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Le Tout-Paris continue d’applaudir Johnny

Par aschildt dans Théâtre , le 19 septembre 2011 15h16 | Ajouter un commentaire

ameliebis« Tu es allé voir La Momie«  ? Evoquez le nom de Johnny, et c’est une pluie de mauvais jeux de mots et de blagues vaseuses. Et pourtant croyez-moi, l’Idole assure, dans le nouveau défi qu’elle s’est lancée : monter sur les planches pour incarner Chicken, personnage bourru, grossier et lubrique du « Paradis sur Terre » de Tennessee Williams.

Au fond, il a toujours été de bon ton de se moquer de Johnny Hallyday. Et ce, dès ses débuts. Ainsi, les conservateurs des années 60 dénigraient ce jeune rockeur sulfureux qui se roulait par terre et déclenchait des émeutes avec son public de blousons noirs. Plus tard, la boîte à coucous des Guignols de l’info s’attaquait à la prétendue inculture du chanteur. Et puis Internet, bien sûr, créant le buzz au moindre des lapsus de l’artiste, faisant ses choux gras de certaines de ses apparitions alcoolisées. Et aujourd’hui – quoi de plus facile – c’est à son physique que les mauvaises langues s’en prennent. « Il a morflé, Johnny ! » Mais oui, il a morflé, mais il est toujours là. Survivant du rock, qui s’accroche à son rêve et se lance un nouveau challenge à 68 ans. Qui dit mieux ?

C’est tout le paradoxe Johnny.

Aussi adulé que critiqué, applaudi par les foules et méprisé par les bobos. Encore que…  Mercredi, quelle ne fut pas ma surprise en franchissant les portes du superbe théâtre Edouard VII…

Tout le gratin parisien est présent, huit jours après la première. Mireille Darc, PPDA, Bruel, Michel Denisot et plus incongru, l’ex-coach de Laure Manaudou. Tout ce beau monde installé quelques rangs derrière les fans de toujours qui, eux, squattent bien sûr les premiers rangs, une rose à la main.

Il y a aussi un hurluberlu  -juste un – qui se croit au Stade de France et scande sur un air de chant de supporter de foot « Johnny Hallyday, Johnny Hallyday, Johnny, Johnny, Johnny Hallyday« . Heureusement, il se tait quand commence la pièce. Peut-être parce que lorsque le rideau se lève, c’est bien Chicken qu’il découvre, et non Johnny.

Le chanteur fait place au comédien, avec ce rôle qui lui colle à la peau. Certes plus crédible dans les interactions que dans les monologues, celui qui voulait inscrire « Jean-Philippe Smet » sur l’affiche à la place de son pseudonyme, remporte son pari. Pas de trou de mémoire, pas d’hésitation. Et un vrai effort de diction. Le plus bel hommage qui soit à ce Tennessee qu’il chante depuis vingt-cinq ans. Et surtout à Michel Berger.

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