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Johnny crucifié sur l’autel du rock

Par aschildt dans musique , le 30 mars 2011 14h46 | 4 commentaires

johnny-album
Alors que certains crient à l’overdose, à force de shows et émissions en tout genre – et sur toutes les chaînes - je vous donne à mon tour mon sentiment sur le nouveau Johnny Hallyday. Et je ne parle pas que de l’album.

Grande fut ma joie en recevant ce mail de la part de la réception de RTL House : un colis m’attendait à l’accueil. Le voilà enfin, le petit bijou ! Celui qui occupe tous les critiques cette semaine, prenant un malin plaisir à chercher la petite bête, la défaillance, le truc en moins, qui freineront ce nouvel élan d’une rockstar enterrée bien trop vite.

Un tatouage, comme Jojo

Il y a deux mois, je remplissais le formulaire de commande sur un site de vente en ligne, optant sans hésitation pour le coffret collector numéroté. Il faut dire que sur papier, c’était déjà vendeur : CD, 45 tours, photos, livret. Et surtout ce   »tatouage provisoire exclusif  » ! Eh oui, pour avoir la même croix que l’Idole, celle qu’il s’est fait graver sur le torse, et qu’il arbore fièrement sur la pochette de « Jamais seul », les deltoïdes encore saillants à 67 ans- je n’ose imaginer que ses épaules aient pu être photoshopées… Non, non, non.

Classieux

En vrai, l’objet n’a rien de décevant ni de kitsch. Il est même sacrément classe. Une collègue parfaitement neutre a d’ailleurs pu en témoigner. Pas de texte inutile, pas de fioritures. Du noir, du sobre. Juste ce Christ métallique, les bras en croix et la guitare en bandoulière. Le nouveau symbole fétiche de la star. Peut-être parce qu’il résume son histoire, sa légende de chanteur crucifié sur l’autel du rock. 

Un rockeur ressuscité

Mais la résurrection a bien eu lieu. Le vieux rockeur usé, pressé d’en finir avec la scène, traînant ses vieilles douleurs dans une tournée interminable, a cédé la place à un homme régénéré. Un chanteur prompt à se tourner vers la jeune génération pour mieux retrouver ses racines. Authentique. C’est sans aucun doute l’adjectif qui définit le mieux ce nouvel opus.

Paroles, paroles…

La sauce prend, de rocks en ballades. Seul bémol : ces textes qui semblent inaboutis. Prenez l’exemple du single du moment : « La douceur de vivre ». Ok pour le clin d’oeil à James Dean, ok pour les références autobiographiques (« Et que je devienne meilleur, et que je peux, que tu peux guérir« ). Mais on ne m’ôtera pas de l’idée qu’il manque quelques pieds ici ou là…

Heureusement, il y a les riffs de Matthieu Chédid et la voix du Boss, qui n’a rien perdu de sa puissance. Surtout, il y a le plaisir d’un artiste qui donne l’impression de prendre son pied. Johnny a frôlé la mort. Il a choisi la vie. Et vivre, c’est chanter.

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