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Guillaume Canet, le B.B.G.

Par aschildt dans Cinéma , le 6 novembre 2010 15h55 | Un commentaire>

canet

 

Le French lover du moment, c’est Guillaume Canet. Incontestablement. Ses « Petits mouchoirs » flottent au sommet du box-office, frôlant les 3 millions d’entrées. Hier soir, la salle de ciné était effectivement bien remplie et le public semblait d’emblée tout acquis à la cause du B.B.G. Le Bosseur Beau Gosse, par définition.

Il faut dire que les médias nous les distribuent par paquets, ces mouchoirs, depuis la sortie du film. Pas moyen d’allumer la télé ou d’ouvrir un magazine sans tomber sur la gueule d’ange du réalisateur et scénariste. « Guillaume Canet est un génie », « Guillaume Canet, la perfection incarnée ». « Le film de Guillaume Canet est le meilleur de l’année ». Moi forcément, un peu rebelle dans l’âme, je me méfie. Et c’est avec une pointe de scepticisme que je découvre l’histoire de cette bande de copains.

« Oh non, pas lui » !

D’abord, il y a Ludo, incarné par Jean Dujardin. Ca commence mal… Entre Loulou et moi, ça n’a jamais vraiment collé. Je l’ai suivi un temps à l’écran, puis lâchement abandonné, alors qu’il attendait la vague accroché à sa planche, moulé dans son célèbre tee-shirt jaune. Depuis, pour moi, c’est pas de nouvelle, bonne nouvelle. Jusqu’à ces retrouvailles imposées qui, heureusement, ne durent qu’un temps. Ses dialogues sont limités et moi, ça m’arrange. (Une fois n’est pas coutume, je fais mon Zemmour !)

La salle a beaucoup moins de mal à se laisser convaincre. Dès les premières minutes, elle épouse le rythme du film. A l’unisson avec cette bande potes en vacances, elle rit, tremble, pleure. Si le film fonctionne aussi bien, ce n’est pas tant grâce à l’intrigue qu’au jeu des acteurs. Canet le BBG ne nous propose pas un scénario hyper élaboré, mais une tranche de vie. Des émotions à la pelle. Avec l’efficacité et la justesse d’une Marion Cotillard, d’un François Cluzet ou d’un Benoît Magimel, forcément, ça marche. Et ce sont les spectateurs qui sortent leur petit mouchoir. (Notez que ce jeu de mots-là, tous les journalistes le font. Je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.)

ITW entre B.B.G.

C’est à croire que le talent est contagieux. Canet le B.B.G. a fait tourner ses propres amis, tous plus doués les uns que les autres.  Même ses copains chanteurs – Mathieu Chedid et Maxim Nucci alias Yodelice – s’en sortent mieux que bien. Ca y est ! Voilà que j’encense à mon tour le film génial du génial Guillaume Canet. Quoique pour se faire une idée vraiment précise de la perfection de l’auteur, il faudrait pouvoir y regarder de plus près. De beaucoup plus près, de préférence ! Hélas, c’est logiquement à mon collègue M. Cinéma qu’est revenu ce privilège. Encore un B.B.G. d’ailleurs ! Mais ça, c’est une autre histoire.  

 

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