BD

« Célimène », une BD girly signée Adeline Blondieau

Par aschildt dans BD , le 28 février 2013 10h21 | Ajouter un commentaire

Plus connue du grand public pour ses talents de comédienne, Adeline Blondieau nourrit une vraie passion pour l’écriture. Elle signe ainsi sa douzième bande dessinée en tant que scénariste. L’héroïne de la célèbre série télé tropézienne se consacre à la suite des aventures de « Célimène », une ado qui découvre à 16 ans qu’on lui a menti sur ses origines et qui se lance dans une longue quête identitaire semée d’embûches. 

La bande dessinée, c’est une passion familiale chez les Blondieau, transmise aux enfants dès le plus jeune âge : « Ma mère partait du principe que la BD, c’est un style littéraire comme un autre, qu’elle avait sa place à la maison, qu’il fallait lire de tout et même des bandes dessinées« , se souvient Adeline. Elle accorde d’ailleurs ici une large place au texte, au risque de décourager les jeunes lectrices à qui s’adresse l’ouvrage girly.

Entre amourettes et valeurs fortes

Reste que « Célimène » concentre tous les ingrédients susceptibles de séduire les adolescentes : une intrigue prenante, une histoire d’amour a priori impossible, des conflits avec les parents, et les copains qui -heureusement- eux, sont bel et bien présents. Le tout repose sur des valeurs clés : le respect de l’autre, la lutte contre les préjugés, l’importance du pardon… De quoi ajouter un peu de profondeur à l’oeuvre.

Petit bonus en fin de lecture : ces demoiselles apprendront même à dresser un poney grâce à la soeur d’Adeline Blondieau, professionnelle de la révérence poneysque, photos à l’appui.

Des semaines éprouvantes

Elle l’avait déjà démontré en se racontant dans un ouvrage autobiographique : Adeline Blondieau a une véritable plume. Cela n’a pu échapper à tous ceux qui ont lu, plus récemment, sa lettre ouverte adressée à Amanda Sthers, l’auteur de la biographie de Johnny Hallyday. L’ex-épouse du rockeur ne tient pas à en parler lors de ces interviews de promotion de sa BD, mais elle accepte toutefois de faire le point sur la situation.

« Je poursuis un combat contre la diffamation« , explique-t-elle, confirmant avoir lancé une procédure en justice contre Johnny, Amanda Sthers, et l’éditeur. « Qui ne dit mot consent, et je ne consens pas à ce qu’on médise de moi« , ajoute la scénariste qui confie avoir passé des semaines éprouvantes, suite aux déclarations du chanteur français. Dans sa bio, Johnny se souvient d’Adeline comme d’un « serpent« , d’une « hystérique » qui plus est volage. Des propos qui auraient eu des conséquences lourdes pour la famille de la principale intéressée.

 » Que mon fils de 13 ans se soit fait tabasser à l’école, c’est effarant ! « , conclut Adeline, tournée désormais vers ses projets personnels, entre BD, série télé et théâtre.

Découvrez toute l’interview.

 

 

Greg Zlap, l’homme qui rend l’harmonica sexy

Par aschildt dans BD, littérature , le 7 novembre 2012 20h16 | Ajouter un commentaire

Quand on vous dit « harmonica », il y a de grandes chances pour que vous visualisiez un vieux cow-boy en train de surveiller son troupeau. Ou alors, Toots Thielemans. Bref, a priori, rien de très sexy. C’est parce que vous ne connaissez pas Greg Zlap ! Beau comme un dieu dans son total look rock, il enflamme le public aux côtés de Johnny Hallyday depuis 2009 avec son tout petit instrument. Harmoniciste de génie, il se raconte dans une bande-dessinée.

Comment un petit garçon de Varsovie se retrouve un jour à assurer un concert au pied de la Tour Eiffel, accompagnant la plus grande idole française ? C’est l’incroyable destin de Grzegorz Szlapczynski – bien inspiré de raccourcir en Greg Zlap – raconté par Philippe Charlot et Miras, dans une BD biographique. Deux histoires déroulées en parallèle.

Celle, d’abord, du petit Polonais, prédestiné au piano par son père, mais qui tombe un jour sous le charme d’un harmonica rapporté des Etats-Unis par un ami. Le gamin est pris de passion pour le blues, prêt à s’époumoner sans cesse pour parvenir à une maîtrise parfaite de l’instrument. Ces moments-là résonnent comme autant d’échappées belles, face à la rigidité de la Pologne communiste d’alors. Dans les années 80, Greg et sa mère s’envolent pour Paris. C’est là que débute la carrière du jeune homme. Des soirées dans les bars avec un public plus ou moins attentif, aux contrats de plus en plus juteux.

Le récit est entrecoupé par d’autres séquences. Elles relatent les toutes dernières heures qui précèdent un grand concert. En l’occurrence, le plus épatant, et certainement le plus marquant pour le musicien : celui donné au pied de la Tour Eiffel avec Johnny à l’occasion de la fête nationale.

Tout en retenue

La lecture de cette double-histoire est aisée, agréable. L’oeuvre n’est pas trop pointue. Ni réservée aux mélomanes spécialistes des instruments à vent, ni aux fans de Johnny Hallyday. D’ailleurs, le chanteur apparaît peu dans « Harmonijka ». Aucune anecdote sur la rencontre entre les deux artistes. Pas de détails croustillants sur la vie de tournée, qu’on imagine elle-aussi rock’n’roll. A part quelques boeufs dans le bus, arrosés raisonnablement de vodka. Et si Greg Zlap dévoile sa propre histoire, il reste très discret sur vie privée actuelle. Un tout petit peu plus de « people » n’aurait rien enlevé au sérieux et à la crédibilité de ce bel ouvrage.

« Harmonijka« , Greg Zlap, Philippe Charlot, Miras, éditions Glénat.

Crédits : Thomas Vollaire

Crédits : Thomas Vollaire