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Une soirée chez Molière

Par aschildt dans Théâtre , le 6 janvier 2011 16h50 | Un commentaire>

grandemagie

Un séjour parisien sans théâtre, aussi bref soit-il, ce n’est pas vraiment un séjour parisien. L’offre est telle en matière de pièces, que le choix semble bien difficile à faire. Laissez-moi donc vous prendre le bras, que nos pas nous guident vers l’endroit le plus magique qui soit…

Nichée dans le premier arrondissement, au coeur du Palais Royal, on l’appelle la « Maison de Molière » : La Comédie Française. Cela vous renvoie sûrement à vos cours de français, et à l’étude laborieuse des  »Femmes savantes« , « Tartuffe« , et autres « Bourgeois gentilhomme« , avec ce cher M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Ca y est, je sens que la mémoire vous revient.

Classique, mais pas seulement

Jean-Baptiste Poquelin l’impertinent et sa troupe de gais lurons, promus en 1665 « troupe du roi ». Aujourd’hui encore, une troupe permanente de comédiens perpétue la tradition, et ça vaut le détour. Contrairement aux idées reçues, le répertoire ne se limite pas au classicisme. Le Théâtre-Français explore aussi bien Feydeau que Gogol, en passant, certes, par ce sempiternel Racine. Sans bien savoir à quoi m’attendre, j’ai quant à moi assisté à « La grande magie » D’Edouardo Filippo, une comédie du début du XXe siècle. Drôle à souhait, et très interactive. Ces personnages savoureusement fantasques vous interpellent, vous regardent dans les yeux. Le héros-magicien connaît même le prénom de votre voisin, allez savoir comment !

Une merveille à l’italienne

Si vous avez encore du mal à vous laisser convaincre, imaginez donc la beauté de la mythique salle Richelieu, celle-là même où Molière a rendu son dernier soupir sur scène, en plein « Malade imaginaire« . Intacte. Vibrante de créativité, et dont le palpitant ne cesse de battre grâce à des énergies artistiques sans cesse renouvelées. Et puis ces dorures à ne plus savoir où regarder, ces peintures ornant la coupole, tout là-haut, à cause desquelles vous maudirez demain ce foutu torticolis. Hâtez-vous, d’autant que la sublime salle sera fermée pendant au moins un an, histoire de subir des rénovations. « Le chemin est long du projet à la chose« . Alors ne vous limitez pas au projet. Foncez !

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