Joyce Jonathan : enfin un peu de fraîcheur !

Par aschildt dans musique , le 4 février 2011 00h12 | Ajouter un commentaire

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Joyce Jonathan fait partie de ces talents de la nouvelle génération révélés grâce à Mymajorcompany. Mais si, vous savez, ce site qui permet aux internautes de produire l’artiste de leur choix. Le très agaçant Grégoire en premier lieu (« Toi, plus moi, plus eux, plus plus plus… ») Eh bien cette fois, ils ont eu bon goût, les investisseurs de la toile. La brunette poursuit son bout de chemin du haut de ses 21 ans. L’année du lapin commence plutôt bien pour elle : d’abord la nomination aux NRJ Music Awards – révélation française 2010. Et maintenant la réédition de son album « Sur mes gardes », avec un DVD bonus.

 

La première écoute peut laisser l’impression d’un style vraiment NRJ, pour le coup. Une voix fluette qui ne varie pas vraiment les thèmes au fil de ses singles : l’amour, toujours l’amour. Et que je t’aime, et que tu me quittes, et que je suis triste. Un peu gnan gnan, quoi. Sauf que Joyce a bien du mérite. Contrairement à nombre de ses vieilles consoeurs, elle écrit, compose, joue de la guitare ET du piano. Qui dit mieux ?

Du bon usage de l’amour en chanson

Il y a bien sûr ce joli minois et une paire de jambes digne des mannequins des pubs Dim. Voilà surtout une nana authentique et sincère qui aborde des thèmes de son âge, avec le style de son époque. Des préoccupations de jeunes débarqués dans la vie adulte, avec leur lot d’inquiétudes face à une existence pas si facile. Forcément, l’amour est en bonne place dans la liste des soucis. L’amour qu’on espère, mais qu’on sait voué à l’échec… « Mais c’est quand il te plaît qu’il va t’abandonner/ C’est trop simple… » Ou alors l’après-amour, la reconstruction quand l’autre s’est barré, et qu’il faut bien réapprendre à séduire. Ou au moins essayer. « On a passé des heures devant le miroir/ Mais y a personne qui est là pour le voir ». Comme une lucidité noire sur le grand amour et le pseudo-prince charmant, à une triste époque où « nul ne s’attache, nul n’est fidèle« .

Le spleen de Joyce

Sombre aussi, le titre « Les souvenirs« , le plus touchant de l’album à mon sens. Un bon coup de spleen qui révèle toute la profondeur de la jeune chanteuse, qui prouve qu’à 20 ans à peine, on peut flipper face au temps qui passe. Echo tragique à l’ode à l’espoir, autre pièce maîtresse mélancolique qui gagnerait à être connue. Morosité d’une vie qui « file, file, file » , vous vole vos proches, et vous laisse bien démuni. « Mais allez un peu d’espoir, ce n’est pas fini ! La vie commence peut-être tard, mais n’est pas tombée dans l’oubli« . Tellement juste, tellement beau.

A inscrire sur la liste des choses à faire en 2011 : acheter l’album de Joyce Jonathan, et se le passer en boucle. Parce que ça fait du mal et ça fait du bien.

 


Joyce Jonathan – L’heure avait sonné
envoyé par MyMajorCompany. – Regardez la dernière sélection musicale.

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