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Archives du février, 2011

Un groupe de rap enterre Johnny

Par aschildt dans musique , le 26 février 2011 16h03 | 10 commentaires

rap-john

C’est vrai qu’il y a  plus d’un an, on est passé près de la catastrophe. L’Idole, terrassée par une infection, entre la vie et la mort au Cedars-Sinai de Los Angeles. Les fans qui tremblent, les rédactions qui s’emballent et préparent des nécrologies à tour de bras. Oui, on a frôlé le pire. Et c’est ce qui a inspiré aux rappeurs de Kickblast le titre qui fait le buzz sur internet. Et qui n’a pas fini de créer la polémique…

« L’idole des jeunes est partie, un séisme un AVC.(…) Johnny est mort, vive Johnny« . Il fallait oser. Une espèce de clip d’anticipation qui joue la carte de la provoc à mort, poussant le bouchon plus loin que les Fatals Picards, qui avaient déjà défrayé la chronique en leur temps et fâché le Boss par la même occasion, en imaginant « Le jour de la mort de Johnny« .

« Le deuil national »

Cette nouvelle extrapolation funèbre, un poil plus trash, présente carrément la Une du Monde qui titre : « La France secouée par la mort de Johnny« . Et il faut bien reconnaître que ça en fout un coup… Le tableau est « Noir c’est noir », tout comme il faut, ne manquant aucune des rumeurs qui avaient couru dans les médias français à ladite époque critique : du deuil national aux condoléances présidentielles, en passant par le jour férié instauré pour l’occasion.

Sacrilège ?

Bien sûr, je crie au sacrilège. Mais je ne garde de la « chanson » que la dimension-hommage, qui rend à Hallyday toute la place qu’il occupe dans l’histoire et la société. « Les présidents changent, Johnny reste« . « La mort nous a enlevé le meilleur après Jackson« . Ou encore un très habile « Quoi, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? La tristesse nous habille de cernes« . Notez aussi que nos jeunes rappeurs se sont bien documentés, entre références aux soirées blanches de Barclay, et clins d’oeil aux multiples conquêtes, Gabrielle en tête. 

Cyniques, les garçons ? Peut-être bien. Je n’ai pas non plus tout compris, vu le débit. Et puis il y a des choses qu’on préfère ne pas comprendre. Et ne pas savoir. Comme le jour de la mort de Johnny.

Christophe compose, je l’imagine…

Par aschildt dans musique , le 23 février 2011 19h13 | 2 commentaires

christophe
Après une longue tournée comportant plusieurs étapes belges, le chanteur Christophe s’est retiré dans on home-studio parisien pour se retrouver seul avec son inspiration. Il travaille à son prochain album qui pourrait sortir à la fin de cette année, comme il l’avait annoncé sur les ondes de Bel RTL en janvier, au détour de confidences nocturnes avec Georges Lang.

Le monde de Christophe

Christophe, je l’imagine aisément, pour avoir déjà eu le privilège de pénétrer dans son antre d’artiste, vintage et cosy. Je le vois accroupi devant un amas de câbles, en train de brancher son micro antique, « à la Elvis ». Puis prendre place avec la plus grande solennité devant ses synthés, pour explorer des univers dont lui seul à le secret. Face à la pleine lune qui l’épie en douce par la fenêtre, lui dispensant la seule lumière supportable, et nécessaire. Là, dans une ambiance feutrée, à 2 heures du matin, les chansons du prochain album prennent forme. 

Mais le dandy-rock est perfectionniste. Avant que l’opus très attendu ne voie le jour, les mois peuvent passer. Voire les années. En attendant, quoi de mieux que de retrouver quelques pépites…

Les chanteurs au théâtre : on y va ou pas ?

Par aschildt dans Théâtre , le 20 février 2011 17h22 | Ajouter un commentaire

chanteurs 
Cette année, le théâtre ouvre plus que jamais ses planches aux chanteurs. Johnny s’attaque carrément à une pièce de  Tennessee Williams, Bénabar s’initie aux plaisirs de la comédie aux côtés de Jacques Weber. Raphaël donne la réplique à Emma De Caunes. L’embarras du choix pour vos virées parisiennes des mois à venir. A condition, bien sûr, d’adhérer au concept…

Le point commun de nos trois comédiens en herbe, c’est cette petite expérience cinématographique dont ils peuvent déjà se targuer. Enfin, petite pour les deux plus jeunes, puisque Johnny a pour lui une filmographie étoffée, quoi qu’on en dise. Bénabar a excellé dans Incognito, face à un Dubosc déculotté -ceux qui ont vu le film comprendront. Raphaël a fait une brève apparition dans « Ces amours-là », la romance de Claude Lelouch dont je vous parlais avec le plus grand enthousiasme ici même, il y a quelques mois.

Oublier le chanteur…

Après tout, pourquoi ça ne marcherait pas ? Eddy Mitchell ou Sardou, eux, réussissent l’exercice haut la main, parfaits caméléons, aussi crédibles derrière leur micro que face aux fauteuils rouges. Après, on aime ou on aime pas. C’est tout le problème, avec ces chanteurs multitâches : le public assiste à leur reconversion avec un a priori. Moi, par exemple, j’aurais bien dû mal à applaudir Raphaël. Juste pour l’antipathie du personnage. Et même s’il se glissait dans la peau d’un autre, je crois que je resterais récalcitrante, peut-être à tort. Libre à chacun de dépasser ses appréhensions… Voici en tout cas l’agenda, en attendant plus de dates belges.

L’Agenda

Raphaël, « Pour l’amour de Gérard Philipe »
Paris, Théâtre La Bruyère, du 23 février au 30 avril 2011.

Bénabar, « Quelqu’un comme vous »
Forum de Liège, le 30 avril 2011.
Paris, Théâtre du Rond-Point, du 3 au 10 avril 2011.  

Johnny Hallyday, « Le paradis sur terre »
Paris, Théâtre Edouard VII, du 6 septembre au 30 novembre 2011.

Une Etoile, ça ne s’éteint pas comme ça…

Par aschildt dans Danse , le 15 février 2011 16h03 | Un commentaire>

fusionC’est un passionné qui a morflé. Tombé de haut le jour où l’Opéra de Paris l’a remercié, en 1997. Puis laminé par un accident de voiture trois ans plus tard, le corps brisé par quarante fractures. Le sort s’est acharné, mais une étoile, ça ne s’éteint pas comme ça.

Il a dû réapprendre à bouger, un orteil après l’autre. Il a dû réapprendre à danser, lui qui ne vivait que pour les ballets. Patrick Dupond incarne plus que tout autre la tenacité propre aux assidus du classique. Fort de ces épreuves, il a poursuivi son petit bonhomme de chemin, entre représentations et cours de danse à Soissons. C’est dans cette ville de Picardie que le coup de coeur s’est produit entre l’ancienne étoile et Leïla Da Rocha, professeur de danse orientale. 

La fusion

« Deux oiseaux blessés » : c’est ainsi qu’ils se présentent. Leïla a elle aussi vu ses plans chamboulés par la vie, sa carrière de basketteuse ayant été stoppée net par une blessure au genou. C’est donc ensemble qu’ils exorcisent leurs douleurs, grâce à « Fusion », un spectacle à la croisée de deux cultures et de deux univers bien distincts.

Un ballet accessible à tous les publics, qui sera donné le 26 février au Cirque royal de Bruxelles. A ne pas manquer !

Joyce Jonathan : enfin un peu de fraîcheur !

Par aschildt dans musique , le 4 février 2011 00h12 | Ajouter un commentaire

joyce_jonathan_pas_besoin_de_toi

Joyce Jonathan fait partie de ces talents de la nouvelle génération révélés grâce à Mymajorcompany. Mais si, vous savez, ce site qui permet aux internautes de produire l’artiste de leur choix. Le très agaçant Grégoire en premier lieu (« Toi, plus moi, plus eux, plus plus plus… ») Eh bien cette fois, ils ont eu bon goût, les investisseurs de la toile. La brunette poursuit son bout de chemin du haut de ses 21 ans. L’année du lapin commence plutôt bien pour elle : d’abord la nomination aux NRJ Music Awards – révélation française 2010. Et maintenant la réédition de son album « Sur mes gardes », avec un DVD bonus.

 

La première écoute peut laisser l’impression d’un style vraiment NRJ, pour le coup. Une voix fluette qui ne varie pas vraiment les thèmes au fil de ses singles : l’amour, toujours l’amour. Et que je t’aime, et que tu me quittes, et que je suis triste. Un peu gnan gnan, quoi. Sauf que Joyce a bien du mérite. Contrairement à nombre de ses vieilles consoeurs, elle écrit, compose, joue de la guitare ET du piano. Qui dit mieux ?

Du bon usage de l’amour en chanson

Il y a bien sûr ce joli minois et une paire de jambes digne des mannequins des pubs Dim. Voilà surtout une nana authentique et sincère qui aborde des thèmes de son âge, avec le style de son époque. Des préoccupations de jeunes débarqués dans la vie adulte, avec leur lot d’inquiétudes face à une existence pas si facile. Forcément, l’amour est en bonne place dans la liste des soucis. L’amour qu’on espère, mais qu’on sait voué à l’échec… « Mais c’est quand il te plaît qu’il va t’abandonner/ C’est trop simple… » Ou alors l’après-amour, la reconstruction quand l’autre s’est barré, et qu’il faut bien réapprendre à séduire. Ou au moins essayer. « On a passé des heures devant le miroir/ Mais y a personne qui est là pour le voir ». Comme une lucidité noire sur le grand amour et le pseudo-prince charmant, à une triste époque où « nul ne s’attache, nul n’est fidèle« .

Le spleen de Joyce

Sombre aussi, le titre « Les souvenirs« , le plus touchant de l’album à mon sens. Un bon coup de spleen qui révèle toute la profondeur de la jeune chanteuse, qui prouve qu’à 20 ans à peine, on peut flipper face au temps qui passe. Echo tragique à l’ode à l’espoir, autre pièce maîtresse mélancolique qui gagnerait à être connue. Morosité d’une vie qui « file, file, file » , vous vole vos proches, et vous laisse bien démuni. « Mais allez un peu d’espoir, ce n’est pas fini ! La vie commence peut-être tard, mais n’est pas tombée dans l’oubli« . Tellement juste, tellement beau.

A inscrire sur la liste des choses à faire en 2011 : acheter l’album de Joyce Jonathan, et se le passer en boucle. Parce que ça fait du mal et ça fait du bien.

 


Joyce Jonathan – L’heure avait sonné
envoyé par MyMajorCompany. – Regardez la dernière sélection musicale.