Le couple Arditi- Bouix met sa fidélité à l’épreuve… sur les planches

Par aschildt dans Non classé, Théâtre , le 22 septembre 2015 16h01 | Ajouter un commentaire

LeMensonge_siteC’est une composition délicieusement cinglante sur le thème du mensonge qui réunit Pierre Arditi et sa compagne Evelyne Bouix, sur les planches du très chic théâtre parisien Edouard VII.

Après 30 ans de vie commune, qu’est-ce qui peut bien séparer un couple ? Peut-être bien un petit – voire un très gros mensonge. Pierre Arditi et Evelyne Bouix ont tout le loisir de sonder la question dans la nouvelle pièce de Florian Zeller qui offre un rôle sur mesure au comédien français.

Le jeu dangereux de la vérité  

L’histoire est tristement classique. Alice (Evelyne Bouix) surprend le mari d’une de ses amies avec une autre femme. D’où le dilemme de départ : faut-il ou non dire la vérité à ladite amie trompée ? Paul (Pierre Arditi) s’y oppose fermement, convaincu que « si tout le monde disait la vérité, il n’y aurait plus aucun couple sur Terre ». Aucun, vraiment ? Quid d’Alice et de Paul, qui se frottent à leur tour au jeu dangereux de la vérité ? Et le spectateur de tenter d’y voir clair dans les répliques des conjoints, chacun excellant dans l’art de ce fameux « Mensonge ».

Comme à la maison

Forcément, la complicité du couple Arditi-Bouix transpire au fil des tirades et donne une saveur toute particulière à la pièce. Entre ces deux-là, pas de chichis, mais une complémentarité jubilatoire. Alors n’hésitez pas à sauter dans un Thalys, direction la capitale, pour vous laisser surprendre par ce bon gros « Mensonge » à rebondissements qui vous fera cogiter jusqu’aux derniers applaudissements. Car finalement, des quatre personnages en scène… Qui ment ?

http://www.theatreedouard7.com

 

 

 

Le nouvel album de Polnareff, pour très bientôt

Par aschildt dans musique , le 18 septembre 2015 18h17 | Ajouter un commentaire

1137223Le chanteur a l’art de cultiver le mystère. Michel Polnareff n’est pas de ceux qui se répandent dans les magazines people. C’est dans le plus grand secret qu’il travaille ainsi sur son nouvel opus, dans un studio bruxellois.

Mais il arrive que l’actualité fasse sortir le sortir de sa réserve, voire de ses gonds. Lorsque son véhicule personnel se retrouve pris au piège des taximen bruxellois, très remontés contre les voitures Uber, Polna prend la parole. Il décroche son téléphone et nous appelle.

La pression après l’absence

Comment ne pas céder à la tentation de prendre des nouvelles de cet album qui se fait tant attendre ? Michel Polnareff explique qu’il travaille minutieusement depuis un an déjà dans la capitale belge. Il se pourrait même qu’il commence enfin à voir le bout du tunnel.

« Je sais que beaucoup de fans s’impatientent, je les comprends, je suis aussi impatient qu’eux, mais quand on veut faire quelque chose après une longue absence discographique, il faut vraiment peaufiner. Moi je suis un perfectionniste et là, la perfection est vraiment de rigueur », confie le chanteur. Pas de doute, la pression est grande. Mais il arrive « au dernier tournant », selon ses propres mots.

Elvis à Paris : la dernière chance

Par aschildt dans Concerts , le 2 janvier 2015 20h11 | Ajouter un commentaire

 Non, non, Elvis Presley n’est pas mort. Certes pas planqué sur une île. Mais c’est dans la peau d’un Québécois que le rockeur semble s’être glissé.

 

 

Les sosies d’Elvis, on les imagine bedonnant, mariant des couples déjantés à tour de bras dans de sinistres chapelles à Las Vegas. Martin Fontaine est de ceux qui revalorisent le genre. Musicien accompli, hyper pro dans ses prestations, le chanteur redonne vie au King depuis plus de 10 ans.

« Elvis Experience », c’est le nom de son dernier show à découvrir au Palais des Sports ce samedi 3 janvier 2015, si vous êtes de passage dans la capitale française.

Johnny Hallyday: Ce qui ne tue pas le rend plus fort

Par aschildt dans musique , le 17 novembre 2014 15h52 | Ajouter un commentaire

Johnny Hallyday revient avec un nouvel album, le 49e de sa si longue carrière. Le rockeur s’efforce de « Rester vivant » contre vents et marées. Lui qui a tout vécu, tout chanté, revient aux sources avec un opus très rythm’n’blues, porté aussi par des ballades aux textes intenses.

Il a troqué la cigarette contre sa copine électronique. C’est un homme placide et souriant qui nous reçoit en interview, dans un très chic hôtel parisien. La petite chambre d’hôtel aménagée en studio pour l’occasion est surchauffée. Le rockeur a tombé la veste. Johnny semble content de parler de cet album qu’il dit lui ressembler. Il a aiguillé ses paroliers vers des thèmes souvent autobiographiques. Le constat du temps qui passe, trop vite. La solitude, aussi, qui continue de lui coller à la peau, même si Jean-Philippe Smet semble avoir enfin réussi à faire taire ses vieux démons.

Rester sur scène pour rester vivant

Papa épanoui et attentionné des petites Jade et Joy, de David et de Laura, époux comblé de la jolie Laeticia, il évoque dans « Te manquer » la vie à deux, pas toujours palpitante quand les habitudes s’installent. Quitter l’autre pour mieux revenir et raviver la flamme. « Vous n’êtes pas mariée ? Alors vous ne pouvez pas savoir« . Johnny est taquin. Ce n’est pas une surprise. Il est de bonne humeur. Ce soir là, il ira applaudir son pote Yodelice, qui a largement collaboré à l’album.

Découvrez l’interview

Entrez dans la danse du « Bal des vampires »

Par aschildt dans Spectacle, Théâtre , le 5 novembre 2014 15h54 | Ajouter un commentaire

Après la vague Twilight, on pouvait penser le vampire passé de mode. Il n’en est rien. C’est désormais sur la scène du Théâtre Mogador que les incisives acérées font des émules. Et pas seulement auprès de la communauté d’adeptes. A juste titre.

Il faut dire que la comédie musicale signée Roman Polanski – adaptée du film – est déjà bien rodée. Elle tourne depuis 17 ans à travers le monde. Mais une version française, ce n’est pas gagné d’avance. Il suffit d’adaptations de textes trop légères pour que le tout semble niais et évoque inévitablement le sketch de Gad Elmaleh. « Vivre dans un donjon, c’est difficile pour une fille de 11 ans qui a la pneumonie ». Le challenge était donc réel, surtout après le « Dracula, l’amour plus fort que la mort », très peu convaincant.

230 costumes

Opération réussie à sang pour sang. Dès les premières minutes, la salle est embarquée dans une Transylvanie tout droit sortie du roman de Bram Stoker. La production offre des tableaux dignes des plus grandes comédies musicales, portée par une mise en scène et des décors bluffants. 36 interprètes se relaient sur les planches, et occupent jusqu’aux travées du théâtre. Frissons garantis quand Dracula himself – ou plutôt, ici, le très inquiétant Comte Von Krolock surgit dans votre dos.

Un tube revisité

L’autre bonne idée, même si elle ne fait pas l’unanimité, c’est d’avoir misé sur un tube, là encore adapté dans la langue de Molière. « Total eclipse of the heart » revient de manière récurrente au fil des 2 heures 10 de représentation, érigé par la puissance vocale impressionnante des chanteurs principaux. J’étais sceptique en écoutant la version studio. Mais sur scène, cela fonctionne parfaitement.

Munissez-vous donc de vos crucifix, et prolongez l’ambiance inquiétante d’Halloween en rejoignant cette joyeuse troupe de vampires le temps d’un bal. Elle se produit au Théâtre Mogador jusqu’à la fin du mois de janvier.

Plus d’informations sur ce spectacle: www.lebaldesvampires.fr

Dany Brillant, « l’archéologue » du slow

Par aschildt dans Non classé , le 2 novembre 2014 19h19 | Ajouter un commentaire

Dany Brillant a l’habitude de naviguer à contre-courant. Défenseur d’un temps que les moins de vingt ans… Du jazz aux rythmes latinos, en passant par les tarentelles, le crooner aime faire se déhancher son public – pas si âgé d’ailleurs que certains le prétendent. Et voilà qu’il se lance un nouveau défi : remettre le slow au goût du jour.

L’intention est louable. Dany Brillant voudrait voir les nouvelles générations se rapprocher à nouveau, collées-serrées le temps d’une danse où le contact est permis, sans que les partenaires aient besoin de se connaître au préalable. C’est ça, la magie du slow. Alors comme il ne fait pas les choses à moitié, Dany Brillant a composé de nouvelles mélodies qui semblent tout droit sorties des années 50-60.

Mike Brant, sors de ce corps !

Le choc des générations peut s’avérer violent. Quel meilleur exemple que le premier single extrait de l’album… « Donne-moi« , un slow pur et dur que Mike Brant en personne n’aurait sûrement pas rechigné à entonner. Seulement voilà, Mike Brant, c’est toute une époque. Révolue, l’époque. Mais Dany assume. « Je me vois comme un passeur, comme un archéologue qui déterre des choses anciennes, et les remet au goût du jour ». D’ailleurs, le charmeur l’affirme : il chante d’abord ce qu’il aime.

D’autres titres de l’album ont le mérite de rester en tête dès la première écoute. « Le dernier romantique« , avec son ensemble de cordes, souvenir d’une amourette de jeunesse jamais vraiment oubliée…

A découvrir très bientôt sur scène. Dany Brillant se produira chez nous le 4 mars 2015 au Palais des Beaux Arts de Charleroi, et le 5 mars 2015 au Forum de Liège.

Johnny Hallyday retrouve les studios

Par aschildt dans musique , le 8 septembre 2013 10h14 | Ajouter un commentaire

La rockstar a pris la bonne habitude de tenir les Twittos informés de son agenda. Professionnel ou non. Après de longues vacances en famille au soleil de Saint-Barth, retour au turbin pour Johnny Hallyday.

Il l’a dit et répété : pas question pour lui de raccrocher les gants. Johnny Hallyday s’apprête ainsi à enregistrer un nouvel album. Et histoire de pimenter la chose, c’est la langue de Shakespeare qu’il a choisie pour cet opus. Dès la semaine prochaine, l’amoureux des States retrouvera les studios, à Los Angeles. C’est d’ailleurs aux Etats-Unis et à l’Angleterre que se destinerait l’album. Il se pourrait que la star y partage des duos avec des pointures telles que Paul McCartney – dont il partage déjà le guitariste Brian Ray – mais aussi Stevie Wonder, Muse ou Bon Jovi. Autant de noms prestigieux cités par l’artiste lui-même en interview il y a quelques semaines. Reste à voir ces collaborations se concrétiser.

Jean-Philippe Smet, fan absolu d’Elvis, poursuit ainsi son rêve de conquête américaine, lui qui n’a jamais réussi à percer côté anglo-saxon malgré quelques tentatives, notamment avec l’excellent album bluesy, « Rough Town » en 1994. En novembre prochain, c’est le DVD live du concert de ses 70 ans qui sortira dans les bacs. La promo d’un film tourné sous la houlette de Claude Lelouch devrait suivre sans trop tarder. Pas de trève pour Hallyday.

 

 

Photo : Twitter @Johnnysjh

 

70 balais, un album et une tournée pour Johnny Hallyday

Par aschildt dans Concerts, musique , le 13 juin 2013 16h37 | Ajouter un commentaire

C’est sa semaine, sans aucun doute. Johnny Hallyday s’apprête à célébrer ses 70 ans le 15 juin, avec un double concert. Le premier en grande pompe à Bercy. Le second dans la foulée, au beau milieu de la nuit. Le rockeur rejoindra le Théâtre de Paris pour un mini-show semi-privé, entouré de ses intimes et de 600 fans qui ont réussi à décrocher une place. Le tout rue Blanche, la rue dans laquelle il est né. Né dans la rue. Toute une symbolique. Born Rocker Tour. 

Les fans peuvent également faire durer le plaisir de la tournée précédente grâce à la sortie toute récente d’un album live. Et quel album ! Le « Johnny Hallyday On stage » est une petite merveille. Un « best of » du best, en somme. Vous y retrouverez une sélection des titres les plus percutants de la tournée 2012, enregistrés dans les divers stades et salles que l’Idole a embrasées. Lille, Genève, Marseille, Anvers, ou encore le Stade de France, et bien d’autres encore. L’occasion d’immortaliser les versions revisitées de titres parfois dépoussiérés. Ce sublime « Poème sur la 7ème » signé Labro, accompagné d’un orchestre symphonique. Ou « Cet homme que voilà », toujours le même puisque c’est bien connu, ça ne change pas un homme.

Un bel objet pour graver cette tournée dans nos oreilles, si ce n’est dans nos vies. Faute de disposer d’un DVD.

« Célimène », une BD girly signée Adeline Blondieau

Par aschildt dans BD , le 28 février 2013 10h21 | Ajouter un commentaire

Plus connue du grand public pour ses talents de comédienne, Adeline Blondieau nourrit une vraie passion pour l’écriture. Elle signe ainsi sa douzième bande dessinée en tant que scénariste. L’héroïne de la célèbre série télé tropézienne se consacre à la suite des aventures de « Célimène », une ado qui découvre à 16 ans qu’on lui a menti sur ses origines et qui se lance dans une longue quête identitaire semée d’embûches. 

La bande dessinée, c’est une passion familiale chez les Blondieau, transmise aux enfants dès le plus jeune âge : « Ma mère partait du principe que la BD, c’est un style littéraire comme un autre, qu’elle avait sa place à la maison, qu’il fallait lire de tout et même des bandes dessinées« , se souvient Adeline. Elle accorde d’ailleurs ici une large place au texte, au risque de décourager les jeunes lectrices à qui s’adresse l’ouvrage girly.

Entre amourettes et valeurs fortes

Reste que « Célimène » concentre tous les ingrédients susceptibles de séduire les adolescentes : une intrigue prenante, une histoire d’amour a priori impossible, des conflits avec les parents, et les copains qui -heureusement- eux, sont bel et bien présents. Le tout repose sur des valeurs clés : le respect de l’autre, la lutte contre les préjugés, l’importance du pardon… De quoi ajouter un peu de profondeur à l’oeuvre.

Petit bonus en fin de lecture : ces demoiselles apprendront même à dresser un poney grâce à la soeur d’Adeline Blondieau, professionnelle de la révérence poneysque, photos à l’appui.

Des semaines éprouvantes

Elle l’avait déjà démontré en se racontant dans un ouvrage autobiographique : Adeline Blondieau a une véritable plume. Cela n’a pu échapper à tous ceux qui ont lu, plus récemment, sa lettre ouverte adressée à Amanda Sthers, l’auteur de la biographie de Johnny Hallyday. L’ex-épouse du rockeur ne tient pas à en parler lors de ces interviews de promotion de sa BD, mais elle accepte toutefois de faire le point sur la situation.

« Je poursuis un combat contre la diffamation« , explique-t-elle, confirmant avoir lancé une procédure en justice contre Johnny, Amanda Sthers, et l’éditeur. « Qui ne dit mot consent, et je ne consens pas à ce qu’on médise de moi« , ajoute la scénariste qui confie avoir passé des semaines éprouvantes, suite aux déclarations du chanteur français. Dans sa bio, Johnny se souvient d’Adeline comme d’un « serpent« , d’une « hystérique » qui plus est volage. Des propos qui auraient eu des conséquences lourdes pour la famille de la principale intéressée.

 » Que mon fils de 13 ans se soit fait tabasser à l’école, c’est effarant ! « , conclut Adeline, tournée désormais vers ses projets personnels, entre BD, série télé et théâtre.

Découvrez toute l’interview.

 

 

Greg Zlap, l’homme qui rend l’harmonica sexy

Par aschildt dans BD, littérature , le 7 novembre 2012 20h16 | Ajouter un commentaire

Quand on vous dit « harmonica », il y a de grandes chances pour que vous visualisiez un vieux cow-boy en train de surveiller son troupeau. Ou alors, Toots Thielemans. Bref, a priori, rien de très sexy. C’est parce que vous ne connaissez pas Greg Zlap ! Beau comme un dieu dans son total look rock, il enflamme le public aux côtés de Johnny Hallyday depuis 2009 avec son tout petit instrument. Harmoniciste de génie, il se raconte dans une bande-dessinée.

Comment un petit garçon de Varsovie se retrouve un jour à assurer un concert au pied de la Tour Eiffel, accompagnant la plus grande idole française ? C’est l’incroyable destin de Grzegorz Szlapczynski – bien inspiré de raccourcir en Greg Zlap – raconté par Philippe Charlot et Miras, dans une BD biographique. Deux histoires déroulées en parallèle.

Celle, d’abord, du petit Polonais, prédestiné au piano par son père, mais qui tombe un jour sous le charme d’un harmonica rapporté des Etats-Unis par un ami. Le gamin est pris de passion pour le blues, prêt à s’époumoner sans cesse pour parvenir à une maîtrise parfaite de l’instrument. Ces moments-là résonnent comme autant d’échappées belles, face à la rigidité de la Pologne communiste d’alors. Dans les années 80, Greg et sa mère s’envolent pour Paris. C’est là que débute la carrière du jeune homme. Des soirées dans les bars avec un public plus ou moins attentif, aux contrats de plus en plus juteux.

Le récit est entrecoupé par d’autres séquences. Elles relatent les toutes dernières heures qui précèdent un grand concert. En l’occurrence, le plus épatant, et certainement le plus marquant pour le musicien : celui donné au pied de la Tour Eiffel avec Johnny à l’occasion de la fête nationale.

Tout en retenue

La lecture de cette double-histoire est aisée, agréable. L’oeuvre n’est pas trop pointue. Ni réservée aux mélomanes spécialistes des instruments à vent, ni aux fans de Johnny Hallyday. D’ailleurs, le chanteur apparaît peu dans « Harmonijka ». Aucune anecdote sur la rencontre entre les deux artistes. Pas de détails croustillants sur la vie de tournée, qu’on imagine elle-aussi rock’n’roll. A part quelques boeufs dans le bus, arrosés raisonnablement de vodka. Et si Greg Zlap dévoile sa propre histoire, il reste très discret sur vie privée actuelle. Un tout petit peu plus de « people » n’aurait rien enlevé au sérieux et à la crédibilité de ce bel ouvrage.

« Harmonijka« , Greg Zlap, Philippe Charlot, Miras, éditions Glénat.

Crédits : Thomas Vollaire

Crédits : Thomas Vollaire