Tal, la Rihanna française ?

Par aschildt dans musique , le 24 mars 2012 11h55 | Ajouter un commentaire

Tal, la Rihanna française ? Après quelques mois d’absence, French Touch reprend du service. L’occasion de se remettre à la page, en consacrant un billet à celle qui est présentée par sa maison de disques comme “la Rihanna française”.

A première vue, pourquoi pas. Brune ténébreuse stylée, Tal semble avoir - physiquement - de quoi rivaliser avec la star du R’n'B. En moins provoc’, et ça, ce n’est pas plus mal ! Pour la popularité, il y a encore un peu de chemin à faire. Encore que la jeune femme cartonne sur internet. Ses vidéos postées sur les sites de partage engrangent des milliers de clics. Et notamment ses reprises diverses et variées, version acoustique. C’est là que la figure montante de la pop - R’n'B française révèle tout son talent. Car contrairement à Rihanna, Tal, elle, excelle à la guitare et au piano. Et de surfer entre les styles et les univers musicaux.

Le choix de la facilité commerciale ?

La jeune femme sort son premier album, “Le droit de rêver”. L’occasion de retrouver son duo avec Sean Paul, et les tubes qui l’ont fait connaître. Un regret tout de même : le caractère authentique de Tal, tel qu’exprimé dans ses vidéos postées sur la toile, manque cruellement à cet album. Les arrangements acoustiques ont été délaissés au profit de rythmes qui oscillent entre R’n'B et pop. Le tout en français, évoquant du coup davantage Shy’m ou Nadiyâ que Rihanna. Vu le potentiel de la jeune artiste multi-talents, la barre aurait pu être placée plus haut.

Le Tout-Paris continue d’applaudir Johnny

Par aschildt dans Théâtre , le 19 septembre 2011 15h16 | Ajouter un commentaire

ameliebisTu es allé voir La Momie ? Evoquez le nom de Johnny, et c’est une pluie de mauvais jeux de mots et de blagues vaseuses. Et pourtant croyez-moi, l’Idole assure, dans le nouveau défi qu’elle s’est lancée : monter sur les planches pour incarner Chicken, personnage bourru, grossier et lubrique du “Paradis sur Terre” de Tennessee Williams.

Au fond, il a toujours été de bon ton de se moquer de Johnny Hallyday. Et ce, dès ses débuts. Ainsi, les conservateurs des années 60 dénigraient ce jeune rockeur sulfureux qui se roulait par terre et déclenchait des émeutes avec son public de blousons noirs. Plus tard, la boîte à coucous des Guignols de l’info s’attaquait à la prétendue inculture du chanteur. Et puis Internet, bien sûr, créant le buzz au moindre des lapsus de l’artiste, faisant ses choux gras de certaines de ses apparitions alcoolisées. Et aujourd’hui - quoi de plus facile - c’est à son physique que les mauvaises langues s’en prennent. “Il a morflé, Johnny !” Mais oui, il a morflé, mais il est toujours là. Survivant du rock, qui s’accroche à son rêve et se lance un nouveau challenge à 68 ans. Qui dit mieux ?

C’est tout le paradoxe Johnny.

Aussi adulé que critiqué, applaudi par les foules et méprisé par les bobos. Encore que…  Mercredi, quelle ne fut pas ma surprise en franchissant les portes du superbe théâtre Edouard VII…

Tout le gratin parisien est présent, huit jours après la première. Mireille Darc, PPDA, Bruel, Michel Denisot et plus incongru, l’ex-coach de Laure Manaudou. Tout ce beau monde installé quelques rangs derrière les fans de toujours qui, eux, squattent bien sûr les premiers rangs, une rose à la main.

Il y a aussi un hurluberlu  -juste un - qui se croit au Stade de France et scande sur un air de chant de supporter de foot “Johnny Hallyday, Johnny Hallyday, Johnny, Johnny, Johnny Hallyday“. Heureusement, il se tait quand commence la pièce. Peut-être parce que lorsque le rideau se lève, c’est bien Chicken qu’il découvre, et non Johnny.

Le chanteur fait place au comédien, avec ce rôle qui lui colle à la peau. Certes plus crédible dans les interactions que dans les monologues, celui qui voulait inscrire “Jean-Philippe Smet” sur l’affiche à la place de son pseudonyme, remporte son pari. Pas de trou de mémoire, pas d’hésitation. Et un vrai effort de diction. Le plus bel hommage qui soit à ce Tennessee qu’il chante depuis vingt-cinq ans. Et surtout à Michel Berger.

Depardieu parodie son problème urinaire

Par aschildt dans Cinéma , le 2 septembre 2011 15h53 | Ajouter un commentaire

obelix1Aussi connu pour ses dérapages alcoolisés que pour ses rôles de composition, Gérard Depardieu n’incarne pas franchement la classe à la française. Tout au mieux la gouaille. Le dernier épisode, “Gégé fait pipi dans l’avion“, même repris par CNN, avait ajouté la touche finale à ce portrait globalement peu flatteur.

Mais voilà, Depardieu a le sens de l’humour et n’hésite pas à tourner ses problèmes de prostate en dérision. La preuve en images, avec cette vidéo publiée sur Dailymotion par son acolyte Edouard Baer. Lui qui, présent lors du drame urinaire, avait pris publiquement la défense du grand acteur français. ”Il a utilisé une bouteille, mais ça a débordé.” Soit.

Les voilà tous les deux à nouveau dans un avion. Gégé a encore une envie pressante. Mais ce n’est pas celle qu’on croit. Au passage, c’est une belle promo pour le quatrième volet d’Astérix actuellement en tournage.   


Les Gaulois dans l'espace par EdouardBaer

Sony Music dément : pas de collaboration Johnny - Goldman

Par aschildt dans musique , le 3 août 2011 21h12 | Ajouter un commentaire

goldmanLes tweets s’étaient emballés, et moi aussi, reprenant l’info lancée par un très sérieux journaliste de radio français. Goldman travaillerait pour la troisième reprise sur un album de Johnny Hallyday. Tout à fait plausible, et même réjouissant pour bien des fans.

Mais de collaboration, il n’y aura point. La maison de disques de Jean-Jacques Goldman a réagi aujourd’hui, voyant l’info se répandre sur la toile, reprise par les sites d’actu musicale les plus crédibles. Et de publier un communiqué cash : “3 août 2011 - Contrairement à ce que l’on peut lire ou entendre, Jean-Jacques Goldman ne travaille pas sur le nouvel album de Johnny Hallyday”. Ok, mais alors qui ?

Johnny retrouve Goldman pour un nouvel album

Par aschildt dans musique , le 2 août 2011 13h02 | Ajouter un commentaire

loradaJ’étais bien décidée à vous parler en long, en large et en travers de ce cher et très inspirant Thomas Dutronc, qui revient sur le devant de la scène musicale avec un nouveau single. Oui mais voilà, j’ai été court-circuitée. Par un bon vieux réflexe, j’ai “googlisé” hier soir l’actu de mon très, très cher Johnny. Et bam, une info que je me devais de vous faire partager en priorité. Quitte à ce que “French Touch” prenne des allures de “Hallyday Touch”, au regard du nombre d’articles. Soit, j’assume. Mon petit Thomas, il va falloir te montrer patient, mais promis, je reviendrai à toi bientôt.

Il avait redémarré en beauté - quoiqu’en disent les chiffres - en misant sur l’innovation. Le choc de la rencontre avec Matthieu Chedid. Dans la foulée d’un succès qualitatif, terni par un sérieux coup de frein côté ventes, Johnny Hallyday embraye avec la préparation d’un nouvel album, histoire aussi de booster les réservations de la tournée 2012. Et voilà qu’il opte pour le retour aux valeurs sûres. Selon le site “Charts in France”, c’est le fiable et constant Jean-Jacques Goldman qui serait chargé du nouvel opus. “Il n’est pas à la retraite, celui-là non plus ?” J’entends d’ici les critiques. L’interprète - auteur -compositeur est pourtant toujours aussi productif, mais c’est dans l’ombre qu’il opère ces dix dernières années, exception faite de l’un ou l’autre duo avec des Patrick Fiori ou Grégoire. Personne n’est parfait.

Un nouvel élan

Après Michel Berger et son “Tennessee” gravé à jamais dans l’histoire hallydéenne, Goldman est celui qui a redonné toute sa dimension à Johnny en 1986, avec la sortie de “Gang”. “L’envie”, “Laura”, “J’oublierai ton nom”, autant de tubes devenus l’identité musicale même du chanteur, et qui se retrouvent immanquablement dans la set-list des concerts. Ensemble, ils remettaient ça en 1995 avec “Lorada”, référence à sa mythique villa tropézienne. Un album moins connu du grand public, mais cher aux fans. Je me souviens d’une ado de 13 ans frappée en plein coeur par quelques titres ultra-romantiques, révélant un chanteur blessé, pas si heureux que ça dans belle baraque à la déco amérindienne. Désillusionné même, “Quand le masque tombe“.

“Y a tant de routes dans ma tête qui m’éloignent de tes bras/ Et comme un geste qu’on regrette, je me sais si loin de toi/ Aime-moi”. Ca, pour être loin, j’étais loin. Et c’est resté ! Monsieur Goldman, vous voilà donc chargé d’une mission de la plus haute importance : tenir le cap, avec à la clé au printemps 2012 un album dans la lignée de vos précédents bijoux. J’attends vos chansons qui, portées par l’Idole, me mettront la larme à l’oeil pour les 10 années à venir.

Mémorable, ce duo avec Goldman au Stade de France 98.

Quoi, sa gueule ? Johnny tombe le bouc

Par aschildt dans musique , le 2 juin 2011 11h49 | 3 commentaires

johnnysans-boucAvec ce nouveau look, certains diront qu’il rajeunit de dix ans. D’autres jugeront que le bouc avait au moins le mérite de masquer une chirurgie esthétique ratée. Souvenez-vous : 1996, l’année de ce pari fou des concerts à Vegas. Johnny avait convoyé des centaines de fans français vers la ville de la démesure pour un show 100 % rock, descendu en flèche par les médias, mais inoubliable pour ceux qui y étaient.

Las Vegas, cheveux “jaunasses”

Johnny apparaissait chewing-gum en bouche, moulé dans sa tenue zébrée. La chevelure sauvage, limite crépue, d’un blond-jaune douteux, le teint peau-rouge et surtout cette bouche anormalement gonflée. Officiellement, des piqûres à la cortisone pour soigner une mauvaise toux. A ce moment-là, pas encore d’agrément pileux, qui aurait peut-être été utile d’ailleurs.

Un beau jour, les lèvres de notre homme ont doublé de volume. “Ca ne change pas un homme” ? Mouais. Permettez-moi cette remarque très futile et très féminine -pas d’amalgame messieurs, les deux ne vont pas forcément de paire - mais c’est la seule période où l’Idole avait perdu de sa superbe, à mon très humble avis. En même temps, c’est aussi à peu près à ce moment que Laeticia, la rousse aux anglaises et tâches de rousseur d’alors, s’est attachée. Comme quoi…

Jamais sans son bouc

Le fameux bouc a donc fait son apparition dans la foulée. Innovation du Stade de France de 98, toujours là à la Tour Eiffel en 2000. Taillé au poil lors du “Flashback tour” en 2006, etc, etc. Savamment entretenu, nouvelle marque de fabrique d’un rockeur inébranlable. Comment oublier cette séance photo chez le barbier traditionnel parisien ? Johnny qui pose en plein élagage. “Ca ne change pas un homme” ? Un peu quand même.

Rock toujours

Et voici que le Rock’n'roll Man se rase. Comme ça, sans prévenir ! Devant les fans et surtout les personnalités privilégiées réunies dans les studios de RTL France pour un concert privé lundi 30 mai, voilà que Johnny Hallyday affiche le visage lisse qu’on lui a connu pendant des années. Le même, ou presque. Différente l’Idole ? Pas si sûr. Car c’est avec une énergie inépuisable et une voix intacte qu’elle enchaîne les tubes. Les récents, mais aussi ceux de la belle époque.

La Grâce est toujours là. La magie opère, et les divinités se réveillent. Pas les “diables et les dieux” invoqués dans “Allumer le Feu”. Mais bien ceux des sixties, du blues et du rock. Non, “Ca ne change pas un homme”. Avec ou sans les rides. Avec ou sans le bouc.
Johnny Hallyday interprète “Oh ma Jolie Sarah”… par rtl-fr

Bienvenue en “Transe-ylvanie”, où un “trans” se maquille

Par aschildt dans musique , le 6 mai 2011 16h33 | Ajouter un commentaire

draculaJ’ai découvert l’oeuvre de Bram Stoker sur le tard. Ce fut un choc. Voici que débarque la version spectacle musical, signée Kamel Ouali et c’est un choc aussi, mais d’un autre genre.


“En Transe-ylvanie, un trans se maquille”.
Je ne me souviens pas de cette partie du roman… Ou alors j’étais distraite. Les temps changent, ma bonne dame. Ce titre se veut actuel et rock, du coup Adrien Gallo des BB Brunes s’est chargé des paroles et il n’y est pas allé de main morte, sans mauvais esprit aucun. “J’ai le trois pièces service qui me démange, en vice j’suis loin d’être novice“. Pour la classe, vous repasserez ! L’album regorge de jeux de mots faciles, et de formules toutes faites, malgré la variété des auteurs et compositeurs… 

 

Bonne idée, la reprise !

Il y a bien l’une ou l’autre mélodie qui se détache du lot. La chanson qui reprend le thème de la comédie musicale fonctionne plutôt bien, malgré la facilité du titre…. “L’amour plus fort que la mort”. A noter aussi la Superbus’ Touch, apportée par Jennifer Ayache qui signe plusieurs textes et mélodies. Finalement, ce qui marche le mieux, c’est encore cette reprise étonnante de tube des années 90 d’Axel Bauer, “Eteins la lumière“.

En bref, un produit ciblé “ados” qui surfe sur la vague romantico-gothique de Twilight, et qui s’inscrit dans la lignée de l’opéra-rock Mozart. Mais reste à découvrir la version scénique de la chose.

Johnny crucifié sur l’autel du rock

Par aschildt dans musique , le 30 mars 2011 14h46 | 4 commentaires

johnny-album
Alors que certains crient à l’overdose, à force de shows et émissions en tout genre - et sur toutes les chaînes - je vous donne à mon tour mon sentiment sur le nouveau Johnny Hallyday. Et je ne parle pas que de l’album.

Grande fut ma joie en recevant ce mail de la part de la réception de RTL House : un colis m’attendait à l’accueil. Le voilà enfin, le petit bijou ! Celui qui occupe tous les critiques cette semaine, prenant un malin plaisir à chercher la petite bête, la défaillance, le truc en moins, qui freineront ce nouvel élan d’une rockstar enterrée bien trop vite.

Un tatouage, comme Jojo

Il y a deux mois, je remplissais le formulaire de commande sur un site de vente en ligne, optant sans hésitation pour le coffret collector numéroté. Il faut dire que sur papier, c’était déjà vendeur : CD, 45 tours, photos, livret. Et surtout ce  ”tatouage provisoire exclusif ” ! Eh oui, pour avoir la même croix que l’Idole, celle qu’il s’est fait graver sur le torse, et qu’il arbore fièrement sur la pochette de “Jamais seul”, les deltoïdes encore saillants à 67 ans- je n’ose imaginer que ses épaules aient pu être photoshopées… Non, non, non.

Classieux

En vrai, l’objet n’a rien de décevant ni de kitsch. Il est même sacrément classe. Une collègue parfaitement neutre a d’ailleurs pu en témoigner. Pas de texte inutile, pas de fioritures. Du noir, du sobre. Juste ce Christ métallique, les bras en croix et la guitare en bandoulière. Le nouveau symbole fétiche de la star. Peut-être parce qu’il résume son histoire, sa légende de chanteur crucifié sur l’autel du rock. 

Un rockeur ressuscité

Mais la résurrection a bien eu lieu. Le vieux rockeur usé, pressé d’en finir avec la scène, traînant ses vieilles douleurs dans une tournée interminable, a cédé la place à un homme régénéré. Un chanteur prompt à se tourner vers la jeune génération pour mieux retrouver ses racines. Authentique. C’est sans aucun doute l’adjectif qui définit le mieux ce nouvel opus.

Paroles, paroles…

La sauce prend, de rocks en ballades. Seul bémol : ces textes qui semblent inaboutis. Prenez l’exemple du single du moment : “La douceur de vivre”. Ok pour le clin d’oeil à James Dean, ok pour les références autobiographiques (”Et que je devienne meilleur, et que je peux, que tu peux guérir“). Mais on ne m’ôtera pas de l’idée qu’il manque quelques pieds ici ou là…

Heureusement, il y a les riffs de Matthieu Chédid et la voix du Boss, qui n’a rien perdu de sa puissance. Surtout, il y a le plaisir d’un artiste qui donne l’impression de prendre son pied. Johnny a frôlé la mort. Il a choisi la vie. Et vivre, c’est chanter.

Joyce Jonathan : une artiste 100% internet

Par aschildt dans Non classé , le 16 mars 2011 22h34 | Ajouter un commentaire

joyce1Je vous disais ici-même tout le bien que je pensais - et pense toujours - de la “petite” Joyce Jonathan. “Petite”, seulement par la taille, j’ai pu le constater dans le studio de French Touch. Vous pourrez vous en rendre compte très bientôt en live, car la brune se produira sur la scène du Botanique, à Bruxelles, le 27 avril prochain.

Etonnant, le parcours de cette ancienne étudiante en psycho, qui écrit et compose à 21 ans à peine. Comme le chanteur Grégoire, Joyce doit son succès aux internautes-producteurs, qui l’ont plébiscitée sur le site Mymajorcompany. Depuis, une autoroute s’ouvre devant l’artiste, récemment récompensée aux NRJ Music Awards. Son album, “Sur mes gardes”, vient d’être réédité dans une version spéciale, avec DVD.

Joyce Jonathan combine habilement mélodies légères et textes réalistes, en phase avec sa génération. Forte d’une authenticité qui fait du bien. Morceaux choisis.

Polnareff et sa Polnalife… Trop, c’est trop !

Par aschildt dans musique , le 9 mars 2011 14h08 | 7 commentaires
polnareffSi à sa grande époque, Polnareff n’avait rien caché de son anatomie à ses fans, il parvenait néanmoins à préserver une large part de mystère, bien à l’abri derrière ses lunettes de mouche. Et c’est ce qui faisait de lui un artiste à part. Cette époque semble révolue… La tendance actuelle est à étaler sur la place publique les détails les plus intimes de sa vie privée. Et la musique dans tout ça ?

Pas plus tard qu’hier, j’ai bondi en entendant une animatrice d’une radio que je ne citerai pas, évoquer Polnareff et son existence, si dense et si épanouissante. La demoiselle a visiblement raté un épisode. Etonnant, vu le battage médiatique autour de “l’affaire Danyellah”.
Pour faire court, voici le topo…
1- Polnareff se réjouit dans la presse de l’arrivée de son PolnaBB. Le voici papa pour la première fois, grâce à sa jeune et fraîche compagne. Oyez, oyez braves gens ! Danyellah est enceinte !
2- Polnareff a des doutes et commence à les partager avec ses “amis” sur Facebook et Twitter.
3- Polnareff voit ses inquiétudes confirmées, et crie haut et fort que sa traîtresse de compagne a fait appel à un autre donneur que lui. Sur Facebook, Twitter, à la Une de Gala, sur toute la webosphère : l’enfant n’est pas de moi !
4- Danyellah répond, par médias interposés, et rappelle que, quand même, ils n’avaient plus de rapports.
5- “J’aimerais une fois pour toutes qu’on arrête de prendre un drame personnel pour une recherche de publicité ou une entreprise économique. ” M. Polnareff, Facebook.
6-”Mon amie et manager de toujours est partie. Annie Fargue n’est plus. La déception dans ma vie privée a eu raison de sa santé et c’est une perte irremplaçable pour moi“. Idem.

Où s’arrêtera-t-il ?

Vous vouliez des détails ? Vous êtes gâtés ! Vous n’en vouliez pas ? Eh ben vous en aurez quand même. Polnareff, qui se fait appeler “L’Amiral” sur la toile, semble plus décidé à parler de sa Polnalife que de musique. “La différence, c’est ce silence“, chantait-il dans Lettre à France… Ce temps-là est loin.

J’aurais préféré vous annoncer ici un album à venir, un concert en préparation… Je ne peux que vous parler people, et ça, c’est bien dommage.

Le jour où j’ai serré la main d’Eddy Mitchell

Par aschildt dans Concerts , le 1 novembre 2010 00h35 | 10 commentaires

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Paris by night, dans le 9ème arrondissement. Au numéro 28 du boulevard des Capucines : l’Olympia, la mythique. Et tout devant, au premier rang, bien placée, juste en face du micro et à un petit mètre de la scène, il y a moi. Ce soir, je suis venue assister aux adieux d’Eddy Mitchell. Parce qu’à son tour, il annonce sa dernière séance.

Je ne vous ferai pas croire que le public de Mr Eddy est super “djeun’s”. Même si ma simple présence a largement contribué à faire baisser la moyenne d’âge du dit premier rang. Voire des deux ou trois premiers. Car à mes côtés se trouvent les vétérans du twist. Les purs et durs. Ceux qui applaudissaient déjà les Chaussettes Noires dans les années soixante, et qui depuis n’ont manqué aucun concert. On les reconnaît à leurs signes distinctifs. Ici un badge de 10 cm de diamètre agrémentant une veste en jean. Là, la fameuse banane bien laquée, qu’on croyait - à tort -passée de mode. Réminiscence de “Salut les Copains“. D’ailleurs forcément, dans ce microcosme mitchellien, tout le monde se connaît. On se salue, on se tape dans la main, et on regrette que les copains ne soient pas plus nombreux ce soir.

L’invité surprise

Mais laissez-moi consacrer une parenthèse à la première partie. En fait, j’ignorais qu’il y en avait une, quand j’ai soudain eu l’agréable surprise de voir Chris Stills entrer en scène. Le fils de Véronique Sanson et de Stephen Stills (Crosby, Stills & Nash). Timide, un peu gauche, il a assuré seul une séquence acoustique pas mal du tout au bord de la scène, devant le rideau rouge encore fermé. Entre guitare et piano, français et anglais. Prestation ponctuée par quelques trous de mémoire, largement compensés par le turquoise de ses yeux, s’accordant merveilleusement avec le rouge olympien. Même si de ma place, j’avais surtout vue sur ses narines, contreplongée oblige.

En attendant Eddy, les copains trépignent, s’insurgent contre cet entracte interminable, et ce public trop mou. “C’est Chantal Goya ici ce soir ou quoi ?”, plaisante mon voisin de gauche, impatient. C’est qu’ils ont de l’humour, les copains !

Retour aux sources

Enfin, il apparaît et le public se lève pour saluer son entrée. Mr Eddy est sobre et classe, dans un costume trois-pièces noir et blanc. D’attaque pour deux bonnes heures de show, où il fait la part belle aux pépites du passé. Les incontournables, bien sûr. Cette “Alice” qui cherche toujours son pays aux merveilles. “M’man“, “Rio Grande“, “La dernière séance“… Et puis les titres dépoussiérés, si savoureusement décalés. Au détriment des morceaux du dernier album “Come-back“. Plus rares, mais soigneusement choisis, ils prennent tout leur sens. “J’aimerais avoir 16 ans aujourd’hui”, judicieux et émouvant écho à “18 ans demain“. Ou encore cette jolie histoire où il est question de “chevaux sauvages, le soir dans les embouteillages“. L’imaginaire d’un petit Claude, qui finit par s’appeler Eddy.

Eddy, ce soir, il a 68 ans et il s’en fiche pas mal. Il s’éclate, entouré de ses musicos en peau de zèbre et d’un orchestre d’instruments à vent. Ca swingue comme il aime, crooner accroché à son jeu de jambes. Avec même au plus fort du concert, un kick au-dessus du pied du micro, digne de JCVD.

Entre potes, autour du juke-box

De rocks en ballades, le concert file à toute vitesse. Soudain, mon voisin de gauche s’empare de sa veste et lance des regards appuyés au copain de droite. Il faut croire que la fin approche. Les premières notes de “Couleur menthe à l’eau” résonnent, et la première rangée se lève, comme un seul homme. Avec un train de retard, je les imite. Forcément, quand vous ne faites pas partie de la tribu, l’un ou l’autre rite vous échappe.

Me voilà comme accoudée à un bar, éclairée par les spots, avec cette impression de tête à tête, presque intimidante. Tous les soirs, Eddy Mitchell a devant lui les mêmes visages, car ces fans-là sont de tous les concerts. Pour ses fidèles, le prêtre du rock’n'roll entame “Pas de Boogie Woogie“. Et c’est toute la salle qui est debout. Avant le rappel, les mains des copains se tendent, et en bon gentleman, Mr Eddy les serre une à une. Là-encore, je suis le mouvement. Ce soir, dans l’euphorie d’une Olympia post-yéyé, j’ai serré la main de Mister Eddy Mitchell.

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Eddy Mitchell se produira à Forest National le 16 novembre 2010. Foncez, il reste des places !

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Rendez-nous Alain Delon !

Par aschildt dans Non classé, Publicité , le 3 novembre 2010 10h58 | 4 commentaires

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Point de vadrouille à Paris sans goûter aux joies du métro. Son air pur, les visages épanouis de ses usagers. Lors d’un changement de station entre Voltaire et Nation, la bousculade générale m’a propulsée au pied d’une de ces immenses affiches de publicité censées égayer les quais. Celle-là m’a plutôt fichu un coup.


Clouée sur place à la vue de la photo géante, j’ai laissé les lieux se vider le temps d’analyser la chose. Non, je ne vous parle pas de la promo du Salon du chocolat. Pas non plus des dernières soldes des Galeries Lafayette. Mais du glamour passé d’un couple légendaire, détourné au service du troisième âge.

Mireille Darc et Alain Delon. Quinze années de passion, parfaits amants à la ville comme à l’écran. L’une des plus belles histoires d’amour du cinéma français. Et les voilà trente ans plus tard, affichant leur complicité intacte. Elle, radieuse et photoshopée. Lui, presque souriant, la chevelure encore épaisse et juste ce qu’il faut de rides.

Mais que peuvent-ils bien nous vendre, les tourtereaux ? Un parfum ? Un whisky “20 ans d’âge” ? Que nenni. Le message est plus terre à terre. Plus utile aussi. “Donnons à + de Vie pour donner plus de vie aux personnes âgées à l’hôpital“. Pour que le tableau soit complet, Bernadette Chirac aurait pu poser sa tête sur l’épaule gauche de Delon, car en tant que présidente de la fondation Hôpitaux de France, c’est elle qui a fait appel aux septua sexy.

La cause est noble et nécessaire : améliorer le bien-être des seniors hospitalisés. Mais fatalement, c’est nous rappeler cruellement à la réalité. Le temps passe et les idoles vieillissent. On pense “Alain Delon”, et on veut visualiser le ténébreux au torse nu, doré à point, se prélassant au bord de l’inoubliable “Piscine”. Le soleil cuisant. Un air de jazz. Romy, parfaite. Soudain un déambulateur s’invite et fait tout capoter. Et les rêves prennent l’eau.

 

 

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Note au lecteur : la campagne pour “+de Vie ” a été menée intensivement en France au mois d’octobre, mais plusieurs affiches subsistent ici ou là. Plus d’infos sur http://www.fondationhopitaux.fr/plus_de_vie/loperation.php.

Guillaume Canet, le B.B.G.

Par aschildt dans Cinéma , le 6 novembre 2010 15h55 | Un commentaire>

canet

 

Le French lover du moment, c’est Guillaume Canet. Incontestablement. Ses « Petits mouchoirs » flottent au sommet du box-office, frôlant les 3 millions d’entrées. Hier soir, la salle de ciné était effectivement bien remplie et le public semblait d’emblée tout acquis à la cause du B.B.G. Le Bosseur Beau Gosse, par définition.

Il faut dire que les médias nous les distribuent par paquets, ces mouchoirs, depuis la sortie du film. Pas moyen d’allumer la télé ou d’ouvrir un magazine sans tomber sur la gueule d’ange du réalisateur et scénariste. « Guillaume Canet est un génie », « Guillaume Canet, la perfection incarnée ». « Le film de Guillaume Canet est le meilleur de l’année ». Moi forcément, un peu rebelle dans l’âme, je me méfie. Et c’est avec une pointe de scepticisme que je découvre l’histoire de cette bande de copains.

“Oh non, pas lui” !

D’abord, il y a Ludo, incarné par Jean Dujardin. Ca commence mal… Entre Loulou et moi, ça n’a jamais vraiment collé. Je l’ai suivi un temps à l’écran, puis lâchement abandonné, alors qu’il attendait la vague accroché à sa planche, moulé dans son célèbre tee-shirt jaune. Depuis, pour moi, c’est pas de nouvelle, bonne nouvelle. Jusqu’à ces retrouvailles imposées qui, heureusement, ne durent qu’un temps. Ses dialogues sont limités et moi, ça m’arrange. (Une fois n’est pas coutume, je fais mon Zemmour !)

La salle a beaucoup moins de mal à se laisser convaincre. Dès les premières minutes, elle épouse le rythme du film. A l’unisson avec cette bande potes en vacances, elle rit, tremble, pleure. Si le film fonctionne aussi bien, ce n’est pas tant grâce à l’intrigue qu’au jeu des acteurs. Canet le BBG ne nous propose pas un scénario hyper élaboré, mais une tranche de vie. Des émotions à la pelle. Avec l’efficacité et la justesse d’une Marion Cotillard, d’un François Cluzet ou d’un Benoît Magimel, forcément, ça marche. Et ce sont les spectateurs qui sortent leur petit mouchoir. (Notez que ce jeu de mots-là, tous les journalistes le font. Je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.)

ITW entre B.B.G.

C’est à croire que le talent est contagieux. Canet le B.B.G. a fait tourner ses propres amis, tous plus doués les uns que les autres.  Même ses copains chanteurs - Mathieu Chedid et Maxim Nucci alias Yodelice - s’en sortent mieux que bien. Ca y est ! Voilà que j’encense à mon tour le film génial du génial Guillaume Canet. Quoique pour se faire une idée vraiment précise de la perfection de l’auteur, il faudrait pouvoir y regarder de plus près. De beaucoup plus près, de préférence ! Hélas, c’est logiquement à mon collègue M. Cinéma qu’est revenu ce privilège. Encore un B.B.G. d’ailleurs ! Mais ça, c’est une autre histoire.  

 

Jetez-lui un sort, c’est tellement plus simple !

Par aschildt dans littérature , le 16 novembre 2010 19h09 | Ajouter un commentaire

Qui n’a jamais rêvé de conquérir un cœur grâce à une simple potion ? De gommer les défauts de son partenaire à l’aide d’une formule magique ? J’ai trouvé le bouquin qui va changer le cours de votre vie !

pouramelie

Un grand merci à Edouard Brasey de s’être penché sur les bonnes vieilles recettes médiévales. En l’occurrence, les « Evangiles des quenouilles ». Des textes ô combien précieux, résultant de réunions très secrètes entre nanas du XVe siècle. Des assemblées à la tombée de la nuit, au cours desquelles des femmes, souvent d’expérience, se refilaient des tuyaux dans des domaines aussi variés que la vie de couple, la maternité ou le mariage, bien à l’abri des oreilles masculines, et avec un humour insoupçonnable. Mais passons sans tarder à la pratique, je sens bien que vous n’y tenez plus.

Célibataire ? Plus pour très longtemps

Pour provoquer l’amour entre un homme et une femme, il y a plein d’options. Sournois ? Je réponds pratique ! Mais les ingrédients ne sont pas si aisés à trouver. Comme dans beaucoup des mixtures magiques évoquées dans le livre, d’ailleurs.
 
Il devra prendre la moelle qu’il trouvera dans le pied gauche d’un loup et en fera une espèce de pommade qu’il fera flairer de temps à autre à sa femme, et aussi vrai qu’Evangile, elle l’aimera de plus en plus“.

Brigitte Bardot appréciera… Mais elle n’avait pas besoin de subterfuges pour faire tomber les hommes, après tout. Qu’elle soit un peu compréhensive ! Vous pouvez aussi réduire en poudre des fleurs de pervenche et des vers de terre, et mélanger la préparation à des viandes. Je ne vous promets pas que ça soit très appétissant, mais si l’homme et la femme en mangent, bingo, c’est dans la poche.

Défenseurs des animaux, une autre solution consiste simplement à vous frotter les mains avec du jus de verveine, avant de toucher l’objet de votre convoitise.

Pour cerner un homme, regardez ses jambes !

Mais avant d’ensorceler la pauvre victime, vérifiez toujours qu’il n’y ait pas tromperie sur la marchandise. Un joli sourire, un semblant de galanterie, et on se fait vite avoir. Pensez donc à vérifier ses jambes ! 

Ceux qui ont des os gros aux jambes ou qui les ont bien velues sont forts, hardis, prudents, secrets, d’un esprit grossier, paresseux, lents, et d’une dure capacité. Les jambes petites et avec peu de poils marquent un homme faible, timide, d’un bon jugement, fidèle, serviable et rarement paillard. Les jambes qui n’ont point de poil du tout marquent un homme chaste, faible et craintif“.

Bref à vous de choisir entre le poilu, bourrin mais courageux ou l’imberbe un peu lâche.

 

sorciere


Ou comment nuire à un mari coureur de jupons…

Ca y est, vous voilà mariée à l’homme de vos rêves. Votre nouvelle mission, c’est de le garder. Pas de panique, les « Sachantes » viennent une fois de plus à votre secours. Car déjà, vous suspectez l’autre d’être infidèle… Ce qui peut se vérifier très facilement. Débrouillez-vous pour dégotter un diamant, au lieu de tenter d’entretenir ce qui vous reste de sex-appeal. La technique qui suit est beaucoup plus efficace.

Si une femme doute de la fidélité de son mari, qu’elle prenne un diamant et le place sur la tête de son homme lorsqu’il dort. S’il est infidèle, il s’éveillera en sursaut ; s’il est chaste, il embrassera sa femme avec affection.”

Pas de bol pour vous, il s’est bel et bien réveillé. Il faut le punir ! Et c’est là que ça devient intéressant… Offrez-donc à votre compagnon un pendentif en pierre d’onyx - garder son homme, c’est aussi un peu être minéralogiste. “Il deviendra peu de temps après triste et prendra facilement peur. Il aura pendant la nuit des songes horribles et fuira le sommeil“. Il saura désormais à qui il a affaire, l’animal !

Je vous passe les digressions scatologiques et graveleuses - et elles sont nombreuses dans ces “évangiles” sacrément blasphématoires ; ces dames d’un certain âge étaient assez portées sur la chose, et elles en étaient fières. Leurs préoccupations n’étaient en fait pas si éloignées de celles des héroïnes de “Sex and the City”. Ne gardez de leur recueil que le délicieux second degré, déjà bien présent à l’époque de ces veillées quasi-féministes.

“Formules magiques pour toutes circonstances, d’après les Evangiles des quenouilles”, Edouard Brasey, éditions Chêne.

Julien Doré : “Les studios d’enregistrement, ça me fait ch…”

Par aschildt dans Non classé , le 29 novembre 2010 17h43 | 5 commentaires

juliendore
C’est ce que me déclarait Julien Doré en interview, l’année dernière. Il n’empêche, il a bien fallu y retourner. Le chanteur commence les enregistrements de son deuxième album. En général, ça passe ou ça casse…

J’ai eu la chance d’interviewer Julien Doré à deux reprises. A chaque fois, j’ai découvert un nouveau visage. Et je ne parle pas de son look. Lors de la première rencontre, il m’a surprise par sa timidité, à des années lumières de l’image de « dingo-survolté » qu’il donnait sur le plateau de la Nouvelle Star. J’étais face à un gentil garçon, tout poli comme il faut, soucieux de bien répondre aux questions.

La deuxième interview était plus intimiste. Il m’accordait un entretien écrit avant concert, dans les coulisses de l’Ancienne Belgique. Cette fois, c’est moi qui était intimidée par ce guitariste taiseux, complètement dans son monde quelques heures avant de monter sur scène. Ni avenant, ni très disponible, mais pas désagréable pour autant. C’est juste que je sentais bien qu’il attendait avec impatience la fin de notre échange.  

Multi-facettes, Julien Doré n’a finalement de constant que son charme et son talent. Et c’est déjà beaucoup ! Gageons donc que ce nouvel album ne décevra pas. D’ailleurs un duo prometteur avec Françoise Hardy est annoncé. Un bon début, non ?

Jean-Louis Aubert revient, et c’est bien !

Par aschildt dans musique , le 1 décembre 2010 16h20 | 3 commentaires

aubert

 

“Emmène-moi avec toi voir Mick Jagger !”. Je me souviens encore des supplications de ma petite soeur, quand adolescente et déjà mordue de Rock’n'Roll, je m’apprêtais à aller applaudir Jean-Louis Aubert au théâtre du Tampon. Tout cela est un peu confus, j’entends bien. Le Tampon, c’est le nom - incongru pour les esprits tordus - de la ville réunionnaise de ma jeunesse. Et si ma cadette évoquait le chanteur des Rolling Stones, c’est bien parce qu’elle confondait les deux rockers. Car non, je n’ai encore jamais pu applaudir Mister Sexy Lips.

“Un peu cabossé”

Mick et Jean-Louis. Stones versus Téléphone. Finalement, c’est vrai qu’ils se ressemblent, ces deux-là. Et de plus en plus. Regardez la pochette du nouvel album d’Aubert. Le visage sillonné par les rides, ces marques laissées par les excès, par la vie. La gueule Rock. “Un peu cabossé, mais je l’ai bien cherché“, comme il le chante si justement dans “Maintenant je reviens“. Un quinquagénaire mi-ombre, mi-lumière à la voix toujours enfantine, mais pas tout à fait intacte. Peut-être parce qu’Aubert n’est plus tout à fait le même depuis qu’il a perdu son père.

L’hommage d’un fils

Pour surmonter la douleur insupportable du deuil, Jean-Louis a écrit et composé douze titres. Le seul moyen de panser ses plaies. “Roc’Eclair“ ne s’en trouve pas pour autant noir ou déprimant. Exception faite du titre éponyme, dédié à l’être parti. Au contraire, l’ensemble reste léger, fort de ballades envolées, de mélodies enjouées et positives. Tournées vers cette vie qui continue, malgré tout. Où ? Quand ? “Demain. Là-bas. Peut-être…“, suggère le rocker, devenu poète. A vous donner la chair de poule. ”Allez viens, tu verras, elles vont sécher nos ailes/ On fera du Gauguin, mais juste en aquarelle.” Un grand bol d’air. Presqu’un nouveau départ.

 


Jean-Louis Aubert - Demain sera parfait
envoyé par emimusicfrance. - Regardez plus de clips, en HD !

L’album sera suivi par un deuxième opus cet hiver, Aubert ayant voulu distiller ses pépites, et surtout n’en supprimer aucune. Sept nouvelles chansons sortiront donc bientôt.

Côté scène, rendez-vous est donné le 7 mai 2011 à Forest National.

Johnny Hallyday, back on stage avec M !

Par aschildt dans Non classé , le 4 décembre 2010 15h12 | 7 commentaires

“Johnny, Johnny, Johnny revient parmi les siens”, pourrait-on chanter, sur un air bien connu des fidèles de la messe du dimanche. Pour marquer son retour, le messie du rock’n'roll français a frappé fort, s’invitant sur scène aux côtés de son collaborateur du moment, Mathieu Chedid. 2011 sera l’année Johnny, ou ne sera pas ! 

Après la descente aux enfers qui l’a forcé à interrompre sa tournée d’adieux, le chanteur a passé de longs mois à se soigner, à essayer d’aller mieux. Se remettant doucement aux sorties, à la muscu. Retrouvant peu à peu l’envie d’avoir envie, de reprendre les choses là où elles se sont arrêtées malgré lui. Car Johnny l’a toujours clamé : “Exister, c’est insister”. Leitmotiv de celui qui veut aller au bout de l’os.

Le nouvel album

Dans sa nouvelle demeure de Los Angeles, il s’est mis au boulot, sacrément bien entouré. Je ne parle pas de Laeticia, jouant les infirmières sexy, mais de celui à qui Johnny a confié son précieux bébé : l’album de son retour. M et le Rock’n'Roll Man ont bossé d’arrache-pied, et sont devenus inséparables. Un single est déjà annoncé pour janvier. Les 10 autres titres suivront en mars.

Du coup, c’est un come-back médiatique qui s’apprête à exploser… Pour commencer, le couple glam-rock a retrouvé sa maison de Marnes-la-Coquette. Dans la foulée, madame fait une apparition remarquée dans le journal de France 2, en tant qu’ambassadrice de l’Unicef, histoire que tout le monde se passe le mot : les Hallyday sont de retour en France. Johnny se contente d’une brève apparition dans des images tournées en coulisses, laissant tout le soin à sa blonde de donner des nouvelles de sa santé. Forcément, la tension monte du côté des fans.

Pro de la com’

Et hier soir, surprise ! L’Idole débarque en plein concert de son nouvel acolyte, pour entonner avec lui un blues, “Tanagra”, du répertoire de M. Le public semble médusé, et des “Oh la la, c’est Johnny!” fusent. L’Homme, lui, ne semble pas déstabilisé pour deux sous, face à une majorité de jeunes, pas vraiment addict d’aigles tatoués et de Harley. Il n’empêche, le duo fonctionne et impose le respect. Les sonorités rappellent ce bon album de blues de Johnny en anglais, “Rough Town”, qui n’avait pas connu le succès mérité, dans les années 90. Une forme de teasing, qui vous laisse sur votre faim. Un buzz même, qui présage un retour médiatique savamment orchestré, pour la nouvelle année. Qui s’en plaindrait ? En tout cas, pas moi !

Une soirée chez Molière

Par aschildt dans Théâtre , le 6 janvier 2011 16h50 | Un commentaire>

grandemagie

Un séjour parisien sans théâtre, aussi bref soit-il, ce n’est pas vraiment un séjour parisien. L’offre est telle en matière de pièces, que le choix semble bien difficile à faire. Laissez-moi donc vous prendre le bras, que nos pas nous guident vers l’endroit le plus magique qui soit…

Nichée dans le premier arrondissement, au coeur du Palais Royal, on l’appelle la “Maison de Molière” : La Comédie Française. Cela vous renvoie sûrement à vos cours de français, et à l’étude laborieuse des ”Femmes savantes“, “Tartuffe“, et autres “Bourgeois gentilhomme“, avec ce cher M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Ca y est, je sens que la mémoire vous revient.

Classique, mais pas seulement

Jean-Baptiste Poquelin l’impertinent et sa troupe de gais lurons, promus en 1665 “troupe du roi”. Aujourd’hui encore, une troupe permanente de comédiens perpétue la tradition, et ça vaut le détour. Contrairement aux idées reçues, le répertoire ne se limite pas au classicisme. Le Théâtre-Français explore aussi bien Feydeau que Gogol, en passant, certes, par ce sempiternel Racine. Sans bien savoir à quoi m’attendre, j’ai quant à moi assisté à “La grande magie” D’Edouardo Filippo, une comédie du début du XXe siècle. Drôle à souhait, et très interactive. Ces personnages savoureusement fantasques vous interpellent, vous regardent dans les yeux. Le héros-magicien connaît même le prénom de votre voisin, allez savoir comment !

Une merveille à l’italienne

Si vous avez encore du mal à vous laisser convaincre, imaginez donc la beauté de la mythique salle Richelieu, celle-là même où Molière a rendu son dernier soupir sur scène, en plein “Malade imaginaire“. Intacte. Vibrante de créativité, et dont le palpitant ne cesse de battre grâce à des énergies artistiques sans cesse renouvelées. Et puis ces dorures à ne plus savoir où regarder, ces peintures ornant la coupole, tout là-haut, à cause desquelles vous maudirez demain ce foutu torticolis. Hâtez-vous, d’autant que la sublime salle sera fermée pendant au moins un an, histoire de subir des rénovations. “Le chemin est long du projet à la chose“. Alors ne vous limitez pas au projet. Foncez !

“Non Johnny, t’es pas tout seul”

Par aschildt dans musique , le 11 janvier 2011 15h59 | 4 commentaires

La solitude, il l’a déjà chantée des centaines de fois. Grand thème récurrent de son répertoire, juste après l’amour, peut-être. Parce qu’elle lui colle à la peau, cette solitude. Parce qu’elle le définit, bien plus que les Harley ou les aigles tatoués. Et ça, les paroliers M et Hocine Merabet l’ont bien compris. Johnny revient avec un single, “Jamais seul”. Bluesy, authentique. Loin de la variété commerciale qui avait bien failli ternir l’âme du rockeur.

jamais-seul-johnnyD’abord, il y a les loups qui hurlent à la lune. Le trop plein d’alcool. La nuit noire, celle des angoisses, propice à faire ressurgir les vieux démons qu’on croyait étouffés, mais qui dorment toujours, paisiblement. Ensuite il y a ces mots… “Jamais seul”. Comme un leitmotiv, une bribe de mantra, bien vaine auto-persuasion en fait, car ce n’est pas après 50 ans de carrière qu’on lui fera croire qu’il n’est pas seul.

A coeur ouvert

Même s’il a beau clamer le contraire, aujourd’hui même dans une lettre ouverte adressée à son public, sur son site officiel : “Jamais seul est la seule notion que je retiens lorsque l’on s’attaque à ma femme Laeticia, mon fils David, ma fille Laura et mes petites Jade et Joy. Jamais seul, je ne le serai jamais parce que comme ma propre famille, vous êtes là aussi et indéfectiblement”.

Et pourtant… Juste avant de monter sur scène, recroquevillé dans la main de fer géante qui le libérera dans ce Zénith surchauffé de 1984, l’exposera à ce public survolté, qui n’en peut plus d’attendre sa légende. Une idole bien fragile, comme jetée en pâture. “Seul dans un rond de lumière, seul avec la terre entière“. Face au miroir de sa loge, sous la lumière blafarde des néons, le visage défait et dégoulinant de sueur après avoir tout donné. Bien sûr qu’il est seul. Malgré les photos de famille qui décorent les murs, malgré sa présence à elle, bienfaitrice, apaisante, mais pas toujours suffisante. A bout de forces, quand l’envie se barre, quand les vieilles douleurs de sa carcasse de rockeur repointent leur sale gueule, et qu’approche l’heure du 23e concert en trois mois… Bien sûr qu’il est seul. Plus seul que jamais, sur ce lit d’hôpital du Cedars-Sinai en décembre 2009, entre la vie et la mort. Entouré, mais seul.

“La solitude est grand pays, j’y vivrai le reste de ma vie”

Nier la solitude pour mieux la faire taire, la chanter sous toutes les coutures, en bon exorciste du Rock. La hurler, même. Appuyé sur le genou gauche, la jambe droite tendue. “Je suis seul ! Désespéré !”, au son larmoyant des trompettes et saxo. ”Je suis seul!”, un cri pour se faire aimer encore plus de ces milliers d’hommes et de femmes qui assistent impuissants à ce désarroi d’un chanteur abandonné qu’on voudrait bien sauver. “Seul au beau milieu d’un lac“, “Seul mais pas solitaire“. 

On aimerait pouvoir le rassurer, lui souffler “Non Johnny, t’es pas tout seul“, comme le grand Brel à son Jeff. Mais voilà, quoi qu’il en dise, Johnny est fait de ça. De blues, de spleen et de solitude. Et c’est aussi pour ça qu’on l’aime.



Johnny hallyday je suis seul
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Gérard Lanvin, classe, même en rustaud

Par aschildt dans Non classé , le 16 janvier 2011 11h10 | Un commentaire>

le_fils_a_joDepuis mercredi, ‘Le fils à Jo” est sorti dans les salles. Une petite merveille. Un de ces films qui vous grandissent un peu.  

Ex-rugbyman, un peu rustaud, célibataire endurci depuis la mort de sa femme, Jo est un père exigeant. Borné, pas diplomate pour deux sous, pas très doué non plus pour la communication, ce qui ne facilite pas les rapports avec son ado de fiston. Sa seule obsession, c’est de voir Thomas perpétuer la tradition familiale en devenant un champion de rugby. Sauf que Tom lui, il est sensible, fragile. Et en plus, il préfère les maths au sport.

Le point de départ d’une histoire qui sublime la relation père-fils, compliquée en l’occurence, mais pas perdue d’avance, grâce à une belle brochette d’amis. Le réalisateur Philippe Guillard nous invite dans une certaine “France profonde”, en ôtant au terme tout ce qu’il peut comporter de péjoratif. D’une tendresse infinie avec cette campagne et ses habitants. Sa fête de la Châtaigne, ses discothèques rétro, sa fanfare en costume rouge et pompons. Parlons-en de Pompon. Un idiot du village attachant et drôle, magistralement interprété par Vincent Moscato, l’ancien du XV de France, qui s’est hautement distingué dans “La Première Compagnie” sur TF1 . Comme quoi, il y a une vie après la télé-réalité….

Et bien sûr, il y a Gérard Lanvin. Touchant en père solitaire qui semble avoir fait une croix sur l’amour. Un personnage qu’on situe au départ du côté du bon vrai “loser-frimeur” un peu vulgaire, incapable de se remettre en question. L’intrigue nous amène très vite à revoir notre point de vue. Jo est juste un type malheureux, qui sacrifie pas mal de choses, pour l’amour de son fils.

Herbert Léonard : “vintage”, plutôt que ringard ?

Par aschildt dans littérature, musique , le 20 janvier 2011 00h53 | 4 commentaires

herbert-blogC’est la grande mode chez les chanteurs sexagénaires : clamer haut et fort qu’ils sont, certes, pas tout à fait à la mode (encore que pour Johnny, ça se discute, à mon humble et très objectif avis…), mais pas ringards pour autant. Ils sont “vintage“. ”Je suis vintage, une rareté, la mode je l’ai laissée passer“, chante Eddy Mitchell dans son dernier album. Un sentiment que l’on retrouve dans l’autobiographie d’Herbert Léonard, “Pour le plaisir… Et pour le reste”.


Car il a bien fait partie de la folle aventure des Copains, Herbert. Pris en main à la fin des 60’s par Lee Hallyday, cousin par alliance de Johnny et son directeur artistique. Des débuts prometteurs, aux côtés de l’idole des jeunes d’alors. La découverte aussi du monde du show-biz, ponctuée de moments quasi-historiques à l’échelle du Rock’n'Roll. Et notamment cette rencontre avec Jimi Hendrix. “On finit dans l’immense suite de Johnny avec vingt-cinq personnes qui couchent dans tous les coins, qui fument et qui sniffent sur la chanson de Vanilla Fudge You keep me hanging on”. Pauvre, pauvre Sylvie…

Chanteur érotique

Et puis le vent tourne, Johnny se trouve un autre copain en la personne de Gilbert Montagné, Lee ne croit plus trop en son poulain. L’époque de quelques trahisons… Herbert propose de reprendre la chanson “Hush“ en français, mais le directeur artistique la confie en douce au jeune Hallyday, qui en fait le tube “Mal” qu’on connaît. “Mal, mal, c’est un amour qui me fait bien trop mal (…) Que celui qui aime ici me comprenne”.

Des hauts et des bas

Le coup de grâce, c’est le destin qui le donne…  Un accident sur la route de Liège, à hauteur de Beloeil, défigure Herbert et le met “out” pendant de longs mois. Le début d’une longue traversée du désert. Jusqu’à ce que Julien Lepers surgisse avec son méga-tube, “Pour le plaisir” en 1980. Le rockeur devient crooner, puis “chanteur érotique”, susurrant des paroles osées. Quelques tubes, quelques années de gloire, et ça retombe. “Ma carrière, c’est  un coup oui, un coup non“, résume le chanteur de charme, lucide. En ce moment, c’est plutôt “up”, puisqu’Herbert Léonard s’en donne à coeur joie avec la tournée d’”Age tendre et tête de bois”.



Herbert Leonard_Pour le plaisir
envoyé par mascareigne. - Clip, interview et concert.

Le girl power selon Michèle Laroque

Par aschildt dans Non classé , le 22 janvier 2011 11h25 | Ajouter un commentaire

michele-laroqueSeule sur la scène du Cirque royal de Bruxelles, évoluant au milieu de quelques magnifiques paires de Louboutin éparpillées çà et là, Michèle Laroque vous embarque dans la petite vie d’une nana pas vraiment gâtée qui a de quoi vous décomplexer. Tournant en dérision -et avec brio - ces moments de la vie que nous avons tous un jour vécu. Homme ou femme, jeune ou vieux.

A la base, il y a une situation très classique. Un cliché, pour être exacte. Angela, la quarantaine, se fait larguer par son mari qui préfère prendre le large avec sa maîtresse, une Roumaine de 24 ans. Et après ? Après il y a la solitude, que notre célibataire-malgré-elle veut rompre à tout prix, quitte à recourir à tous les stratagèmes, à suivre les conseils pas très avisés des pseudo-bonnes copines, ou à se retrouver dans les situations les plus humiliantes.

Pour ne pas vivre seule

Saoûle, le soir du réveillon de Noël, à dragouiller un plutôt beau mec dont elle se rend compte, une fois dégrisée, qu’il a à peine 19 ans. Piégée par une petite annonce qui semblait pourtant séduisante, mais derrière laquelle se cache un petit vieux, mais alors vraiment tout petit. Embarrassée par un tête à tête avec un Apollon trop entreprenant, que la bonne copine aurait mieux fait de garder pour elle. Tellement désespérée face au néant du célibat, qu’elle en vient à appeler régulièrement “SOS Suicide”, histoire de passer le temps, de faire un brin de conversation. 

Sans Palmade, ça marche aussi

Elle est pourtant pétillante, cette quadra. Une psy finit par la convaincre qu’elle n’a pas été “larguée” mais “libérée”. Michèle Laroque l’est en tous les cas incontestablement. Si le duo avec Pierre Palmade fonctionnait, le solo s’avère plus percutant. Nous ne sommes plus les témoins de scènes de ménage d’un couple, mais les confidents d’une femme, forte d’un vrai capital sympathie et qui s’amuse de ses déboires. Une femme blessée et touchante. 

Mon brillantissime divorce” se démarque de la plupart des shows humoristiques par sa profondeur. L’émotion, derrière l’apparente légèreté. Entre deux éclats de rire, il se pourrait bien que vous ayiez à prétendre une petite allergie oculaire.

“Kiss me forever”, le nouveau single de Julien Doré

Par aschildt dans Non classé , le 24 janvier 2011 10h00 | Ajouter un commentaire

Une pochette kitsch à mort dans les bacs… Pas de doute, Julien Doré revient, fidèle à lui-même. Découvrez un extrait de “Kiss me forever”.

Les images de Johnny en studio, “Jamais seul”

Par aschildt dans musique , le 26 janvier 2011 17h06 | 4 commentaires

Prenez trois gars sexy. Bon ok, au moins deux. La barbe de trois jours, les chemises froissées, les cernes de musiciens qui s’usent les yeux et les oreilles sur leurs toutes nouvelles compos. Parce que ça doit sonner juste. Parce que ça doit sonner rock. Parce que ça doit plaire au Boss. C’est une dure mission, que celle de Matthieu Chedid et Maxim Nucci, alias Yodelice. Mais à en croire les toutes dernières images prises en studio, la sauce prend. Piquante, limite Tabasco, la sauce ! Savourez…

Joyce Jonathan : enfin un peu de fraîcheur !

Par aschildt dans musique , le 4 février 2011 00h12 | Ajouter un commentaire

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Joyce Jonathan fait partie de ces talents de la nouvelle génération révélés grâce à Mymajorcompany. Mais si, vous savez, ce site qui permet aux internautes de produire l’artiste de leur choix. Le très agaçant Grégoire en premier lieu (”Toi, plus moi, plus eux, plus plus plus…”) Eh bien cette fois, ils ont eu bon goût, les investisseurs de la toile. La brunette poursuit son bout de chemin du haut de ses 21 ans. L’année du lapin commence plutôt bien pour elle : d’abord la nomination aux NRJ Music Awards - révélation française 2010. Et maintenant la réédition de son album “Sur mes gardes”, avec un DVD bonus.

 

La première écoute peut laisser l’impression d’un style vraiment NRJ, pour le coup. Une voix fluette qui ne varie pas vraiment les thèmes au fil de ses singles : l’amour, toujours l’amour. Et que je t’aime, et que tu me quittes, et que je suis triste. Un peu gnan gnan, quoi. Sauf que Joyce a bien du mérite. Contrairement à nombre de ses vieilles consoeurs, elle écrit, compose, joue de la guitare ET du piano. Qui dit mieux ?

Du bon usage de l’amour en chanson

Il y a bien sûr ce joli minois et une paire de jambes digne des mannequins des pubs Dim. Voilà surtout une nana authentique et sincère qui aborde des thèmes de son âge, avec le style de son époque. Des préoccupations de jeunes débarqués dans la vie adulte, avec leur lot d’inquiétudes face à une existence pas si facile. Forcément, l’amour est en bonne place dans la liste des soucis. L’amour qu’on espère, mais qu’on sait voué à l’échec… “Mais c’est quand il te plaît qu’il va t’abandonner/ C’est trop simple…” Ou alors l’après-amour, la reconstruction quand l’autre s’est barré, et qu’il faut bien réapprendre à séduire. Ou au moins essayer. “On a passé des heures devant le miroir/ Mais y a personne qui est là pour le voir”. Comme une lucidité noire sur le grand amour et le pseudo-prince charmant, à une triste époque où “nul ne s’attache, nul n’est fidèle“.

Le spleen de Joyce

Sombre aussi, le titre “Les souvenirs“, le plus touchant de l’album à mon sens. Un bon coup de spleen qui révèle toute la profondeur de la jeune chanteuse, qui prouve qu’à 20 ans à peine, on peut flipper face au temps qui passe. Echo tragique à l’ode à l’espoir, autre pièce maîtresse mélancolique qui gagnerait à être connue. Morosité d’une vie qui “file, file, file” , vous vole vos proches, et vous laisse bien démuni. “Mais allez un peu d’espoir, ce n’est pas fini ! La vie commence peut-être tard, mais n’est pas tombée dans l’oubli“. Tellement juste, tellement beau.

A inscrire sur la liste des choses à faire en 2011 : acheter l’album de Joyce Jonathan, et se le passer en boucle. Parce que ça fait du mal et ça fait du bien.

 


Joyce Jonathan - L’heure avait sonné
envoyé par MyMajorCompany. - Regardez la dernière sélection musicale.

Une Etoile, ça ne s’éteint pas comme ça…

Par aschildt dans Danse , le 15 février 2011 16h03 | Un commentaire>

fusionC’est un passionné qui a morflé. Tombé de haut le jour où l’Opéra de Paris l’a remercié, en 1997. Puis laminé par un accident de voiture trois ans plus tard, le corps brisé par quarante fractures. Le sort s’est acharné, mais une étoile, ça ne s’éteint pas comme ça.

Il a dû réapprendre à bouger, un orteil après l’autre. Il a dû réapprendre à danser, lui qui ne vivait que pour les ballets. Patrick Dupond incarne plus que tout autre la tenacité propre aux assidus du classique. Fort de ces épreuves, il a poursuivi son petit bonhomme de chemin, entre représentations et cours de danse à Soissons. C’est dans cette ville de Picardie que le coup de coeur s’est produit entre l’ancienne étoile et Leïla Da Rocha, professeur de danse orientale. 

La fusion

“Deux oiseaux blessés” : c’est ainsi qu’ils se présentent. Leïla a elle aussi vu ses plans chamboulés par la vie, sa carrière de basketteuse ayant été stoppée net par une blessure au genou. C’est donc ensemble qu’ils exorcisent leurs douleurs, grâce à “Fusion”, un spectacle à la croisée de deux cultures et de deux univers bien distincts.

Un ballet accessible à tous les publics, qui sera donné le 26 février au Cirque royal de Bruxelles. A ne pas manquer !

Les chanteurs au théâtre : on y va ou pas ?

Par aschildt dans Théâtre , le 20 février 2011 17h22 | Ajouter un commentaire

chanteurs 
Cette année, le théâtre ouvre plus que jamais ses planches aux chanteurs. Johnny s’attaque carrément à une pièce de  Tennessee Williams, Bénabar s’initie aux plaisirs de la comédie aux côtés de Jacques Weber. Raphaël donne la réplique à Emma De Caunes. L’embarras du choix pour vos virées parisiennes des mois à venir. A condition, bien sûr, d’adhérer au concept…

Le point commun de nos trois comédiens en herbe, c’est cette petite expérience cinématographique dont ils peuvent déjà se targuer. Enfin, petite pour les deux plus jeunes, puisque Johnny a pour lui une filmographie étoffée, quoi qu’on en dise. Bénabar a excellé dans Incognito, face à un Dubosc déculotté -ceux qui ont vu le film comprendront. Raphaël a fait une brève apparition dans “Ces amours-là”, la romance de Claude Lelouch dont je vous parlais avec le plus grand enthousiasme ici même, il y a quelques mois.

Oublier le chanteur…

Après tout, pourquoi ça ne marcherait pas ? Eddy Mitchell ou Sardou, eux, réussissent l’exercice haut la main, parfaits caméléons, aussi crédibles derrière leur micro que face aux fauteuils rouges. Après, on aime ou on aime pas. C’est tout le problème, avec ces chanteurs multitâches : le public assiste à leur reconversion avec un a priori. Moi, par exemple, j’aurais bien dû mal à applaudir Raphaël. Juste pour l’antipathie du personnage. Et même s’il se glissait dans la peau d’un autre, je crois que je resterais récalcitrante, peut-être à tort. Libre à chacun de dépasser ses appréhensions… Voici en tout cas l’agenda, en attendant plus de dates belges.

L’Agenda

Raphaël, “Pour l’amour de Gérard Philipe”
Paris, Théâtre La Bruyère, du 23 février au 30 avril 2011.

Bénabar, “Quelqu’un comme vous”
Forum de Liège, le 30 avril 2011.
Paris, Théâtre du Rond-Point, du 3 au 10 avril 2011.  

Johnny Hallyday, “Le paradis sur terre”
Paris, Théâtre Edouard VII, du 6 septembre au 30 novembre 2011.

Christophe compose, je l’imagine…

Par aschildt dans musique , le 23 février 2011 19h13 | 2 commentaires

christophe
Après une longue tournée comportant plusieurs étapes belges, le chanteur Christophe s’est retiré dans on home-studio parisien pour se retrouver seul avec son inspiration. Il travaille à son prochain album qui pourrait sortir à la fin de cette année, comme il l’avait annoncé sur les ondes de Bel RTL en janvier, au détour de confidences nocturnes avec Georges Lang.

Le monde de Christophe

Christophe, je l’imagine aisément, pour avoir déjà eu le privilège de pénétrer dans son antre d’artiste, vintage et cosy. Je le vois accroupi devant un amas de câbles, en train de brancher son micro antique, “à la Elvis”. Puis prendre place avec la plus grande solennité devant ses synthés, pour explorer des univers dont lui seul à le secret. Face à la pleine lune qui l’épie en douce par la fenêtre, lui dispensant la seule lumière supportable, et nécessaire. Là, dans une ambiance feutrée, à 2 heures du matin, les chansons du prochain album prennent forme. 

Mais le dandy-rock est perfectionniste. Avant que l’opus très attendu ne voie le jour, les mois peuvent passer. Voire les années. En attendant, quoi de mieux que de retrouver quelques pépites…

Un groupe de rap enterre Johnny

Par aschildt dans musique , le 26 février 2011 16h03 | 10 commentaires

rap-john

C’est vrai qu’il y a  plus d’un an, on est passé près de la catastrophe. L’Idole, terrassée par une infection, entre la vie et la mort au Cedars-Sinai de Los Angeles. Les fans qui tremblent, les rédactions qui s’emballent et préparent des nécrologies à tour de bras. Oui, on a frôlé le pire. Et c’est ce qui a inspiré aux rappeurs de Kickblast le titre qui fait le buzz sur internet. Et qui n’a pas fini de créer la polémique…

L’idole des jeunes est partie, un séisme un AVC.(…) Johnny est mort, vive Johnny“. Il fallait oser. Une espèce de clip d’anticipation qui joue la carte de la provoc à mort, poussant le bouchon plus loin que les Fatals Picards, qui avaient déjà défrayé la chronique en leur temps et fâché le Boss par la même occasion, en imaginant “Le jour de la mort de Johnny“.

“Le deuil national”

Cette nouvelle extrapolation funèbre, un poil plus trash, présente carrément la Une du Monde qui titre : “La France secouée par la mort de Johnny“. Et il faut bien reconnaître que ça en fout un coup… Le tableau est “Noir c’est noir”, tout comme il faut, ne manquant aucune des rumeurs qui avaient couru dans les médias français à ladite époque critique : du deuil national aux condoléances présidentielles, en passant par le jour férié instauré pour l’occasion.

Sacrilège ?

Bien sûr, je crie au sacrilège. Mais je ne garde de la “chanson” que la dimension-hommage, qui rend à Hallyday toute la place qu’il occupe dans l’histoire et la société. “Les présidents changent, Johnny reste“. “La mort nous a enlevé le meilleur après Jackson“. Ou encore un très habile “Quoi, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? La tristesse nous habille de cernes“. Notez aussi que nos jeunes rappeurs se sont bien documentés, entre références aux soirées blanches de Barclay, et clins d’oeil aux multiples conquêtes, Gabrielle en tête. 

Cyniques, les garçons ? Peut-être bien. Je n’ai pas non plus tout compris, vu le débit. Et puis il y a des choses qu’on préfère ne pas comprendre. Et ne pas savoir. Comme le jour de la mort de Johnny.