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Cinéma

Depardieu parodie son problème urinaire

Par aschildt dans Cinéma , le 2 septembre 2011 15h53 | Ajouter un commentaire

obelix1Aussi connu pour ses dérapages alcoolisés que pour ses rôles de composition, Gérard Depardieu n’incarne pas franchement la classe à la française. Tout au mieux la gouaille. Le dernier épisode, « Gégé fait pipi dans l’avion« , même repris par CNN, avait ajouté la touche finale à ce portrait globalement peu flatteur.

Mais voilà, Depardieu a le sens de l’humour et n’hésite pas à tourner ses problèmes de prostate en dérision. La preuve en images, avec cette vidéo publiée sur Dailymotion par son acolyte Edouard Baer. Lui qui, présent lors du drame urinaire, avait pris publiquement la défense du grand acteur français.  »Il a utilisé une bouteille, mais ça a débordé. » Soit.

Les voilà tous les deux à nouveau dans un avion. Gégé a encore une envie pressante. Mais ce n’est pas celle qu’on croit. Au passage, c’est une belle promo pour le quatrième volet d’Astérix actuellement en tournage.   


Les Gaulois dans l'espace par EdouardBaer

Guillaume Canet, le B.B.G.

Par aschildt dans Cinéma , le 6 novembre 2010 15h55 | Un commentaire>

canet

 

Le French lover du moment, c’est Guillaume Canet. Incontestablement. Ses « Petits mouchoirs » flottent au sommet du box-office, frôlant les 3 millions d’entrées. Hier soir, la salle de ciné était effectivement bien remplie et le public semblait d’emblée tout acquis à la cause du B.B.G. Le Bosseur Beau Gosse, par définition.

Il faut dire que les médias nous les distribuent par paquets, ces mouchoirs, depuis la sortie du film. Pas moyen d’allumer la télé ou d’ouvrir un magazine sans tomber sur la gueule d’ange du réalisateur et scénariste. « Guillaume Canet est un génie », « Guillaume Canet, la perfection incarnée ». « Le film de Guillaume Canet est le meilleur de l’année ». Moi forcément, un peu rebelle dans l’âme, je me méfie. Et c’est avec une pointe de scepticisme que je découvre l’histoire de cette bande de copains.

« Oh non, pas lui » !

D’abord, il y a Ludo, incarné par Jean Dujardin. Ca commence mal… Entre Loulou et moi, ça n’a jamais vraiment collé. Je l’ai suivi un temps à l’écran, puis lâchement abandonné, alors qu’il attendait la vague accroché à sa planche, moulé dans son célèbre tee-shirt jaune. Depuis, pour moi, c’est pas de nouvelle, bonne nouvelle. Jusqu’à ces retrouvailles imposées qui, heureusement, ne durent qu’un temps. Ses dialogues sont limités et moi, ça m’arrange. (Une fois n’est pas coutume, je fais mon Zemmour !)

La salle a beaucoup moins de mal à se laisser convaincre. Dès les premières minutes, elle épouse le rythme du film. A l’unisson avec cette bande potes en vacances, elle rit, tremble, pleure. Si le film fonctionne aussi bien, ce n’est pas tant grâce à l’intrigue qu’au jeu des acteurs. Canet le BBG ne nous propose pas un scénario hyper élaboré, mais une tranche de vie. Des émotions à la pelle. Avec l’efficacité et la justesse d’une Marion Cotillard, d’un François Cluzet ou d’un Benoît Magimel, forcément, ça marche. Et ce sont les spectateurs qui sortent leur petit mouchoir. (Notez que ce jeu de mots-là, tous les journalistes le font. Je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.)

ITW entre B.B.G.

C’est à croire que le talent est contagieux. Canet le B.B.G. a fait tourner ses propres amis, tous plus doués les uns que les autres.  Même ses copains chanteurs – Mathieu Chedid et Maxim Nucci alias Yodelice – s’en sortent mieux que bien. Ca y est ! Voilà que j’encense à mon tour le film génial du génial Guillaume Canet. Quoique pour se faire une idée vraiment précise de la perfection de l’auteur, il faudrait pouvoir y regarder de plus près. De beaucoup plus près, de préférence ! Hélas, c’est logiquement à mon collègue M. Cinéma qu’est revenu ce privilège. Encore un B.B.G. d’ailleurs ! Mais ça, c’est une autre histoire.  

 

« Ces amours-là », le nouveau Lelouch

Par aschildt dans Cinéma , le 5 octobre 2010 18h27 | Ajouter un commentaire

Pour certains, les Lelouch des ces dernières années sont tout bonnement à proscrire. Rédhibitoires. Trop de romances dégoulinantes, d’histoires d’amour convenues. Ceux-là jugent que les « chabadabada» d’antan ont pris un coup de vieux. Alors quand en plus, l’affiche comporte des noms aussi incongrus que Liane Foly ou Raphaël (oui, oui le chanteur), il y a de quoi avoir peur.

 Mais dans la vie, il faut prendre des risques. J’ai donc franchi sans faillir les portes de l’UGC Toison d’or, pour prendre place dans l’une des petites salles de l’Avenue. Et croyez-le ou non, je n’étais pas la seule. Ce qui est déjà rassurant en soi.

Ces amours-là

 La suite n’est rien d’autre qu’un joli et surprenant voyage à travers le temps. En pleine seconde guerre mondiale, les rencontres se nouent. Insolites, touchantes. Interdites parfois. Légères, quand on les attend douloureuses. Parce que ces hommes, ces femmes, ont besoin de continuer à vivre. A tout prix. Malgré le nazisme. Malgré l’horreur des camps.

Tout cela est porté par la flamboyante  Ilva, interprétée par  Audrey Dana, dont Lelouch a fait sa muse.  Celle qui a toujours « aimé trop vite » comme elle le dit si joliment. Aussi impétueuse que spontanée,  répondant sans la moindre hésitation à chacun de ses coups de cœur. Se donnant tout entière, quitte à réfléchir après.

Bien sûr, il y a des clichés. Evidemment, il y a quelques phrases toutes faites, certes qui sonnent bien, mais pas plus crédibles que celles prononcées par un héros de Marc Levy. « L’amour est un long voyage dont le retour coûte parfois plus cher que l’aller« . Mais malgré vous, ces destins vous emportent. Et finalement, vous vous dites que « Ces amours-là », vous les vivriez bien, vous aussi.

 Découvrez la bande-annonce