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Pourquoi Thomas Dutronc est un sex-symbol ?

Par aschildt dans Concerts , le 20 juillet 2012 15h15 | Ajouter un commentaire

FRANCE-MUSIC-FESTIVAL-NICE« Sex-symbol : personne qui représente l’idéal physique et sensuel. » Pour moi, pas besoin d’explications supplémentaires concernant le beau Thomas. Reste à vous convaincre. Je vous passe la dissertation et son cheminement classique / thèse-antithèse-synthèse (encore que j’aurais probablement cartonné au Bac avec un sujet comme celui-là).

Thomas Dutronc a été privé des Francos de la Rochelle pour cause de mauvais temps. Il a pu se rattraper hier soir à Spa, succédant sur scène à Hugh Laurie, Dr House himself. Une soirée entre classe et humour. Blues pour l’un, swing et rock pour l’autre. Thomas Dutronc ne se limite plus au jazz manouche, même s’il fait la part belle à quelques morceaux de guitare – pendant lesquels, soit dit en passant, je ne me suis même pas endormie. En même temps, j’étais debout, festival oblige. Mais l’artiste a réussi à me réconcilier avec un instrument à l’origine de longues séances de torture quand, ado et pseudo-élève du conservatoire, je devais me farcir des concertos de gratte classique, au cours desquels j’ai bien cru mourir d’ennui. Mais quand Thomas Dutronc attrape sa guitare électrique rouge et se la joue « guitar hero », ça n’a rien à voir.

Le fils de son père

Avec Thomas, ça bouge. Et ça rigole. Le fils de Jacques a hérité de son gène de la blagounette et du jeu de mots : « Ca va au balcon ? Faites ba-lcon / (pas l’con)». Bien décalé comme il faut, capable d’agrémenter son décor classieux d’un monsieur en trottinette, caleçon et cape rouge, quand son père, lui, faisait danser une personne de petite taille à ses côtés, lors de sa dernière tournée. Il paraît que les « Fils de » n’aiment pas être comparés à leurs célèbres ascendants. Mais il y a des incontournables. Jacques et Thomas ont cela en commun, qu’ils ne se reposent pas sur leur gueule d’ange. Etre beau sans se prendre au sérieux ; assez rare pour être mentionné.

Parfait en toutes circonstances

Et pourtant, il a de quoi se la péter, le garçon. Entre chaque chanson, quand il remonte négligemment sa mèche de cheveux, les filles du premier rang succombent. Quand il susurre : « Je pourrais devenir le vent/ Qui sèche tes larmes/ Quel est le sésame de ton âme / Le rêve qui t’enflamme ? », le reste de la gent féminine frémit. Et quand il scande son ode aux frites, réadaptée en version belge pour l’occasion, ce sont les bonshommes qui sont sous le charme, parce que quand-même, ce gamin, il est sacrément drôle.

Je sors de mon chapeau le tout dernier argument. Celui qui tue. Comme beaucoup de musiciens, Thomas, quand il joue très très vite (« allegro » – de mon passage éclair au conservatoire, j’ai au moins gardé quelques termes de vocabulaire), il a l’air tout constipé. A priori, c’est pas beau à voir. Sauf chez lui ! Et qui d’autre qu’un sex-symbol reste sexy, en toutes circonstances ?

(c) Dany Bruck

(c) Dany Bruck