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Johnny Hallyday: Ce qui ne tue pas le rend plus fort

Par aschildt dans musique , le 17 novembre 2014 15h52 | Ajouter un commentaire

Johnny Hallyday revient avec un nouvel album, le 49e de sa si longue carrière. Le rockeur s’efforce de « Rester vivant » contre vents et marées. Lui qui a tout vécu, tout chanté, revient aux sources avec un opus très rythm’n'blues, porté aussi par des ballades aux textes intenses.

Il a troqué la cigarette contre sa copine électronique. C’est un homme placide et souriant qui nous reçoit en interview, dans un très chic hôtel parisien. La petite chambre d’hôtel aménagée en studio pour l’occasion est surchauffée. Le rockeur a tombé la veste. Johnny semble content de parler de cet album qu’il dit lui ressembler. Il a aiguillé ses paroliers vers des thèmes souvent autobiographiques. Le constat du temps qui passe, trop vite. La solitude, aussi, qui continue de lui coller à la peau, même si Jean-Philippe Smet semble avoir enfin réussi à faire taire ses vieux démons.

Rester sur scène pour rester vivant

Papa épanoui et attentionné des petites Jade et Joy, de David et de Laura, époux comblé de la jolie Laeticia, il évoque dans « Te manquer » la vie à deux, pas toujours palpitante quand les habitudes s’installent. Quitter l’autre pour mieux revenir et raviver la flamme. « Vous n’êtes pas mariée ? Alors vous ne pouvez pas savoir« . Johnny est taquin. Ce n’est pas une surprise. Il est de bonne humeur. Ce soir là, il ira applaudir son pote Yodelice, qui a largement collaboré à l’album.

Découvrez l’interview

Entrez dans la danse du « Bal des vampires »

Par aschildt dans Spectacle, Théâtre , le 5 novembre 2014 15h54 | Ajouter un commentaire

Après la vague Twilight, on pouvait penser le vampire passé de mode. Il n’en est rien. C’est désormais sur la scène du Théâtre Mogador que les incisives acérées font des émules. Et pas seulement auprès de la communauté d’adeptes. A juste titre.

Il faut dire que la comédie musicale signée Roman Polanski – adaptée du film – est déjà bien rodée. Elle tourne depuis 17 ans à travers le monde. Mais une version française, ce n’est pas gagné d’avance. Il suffit d’adaptations de textes trop légères pour que le tout semble niais et évoque inévitablement le sketch de Gad Elmaleh. « Vivre dans un donjon, c’est difficile pour une fille de 11 ans qui a la pneumonie ». Le challenge était donc réel, surtout après le « Dracula, l’amour plus fort que la mort », très peu convaincant.

230 costumes

Opération réussie à sang pour sang. Dès les premières minutes, la salle est embarquée dans une Transylvanie tout droit sortie du roman de Bram Stoker. La production offre des tableaux dignes des plus grandes comédies musicales, portée par une mise en scène et des décors bluffants. 36 interprètes se relaient sur les planches, et occupent jusqu’aux travées du théâtre. Frissons garantis quand Dracula himself – ou plutôt, ici, le très inquiétant Comte Von Krolock surgit dans votre dos.

Un tube revisité

L’autre bonne idée, même si elle ne fait pas l’unanimité, c’est d’avoir misé sur un tube, là encore adapté dans la langue de Molière. « Total eclipse of the heart » revient de manière récurrente au fil des 2 heures 10 de représentation, érigé par la puissance vocale impressionnante des chanteurs principaux. J’étais sceptique en écoutant la version studio. Mais sur scène, cela fonctionne parfaitement.

Munissez-vous donc de vos crucifix, et prolongez l’ambiance inquiétante d’Halloween en rejoignant cette joyeuse troupe de vampires le temps d’un bal. Elle se produit au Théâtre Mogador jusqu’à la fin du mois de janvier.

Plus d’informations sur ce spectacle: www.lebaldesvampires.fr

Dany Brillant, « l’archéologue » du slow

Par aschildt dans Non classé , le 2 novembre 2014 19h19 | Ajouter un commentaire

Dany Brillant a l’habitude de naviguer à contre-courant. Défenseur d’un temps que les moins de vingt ans… Du jazz aux rythmes latinos, en passant par les tarentelles, le crooner aime faire se déhancher son public – pas si âgé d’ailleurs que certains le prétendent. Et voilà qu’il se lance un nouveau défi : remettre le slow au goût du jour.

L’intention est louable. Dany Brillant voudrait voir les nouvelles générations se rapprocher à nouveau, collées-serrées le temps d’une danse où le contact est permis, sans que les partenaires aient besoin de se connaître au préalable. C’est ça, la magie du slow. Alors comme il ne fait pas les choses à moitié, Dany Brillant a composé de nouvelles mélodies qui semblent tout droit sorties des années 50-60.

Mike Brant, sors de ce corps !

Le choc des générations peut s’avérer violent. Quel meilleur exemple que le premier single extrait de l’album… « Donne-moi« , un slow pur et dur que Mike Brant en personne n’aurait sûrement pas rechigné à entonner. Seulement voilà, Mike Brant, c’est toute une époque. Révolue, l’époque. Mais Dany assume. « Je me vois comme un passeur, comme un archéologue qui déterre des choses anciennes, et les remet au goût du jour ». D’ailleurs, le charmeur l’affirme : il chante d’abord ce qu’il aime.

D’autres titres de l’album ont le mérite de rester en tête dès la première écoute. « Le dernier romantique« , avec son ensemble de cordes, souvenir d’une amourette de jeunesse jamais vraiment oubliée…

A découvrir très bientôt sur scène. Dany Brillant se produira chez nous le 4 mars 2015 au Palais des Beaux Arts de Charleroi, et le 5 mars 2015 au Forum de Liège.

Johnny Hallyday retrouve les studios

Par aschildt dans musique , le 8 septembre 2013 10h14 | Ajouter un commentaire

La rockstar a pris la bonne habitude de tenir les Twittos informés de son agenda. Professionnel ou non. Après de longues vacances en famille au soleil de Saint-Barth, retour au turbin pour Johnny Hallyday.

Il l’a dit et répété : pas question pour lui de raccrocher les gants. Johnny Hallyday s’apprête ainsi à enregistrer un nouvel album. Et histoire de pimenter la chose, c’est la langue de Shakespeare qu’il a choisie pour cet opus. Dès la semaine prochaine, l’amoureux des States retrouvera les studios, à Los Angeles. C’est d’ailleurs aux Etats-Unis et à l’Angleterre que se destinerait l’album. Il se pourrait que la star y partage des duos avec des pointures telles que Paul McCartney – dont il partage déjà le guitariste Brian Ray – mais aussi Stevie Wonder, Muse ou Bon Jovi. Autant de noms prestigieux cités par l’artiste lui-même en interview il y a quelques semaines. Reste à voir ces collaborations se concrétiser.

Jean-Philippe Smet, fan absolu d’Elvis, poursuit ainsi son rêve de conquête américaine, lui qui n’a jamais réussi à percer côté anglo-saxon malgré quelques tentatives, notamment avec l’excellent album bluesy, « Rough Town » en 1994. En novembre prochain, c’est le DVD live du concert de ses 70 ans qui sortira dans les bacs. La promo d’un film tourné sous la houlette de Claude Lelouch devrait suivre sans trop tarder. Pas de trève pour Hallyday.

 

 

Photo : Twitter @Johnnysjh

 

70 balais, un album et une tournée pour Johnny Hallyday

Par aschildt dans Concerts, musique , le 13 juin 2013 16h37 | Ajouter un commentaire

C’est sa semaine, sans aucun doute. Johnny Hallyday s’apprête à célébrer ses 70 ans le 15 juin, avec un double concert. Le premier en grande pompe à Bercy. Le second dans la foulée, au beau milieu de la nuit. Le rockeur rejoindra le Théâtre de Paris pour un mini-show semi-privé, entouré de ses intimes et de 600 fans qui ont réussi à décrocher une place. Le tout rue Blanche, la rue dans laquelle il est né. Né dans la rue. Toute une symbolique. Born Rocker Tour. 

Les fans peuvent également faire durer le plaisir de la tournée précédente grâce à la sortie toute récente d’un album live. Et quel album ! Le « Johnny Hallyday On stage » est une petite merveille. Un « best of » du best, en somme. Vous y retrouverez une sélection des titres les plus percutants de la tournée 2012, enregistrés dans les divers stades et salles que l’Idole a embrasées. Lille, Genève, Marseille, Anvers, ou encore le Stade de France, et bien d’autres encore. L’occasion d’immortaliser les versions revisitées de titres parfois dépoussiérés. Ce sublime « Poème sur la 7ème » signé Labro, accompagné d’un orchestre symphonique. Ou « Cet homme que voilà », toujours le même puisque c’est bien connu, ça ne change pas un homme.

Un bel objet pour graver cette tournée dans nos oreilles, si ce n’est dans nos vies. Faute de disposer d’un DVD.

« Célimène », une BD girly signée Adeline Blondieau

Par aschildt dans BD , le 28 février 2013 10h21 | Ajouter un commentaire

Plus connue du grand public pour ses talents de comédienne, Adeline Blondieau nourrit une vraie passion pour l’écriture. Elle signe ainsi sa douzième bande dessinée en tant que scénariste. L’héroïne de la célèbre série télé tropézienne se consacre à la suite des aventures de « Célimène », une ado qui découvre à 16 ans qu’on lui a menti sur ses origines et qui se lance dans une longue quête identitaire semée d’embûches. 

La bande dessinée, c’est une passion familiale chez les Blondieau, transmise aux enfants dès le plus jeune âge : « Ma mère partait du principe que la BD, c’est un style littéraire comme un autre, qu’elle avait sa place à la maison, qu’il fallait lire de tout et même des bandes dessinées« , se souvient Adeline. Elle accorde d’ailleurs ici une large place au texte, au risque de décourager les jeunes lectrices à qui s’adresse l’ouvrage girly.

Entre amourettes et valeurs fortes

Reste que « Célimène » concentre tous les ingrédients susceptibles de séduire les adolescentes : une intrigue prenante, une histoire d’amour a priori impossible, des conflits avec les parents, et les copains qui -heureusement- eux, sont bel et bien présents. Le tout repose sur des valeurs clés : le respect de l’autre, la lutte contre les préjugés, l’importance du pardon… De quoi ajouter un peu de profondeur à l’oeuvre.

Petit bonus en fin de lecture : ces demoiselles apprendront même à dresser un poney grâce à la soeur d’Adeline Blondieau, professionnelle de la révérence poneysque, photos à l’appui.

Des semaines éprouvantes

Elle l’avait déjà démontré en se racontant dans un ouvrage autobiographique : Adeline Blondieau a une véritable plume. Cela n’a pu échapper à tous ceux qui ont lu, plus récemment, sa lettre ouverte adressée à Amanda Sthers, l’auteur de la biographie de Johnny Hallyday. L’ex-épouse du rockeur ne tient pas à en parler lors de ces interviews de promotion de sa BD, mais elle accepte toutefois de faire le point sur la situation.

« Je poursuis un combat contre la diffamation« , explique-t-elle, confirmant avoir lancé une procédure en justice contre Johnny, Amanda Sthers, et l’éditeur. « Qui ne dit mot consent, et je ne consens pas à ce qu’on médise de moi« , ajoute la scénariste qui confie avoir passé des semaines éprouvantes, suite aux déclarations du chanteur français. Dans sa bio, Johnny se souvient d’Adeline comme d’un « serpent« , d’une « hystérique » qui plus est volage. Des propos qui auraient eu des conséquences lourdes pour la famille de la principale intéressée.

 » Que mon fils de 13 ans se soit fait tabasser à l’école, c’est effarant ! « , conclut Adeline, tournée désormais vers ses projets personnels, entre BD, série télé et théâtre.

Découvrez toute l’interview.

 

 

Greg Zlap, l’homme qui rend l’harmonica sexy

Par aschildt dans BD, littérature , le 7 novembre 2012 20h16 | Ajouter un commentaire

Quand on vous dit « harmonica », il y a de grandes chances pour que vous visualisiez un vieux cow-boy en train de surveiller son troupeau. Ou alors, Toots Thielemans. Bref, a priori, rien de très sexy. C’est parce que vous ne connaissez pas Greg Zlap ! Beau comme un dieu dans son total look rock, il enflamme le public aux côtés de Johnny Hallyday depuis 2009 avec son tout petit instrument. Harmoniciste de génie, il se raconte dans une bande-dessinée.

Comment un petit garçon de Varsovie se retrouve un jour à assurer un concert au pied de la Tour Eiffel, accompagnant la plus grande idole française ? C’est l’incroyable destin de Grzegorz Szlapczynski – bien inspiré de raccourcir en Greg Zlap – raconté par Philippe Charlot et Miras, dans une BD biographique. Deux histoires déroulées en parallèle.

Celle, d’abord, du petit Polonais, prédestiné au piano par son père, mais qui tombe un jour sous le charme d’un harmonica rapporté des Etats-Unis par un ami. Le gamin est pris de passion pour le blues, prêt à s’époumoner sans cesse pour parvenir à une maîtrise parfaite de l’instrument. Ces moments-là résonnent comme autant d’échappées belles, face à la rigidité de la Pologne communiste d’alors. Dans les années 80, Greg et sa mère s’envolent pour Paris. C’est là que débute la carrière du jeune homme. Des soirées dans les bars avec un public plus ou moins attentif, aux contrats de plus en plus juteux.

Le récit est entrecoupé par d’autres séquences. Elles relatent les toutes dernières heures qui précèdent un grand concert. En l’occurrence, le plus épatant, et certainement le plus marquant pour le musicien : celui donné au pied de la Tour Eiffel avec Johnny à l’occasion de la fête nationale.

Tout en retenue

La lecture de cette double-histoire est aisée, agréable. L’oeuvre n’est pas trop pointue. Ni réservée aux mélomanes spécialistes des instruments à vent, ni aux fans de Johnny Hallyday. D’ailleurs, le chanteur apparaît peu dans « Harmonijka ». Aucune anecdote sur la rencontre entre les deux artistes. Pas de détails croustillants sur la vie de tournée, qu’on imagine elle-aussi rock’n'roll. A part quelques boeufs dans le bus, arrosés raisonnablement de vodka. Et si Greg Zlap dévoile sa propre histoire, il reste très discret sur vie privée actuelle. Un tout petit peu plus de « people » n’aurait rien enlevé au sérieux et à la crédibilité de ce bel ouvrage.

« Harmonijka« , Greg Zlap, Philippe Charlot, Miras, éditions Glénat.

Crédits : Thomas Vollaire

Crédits : Thomas Vollaire

Tout tout tout, vous saurez tout sur Dave

Par aschildt dans littérature, musique , le 29 octobre 2012 18h04 | Ajouter un commentaire

Quel intérêt peut-il y avoir à lire l’autobiographie de Dave ? J’imagine votre scepticisme et l’entends bien. J’ai donc pris le risque de perdre mon temps, et j’ai bien fait ! Le chanteur du pays du Gouda, avec la sympathie qu’on lui connaît et son franc-parler, décide de tout nous dire, sans tabou. 

Dave fait partie de ces artistes dont le public a l’impression de tout savoir. Quasi-omniprésent dans les émissions de variétés depuis 50 ans qu’il chante, il joue toujours cartes sur table. Malgré son ode à Vanina qui a semé le doute dans les années 70, le chanteur assume de longue date sa préférence pour les hommes, lui qui partage depuis 41 ans la vie de Patrick Loiseau. Dave n’est pas non plus du genre à faire scandale dans les pages de la presse people-trash. Qu’y aurait-il donc de croustillant dans un tel ouvrage ? Wouter Otto Levenbach décide de raconter sa vie dans les moindres détails, dans toute sa crudité. Une vie pas si sage que ça en vérité.

Désillusions de l’enfance

C’est après un grave problème cardiaque que le chanteur a eu envie d’ouvrir son coeur, avec cet ouvrage, « J’irais bien refaire un tour ». Refaire un tour à Amsterdam, tout d’abord. La ville qui l’a vu naître et qui a abrité son enfance plutôt douillette, dans une famille « bourgeoise et intellectuelle ». Une enfance assombrie par le spectre de la seconde guerre mondiale. Le père du jeune Wouter, juif, a échappé de peu à la déportation, étouffant par la suite sa religion au profit du protestantisme. A la clé, beaucoup de questions qui ont longtemps taraudé le jeune garçon. Quelques années plus tard, ce même père tombe de son piédestal. Dave alors adolescent révèle au grand jour l’infidélité du paternel, épris de la bonne. De quoi vous briser un mythe.

Patrick, mais pas que

Et puis très vite, l’émancipation, les débuts dans la musique, la manche ici ou là. Le premier disque. Un destin typique des yéyés. Dave, lui, deviendra très vite un « chanteur à minettes« . Le lecteur apprend ainsi sans tarder que les minettes, en l’occurrence, plaisent autant au chanteur que les minets. Et d’invoquer une métaphore qui a le mérite d’être claire : « Pour moi, les filles étaient du Nescafé, et les garçons du café. S’il n’y avait pas de café, ma foi ! Je prenais du Nescafé !  » Nescafé et non Nespresso – What else ? Toutefois il assure n’avoir jamais pioché du côté des groupies, contrairement à d’autres. Par respect. Le presque septuagénaire se dit aujourd’hui rangé, en couple pépère mais heureux, avec son Patrick. Pas question de draguer la jeunesse, il trouverait cela indécent. « Pour éviter de passer pour un lubrique décadent, j’essaie de ne plus reluquer les corps plus jeunes« .

Avec Johnny, nu, au sauna

Il reconnaît d’ailleurs en avoir largement profité par le passé. Quelque idylle avec une animatrice télé devenue célèbre – hélas pas de nom. Dave balance, mais avec parcimonie. Dans les années 70, une petite séance de sauna avec un Johnny, au Club Med de Marrakech, en parfaite tenue d’Adam. Adamo était là aussi, mais en serviette, plus pudique. Un moment de détente en tout bien tout honneur, certes, mais quand-même ! L’anecdote vaut le détour, et Dave semble prendre un grand plaisir à l’évoquer.

Les années noires

C’est au début des années 80 que le couple Patrick-Dave découvre la nuit et ses ivresses. Alcool souvent, drogues parfois. Les deux hommes  commencent à  profiter d’une liberté partagée. « Durant ces années folles, nous avons étanché notre soif de corps nouveaux pour mieux faire grandir notre amour ». L’épidémie du Sida mettra fin à ces ébats tous azimuts. Place à la prudence. La vie des amants s’assombrit. Les voilà au chevet de leurs nombreux amis qui, eux, n’ont pas eu la chance d’échapper à la maladie. Une hécatombe qui marquera Dave et Patrick à jamais. L’existence d’un chanteur à paillettes n’est pas aussi rose qu’on peut l’imaginer.

Dave, « J’irais bien refaire un tour », éditions Michel Lafon

Johnny Hallyday, royal à Londres !

Par aschildt dans Concerts, musique , le 16 octobre 2012 23h53 | Ajouter un commentaire

Deux soirs durant, le règne d’Elizabeth II s’est suspendu dans la capitale britannique, pour céder la place à celui du Roi du rock français. Johnny Hallyday a enflammé le très classieux Royal Albert Hall. Sans aucun doute un moment paroxystique de la tournée, non pour la capacité de la salle ou les effets spéciaux, mais pour l’énergie du rockeur, particulièrement proche de son public et ne cachant pas sa joie d’avoir pu retrouver la scène après ses pépins de santé de cet été.

« Robin, Robin, une petite photo ! ». Le guitariste du chanteur est abordé par des fans français, le temps d’une clope devant l’entrée des artistes. Robin Lemesurier, il parle anglais. Mais ce soir, c’est bien la langue de Molière qui s’impose dans les moindres recoins du Royal Albert Hall. Les Frenchies sont partout. Ceux qui ont fait le déplacement pour l’occasion, ou les expatriés, ravis de trouver dans cette salle mythique un petit bout de leur patrimoine. Johnny, l’institution, Johnny, l’icone française absolue. Francophone, plus largement, car les Belges étaient aussi au rendez-vous. Immanquable, pour un expat.

Johnny, the French Elvis

Et puis il y a les Britanniques. Minoritaires, sans débat possible, mais bien présents. Parfois incités par un ami francophone, un collègue. « You have to see that man ! ». Johnny, présenté à l’étranger comme le French Elvis. Pas facile de définir une idole. Un phénomène de société. Mon jeune voisin par exemple tente de convertir sa girlfriend. Traduisant chacune des interventions du rockeur, entre deux chansons. « He says he likes country music ! » – « What ? » – « Country music ! » Dialogue de sourds, rock’n'roll oblige.

Les Français déferlent

Mais laissez-moi d’abord vous dire un mot de la première partie. Amandine Bourgeois le mérite. Jeune artiste multitalents, révélée par l’une ou l’autre émission de télé-réalité. En la voyant débarquer sur scène, j’avoue avoir peiné à la reconnaître. Juchée sur des talons vertigineux, moulée dans une robe rose bonbon, le tout agrémenté d’une crinière blonde… Le total look Barbie. Pourtant, très vite, la sauce a pris. Parce que sa voix, elle, n’a pas changé. A vous filer la chair de poule, quand accompagnée d’une seule guitare, elle entonne le « Back to Black » d’Amy Winehouse. Le public est conquis. Lui qui peut se montrer impitoyable avec de tels artistes, ceux qui ont la tâche – ou l’honneur, c’est selon – de chauffer la salle avant l’arrivée du Taulier.

43 ans après Jimi Hendrix

Et puis finalement, Amandine et Johnny ce soir font jeu égal, puisque tous deux se produisent pour la première fois au Royal. En cinquante ans de carrière, la star Hallyday n’a jamais donné de concert en Grande-Bretagne. C’est donc un show tout spécial. Avec une pensée émue pour Jimi Hendrix, copain trop éphémère d’une époque vécue à 100 à l’heure. Johnny marche dans ses pas ce soir. Flashback. Une nuit de 1969, Jimi joue sur la même scène. 43 ans plus tard, le chanteur-phénix-inoxydable ne manque pas de lui rendre hommage, lui dédiant son « Hey Joe« . A la française, pour poursuivre l’idée.

Les yeux dans les yeux

Authentique. Sincère. A coeur ouvert. Les meilleurs mots pour décrire ces deux heures de pure folie. La proximité, aussi. Johnny est là, tout proche.  A portée de main. Pas de fosse pour l’éloigner de ses admirateurs. Alors quand l’artiste surgit dans son cuir légendaire pour allumer le feu – titre résolument efficace – les premières rangées se lèvent tel un seul homme, s’agglutinant au bord de la scène. Elles n’en bougeront pas, jusqu’à la fin. Malgré les tentatives de quelques agents de sécurité désemparés qui ont découvert à leur façon le phénomène Hallyday. « Could you go back to your seat now ? » Invitations bien vaines.

Johnny intime

Un mouvement d’euphorie qui a gagné toute la salle circulaire, jusqu’aux balcons. Et Johnny n’a pas boudé son plaisir. Serrant les mains, capturant les regards le temps d’un couplet d’un « Que je t’aime » enflammé. Intime, affectueux et visiblement comblé. « Ca me fait du bien d’être ici avec vous« , lance-t-il spontanément entre deux rock’n'rolls. Un moment de communion et de ferveur dont seul Hallyday a le secret. Vivement les retrouvailles avec Bruxelles, le 3 novembre prochain à Forest National.

Le jour où j’ai serré la main d’Eddy Mitchell

Par aschildt dans Concerts , le 1 novembre 2010 00h35 | 10 commentaires

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Paris by night, dans le 9ème arrondissement. Au numéro 28 du boulevard des Capucines : l’Olympia, la mythique. Et tout devant, au premier rang, bien placée, juste en face du micro et à un petit mètre de la scène, il y a moi. Ce soir, je suis venue assister aux adieux d’Eddy Mitchell. Parce qu’à son tour, il annonce sa dernière séance.

Je ne vous ferai pas croire que le public de Mr Eddy est super « djeun’s ». Même si ma simple présence a largement contribué à faire baisser la moyenne d’âge du dit premier rang. Voire des deux ou trois premiers. Car à mes côtés se trouvent les vétérans du twist. Les purs et durs. Ceux qui applaudissaient déjà les Chaussettes Noires dans les années soixante, et qui depuis n’ont manqué aucun concert. On les reconnaît à leurs signes distinctifs. Ici un badge de 10 cm de diamètre agrémentant une veste en jean. Là, la fameuse banane bien laquée, qu’on croyait – à tort -passée de mode. Réminiscence de « Salut les Copains« . D’ailleurs forcément, dans ce microcosme mitchellien, tout le monde se connaît. On se salue, on se tape dans la main, et on regrette que les copains ne soient pas plus nombreux ce soir.

L’invité surprise

Mais laissez-moi consacrer une parenthèse à la première partie. En fait, j’ignorais qu’il y en avait une, quand j’ai soudain eu l’agréable surprise de voir Chris Stills entrer en scène. Le fils de Véronique Sanson et de Stephen Stills (Crosby, Stills & Nash). Timide, un peu gauche, il a assuré seul une séquence acoustique pas mal du tout au bord de la scène, devant le rideau rouge encore fermé. Entre guitare et piano, français et anglais. Prestation ponctuée par quelques trous de mémoire, largement compensés par le turquoise de ses yeux, s’accordant merveilleusement avec le rouge olympien. Même si de ma place, j’avais surtout vue sur ses narines, contreplongée oblige.

En attendant Eddy, les copains trépignent, s’insurgent contre cet entracte interminable, et ce public trop mou. « C’est Chantal Goya ici ce soir ou quoi ? », plaisante mon voisin de gauche, impatient. C’est qu’ils ont de l’humour, les copains !

Retour aux sources

Enfin, il apparaît et le public se lève pour saluer son entrée. Mr Eddy est sobre et classe, dans un costume trois-pièces noir et blanc. D’attaque pour deux bonnes heures de show, où il fait la part belle aux pépites du passé. Les incontournables, bien sûr. Cette « Alice » qui cherche toujours son pays aux merveilles. « M’man« , « Rio Grande« , « La dernière séance« … Et puis les titres dépoussiérés, si savoureusement décalés. Au détriment des morceaux du dernier album « Come-back« . Plus rares, mais soigneusement choisis, ils prennent tout leur sens. « J’aimerais avoir 16 ans aujourd’hui », judicieux et émouvant écho à « 18 ans demain« . Ou encore cette jolie histoire où il est question de « chevaux sauvages, le soir dans les embouteillages« . L’imaginaire d’un petit Claude, qui finit par s’appeler Eddy.

Eddy, ce soir, il a 68 ans et il s’en fiche pas mal. Il s’éclate, entouré de ses musicos en peau de zèbre et d’un orchestre d’instruments à vent. Ca swingue comme il aime, crooner accroché à son jeu de jambes. Avec même au plus fort du concert, un kick au-dessus du pied du micro, digne de JCVD.

Entre potes, autour du juke-box

De rocks en ballades, le concert file à toute vitesse. Soudain, mon voisin de gauche s’empare de sa veste et lance des regards appuyés au copain de droite. Il faut croire que la fin approche. Les premières notes de « Couleur menthe à l’eau » résonnent, et la première rangée se lève, comme un seul homme. Avec un train de retard, je les imite. Forcément, quand vous ne faites pas partie de la tribu, l’un ou l’autre rite vous échappe.

Me voilà comme accoudée à un bar, éclairée par les spots, avec cette impression de tête à tête, presque intimidante. Tous les soirs, Eddy Mitchell a devant lui les mêmes visages, car ces fans-là sont de tous les concerts. Pour ses fidèles, le prêtre du rock’n'roll entame « Pas de Boogie Woogie« . Et c’est toute la salle qui est debout. Avant le rappel, les mains des copains se tendent, et en bon gentleman, Mr Eddy les serre une à une. Là-encore, je suis le mouvement. Ce soir, dans l’euphorie d’une Olympia post-yéyé, j’ai serré la main de Mister Eddy Mitchell.

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Eddy Mitchell se produira à Forest National le 16 novembre 2010. Foncez, il reste des places !

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