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Archives du novembre, 2010

Julien Doré : « Les studios d’enregistrement, ça me fait ch… »

Par aschildt dans Non classé , le 29 novembre 2010 17h43 | 5 commentaires

juliendore
C’est ce que me déclarait Julien Doré en interview, l’année dernière. Il n’empêche, il a bien fallu y retourner. Le chanteur commence les enregistrements de son deuxième album. En général, ça passe ou ça casse…

J’ai eu la chance d’interviewer Julien Doré à deux reprises. A chaque fois, j’ai découvert un nouveau visage. Et je ne parle pas de son look. Lors de la première rencontre, il m’a surprise par sa timidité, à des années lumières de l’image de « dingo-survolté » qu’il donnait sur le plateau de la Nouvelle Star. J’étais face à un gentil garçon, tout poli comme il faut, soucieux de bien répondre aux questions.

La deuxième interview était plus intimiste. Il m’accordait un entretien écrit avant concert, dans les coulisses de l’Ancienne Belgique. Cette fois, c’est moi qui était intimidée par ce guitariste taiseux, complètement dans son monde quelques heures avant de monter sur scène. Ni avenant, ni très disponible, mais pas désagréable pour autant. C’est juste que je sentais bien qu’il attendait avec impatience la fin de notre échange.  

Multi-facettes, Julien Doré n’a finalement de constant que son charme et son talent. Et c’est déjà beaucoup ! Gageons donc que ce nouvel album ne décevra pas. D’ailleurs un duo prometteur avec Françoise Hardy est annoncé. Un bon début, non ?

Jetez-lui un sort, c’est tellement plus simple !

Par aschildt dans littérature , le 16 novembre 2010 19h09 | Ajouter un commentaire

Qui n’a jamais rêvé de conquérir un cœur grâce à une simple potion ? De gommer les défauts de son partenaire à l’aide d’une formule magique ? J’ai trouvé le bouquin qui va changer le cours de votre vie !

pouramelie

Un grand merci à Edouard Brasey de s’être penché sur les bonnes vieilles recettes médiévales. En l’occurrence, les « Evangiles des quenouilles ». Des textes ô combien précieux, résultant de réunions très secrètes entre nanas du XVe siècle. Des assemblées à la tombée de la nuit, au cours desquelles des femmes, souvent d’expérience, se refilaient des tuyaux dans des domaines aussi variés que la vie de couple, la maternité ou le mariage, bien à l’abri des oreilles masculines, et avec un humour insoupçonnable. Mais passons sans tarder à la pratique, je sens bien que vous n’y tenez plus.

Célibataire ? Plus pour très longtemps

Pour provoquer l’amour entre un homme et une femme, il y a plein d’options. Sournois ? Je réponds pratique ! Mais les ingrédients ne sont pas si aisés à trouver. Comme dans beaucoup des mixtures magiques évoquées dans le livre, d’ailleurs.
 
« Il devra prendre la moelle qu’il trouvera dans le pied gauche d’un loup et en fera une espèce de pommade qu’il fera flairer de temps à autre à sa femme, et aussi vrai qu’Evangile, elle l’aimera de plus en plus« .

Brigitte Bardot appréciera… Mais elle n’avait pas besoin de subterfuges pour faire tomber les hommes, après tout. Qu’elle soit un peu compréhensive ! Vous pouvez aussi réduire en poudre des fleurs de pervenche et des vers de terre, et mélanger la préparation à des viandes. Je ne vous promets pas que ça soit très appétissant, mais si l’homme et la femme en mangent, bingo, c’est dans la poche.

Défenseurs des animaux, une autre solution consiste simplement à vous frotter les mains avec du jus de verveine, avant de toucher l’objet de votre convoitise.

Pour cerner un homme, regardez ses jambes !

Mais avant d’ensorceler la pauvre victime, vérifiez toujours qu’il n’y ait pas tromperie sur la marchandise. Un joli sourire, un semblant de galanterie, et on se fait vite avoir. Pensez donc à vérifier ses jambes ! 

« Ceux qui ont des os gros aux jambes ou qui les ont bien velues sont forts, hardis, prudents, secrets, d’un esprit grossier, paresseux, lents, et d’une dure capacité. Les jambes petites et avec peu de poils marquent un homme faible, timide, d’un bon jugement, fidèle, serviable et rarement paillard. Les jambes qui n’ont point de poil du tout marquent un homme chaste, faible et craintif« .

Bref à vous de choisir entre le poilu, bourrin mais courageux ou l’imberbe un peu lâche.

 

sorciere


Ou comment nuire à un mari coureur de jupons…

Ca y est, vous voilà mariée à l’homme de vos rêves. Votre nouvelle mission, c’est de le garder. Pas de panique, les « Sachantes » viennent une fois de plus à votre secours. Car déjà, vous suspectez l’autre d’être infidèle… Ce qui peut se vérifier très facilement. Débrouillez-vous pour dégotter un diamant, au lieu de tenter d’entretenir ce qui vous reste de sex-appeal. La technique qui suit est beaucoup plus efficace.

« Si une femme doute de la fidélité de son mari, qu’elle prenne un diamant et le place sur la tête de son homme lorsqu’il dort. S’il est infidèle, il s’éveillera en sursaut ; s’il est chaste, il embrassera sa femme avec affection. »

Pas de bol pour vous, il s’est bel et bien réveillé. Il faut le punir ! Et c’est là que ça devient intéressant… Offrez-donc à votre compagnon un pendentif en pierre d’onyx – garder son homme, c’est aussi un peu être minéralogiste. « Il deviendra peu de temps après triste et prendra facilement peur. Il aura pendant la nuit des songes horribles et fuira le sommeil« . Il saura désormais à qui il a affaire, l’animal !

Je vous passe les digressions scatologiques et graveleuses – et elles sont nombreuses dans ces « évangiles » sacrément blasphématoires ; ces dames d’un certain âge étaient assez portées sur la chose, et elles en étaient fières. Leurs préoccupations n’étaient en fait pas si éloignées de celles des héroïnes de « Sex and the City ». Ne gardez de leur recueil que le délicieux second degré, déjà bien présent à l’époque de ces veillées quasi-féministes.

« Formules magiques pour toutes circonstances, d’après les Evangiles des quenouilles », Edouard Brasey, éditions Chêne.

Guillaume Canet, le B.B.G.

Par aschildt dans Cinéma , le 6 novembre 2010 15h55 | Un commentaire>

canet

 

Le French lover du moment, c’est Guillaume Canet. Incontestablement. Ses « Petits mouchoirs » flottent au sommet du box-office, frôlant les 3 millions d’entrées. Hier soir, la salle de ciné était effectivement bien remplie et le public semblait d’emblée tout acquis à la cause du B.B.G. Le Bosseur Beau Gosse, par définition.

Il faut dire que les médias nous les distribuent par paquets, ces mouchoirs, depuis la sortie du film. Pas moyen d’allumer la télé ou d’ouvrir un magazine sans tomber sur la gueule d’ange du réalisateur et scénariste. « Guillaume Canet est un génie », « Guillaume Canet, la perfection incarnée ». « Le film de Guillaume Canet est le meilleur de l’année ». Moi forcément, un peu rebelle dans l’âme, je me méfie. Et c’est avec une pointe de scepticisme que je découvre l’histoire de cette bande de copains.

« Oh non, pas lui » !

D’abord, il y a Ludo, incarné par Jean Dujardin. Ca commence mal… Entre Loulou et moi, ça n’a jamais vraiment collé. Je l’ai suivi un temps à l’écran, puis lâchement abandonné, alors qu’il attendait la vague accroché à sa planche, moulé dans son célèbre tee-shirt jaune. Depuis, pour moi, c’est pas de nouvelle, bonne nouvelle. Jusqu’à ces retrouvailles imposées qui, heureusement, ne durent qu’un temps. Ses dialogues sont limités et moi, ça m’arrange. (Une fois n’est pas coutume, je fais mon Zemmour !)

La salle a beaucoup moins de mal à se laisser convaincre. Dès les premières minutes, elle épouse le rythme du film. A l’unisson avec cette bande potes en vacances, elle rit, tremble, pleure. Si le film fonctionne aussi bien, ce n’est pas tant grâce à l’intrigue qu’au jeu des acteurs. Canet le BBG ne nous propose pas un scénario hyper élaboré, mais une tranche de vie. Des émotions à la pelle. Avec l’efficacité et la justesse d’une Marion Cotillard, d’un François Cluzet ou d’un Benoît Magimel, forcément, ça marche. Et ce sont les spectateurs qui sortent leur petit mouchoir. (Notez que ce jeu de mots-là, tous les journalistes le font. Je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.)

ITW entre B.B.G.

C’est à croire que le talent est contagieux. Canet le B.B.G. a fait tourner ses propres amis, tous plus doués les uns que les autres.  Même ses copains chanteurs – Mathieu Chedid et Maxim Nucci alias Yodelice – s’en sortent mieux que bien. Ca y est ! Voilà que j’encense à mon tour le film génial du génial Guillaume Canet. Quoique pour se faire une idée vraiment précise de la perfection de l’auteur, il faudrait pouvoir y regarder de plus près. De beaucoup plus près, de préférence ! Hélas, c’est logiquement à mon collègue M. Cinéma qu’est revenu ce privilège. Encore un B.B.G. d’ailleurs ! Mais ça, c’est une autre histoire.  

 

Rendez-nous Alain Delon !

Par aschildt dans Non classé, Publicité , le 3 novembre 2010 10h58 | 4 commentaires

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Point de vadrouille à Paris sans goûter aux joies du métro. Son air pur, les visages épanouis de ses usagers. Lors d’un changement de station entre Voltaire et Nation, la bousculade générale m’a propulsée au pied d’une de ces immenses affiches de publicité censées égayer les quais. Celle-là m’a plutôt fichu un coup.


Clouée sur place à la vue de la photo géante, j’ai laissé les lieux se vider le temps d’analyser la chose. Non, je ne vous parle pas de la promo du Salon du chocolat. Pas non plus des dernières soldes des Galeries Lafayette. Mais du glamour passé d’un couple légendaire, détourné au service du troisième âge.

Mireille Darc et Alain Delon. Quinze années de passion, parfaits amants à la ville comme à l’écran. L’une des plus belles histoires d’amour du cinéma français. Et les voilà trente ans plus tard, affichant leur complicité intacte. Elle, radieuse et photoshopée. Lui, presque souriant, la chevelure encore épaisse et juste ce qu’il faut de rides.

Mais que peuvent-ils bien nous vendre, les tourtereaux ? Un parfum ? Un whisky « 20 ans d’âge » ? Que nenni. Le message est plus terre à terre. Plus utile aussi. « Donnons à + de Vie pour donner plus de vie aux personnes âgées à l’hôpital« . Pour que le tableau soit complet, Bernadette Chirac aurait pu poser sa tête sur l’épaule gauche de Delon, car en tant que présidente de la fondation Hôpitaux de France, c’est elle qui a fait appel aux septua sexy.

La cause est noble et nécessaire : améliorer le bien-être des seniors hospitalisés. Mais fatalement, c’est nous rappeler cruellement à la réalité. Le temps passe et les idoles vieillissent. On pense « Alain Delon », et on veut visualiser le ténébreux au torse nu, doré à point, se prélassant au bord de l’inoubliable « Piscine ». Le soleil cuisant. Un air de jazz. Romy, parfaite. Soudain un déambulateur s’invite et fait tout capoter. Et les rêves prennent l’eau.

 

 

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Note au lecteur : la campagne pour « +de Vie  » a été menée intensivement en France au mois d’octobre, mais plusieurs affiches subsistent ici ou là. Plus d’infos sur http://www.fondationhopitaux.fr/plus_de_vie/loperation.php.

Le jour où j’ai serré la main d’Eddy Mitchell

Par aschildt dans Concerts , le 1 novembre 2010 00h35 | 10 commentaires

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Paris by night, dans le 9ème arrondissement. Au numéro 28 du boulevard des Capucines : l’Olympia, la mythique. Et tout devant, au premier rang, bien placée, juste en face du micro et à un petit mètre de la scène, il y a moi. Ce soir, je suis venue assister aux adieux d’Eddy Mitchell. Parce qu’à son tour, il annonce sa dernière séance.

Je ne vous ferai pas croire que le public de Mr Eddy est super « djeun’s ». Même si ma simple présence a largement contribué à faire baisser la moyenne d’âge du dit premier rang. Voire des deux ou trois premiers. Car à mes côtés se trouvent les vétérans du twist. Les purs et durs. Ceux qui applaudissaient déjà les Chaussettes Noires dans les années soixante, et qui depuis n’ont manqué aucun concert. On les reconnaît à leurs signes distinctifs. Ici un badge de 10 cm de diamètre agrémentant une veste en jean. Là, la fameuse banane bien laquée, qu’on croyait – à tort -passée de mode. Réminiscence de « Salut les Copains« . D’ailleurs forcément, dans ce microcosme mitchellien, tout le monde se connaît. On se salue, on se tape dans la main, et on regrette que les copains ne soient pas plus nombreux ce soir.

L’invité surprise

Mais laissez-moi consacrer une parenthèse à la première partie. En fait, j’ignorais qu’il y en avait une, quand j’ai soudain eu l’agréable surprise de voir Chris Stills entrer en scène. Le fils de Véronique Sanson et de Stephen Stills (Crosby, Stills & Nash). Timide, un peu gauche, il a assuré seul une séquence acoustique pas mal du tout au bord de la scène, devant le rideau rouge encore fermé. Entre guitare et piano, français et anglais. Prestation ponctuée par quelques trous de mémoire, largement compensés par le turquoise de ses yeux, s’accordant merveilleusement avec le rouge olympien. Même si de ma place, j’avais surtout vue sur ses narines, contreplongée oblige.

En attendant Eddy, les copains trépignent, s’insurgent contre cet entracte interminable, et ce public trop mou. « C’est Chantal Goya ici ce soir ou quoi ? », plaisante mon voisin de gauche, impatient. C’est qu’ils ont de l’humour, les copains !

Retour aux sources

Enfin, il apparaît et le public se lève pour saluer son entrée. Mr Eddy est sobre et classe, dans un costume trois-pièces noir et blanc. D’attaque pour deux bonnes heures de show, où il fait la part belle aux pépites du passé. Les incontournables, bien sûr. Cette « Alice » qui cherche toujours son pays aux merveilles. « M’man« , « Rio Grande« , « La dernière séance« … Et puis les titres dépoussiérés, si savoureusement décalés. Au détriment des morceaux du dernier album « Come-back« . Plus rares, mais soigneusement choisis, ils prennent tout leur sens. « J’aimerais avoir 16 ans aujourd’hui », judicieux et émouvant écho à « 18 ans demain« . Ou encore cette jolie histoire où il est question de « chevaux sauvages, le soir dans les embouteillages« . L’imaginaire d’un petit Claude, qui finit par s’appeler Eddy.

Eddy, ce soir, il a 68 ans et il s’en fiche pas mal. Il s’éclate, entouré de ses musicos en peau de zèbre et d’un orchestre d’instruments à vent. Ca swingue comme il aime, crooner accroché à son jeu de jambes. Avec même au plus fort du concert, un kick au-dessus du pied du micro, digne de JCVD.

Entre potes, autour du juke-box

De rocks en ballades, le concert file à toute vitesse. Soudain, mon voisin de gauche s’empare de sa veste et lance des regards appuyés au copain de droite. Il faut croire que la fin approche. Les premières notes de « Couleur menthe à l’eau » résonnent, et la première rangée se lève, comme un seul homme. Avec un train de retard, je les imite. Forcément, quand vous ne faites pas partie de la tribu, l’un ou l’autre rite vous échappe.

Me voilà comme accoudée à un bar, éclairée par les spots, avec cette impression de tête à tête, presque intimidante. Tous les soirs, Eddy Mitchell a devant lui les mêmes visages, car ces fans-là sont de tous les concerts. Pour ses fidèles, le prêtre du rock’n'roll entame « Pas de Boogie Woogie« . Et c’est toute la salle qui est debout. Avant le rappel, les mains des copains se tendent, et en bon gentleman, Mr Eddy les serre une à une. Là-encore, je suis le mouvement. Ce soir, dans l’euphorie d’une Olympia post-yéyé, j’ai serré la main de Mister Eddy Mitchell.

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Eddy Mitchell se produira à Forest National le 16 novembre 2010. Foncez, il reste des places !

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