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Quoi, sa gueule ? Johnny tombe le bouc

Par aschildt dans musique , le 2 juin 2011 11h49 | 3 commentaires

johnnysans-boucAvec ce nouveau look, certains diront qu’il rajeunit de dix ans. D’autres jugeront que le bouc avait au moins le mérite de masquer une chirurgie esthétique ratée. Souvenez-vous : 1996, l’année de ce pari fou des concerts à Vegas. Johnny avait convoyé des centaines de fans français vers la ville de la démesure pour un show 100 % rock, descendu en flèche par les médias, mais inoubliable pour ceux qui y étaient.

Las Vegas, cheveux « jaunasses »

Johnny apparaissait chewing-gum en bouche, moulé dans sa tenue zébrée. La chevelure sauvage, limite crépue, d’un blond-jaune douteux, le teint peau-rouge et surtout cette bouche anormalement gonflée. Officiellement, des piqûres à la cortisone pour soigner une mauvaise toux. A ce moment-là, pas encore d’agrément pileux, qui aurait peut-être été utile d’ailleurs.

Un beau jour, les lèvres de notre homme ont doublé de volume. « Ca ne change pas un homme » ? Mouais. Permettez-moi cette remarque très futile et très féminine -pas d’amalgame messieurs, les deux ne vont pas forcément de paire – mais c’est la seule période où l’Idole avait perdu de sa superbe, à mon très humble avis. En même temps, c’est aussi à peu près à ce moment que Laeticia, la rousse aux anglaises et tâches de rousseur d’alors, s’est attachée. Comme quoi…

Jamais sans son bouc

Le fameux bouc a donc fait son apparition dans la foulée. Innovation du Stade de France de 98, toujours là à la Tour Eiffel en 2000. Taillé au poil lors du « Flashback tour » en 2006, etc, etc. Savamment entretenu, nouvelle marque de fabrique d’un rockeur inébranlable. Comment oublier cette séance photo chez le barbier traditionnel parisien ? Johnny qui pose en plein élagage. « Ca ne change pas un homme » ? Un peu quand même.

Rock toujours

Et voici que le Rock’n'roll Man se rase. Comme ça, sans prévenir ! Devant les fans et surtout les personnalités privilégiées réunies dans les studios de RTL France pour un concert privé lundi 30 mai, voilà que Johnny Hallyday affiche le visage lisse qu’on lui a connu pendant des années. Le même, ou presque. Différente l’Idole ? Pas si sûr. Car c’est avec une énergie inépuisable et une voix intacte qu’elle enchaîne les tubes. Les récents, mais aussi ceux de la belle époque.

La Grâce est toujours là. La magie opère, et les divinités se réveillent. Pas les « diables et les dieux » invoqués dans « Allumer le Feu ». Mais bien ceux des sixties, du blues et du rock. Non, « Ca ne change pas un homme ». Avec ou sans les rides. Avec ou sans le bouc.
Johnny Hallyday interprète « Oh ma Jolie Sarah »… par rtl-fr

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