sortie toute récente d’un album live. Et quel album ! Le « Johnny Hallyday On stage » est une petite merveille. Un « best of » du best, en somme. Vous y retrouverez une sélection des titres les plus percutants de la tournée 2012, enregistrés dans les divers stades et salles que l’Idole a embrasées. Lille, Genève, Marseille, Anvers, ou encore le Stade de France, et bien d’autres encore. L’occasion d’immortaliser les versions revisitées de titres parfois dépoussiérés. Ce sublime « Poème sur la 7ème » signé Labro, accompagné d’un orchestre symphonique. Ou « Cet homme que voilà », toujours le même puisque c’est bien connu, ça ne change pas un homme.

Un bel objet pour graver cette tournée dans nos oreilles, si ce n’est dans nos vies. Faute de disposer d’un DVD.

Johnny Hallyday, royal à Londres !

Par aschildt dans Concerts, musique , le 16 octobre 2012 23h53 | Ajouter un commentaire

Deux soirs durant, le règne d’Elizabeth II s’est suspendu dans la capitale britannique, pour céder la place à celui du Roi du rock français. Johnny Hallyday a enflammé le très classieux Royal Albert Hall. Sans aucun doute un moment paroxystique de la tournée, non pour la capacité de la salle ou les effets spéciaux, mais pour l’énergie du rockeur, particulièrement proche de son public et ne cachant pas sa joie d’avoir pu retrouver la scène après ses pépins de santé de cet été.

« Robin, Robin, une petite photo ! ». Le guitariste du chanteur est abordé par des fans français, le temps d’une clope devant l’entrée des artistes. Robin Lemesurier, il parle anglais. Mais ce soir, c’est bien la langue de Molière qui s’impose dans les moindres recoins du Royal Albert Hall. Les Frenchies sont partout. Ceux qui ont fait le déplacement pour l’occasion, ou les expatriés, ravis de trouver dans cette salle mythique un petit bout de leur patrimoine. Johnny, l’institution, Johnny, l’icone française absolue. Francophone, plus largement, car les Belges étaient aussi au rendez-vous. Immanquable, pour un expat.

Johnny, the French Elvis

Et puis il y a les Britanniques. Minoritaires, sans débat possible, mais bien présents. Parfois incités par un ami francophone, un collègue. « You have to see that man ! ». Johnny, présenté à l’étranger comme le French Elvis. Pas facile de définir une idole. Un phénomène de société. Mon jeune voisin par exemple tente de convertir sa girlfriend. Traduisant chacune des interventions du rockeur, entre deux chansons. « He says he likes country music ! » – « What ? » – « Country music ! » Dialogue de sourds, rock’n'roll oblige.

Les Français déferlent

Mais laissez-moi d’abord vous dire un mot de la première partie. Amandine Bourgeois le mérite. Jeune artiste multitalents, révélée par l’une ou l’autre émission de télé-réalité. En la voyant débarquer sur scène, j’avoue avoir peiné à la reconnaître. Juchée sur des talons vertigineux, moulée dans une robe rose bonbon, le tout agrémenté d’une crinière blonde… Le total look Barbie. Pourtant, très vite, la sauce a pris. Parce que sa voix, elle, n’a pas changé. A vous filer la chair de poule, quand accompagnée d’une seule guitare, elle entonne le « Back to Black » d’Amy Winehouse. Le public est conquis. Lui qui peut se montrer impitoyable avec de tels artistes, ceux qui ont la tâche – ou l’honneur, c’est selon – de chauffer la salle avant l’arrivée du Taulier.

43 ans après Jimi Hendrix

Et puis finalement, Amandine et Johnny ce soir font jeu égal, puisque tous deux se produisent pour la première fois au Royal. En cinquante ans de carrière, la star Hallyday n’a jamais donné de concert en Grande-Bretagne. C’est donc un show tout spécial. Avec une pensée émue pour Jimi Hendrix, copain trop éphémère d’une époque vécue à 100 à l’heure. Johnny marche dans ses pas ce soir. Flashback. Une nuit de 1969, Jimi joue sur la même scène. 43 ans plus tard, le chanteur-phénix-inoxydable ne manque pas de lui rendre hommage, lui dédiant son « Hey Joe« . A la française, pour poursuivre l’idée.

Les yeux dans les yeux

Authentique. Sincère. A coeur ouvert. Les meilleurs mots pour décrire ces deux heures de pure folie. La proximité, aussi. Johnny est là, tout proche.  A portée de main. Pas de fosse pour l’éloigner de ses admirateurs. Alors quand l’artiste surgit dans son cuir légendaire pour allumer le feu – titre résolument efficace – les premières rangées se lèvent tel un seul homme, s’agglutinant au bord de la scène. Elles n’en bougeront pas, jusqu’à la fin. Malgré les tentatives de quelques agents de sécurité désemparés qui ont découvert à leur façon le phénomène Hallyday. « Could you go back to your seat now ? » Invitations bien vaines.

Johnny intime

Un mouvement d’euphorie qui a gagné toute la salle circulaire, jusqu’aux balcons. Et Johnny n’a pas boudé son plaisir. Serrant les mains, capturant les regards le temps d’un couplet d’un « Que je t’aime » enflammé. Intime, affectueux et visiblement comblé. « Ca me fait du bien d’être ici avec vous« , lance-t-il spontanément entre deux rock’n'rolls. Un moment de communion et de ferveur dont seul Hallyday a le secret. Vivement les retrouvailles avec Bruxelles, le 3 novembre prochain à Forest National.

Pourquoi Thomas Dutronc est un sex-symbol ?

Par aschildt dans Concerts , le 20 juillet 2012 15h15 | Ajouter un commentaire

FRANCE-MUSIC-FESTIVAL-NICE« Sex-symbol : personne qui représente l’idéal physique et sensuel. » Pour moi, pas besoin d’explications supplémentaires concernant le beau Thomas. Reste à vous convaincre. Je vous passe la dissertation et son cheminement classique / thèse-antithèse-synthèse (encore que j’aurais probablement cartonné au Bac avec un sujet comme celui-là).

Thomas Dutronc a été privé des Francos de la Rochelle pour cause de mauvais temps. Il a pu se rattraper hier soir à Spa, succédant sur scène à Hugh Laurie, Dr House himself. Une soirée entre classe et humour. Blues pour l’un, swing et rock pour l’autre. Thomas Dutronc ne se limite plus au jazz manouche, même s’il fait la part belle à quelques morceaux de guitare – pendant lesquels, soit dit en passant, je ne me suis même pas endormie. En même temps, j’étais debout, festival oblige. Mais l’artiste a réussi à me réconcilier avec un instrument à l’origine de longues séances de torture quand, ado et pseudo-élève du conservatoire, je devais me farcir des concertos de gratte classique, au cours desquels j’ai bien cru mourir d’ennui. Mais quand Thomas Dutronc attrape sa guitare électrique rouge et se la joue « guitar hero », ça n’a rien à voir.

Le fils de son père

Avec Thomas, ça bouge. Et ça rigole. Le fils de Jacques a hérité de son gène de la blagounette et du jeu de mots : « Ca va au balcon ? Faites ba-lcon / (pas l’con)». Bien décalé comme il faut, capable d’agrémenter son décor classieux d’un monsieur en trottinette, caleçon et cape rouge, quand son père, lui, faisait danser une personne de petite taille à ses côtés, lors de sa dernière tournée. Il paraît que les « Fils de » n’aiment pas être comparés à leurs célèbres ascendants. Mais il y a des incontournables. Jacques et Thomas ont cela en commun, qu’ils ne se reposent pas sur leur gueule d’ange. Etre beau sans se prendre au sérieux ; assez rare pour être mentionné.

Parfait en toutes circonstances

Et pourtant, il a de quoi se la péter, le garçon. Entre chaque chanson, quand il remonte négligemment sa mèche de cheveux, les filles du premier rang succombent. Quand il susurre : « Je pourrais devenir le vent/ Qui sèche tes larmes/ Quel est le sésame de ton âme / Le rêve qui t’enflamme ? », le reste de la gent féminine frémit. Et quand il scande son ode aux frites, réadaptée en version belge pour l’occasion, ce sont les bonshommes qui sont sous le charme, parce que quand-même, ce gamin, il est sacrément drôle.

Je sors de mon chapeau le tout dernier argument. Celui qui tue. Comme beaucoup de musiciens, Thomas, quand il joue très très vite (« allegro » – de mon passage éclair au conservatoire, j’ai au moins gardé quelques termes de vocabulaire), il a l’air tout constipé. A priori, c’est pas beau à voir. Sauf chez lui ! Et qui d’autre qu’un sex-symbol reste sexy, en toutes circonstances ?

(c) Dany Bruck

(c) Dany Bruck

Johnny chaud-bouillant à Anvers

Par aschildt dans Concerts , le 10 juin 2012 16h55 | Ajouter un commentaire

Crédit : Alexis Perdaen

Crédit : Alexis Perdaen

Johnny, toujours Rock’n’Roll ? Après les deux concerts qui ont fait vibrer le Sportpaleis d’Anvers ce week-end, nul ne peut le nier.

Quand Johnny Hallyday se produit en Belgique, il se sent toujours un peu plus Jean-Philippe Smet. Et s’il n’est pas coutumier de la Flandre, Anvers, c’est quand-même un peu chez lui. Tous les copains belges sont d’ailleurs là au premier rang, venus de Bruxelles et de Wallonie depuis la veille du premier concert, leur tente sous le bras. Pour quelques heures de complicité avec l’Idole, le temps d’un couplet, d’un regard que l’on est persuadé d’avoir échangé au fil d’un « Que je t’aime » embrasé. « Ton corps sur mon corps, lourd comme un cheval mort ».

L’amour à la scène

Ce corps qui lui menait la vie dure il y a trois ans, ce corps qui a failli le lâcher, le voilà réveillé par les démons du rock, secoué par des soubresauts fiévreux à l’appel de Gabrielle ou d’une jolie Sarah. Johnny, tellement heureux de retrouver la scène, qu’il l’aime, littéralement. Et de le lui montrer, à grand renfort de postures suggestives.

Bien sûr, les concerts du rockeur sont devenus tout public, au fil des ans. Finies les bagarres, finies les filles nues, ou presque, qui se trémoussent. Mais en retrouvant l’envie de chanter, Johnny a renoué avec celle de combler, quitte à ressortir ce jeu de scène qui faisait scandale au temps des yéyés.

Johnny backstage

Rock’n’Roll attitude. Tout donner, on verra après. Après le rappel, après le show. Quand vient l’heure des interviews. C’est là que j’interviens, non sans stress, mais pour mon plus grand bonheur. Je ne connais pas un journaliste qui s’apprête à interroger Johnny Hallyday sans un minimum de tension. Parce que le charisme. Parce que le mythe. Parce que Johnny, quoi. Le cœur s’emballe, et pourtant, c’est un homme poli, souriant et détendu qui fait son apparition. Fatigué forcément, après plus de deux heures de scène, mais soucieux de jouer au mieux le jeu des questions-réponses. L’homme est à la hauteur de l’artiste. Pas si fréquent !

Johnny Hallyday revient en Belgique le 3 novembre 2012. Mais avant cela, il fêtera ses 69 ans au Stade de France, le 15 juin prochain.

Le jour où j’ai serré la main d’Eddy Mitchell

Par aschildt dans Concerts , le 1 novembre 2010 00h35 | 10 commentaires

eddya
Paris by night, dans le 9ème arrondissement. Au numéro 28 du boulevard des Capucines : l’Olympia, la mythique. Et tout devant, au premier rang, bien placée, juste en face du micro et à un petit mètre de la scène, il y a moi. Ce soir, je suis venue assister aux adieux d’Eddy Mitchell. Parce qu’à son tour, il annonce sa dernière séance.

Je ne vous ferai pas croire que le public de Mr Eddy est super « djeun’s ». Même si ma simple présence a largement contribué à faire baisser la moyenne d’âge du dit premier rang. Voire des deux ou trois premiers. Car à mes côtés se trouvent les vétérans du twist. Les purs et durs. Ceux qui applaudissaient déjà les Chaussettes Noires dans les années soixante, et qui depuis n’ont manqué aucun concert. On les reconnaît à leurs signes distinctifs. Ici un badge de 10 cm de diamètre agrémentant une veste en jean. Là, la fameuse banane bien laquée, qu’on croyait – à tort -passée de mode. Réminiscence de « Salut les Copains« . D’ailleurs forcément, dans ce microcosme mitchellien, tout le monde se connaît. On se salue, on se tape dans la main, et on regrette que les copains ne soient pas plus nombreux ce soir.

L’invité surprise

Mais laissez-moi consacrer une parenthèse à la première partie. En fait, j’ignorais qu’il y en avait une, quand j’ai soudain eu l’agréable surprise de voir Chris Stills entrer en scène. Le fils de Véronique Sanson et de Stephen Stills (Crosby, Stills & Nash). Timide, un peu gauche, il a assuré seul une séquence acoustique pas mal du tout au bord de la scène, devant le rideau rouge encore fermé. Entre guitare et piano, français et anglais. Prestation ponctuée par quelques trous de mémoire, largement compensés par le turquoise de ses yeux, s’accordant merveilleusement avec le rouge olympien. Même si de ma place, j’avais surtout vue sur ses narines, contreplongée oblige.

En attendant Eddy, les copains trépignent, s’insurgent contre cet entracte interminable, et ce public trop mou. « C’est Chantal Goya ici ce soir ou quoi ? », plaisante mon voisin de gauche, impatient. C’est qu’ils ont de l’humour, les copains !

Retour aux sources

Enfin, il apparaît et le public se lève pour saluer son entrée. Mr Eddy est sobre et classe, dans un costume trois-pièces noir et blanc. D’attaque pour deux bonnes heures de show, où il fait la part belle aux pépites du passé. Les incontournables, bien sûr. Cette « Alice » qui cherche toujours son pays aux merveilles. « M’man« , « Rio Grande« , « La dernière séance« … Et puis les titres dépoussiérés, si savoureusement décalés. Au détriment des morceaux du dernier album « Come-back« . Plus rares, mais soigneusement choisis, ils prennent tout leur sens. « J’aimerais avoir 16 ans aujourd’hui », judicieux et émouvant écho à « 18 ans demain« . Ou encore cette jolie histoire où il est question de « chevaux sauvages, le soir dans les embouteillages« . L’imaginaire d’un petit Claude, qui finit par s’appeler Eddy.

Eddy, ce soir, il a 68 ans et il s’en fiche pas mal. Il s’éclate, entouré de ses musicos en peau de zèbre et d’un orchestre d’instruments à vent. Ca swingue comme il aime, crooner accroché à son jeu de jambes. Avec même au plus fort du concert, un kick au-dessus du pied du micro, digne de JCVD.

Entre potes, autour du juke-box

De rocks en ballades, le concert file à toute vitesse. Soudain, mon voisin de gauche s’empare de sa veste et lance des regards appuyés au copain de droite. Il faut croire que la fin approche. Les premières notes de « Couleur menthe à l’eau » résonnent, et la première rangée se lève, comme un seul homme. Avec un train de retard, je les imite. Forcément, quand vous ne faites pas partie de la tribu, l’un ou l’autre rite vous échappe.

Me voilà comme accoudée à un bar, éclairée par les spots, avec cette impression de tête à tête, presque intimidante. Tous les soirs, Eddy Mitchell a devant lui les mêmes visages, car ces fans-là sont de tous les concerts. Pour ses fidèles, le prêtre du rock’n'roll entame « Pas de Boogie Woogie« . Et c’est toute la salle qui est debout. Avant le rappel, les mains des copains se tendent, et en bon gentleman, Mr Eddy les serre une à une. Là-encore, je suis le mouvement. Ce soir, dans l’euphorie d’une Olympia post-yéyé, j’ai serré la main de Mister Eddy Mitchell.

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Eddy Mitchell se produira à Forest National le 16 novembre 2010. Foncez, il reste des places !

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